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Aide-mémoire clinique personnel

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Exemples : QM01 · QB16 · paracétamol · anémie · lombalgie · rhinopharyngite
QB01 — Anémie — bilan initial
Biologie
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Prescription
Bilan d’anémie — première intention NFS-plaquettes, réticulocytes. Ferritine, CRP. Créatininémie avec estimation du DFG.
QB02 — Carence martiale simple
Biologie
▼
Prescription
Recherche de carence martiale NFS-plaquettes. Ferritine, CRP.
QB03 — Carence martiale sur inflammation ou insuffisance rénale
Biologie
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Prescription
Recherche de carence martiale en contexte inflammatoire ou rénal NFS-plaquettes. Ferritine, fer sérique, transferrine et coefficient de saturation de la transferrine. CRP, créatininémie avec estimation du DFG.
QB04 — Anémie macrocytaire
Biologie
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Prescription
Bilan d’anémie macrocytaire NFS-plaquettes, réticulocytes. Vitamine B12, folates sériques, TSH. ASAT, ALAT, GGT, LDH. Bilirubine totale et conjuguée.
QB05 — Hémolyse
Biologie
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Prescription
Bilan d’hémolyse NFS-plaquettes, réticulocytes. LDH, haptoglobine. Bilirubine totale et conjuguée. Test direct à l’antiglobuline (Coombs direct).
QB06 — Fatigue — bilan biologique ciblé
Biologie
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Prescription — À sélectionner après évaluation clinique
NFS-plaquettes si fatigue persistante inexpliquée ou suspicion d’anémie. Ferritine si risque de carence martiale, notamment pertes sanguines ou contexte alimentaire. TSH si suspicion thyroïdienne ou fatigue durable non expliquée après évaluation. Glycémie à jeun si orientation métabolique ou indication de dépistage ; HbA1c selon le contexte diabétologique. Créatinine avec DFG estimé ; ionogramme si terrain, traitements ou signes cliniques le justifiant. CRP si orientation inflammatoire/infectieuse ; bilan hépatique si orientation clinique ou médicamenteuse.
Repères médecin
Liste de choix, pas ordonnance intégrale à recopier. Une fatigue récente expliquée sans signe d’alerte peut relever d’une surveillance clinique initiale. Tenir compte des analyses récentes et programmer la réévaluation (QT02/QO68). Selon contexte : test de grossesse, B12/folates ou examens infectieux ciblés. Pas de panel hormonal, sérologique ou vitaminique systématique ; le dosage de vitamine D n’est pas un examen de routine de fatigue. Compléter uniquement si l’hypothèse clinique le justifie. Les signes de gravité imposent une évaluation, pas l’attente d’un bilan ambulatoire. Vérifié le 22 octobre 2026. Sources : Ameli — consultation pour asthénie ; HAS — dosage de vitamine D.
QB07 — Altération de l’état général ou amaigrissement
Biologie
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Prescription
Bilan d’altération de l’état général ou d’amaigrissement NFS-plaquettes, CRP, vitesse de sédimentation. Sodium, potassium, créatininémie avec estimation du DFG. Glycémie à jeun, HbA1c. ASAT, ALAT, GGT, phosphatases alcalines, bilirubine totale, albumine. TSH, ferritine.
QB08 — Bilan lipidique
Biologie
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Prescription
Exploration ou suivi d’une anomalie lipidique : Cholestérol total, HDL-cholestérol, triglycérides, LDL-cholestérol calculé ou mesuré selon le laboratoire. À jeun si hypertriglycéridémie connue ou suspectée, prélèvement antérieur non interprétable ou demande du laboratoire ; sinon le jeûne n’est pas systématique.
Repères médecin
Avant traitement, rechercher les causes secondaires selon le contexte : glycémie ou HbA1c, TSH, ALAT, créatinine/DFG et protéinurie ciblée. Après instauration ou modification d’un hypolipémiant, contrôler généralement à 4–12 semaines, puis espacer selon stabilité et risque. Une lipoprotéine(a) mesurée au moins une fois à l’âge adulte peut affiner le risque ; elle n’est pas un examen de suivi courant.
QB09 — Diabète — dépistage et confirmation diagnostique
Biologie
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Prescription — dépistage hors grossesse
Glycémie veineuse à jeun. HbA1c : utile pour apprécier l’exposition glycémique, mais ne remplace pas la glycémie diagnostique dans toutes les situations.
Repères médecin
Diabète si glycémie veineuse à jeun ≥ 1,26 g/L (7,0 mmol/L) à deux reprises en l’absence de symptômes, ou glycémie veineuse ≥ 2,00 g/L (11,1 mmol/L) avec symptômes évocateurs. Une valeur anormale asymptomatique doit être confirmée rapidement sur un second prélèvement. Ne pas poser le diagnostic sur une glycémie capillaire. L’HbA1c est peu fiable en cas d’anémie, hémoglobinopathie, transfusion récente, grossesse, insuffisance rénale avancée ou modification rapide de la glycémie. Grossesse : utiliser le parcours obstétrical dédié. Hyperglycémie symptomatique, cétonurie/cétonémie, amaigrissement, vomissements ou déshydratation : voir QS20 et évaluer en urgence. HAS — parcours diabète de type 2, 2025.
QB10 — Diabète de type 2 — bilan initial et suivi biologique
Biologie
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Prescription — bilan initial ou annuel
HbA1c. Créatininémie avec estimation du DFG. Rapport albuminurie/créatininurie sur échantillon d’urines. Cholestérol total, LDL-cholestérol, HDL-cholestérol, triglycérides. ASAT, ALAT, GGT.
Prescription — contrôles ciblés
HbA1c tous les 3 à 6 mois selon équilibre et modification thérapeutique. Ionogramme sanguin si traitement ou comorbidité le justifie. Vitamine B12 si metformine prolongée, anémie, neuropathie ou facteurs de risque. Cétonémie sanguine si symptômes évocateurs sous inhibiteur de SGLT2, même sans hyperglycémie majeure.
Repères médecin
Interpréter selon objectif individualisé, médicaments, fragilité, risque hypoglycémique et fonction rénale. Le suivi annuel comprend aussi pression artérielle, poids, pieds avec gradation podologique, examen bucco-dentaire, dépistage rétinien et recherche cardiovasculaire/neurologique ; la biologie seule ne suffit pas. Voir QR07 pour la gradation rénale et QH23 pour la stratégie. HAS — parcours diabète de type 2, 2025.
QB11 — Dépistage rénal
Biologie
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Prescription
Dépistage d’une atteinte rénale Créatininémie avec estimation du DFG. Sodium, potassium. Rapport albuminurie/créatininurie sur échantillon d’urines. Bandelette urinaire avec recherche d’hématurie, leucocyturie et protéinurie.
QB12 — Hypertension artérielle — bilan initial
Biologie
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Prescription
Bilan biologique initial d’une hypertension artérielle Créatininémie avec estimation du DFG, sodium, potassium. Glycémie à jeun ou HbA1c selon le contexte. Cholestérol total, LDL-cholestérol, HDL-cholestérol, triglycérides. Rapport albuminurie/créatininurie sur échantillon d’urines. Bandelette urinaire avec recherche d’hématurie et de protéinurie.
Repères médecin
Compléter par ECG, évaluation du risque cardiovasculaire et recherche clinique d’atteinte d’organe. NFS, TSH, calcémie, uricémie, aldostérone/rénine, métanéphrines, cortisol ou exploration rénovasculaire ne sont pas systématiques : les prescrire selon symptômes, hypokaliémie, insuffisance rénale, début précoce/brutal ou HTA résistante. Interpréter les dosages hormonaux selon médicaments, kaliémie, posture, horaire et protocole du laboratoire.
QB13 — Surveillance IEC, ARA2 ou diurétique
Biologie
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Prescription
Surveillance biologique sous IEC, ARA2 ou diurétique Créatininémie avec estimation du DFG. Sodium, potassium.
QB14 — Crampes ou trouble ionique
Biologie
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Prescription
Bilan de crampes musculaires ou de trouble ionique Sodium, potassium, chlore, bicarbonates. Calcium total, magnésium, phosphore. Créatininémie avec estimation du DFG. Créatine-phosphokinase (CPK).
QB15 — Myalgies ou traitement par statine
Biologie
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Prescription
Bilan de symptômes musculaires sous statine : Créatine-phosphokinase (CPK). Créatininémie avec estimation du DFG. ASAT, ALAT. TSH si hypothyroïdie possible. Selon gravité : ionogramme, recherche de myoglobinurie et bilan urgent.
Repères médecin
La CPK n’est pas systématique chez un patient asymptomatique ; la doser avant traitement si risque musculaire particulier. Douleurs intenses, faiblesse marquée, urines foncées, fièvre, altération générale ou CPK très élevée : arrêter la statine et évaluer en urgence. Rechercher effort récent, traumatisme, hypothyroïdie, infection, alcool et interaction médicamenteuse ; voir QS23.
QB16 — Bilan hépatique standard
Biologie
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Prescription
Bilan hépatique standard ASAT, ALAT, GGT. Phosphatases alcalines. Bilirubine totale et conjuguée.
QB17 — Anomalie hépatique — bilan étendu
Biologie
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Prescription
Bilan étendu d’une anomalie hépatique NFS-plaquettes. ASAT, ALAT, GGT, phosphatases alcalines. Bilirubine totale et conjuguée, albumine, TP-INR. Ferritine, fer sérique, transferrine et coefficient de saturation de la transferrine. Ag HBs, Ac anti-HBc totaux, Ac anti-HBs, Ac anti-VHC.
QB18 — Thyroïde — première intention
Biologie
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Prescription
Exploration thyroïdienne — première intention TSH.
QB19 — Suspicion d’hypothyroïdie — seconde intention
Biologie
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Prescription
Exploration d’une suspicion d’hypothyroïdie — seconde intention TSH, T4 libre. Anticorps anti-thyroperoxydase (anti-TPO).
QB20 — Suspicion d’hyperthyroïdie — seconde intention
Biologie
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Prescription
Exploration d’une suspicion d’hyperthyroïdie — seconde intention TSH, T4 libre, T3 libre. Anticorps anti-récepteur de la TSH.
QB21 — Syndrome inflammatoire
Biologie
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Prescription
Bilan de syndrome inflammatoire NFS-plaquettes. CRP, vitesse de sédimentation. Fibrinogène.
QB22 — Trouble de l’hémostase ou ecchymoses
Biologie
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Prescription
Bilan d’un trouble de l’hémostase ou d’ecchymoses NFS-plaquettes. TP-INR, TCA, fibrinogène. ASAT, ALAT, GGT.
QB23 — Hyperferritinémie
Biologie
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Prescription
Bilan d’hyperferritinémie Ferritine, fer sérique, transferrine et coefficient de saturation de la transferrine. CRP. ASAT, ALAT, GGT. Glycémie à jeun, HbA1c. Cholestérol total, LDL-cholestérol, HDL-cholestérol, triglycérides.
QB24 — Goutte ou hyperuricémie — bilan métabolique
Biologie
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Prescription
Bilan métabolique en cas de goutte ou d’hyperuricémie Uricémie. Créatininémie avec estimation du DFG. Glycémie à jeun, HbA1c. Cholestérol total, LDL-cholestérol, HDL-cholestérol, triglycérides. ASAT, ALAT, GGT.
QB25 — Bilan phosphocalcique
Biologie
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Prescription
Bilan phosphocalcique Calcium total, albumine, phosphore. Phosphatases alcalines. 25-OH-vitamine D, parathormone (PTH). Créatininémie avec estimation du DFG.
QB26 — Chute de cheveux diffuse
Biologie
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Prescription
Selon contexte clinique, pour chute diffuse inexpliquée, persistante ou suspicion de cause générale : NFS-plaquettes et ferritine si risque de carence/anémie (règles abondantes, restriction, fatigue…). TSH si suspicion thyroïdienne ou chute persistante inexpliquée. Adapter la prescription aux éléments effectivement retrouvés.
Repères médecin
Pas de bilan systématique d’une alopécie androgénétique typique, ni d’un effluvium transitoire avec déclencheur évident sans autre signe. Pas de dosage routinier du zinc, biotine, vitamines ou d’un bilan hormonal complet. Compléter seulement si arguments cliniques ; hirsutisme, troubles menstruels ou virilisation : exploration endocrinienne orientée. Interpréter la ferritine selon l’inflammation ; rechercher la cause d’une carence documentée. Ne pas imposer un objectif universel de ferritine « pour la repousse ». Signaler les compléments au laboratoire, notamment biotine pouvant perturber certains immunodosages. Voir QO86, QH12 et QS37. Sources : SFD — examens en cas d’alopécie ; Assurance Maladie — diagnostic de carence martiale ; Assurance Maladie — bilan d’hirsutisme. Référence biotine : ANSM — interférences avec les analyses thyroïdiennes.
QB27 — Paresthésies ou neuropathie périphérique
Biologie
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Prescription
Bilan de paresthésies ou de neuropathie périphérique Glycémie à jeun, HbA1c. Vitamine B12, folates sériques, TSH. Créatininémie avec estimation du DFG. ASAT, ALAT, GGT. Électrophorèse des protéines sériques.
QB28 — Surveillance prolongée sous IPP
Biologie
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Prescription
Surveillance biologique d’un traitement prolongé par inhibiteur de la pompe à protons NFS-plaquettes, ferritine. Vitamine B12, magnésium. Créatininémie avec estimation du DFG.
QB29 — Aménorrhée
Biologie
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Prescription
Bilan d’aménorrhée β-hCG plasmatique quantitative. TSH, prolactine. FSH, LH, estradiol.
QB30 — Ménorragies ou règles abondantes
Biologie
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Prescription
Bilan de ménorragies ou de règles abondantes NFS-plaquettes, ferritine. TSH. β-hCG plasmatique quantitative. TP-INR, TCA en cas d’antécédents hémorragiques personnels ou familiaux.
QB31 — Dysfonction érectile — bilan initial
Biologie
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Prescription
Bilan biologique initial d’une dysfonction érectile Testostérone totale, prélèvement le matin entre 8 h et 10 h. Glycémie à jeun, HbA1c. Cholestérol total, LDL-cholestérol, HDL-cholestérol, triglycérides. TSH, prolactine.
QB32 — Hypogonadisme masculin — confirmation et seconde intention
Biologie
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Prescription — Confirmation d’une testostérone basse
Testostérone totale, le matin entre 8 h et 10 h, à jeun. Contrôle sur un autre matin si un premier dosage est abaissé ; privilégier le même laboratoire et préciser les traitements et produits hormonaux utilisés.
Prescription — Seconde intention ciblée
Après confirmation biologique et clinique : LH, FSH. SHBG et albumine pour calcul de la testostérone libre si testostérone totale limite ou discordante, ou modification de SHBG suspectée. Prolactine si profil secondaire (LH basse ou inadaptée), baisse de libido ou signes évocateurs.
Repères médecin
Réserver l’exploration à une suspicion clinique : un chiffre bas isolé ou une demande de performance ne suffit pas. Réaliser les prélèvements hors maladie aiguë et tenir compte du sommeil, de l’état nutritionnel, de l’obésité et des médicaments. Interpréter avec les normes et la méthode du laboratoire ; ne pas appliquer un seuil unique à tous les dosages. Testostérone basse avec LH/FSH élevées : origine testiculaire possible ; gonadotrophines basses ou inadaptées : origine centrale ou fonctionnelle à explorer. Prolactine, autres axes hypophysaires et imagerie sont orientés par la clinique et les résultats, pas prescrits automatiquement. Céphalée nouvelle avec trouble visuel ou anomalie testiculaire : évaluation rapide. Après anabolisants, documenter produits, dernière prise et traitements de « relance » avant interprétation. Ne pas conclure immédiatement à un déficit permanent ni instaurer une substitution empirique. Projet de fertilité : avis andrologique/endocrinologique, la testostérone exogène pouvant inhiber la spermatogenèse. Un déficit persistant ou inexpliqué justifie un avis spécialisé ; ne pas attendre si signes préoccupants. Voir QT01 pour la situation de consultation, QB49 pour les complications sous anabolisants, QB41 pour la dysfonction érectile et QL17 pour l’adressage. Actualisation : 22 octobre 2026. Sources : Endocrine Society — recommandation sur l’hypogonadisme ; Endocrine Society — position du 16 juillet 2026 ; Position conjointe sur la confirmation biologique, 2023.
QB33 — Hyperandrogénie ou suspicion de SOPK
Biologie
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Prescription
Bilan d’hyperandrogénie ou de suspicion de syndrome des ovaires polykystiques β-hCG plasmatique quantitative. Testostérone totale, SHBG, DHEAS. 17-OH-progestérone, idéalement le matin en phase folliculaire. TSH, prolactine. Glycémie à jeun, HbA1c. Cholestérol total, LDL-cholestérol, HDL-cholestérol, triglycérides.
QB34 — Dépistage de la maladie cœliaque
Biologie
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Prescription
Dépistage biologique de la maladie cœliaque Anticorps anti-transglutaminase de type IgA. Dosage pondéral des IgA totales.
QB35 — Diarrhée chronique
Biologie
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Prescription
Bilan biologique de diarrhée chronique NFS-plaquettes, CRP. Sodium, potassium, créatininémie avec estimation du DFG. ASAT, ALAT, GGT, TSH. Ferritine, vitamine B12, folates sériques. Anticorps anti-transglutaminase IgA et IgA totales. Calprotectine fécale sur échantillon de selles.
QB36 — Dépistage IST complet
Biologie
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Prescription
Dépistage complet des infections sexuellement transmissibles Sérologie VIH 1-2 combinée Ag p24-Ac. Sérologie syphilis. Ag HBs, Ac anti-HBc totaux, Ac anti-HBs, Ac anti-VHC. PCR Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae. Premier jet urinaire ou auto-prélèvement vaginal ; prélèvements pharyngé et rectal selon les pratiques sexuelles.
QB37 — Statut sérologique hépatite B
Biologie
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Prescription
Détermination du statut sérologique vis-à-vis de l’hépatite B Ag HBs. Ac anti-HBc totaux. Ac anti-HBs quantitatifs.
QB38 — Palpitations
Biologie
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Prescription
Bilan biologique de palpitations NFS-plaquettes. Sodium, potassium, calcium total, magnésium. Créatininémie avec estimation du DFG. TSH, glycémie.
QB39 — Bilan d’une constipation chronique secondaire
Biologie
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Ordonnance
Bilan uniquement si le contexte clinique évoque une cause secondaire : NFS TSH Calcémie Créatinine avec DFG ± ionogramme sanguin Glycémie ± HbA1c À adapter selon le terrain, les symptômes associés et les traitements en cours.
Repères médecin
Aucun bilan biologique systématique n’est nécessaire devant une constipation chronique fonctionnelle typique sans signe d’alarme. Cette ordonnance sert uniquement à rechercher une cause orientée par l’interrogatoire ou l’examen, par exemple hypothyroïdie, hypercalcémie, trouble métabolique ou retentissement général. En cas de rectorragies, amaigrissement, anémie ou modification récente du transit, l’enjeu principal peut être une exploration digestive plutôt qu’un élargissement automatique de la biologie.
QB40 — Bilan d’une alopécie diffuse
Biologie
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Ordonnance
NFS-plaquettes Ferritine TSH Selon le contexte clinique : CRP pour interprétation de la ferritine, bilan martial complémentaire, vitamine B12/folates en cas d’arguments pour une carence, bilan nutritionnel ciblé en cas de restriction ou malabsorption. Chez la femme avec signes d’hyperandrogénie : bilan hormonal ciblé selon le tableau clinique et les recommandations correspondantes.
Repères médecin
Aucun bilan biologique extensif n’est systématique devant toute chute de cheveux. Adapter la prescription au type d’alopécie, au terrain, à l’alimentation, aux pertes sanguines, aux médicaments et aux symptômes associés. Une alopécie androgénétique ou une pelade typique ne nécessite pas à elle seule un bilan biologique systématique.
QB41 — Bilan initial d’une dysfonction érectile
Biologie
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Ordonnance
Glycémie à jeun et/ou HbA1c Bilan lipidique Testostéronémie totale matinale Selon le contexte : créatinine avec DFG, TSH. Si testostéronémie basse ou résultat discordant avec la clinique : contrôle matinal et exploration hormonale complémentaire adaptée, notamment LH ± FSH, prolactine et SHBG selon la situation.
Repères médecin
Le bilan doit être adapté au terrain et aux examens récents déjà disponibles. La recherche des facteurs de risque cardiométabolique est centrale. Une testostéronémie basse isolée ne suffit pas à diagnostiquer un hypogonadisme : interpréter le résultat avec les symptômes et confirmer selon les conditions de prélèvement et les recommandations en vigueur. Ne pas multiplier les dosages hormonaux sans orientation clinique.
QB42 — Helicobacter pylori — diagnostic et contrôle d’éradication
Biologie
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Prescription
Test respiratoire à l’urée marquée au carbone 13. Indication à préciser : [contrôle d’éradication après traitement terminé le … / diagnostic non invasif retenu après évaluation clinique]. Réaliser au moins 4 semaines après antibiotiques ou bismuth et après au moins 2 semaines sans IPP, à jeun selon le protocole du laboratoire et du kit.
Repères médecin
Programmer l’interruption de l’IPP avec le prescripteur, surtout si ulcère récent ou œsophagite sévère ; une prise sous IPP expose à un faux négatif. Si contrôle positif : avis pour stratégie de recours, pas répétition automatique de la même cure. Antigène fécal par test validé : alternative selon disponibilité/indication ; conditions et prise en charge à vérifier. Sérologie : ne prouve pas une infection active persistante et ne sert pas au contrôle. Endoscopie/biopsies si signe d’alarme ou indication propre ; un test non invasif ne la remplace pas. Voir QH54–QH56, QM211 et QC53. Sources : HAS — diagnostic et traitement H. pylori ; HAS — traitement guidé.
QB43 — Diarrhée aiguë — examens de selles ciblés
Biologie
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Prescription
Examen bactériologique des selles par culture et/ou panel moléculaire adapté au contexte, avec antibiogramme si indiqué. Préciser : début, sang/fièvre, voyage, antibiothérapie récente, immunodépression et cas groupés. Si diarrhée sanglante : recherche de STEC/EHEC et Shiga-toxines selon laboratoire. Si diarrhée post-antibiotique ou associée aux soins : recherche spécifique de C. difficile selon algorithme du laboratoire, sur selles diarrhéiques. Parasitologie/PCR Giardia seulement si exposition ou persistance évocatrice, QH37.
Repères médecin
Pas d’examen systématique pour une gastro-entérite brève non compliquée. Indications : forme sanglante, fébrile sévère, prolongée, terrain à risque ou contexte épidémique. Prélever avant antibiotique si possible sans retarder la prise en charge d’un sepsis. Pas de recherche de C. difficile sur selles moulées ni de contrôle de guérison systématique. Une suspicion de STEC justifie une stratégie spécifique : éviter antibiothérapie empirique et ralentisseur sans avis adapté. Cas groupés après repas commun : penser TIAC et signalement selon procédure. Voir QH04, QS26 et QO39. Sources : Assurance Maladie — gastro-entérite adulte ; SPILF — infections digestives.
QB44 — Diverticulite suspectée — bilan biologique initial
Biologie
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Prescription
NFS-plaquettes. CRP. Créatininémie avec estimation du DFG. Selon contexte : sodium/potassium si pertes digestives, déshydratation ou traitement à risque ; autres examens uniquement orientés par le diagnostic différentiel.
Repères médecin
Préciser douleur de fosse iliaque gauche, fièvre, début, terrain et projet de scanner injecté. Le bilan biologique ne confirme ni n’exclut seul une diverticulite ou sa complication. La CRP isolée ne décide pas du maintien à domicile. Imagerie nécessaire, QI09 ; urgence si signes de gravité, sans attendre les résultats ambulatoires. Éviter VS/fibrinogène et répétitions automatiques sans question clinique. Voir QH58 et QS28. Source : HAS — diverticulite.
QB45 — Prélèvement mycologique — peau, ongle ou muqueuse
Biologie
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Prescription
Prélèvement mycologique avec examen direct et culture/identification adaptée. Site : [peau et localisation / ongle avec étendue et matrice / cuir chevelu / muqueuse]. Question clinique : [confirmation avant antifongique oral / échec / récidive / lésion atypique]. Préciser traitements locaux et systémiques reçus, dates d’arrêt, terrain, immunodépression et diagnostic suspecté. Antifongigramme seulement si pertinent selon germe, site et échec, après échange avec le laboratoire.
Repères médecin
Prélever si possible avant traitement ; technique et éventuelle fenêtre sans antifongique à organiser avec le laboratoire, sans délai uniforme pour tous les produits/sites. Pour l’ongle, prélèvement de la zone pathologique pertinente par personnel formé ; simple coupe distale parfois peu contributive. Un Candida sur muqueuse peut représenter une colonisation : interpréter avec la clinique. Pityriasis versicolor : examen direct adapté, pas une culture standard systématique. Pas de prélèvement pour toute petite lésion typique répondant au local. Teigne inflammatoire sévère : ne pas retarder la prise en charge spécialisée. Voir QH48, QH59–QH62 et QS30. Sources : Assurance Maladie — mycoses ; SFD — onychomycoses.
QB46 — Isotrétinoïne — bilan initial et surveillance
Biologie
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Prescription
Avant traitement : ASAT, ALAT ; bilan lipidique à jeun comprenant triglycérides et cholestérol. Contrôle 1 mois après début puis tous les 3 mois, plus rapproché si terrain ou anomalie selon prescripteur. Si patiente en âge de procréer : test sanguin de grossesse avant initiation dans le cadre du PPG, puis mensuellement dans les 3 jours précédant prescription, puis 1 mois après arrêt. Préciser calendrier, contraception et date de prescription envisagée.
Repères médecin
Bilan à adapter aux risques métaboliques/hépatiques ; pas de NFS ou d’autres tests automatiques sans indication propre. Le test négatif ne remplace jamais la contraception ni la vérification documentaire. Élèvations persistantes/significatives des transaminases ou hypertriglycéridémie : avis prescripteur, réduction/arrêt selon contexte ; pancréatite suspectée = urgence. Contrôles cliniques et psychiques indispensables indépendamment des résultats. Voir QM221, QS31 et QC54. Sources : ANSM — guide médecin ; RCP Curacné.
QB47 — Obésité et traitement du poids — bilan biologique ciblé
Biologie
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Prescription
Selon antériorité des examens et contexte : glycémie à jeun ; bilan lipidique (cholestérol total, HDL, LDL, triglycérides). Compléter selon risque/complications et traitement envisagé : créatinine avec DFG estimé ; ASAT, ALAT, GGT si bilan hépatique indiqué ; HbA1c si diabète connu/suspecté, en complément du diagnostic adapté. Ionogramme si pertes digestives, déshydratation ou traitement/terrain à risque. Test de grossesse si possibilité et doute clinique. TSH uniquement si indication clinique propre.
Repères médecin
Ne pas transformer cette liste en bilan intégral automatique. Réutiliser QB08/QB09/QB10/QB11/QB16 selon le problème ; analyser les résultats disponibles avant de répéter. Pas de lipase/amylase, calcitonine, vitamines ou échographie thyroïdienne systématiques chez un patient asymptomatique du seul fait d’un GLP-1. Sous traitement, surveillance d’abord clinique ; biologie guidée par diabète, rein, médicaments associés, pertes digestives ou carence suspectée. Douleur abdominale importante : évaluation urgente avec examens ciblés, pas dosage isolé différé. Voir QS33/QS34 et QH65. Sources : HAS — parcours surpoids/obésité adulte, actualisé 2024 ; RCP Wegovy ; RCP Mounjaro.
QB48 — Contraception orale — bilan biologique ciblé
Biologie
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Prescription
Si contraception estroprogestative envisagée : cholestérol total, triglycérides, glycémie à jeun ; compléter le bilan lipidique selon le terrain, QB08. Sans risque personnel/familial métabolique ou thromboembolique, sans tabagisme et avec examen normal, bilan possible 3–6 mois après le début ; en cas de terrain à risque, bilan préalable et décision adaptée. Sous Slinda : kaliémie et fonction rénale si terrain rénal ou médicament hyperkaliémiant ; contrôle au premier cycle si indiqué. Test de grossesse uniquement selon risque/calendrier.
Repères médecin
Bilan métabolique normal : renouvellement tous les 5 ans sous estroprogestatif en l’absence d’élément nouveau, plus tôt selon risque. Pas de bilan annuel automatique chez toute utilisatrice, ni de bilan hormonal ou thrombophilie systématiques. Antécédent thromboembolique personnel/familial précoce : avis spécialisé avant estrogène, sans considérer un bilan négatif comme une autorisation suffisante. Désogestrel seul : pas de bilan biologique systématique du seul fait de la prescription. Le suivi repose aussi sur PA, antécédents, symptômes et interactions. Voir QO85, QM227/QM231/QM232. Sources : HAS — prescriptions et conseils en contraception ; HAS — consultation initiale et suivi ; RCP Slinda.
QB49 — Anabolisants — bilan de complications et surveillance
Biologie
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Prescription — Exposition actuelle ou récente aux anabolisants
NFS avec hématocrite. Créatinine avec estimation du DFG, ionogramme sanguin. ASAT, ALAT, GGT, phosphatases alcalines, bilirubine. Bilan lipidique.
Prescription — Compléments selon le contexte
HbA1c si prise d’hormone de croissance ou indication métabolique. Estradiol si gynécomastie ou autre indication clinique. CPK si myalgies importantes, faiblesse ou urines foncées : évaluation urgente si rhabdomyolyse suspectée. Rapport albuminurie/créatininurie et/ou cystatine C si exploration rénale indiquée.
Repères médecin
Adapter aux produits, symptômes et résultats disponibles ; mesurer également la pression artérielle. Ce bilan recherche des complications, il ne valide pas une cure. Sous testostérone exogène, pas de dosage hormonal automatique pour « ajuster » le dopage ; exploration d’un déficit : QB32. Hématocrite masculin >52 % : discuter arrêt des anabolisants, contrôler et rechercher les autres causes. Une élévation majeure, particulièrement >60 %, nécessite un avis urgent ; ne pas attendre ce seuil si symptômes ou thrombose suspectée. Pas de saignée empirique. Transaminases modérément élevées après effort : discuter contrôle après repos musculaire si absence de gravité ; ictère ou anomalie importante impose une évaluation rapide. Lipides anormaux : prise en charge et contrôle après arrêt. Calendrier de surveillance individualisé, sans bilan mensuel universel. La masse musculaire, la créatine et l’effort récent peuvent augmenter la créatinine sans diminution réelle du DFG. Comparer aux antériorités, évaluer hydratation et urines ; cystatine C/DFG combiné si estimation incertaine. Ne pas attribuer automatiquement une dégradation rénale à la musculation. Douleur thoracique, dyspnée, déficit neurologique, oligurie ou urines foncées avec douleurs musculaires : évaluation urgente, pas un simple prélèvement ambulatoire. Voir QT01, QO27 et QC60. Vérifié le 22 octobre 2026. Sources : Gibbons et al. — bilan sous anabolisants, BJGP 2024 ; National Kidney Foundation — créatinine ; National Kidney Foundation — cystatine C.
QC01 — Rhinopharyngite / rhume
Conseils
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Conseils patient
Boire régulièrement, se reposer suffisamment et aérer le logement plusieurs fois par jour. Effectuer des lavages de nez au sérum physiologique ou avec une solution saline, surtout en cas d’obstruction nasale. Éviter le tabac, les atmosphères enfumées et les irritants respiratoires. Prendre le traitement symptomatique prescrit en respectant les doses et éviter l’automédication associant plusieurs médicaments contenant du paracétamol. Reconsulter en cas de difficulté à respirer, douleur thoracique, fièvre persistante au-delà de 3 jours, douleur sinusienne ou auriculaire importante, aggravation secondaire ou absence d’amélioration après 7 à 10 jours.
QC02 — Bronchite aiguë / toux virale
Conseils
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Conseils patient
Boire régulièrement, aérer le logement et maintenir une humidité ambiante confortable. Éviter le tabac, le vapotage et les irritants respiratoires pendant toute la durée de la toux. Dormir avec la tête légèrement surélevée si la toux est majorée en position allongée. Prendre le traitement symptomatique prescrit et éviter les antibiotiques en l’absence d’indication médicale. Reconsulter rapidement en cas d’essoufflement, douleur thoracique, crachats sanglants, fièvre persistante, altération importante de l’état général ou toux persistant au-delà de 3 semaines.
QC03 — Angine / mal de gorge
Conseils
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Conseils patient
Boire régulièrement et privilégier les aliments faciles à avaler, tièdes ou frais selon la tolérance. Éviter le tabac, l’alcool et les aliments très irritants. Prendre le traitement antalgique prescrit en respectant les doses maximales. Éviter de commencer ou de réutiliser un antibiotique sans indication médicale ou résultat de test adapté. Reconsulter rapidement en cas de difficulté à respirer ou à avaler, salivation anormale, voix étouffée, douleur très unilatérale, gonflement du cou, fièvre importante persistante ou aggravation.
QC04 — Syndrome grippal / grippe
Conseils
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Conseils patient
Se reposer, boire régulièrement et fractionner les apports en cas de manque d’appétit. Prendre le traitement symptomatique prescrit, notamment le paracétamol en cas de fièvre ou de douleurs, sans dépasser la dose maximale indiquée. Éviter les efforts physiques importants tant que persistent fièvre, courbatures ou fatigue marquée. Limiter les contacts rapprochés avec les personnes fragiles et renforcer l’hygiène des mains et l’aération des pièces. Reconsulter rapidement en cas d’essoufflement, douleur thoracique, confusion, malaise, déshydratation, fièvre persistante ou réapparition d’une fièvre après amélioration.
QC05 — COVID-19 non compliqué
Conseils
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Conseils patient
Se reposer, boire régulièrement et surveiller l’évolution des symptômes. Prendre le traitement symptomatique prescrit en respectant les doses recommandées. Aérer régulièrement les pièces et limiter les contacts rapprochés avec les personnes fragiles tant que les symptômes sont importants. Porter un masque lors des contacts rapprochés si une transmission respiratoire reste probable. Reconsulter rapidement en cas d’essoufflement, douleur thoracique, malaise, confusion, impossibilité de boire, aggravation nette ou persistance inhabituelle des symptômes.
QC06 — Sinusite aiguë
Conseils
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Conseils patient
Effectuer des lavages de nez réguliers avec une solution saline et boire suffisamment. Éviter le tabac, le vapotage et les irritants respiratoires. Prendre le traitement antalgique et nasal prescrit en respectant la durée prévue. Éviter l’usage prolongé ou non prescrit de vasoconstricteurs nasaux. Reconsulter rapidement en cas de gonflement autour d’un œil, trouble visuel, céphalée intense inhabituelle, raideur de nuque, fièvre élevée persistante, douleur très unilatérale ou aggravation après une amélioration initiale.
QC07 — Otite externe
Conseils
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Conseils patient
Garder l’oreille sèche pendant le traitement et éviter baignade, piscine et immersion. Éviter d’introduire coton-tige, doigt, écouteur ou autre objet dans le conduit auditif. Utiliser les gouttes prescrites selon la durée indiquée et maintenir la tête inclinée quelques minutes après l’instillation. Éviter de gratter ou de nettoyer le conduit auditif soi-même. Reconsulter rapidement en cas de fièvre, douleur croissante, gonflement autour de l’oreille, écoulement important, baisse auditive marquée, diabète ou immunodépression.
QC08 — Conjonctivite
Conseils
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Conseils patient
Se laver les mains avant et après tout contact avec les yeux et éviter de les frotter. Nettoyer délicatement les paupières et les sécrétions avec du sérum physiologique et une compresse propre. Éviter le port de lentilles de contact jusqu’à disparition complète des symptômes et remplacer ou désinfecter le matériel selon les recommandations. Éviter de partager serviettes, maquillage, oreillers ou collyres avec d’autres personnes. Consulter rapidement en cas de douleur oculaire importante, baisse de vision, photophobie marquée, traumatisme, corps étranger, port de lentilles avec œil douloureux ou aggravation rapide.
QC09 — Gastro-entérite aiguë
Conseils
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Conseils patient
Boire régulièrement par petites gorgées, même sans soif, en privilégiant eau, bouillons ou solution de réhydratation orale. Manger léger et fractionné selon la tolérance : riz, pâtes, banane, compote, pain grillé ou soupe, et éviter alcool, plats gras ou très épicés. Prendre le traitement symptomatique prescrit et éviter les anti-inflammatoires en cas de déshydratation ou de mauvaise tolérance digestive. Se laver les mains régulièrement, nettoyer les surfaces et toilettes fréquemment touchées et éviter de préparer des repas pour d’autres personnes pendant les symptômes. Reconsulter rapidement en cas de sang dans les selles, douleur abdominale intense ou localisée, fièvre persistante, malaise, impossibilité de boire, vomissements répétés ou signes de déshydratation.
QC10 — Diarrhée aiguë
Conseils
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Conseils patient
Boire fréquemment afin de compenser les pertes, en utilisant une solution de réhydratation orale si les selles sont nombreuses. Reprendre une alimentation simple et fractionnée dès que possible selon l’appétit. Éviter l’alcool, les repas très gras et les boissons très sucrées pendant quelques jours. Respecter une hygiène rigoureuse des mains et éviter de partager les aliments ou ustensiles en cas de suspicion infectieuse. Reconsulter en cas de sang dans les selles, fièvre importante, douleur abdominale intense, diarrhée après antibiothérapie récente, déshydratation, retour de voyage à risque ou persistance au-delà de quelques jours.
QC11 — Constipation
Conseils
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Conseils patient
Boire régulièrement et augmenter progressivement les apports en fibres par les légumes, fruits, légumineuses et céréales complètes. Marcher ou pratiquer une activité physique régulière adaptée. Aller aux toilettes dès que le besoin apparaît et essayer de conserver un horaire régulier sans pousser excessivement. Utiliser le traitement laxatif prescrit selon les modalités prévues et éviter les usages prolongés non encadrés de laxatifs stimulants. Reconsulter en cas de douleur abdominale importante, vomissements, ventre très distendu, impossibilité d’émettre gaz et selles, sang dans les selles, amaigrissement ou constipation récente persistante.
QC12 — Reflux gastro-œsophagien / pyrosis
Conseils
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Conseils patient
Éviter les repas copieux, gras ou très tardifs et fractionner les repas si nécessaire. Attendre au moins 2 à 3 heures après le dîner avant de s’allonger. Limiter selon la tolérance l’alcool, le tabac, le café, les boissons gazeuses et les aliments identifiés comme déclencheurs. Surélever la tête du lit en cas de symptômes nocturnes fréquents et suivre le traitement prescrit pendant la durée indiquée. Reconsulter en cas de difficulté ou douleur à avaler, vomissements persistants, sang dans les vomissements, selles noires, amaigrissement, anémie, douleur thoracique inhabituelle ou symptômes persistants malgré le traitement.
QC13 — Dyspepsie
Conseils
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Conseils patient
Prendre des repas plus petits et plus réguliers, manger lentement et éviter de s’allonger immédiatement après les repas. Limiter les aliments gras, l’alcool, le tabac et les boissons ou aliments déclenchant les symptômes. Éviter l’automédication répétée par anti-inflammatoires si elle n’est pas indispensable. Suivre le traitement prescrit et noter les aliments ou circonstances associés aux symptômes si les épisodes se répètent. Reconsulter en cas d’amaigrissement, vomissements persistants, difficulté à avaler, sang dans les vomissements, selles noires, anémie, douleur nocturne importante ou symptômes nouveaux après 55 ans.
QC14 — Hémorroïdes
Conseils
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Conseils patient
Éviter de pousser longtemps à la selle et corriger une éventuelle constipation par hydratation, fibres et activité physique. Effectuer une toilette douce à l’eau tiède et éviter les savons agressifs, lingettes parfumées ou frottements répétés. Limiter temporairement les efforts déclenchant une douleur importante et utiliser le traitement local ou antalgique prescrit. Éviter de rester assis longtemps aux toilettes. Reconsulter en cas de saignement abondant ou répété, douleur très intense, masse anale très douloureuse, fièvre, malaise ou saignement dont l’origine n’est pas clairement identifiée.
QC15 — Cystite simple
Conseils
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Conseils patient
Boire normalement et régulièrement sans chercher à forcer excessivement les apports. Uriner sans se retenir et uriner après les rapports sexuels si cela aide à réduire les récidives. Prendre l’antibiotique prescrit exactement selon la dose et la durée indiquées. Éviter d’utiliser des antibiotiques restants d’un épisode précédent sans avis médical. Reconsulter rapidement en cas de fièvre, frissons, douleur lombaire, vomissements, grossesse, aggravation ou persistance des symptômes au-delà de 48 à 72 heures.
QC16 — Lombalgie aiguë commune
Conseils
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Conseils patient
Maintenir les activités quotidiennes autant que possible et éviter l’alitement prolongé. Reprendre progressivement la marche et les mouvements habituels en restant dans une zone de douleur tolérable. Appliquer de la chaleur locale si elle procure un soulagement et adapter temporairement les efforts ou le port de charges lourdes. Prendre le traitement antalgique prescrit en respectant les doses et les contre-indications. Reconsulter en urgence en cas de faiblesse d’une jambe, anesthésie de la région périnéale, difficulté à uriner ou incontinence, fièvre, traumatisme important ou douleur rapidement croissante.
QC17 — Cervicalgie / torticolis
Conseils
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Conseils patient
Effectuer des mouvements doux du cou plusieurs fois par jour et éviter l’immobilisation complète. Appliquer de la chaleur locale si elle soulage les contractures. Adapter temporairement la position de travail, la hauteur de l’écran et l’utilisation du téléphone. Éviter les manipulations cervicales forcées et reprendre progressivement les activités habituelles. Reconsulter rapidement en cas de traumatisme, faiblesse ou engourdissement d’un membre, trouble de la marche, céphalée inhabituelle, fièvre ou douleur persistante ou croissante.
QC18 — Entorse bénigne de cheville
Conseils
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Conseils patient
Protéger la cheville et réduire les activités douloureuses pendant les premiers jours sans maintenir une immobilisation inutilement prolongée. Appliquer du froid enveloppé pendant 15 à 20 minutes plusieurs fois par jour et surélever le membre en cas de gonflement. Reprendre progressivement l’appui et la marche selon la douleur, avec la contention prescrite si nécessaire. Commencer progressivement les mouvements de cheville dès qu’ils deviennent tolérables. Consulter pour examen ou radiographie en cas d’impossibilité de faire quelques pas, douleur osseuse franche, déformation, engourdissement, gonflement majeur ou absence d’amélioration.
QC19 — Contusion / traumatisme mineur
Conseils
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Conseils patient
Mettre la zone au repos relatif pendant les premières heures et éviter les gestes qui majorent nettement la douleur. Appliquer du froid enveloppé pendant 15 à 20 minutes plusieurs fois dans la journée en cas de douleur ou gonflement. Surélever le membre atteint si cela diminue l’œdème et reprendre progressivement les activités selon la douleur. Prendre le traitement antalgique prescrit et surveiller l’évolution de l’hématome. Reconsulter en cas de déformation, impossibilité d’utiliser le membre, douleur importante persistante, gonflement croissant, troubles sensitifs ou moteurs, traitement anticoagulant ou traumatisme crânien associé.
QC20 — Tendinite / tendinopathie
Conseils
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Conseils patient
Réduire temporairement le geste ou l’activité déclenchant la douleur sans immobiliser complètement la zone. Appliquer du froid après l’effort si cela soulage et reprendre progressivement les activités lorsque la douleur diminue. Adapter le poste de travail, le matériel sportif ou la technique du geste lorsqu’un facteur mécanique est identifié. Commencer des exercices progressifs de renforcement ou de rééducation selon les conseils reçus. Reconsulter en cas de traumatisme brutal, perte de force, claquement, gonflement important, rougeur et chaleur marquées ou absence d’amélioration après quelques semaines.
QC21 — Syndrome de l’essuie-glace
Conseils
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Conseils patient
Réduire temporairement la course, les descentes et les activités déclenchant la douleur latérale du genou. Maintenir une activité indolore ou peu douloureuse telle que marche douce, vélo léger ou natation selon la tolérance. Appliquer du froid après l’activité si cela soulage et reprendre progressivement la course après diminution nette des symptômes. Corriger si besoin les facteurs favorisants : augmentation trop rapide du kilométrage, chaussures inadaptées, terrain très bombé ou défaut de renforcement des muscles fessiers. Reconsulter en cas de gonflement important, blocage du genou, instabilité, traumatisme, douleur nocturne importante ou absence d’amélioration malgré l’adaptation de l’activité.
QC22 — Céphalée de tension
Conseils
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Conseils patient
S’hydrater régulièrement, prendre des repas à horaires réguliers et conserver un sommeil aussi stable que possible. Faire des pauses régulières devant les écrans et relâcher les tensions cervicales par des mouvements doux. Limiter le stress, l’excès de caféine et les facteurs déclenchants identifiés. Prendre le traitement antalgique prescrit sans multiplier les prises répétées plusieurs jours par semaine afin d’éviter les céphalées par abus médicamenteux. Consulter en urgence en cas de céphalée brutale maximale d’emblée, déficit neurologique, confusion, fièvre avec raideur de nuque, traumatisme ou changement net du profil habituel.
QC23 — Migraine connue sans signe d’alarme
Conseils
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Conseils patient
Prendre le traitement de crise dès le début des symptômes selon l’ordonnance habituelle. S’isoler si possible dans un endroit calme et sombre, s’hydrater et éviter les efforts physiques pendant la crise. Conserver des horaires réguliers de sommeil et de repas et identifier les facteurs déclenchants sans imposer de restrictions excessives. Noter la fréquence des crises et des prises médicamenteuses si les migraines deviennent plus fréquentes. Reconsulter en urgence en cas de céphalée brutale inhabituelle, déficit neurologique persistant, confusion, fièvre, grossesse ou post-partum récent, traumatisme ou modification nette des migraines habituelles.
QC24 — Insomnie aiguë
Conseils
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Conseils patient
Maintenir une heure de lever régulière, y compris après une mauvaise nuit. Réserver le lit au sommeil, éviter de rester éveillé longtemps au lit et se relever brièvement si l’endormissement ne vient pas. Éviter caféine en fin de journée, alcool comme aide au sommeil, repas très lourds et écrans stimulants juste avant le coucher. Pratiquer une activité physique régulière en journée et créer une routine calme en soirée. Reconsulter si l’insomnie persiste plusieurs semaines, entraîne un retentissement important, s’accompagne d’un état dépressif, d’idées suicidaires, d’agitation inhabituelle ou de plusieurs nuits quasiment sans sommeil.
QC25 — Anxiété réactionnelle légère
Conseils
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Conseils patient
Conserver autant que possible des horaires réguliers de sommeil, de repas et d’activité quotidienne. Pratiquer chaque jour une activité physique modérée et utiliser des techniques simples de respiration lente ou de relaxation. Limiter caféine, alcool et autres substances susceptibles d’accentuer palpitations, anxiété ou troubles du sommeil. Identifier les situations déclenchantes et rechercher un soutien médical ou psychologique si les symptômes persistent ou perturbent le fonctionnement quotidien. Consulter rapidement en cas d’idées suicidaires, impossibilité de fonctionner, agitation majeure, confusion, symptômes psychotiques, douleur thoracique inhabituelle ou malaise.
QC26 — Dermatite / eczéma
Conseils
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Conseils patient
Appliquer régulièrement un émollient sur la peau, en particulier après la toilette. Prendre des douches courtes et tièdes, utiliser un produit lavant doux et sécher la peau en tamponnant sans frotter. Éviter les produits parfumés, les vêtements irritants et les facteurs déclenchants identifiés. Appliquer le traitement local prescrit uniquement sur les zones concernées et selon la durée indiquée. Reconsulter en cas de douleur importante, suintement purulent, croûtes jaunâtres étendues, fièvre, extension rapide ou absence d’amélioration malgré le traitement.
QC27 — Dermite séborrhéique
Conseils
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Conseils patient
Laver régulièrement les zones atteintes avec un produit doux et éviter de gratter les squames. Utiliser le shampooing ou traitement antifongique prescrit selon la fréquence indiquée. Éviter les produits capillaires ou cosmétiques très gras ou irritants sur les zones concernées. Réduire si possible les facteurs favorisants personnels tels que stress important, manque de sommeil ou agressions cutanées répétées. Reconsulter en cas d’extension importante, douleur, suintement, croûtes épaisses, atteinte inhabituelle ou absence d’amélioration après quelques semaines.
QC28 — Urticaire aiguë sans signe de gravité
Conseils
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Conseils patient
Éviter le déclencheur suspecté lorsqu’il est clairement identifié et éviter les médicaments potentiellement responsables jusqu’à avis médical. Prendre l’antihistaminique prescrit selon la posologie indiquée. Éviter les douches très chaudes, l’alcool et les vêtements très serrés qui peuvent majorer les démangeaisons. Photographier les lésions si elles sont intermittentes afin de faciliter l’évaluation en cas de reconsultation. Appeler les urgences en cas de gêne respiratoire, voix modifiée, gonflement de la langue ou de la gorge, malaise ou symptômes rapidement généralisés.
QC29 — Piqûres d’insectes
Conseils
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Conseils patient
Laver la zone à l’eau et au savon puis appliquer du froid enveloppé quelques minutes en cas de douleur ou gonflement. Éviter de gratter et garder les ongles courts pour limiter le risque de surinfection. Utiliser le traitement antiprurigineux ou antihistaminique prescrit si nécessaire. Surveiller l’extension de la rougeur et retirer avec précaution un dard visible lorsqu’il est encore présent. Consulter en urgence en cas de gêne respiratoire, malaise, gonflement du visage ou de la gorge, piqûre dans la bouche, très nombreuses piqûres ou réaction générale.
QC30 — Herpès labial
Conseils
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Conseils patient
Commencer le traitement antiviral prescrit le plus tôt possible lorsqu’il a été indiqué. Éviter de toucher, percer ou arracher les vésicules et se laver les mains après tout contact avec la lésion. Éviter les baisers et le partage de verres, couverts, serviettes ou baumes à lèvres pendant la poussée. Éviter les contacts oro-génitaux pendant la poussée afin de limiter la transmission. Reconsulter en cas d’atteinte de l’œil, lésions très étendues, fièvre importante, immunodépression, grossesse avec situation particulière ou poussées très fréquentes.
QC31 — Mycose cutanée
Conseils
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Conseils patient
Laver puis sécher soigneusement la zone atteinte, en particulier dans les plis et entre les orteils. Appliquer le traitement antifongique prescrit sur toute la zone concernée pendant la durée recommandée. Changer régulièrement les sous-vêtements, chaussettes ou vêtements humides et éviter de partager serviettes ou chaussures. Éviter l’application isolée d’un dermocorticoïde sur une lésion suspecte de mycose sans avis médical. Reconsulter en cas d’extension rapide, douleur, surinfection, atteinte du cuir chevelu ou des ongles, diabète, immunodépression ou absence d’amélioration.
QC32 — Intertrigo
Conseils
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Conseils patient
Laver doucement le pli cutané puis le sécher soigneusement sans frotter. Maintenir la zone aussi sèche et aérée que possible et changer rapidement les vêtements humides. Éviter les vêtements très serrés, les produits parfumés ou irritants et les frottements répétés. Appliquer le traitement local prescrit selon la cause suspectée et la durée indiquée. Reconsulter en cas de douleur importante, fissures profondes, pus, mauvaise odeur inhabituelle, fièvre, extension rapide, diabète ou absence d’amélioration.
QC33 — Petite plaie / écorchure
Conseils
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Conseils patient
Se laver les mains puis rincer abondamment la plaie à l’eau et au savon afin d’éliminer les saletés visibles. Sécher délicatement et couvrir avec un pansement propre si la zone risque d’être souillée ou frottée. Changer le pansement lorsqu’il est humide ou sale et surveiller quotidiennement l’aspect de la plaie. Vérifier le statut vaccinal antitétanique selon le type de plaie et le contexte. Consulter en cas de plaie profonde ou béante, morsure, corps étranger, saignement persistant, perte de sensibilité, rougeur qui s’étend, pus, fièvre ou douleur croissante.
QC34 — Coup de soleil
Conseils
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Conseils patient
Se mettre à l’abri du soleil et refroidir la peau par des douches ou compresses fraîches sans appliquer de glace directement. Boire régulièrement et appliquer un émollient ou un soin apaisant non parfumé sur la peau intacte. Éviter de percer les cloques et protéger la zone du soleil jusqu’à guérison complète. Porter ensuite vêtements couvrants, chapeau et protection solaire adaptée lors des expositions. Consulter rapidement en cas de brûlure étendue, nombreuses cloques, fièvre, malaise, vomissements, confusion, déshydratation ou atteinte importante du visage.
QC35 — Épistaxis bénigne
Conseils
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Conseils patient
S’asseoir, se pencher légèrement vers l’avant et respirer par la bouche. Pincer fermement la partie molle du nez pendant 10 à 15 minutes sans relâcher la pression pour vérifier trop tôt. Éviter de s’allonger, de basculer la tête en arrière ou d’introduire du coton profondément dans le nez. Éviter de se moucher fortement, de gratter le nez, de prendre une douche très chaude ou de faire un effort intense pendant plusieurs heures après l’arrêt du saignement. Consulter en urgence si le saignement reste abondant après deux compressions correctement réalisées, survient après un traumatisme important, s’accompagne de malaise ou concerne une personne sous anticoagulant avec saignement difficile à contrôler.
QC36 — Rhino-conjonctivite allergique / rhinite allergique
Conseils
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Conseils patient
Réduire autant que possible l’exposition à l’allergène identifié, notamment en consultant les niveaux polliniques lorsqu’ils sont pertinents. Rincer le nez avec une solution saline et se laver le visage ou les cheveux après une forte exposition aux pollens. Aérer de préférence aux moments où la concentration pollinique est la plus faible et éviter de faire sécher le linge dehors lors des pics polliniques. Prendre le traitement antihistaminique ou nasal prescrit régulièrement pendant la période symptomatique. Reconsulter en cas d’essoufflement, sifflements, crises nocturnes, symptômes oculaires douloureux ou baisse visuelle, ou contrôle insuffisant malgré le traitement.
QC37 — Mal des transports
Conseils
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Conseils patient
S’installer dans la partie du véhicule où les mouvements sont les moins importants et regarder vers l’horizon ou dans le sens du déplacement. Éviter de lire, de regarder longuement un écran ou d’effectuer des mouvements brusques de la tête pendant le trajet. Prendre un repas léger avant le départ, éviter l’alcool et les repas très gras et boire de petites quantités régulièrement. Prendre le traitement préventif prescrit suffisamment avant le départ et éviter de conduire s’il peut provoquer une somnolence. Reconsulter si les vertiges ou nausées surviennent aussi en dehors des transports, deviennent inhabituels ou s’accompagnent de signes neurologiques ou auditifs.
QC38 — Décalage horaire
Conseils
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Conseils patient
Adapter progressivement les horaires de sommeil au fuseau de destination lorsque cela est possible avant le départ. S’exposer à la lumière naturelle aux horaires correspondant au nouveau rythme et éviter une lumière intense au mauvais moment de la journée. Maintenir une bonne hydratation, limiter l’alcool et éviter les excès de caféine. Faire des siestes courtes si nécessaire et essayer de conserver l’heure locale pour les repas et le coucher dès l’arrivée. Utiliser la mélatonine uniquement selon les conseils reçus, en tenant compte du sens du voyage, de l’horaire de prise et des contre-indications éventuelles.
QC39 — Fièvre isolée / syndrome viral banal
Conseils
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Conseils patient
Boire régulièrement, se reposer et surveiller la température et l’évolution générale des symptômes. Prendre le traitement antalgique ou antipyrétique prescrit en respectant les doses maximales. Éviter les efforts physiques importants tant que persiste la fièvre ou une fatigue importante. Limiter les contacts rapprochés avec les personnes fragiles en cas de symptômes infectieux et renforcer l’hygiène des mains et l’aération. Reconsulter rapidement en cas de difficulté à respirer, douleur thoracique, confusion, raideur de nuque, éruption inhabituelle, déshydratation, fièvre persistante ou aggravation nette.
QC40 — Asthme — conseils autour du traitement de secours
Conseils
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Conseils patient
Utiliser le traitement de secours exactement selon le plan habituel et vérifier la bonne technique d’inhalation. Garder l’inhalateur accessible et vérifier régulièrement qu’il n’est pas vide ou périmé. Éviter les déclencheurs connus, notamment tabac, vapotage et irritants respiratoires. Surveiller la fréquence d’utilisation du traitement de secours et demander une réévaluation si son besoin augmente ou devient fréquent. Consulter en urgence en cas de difficulté importante à parler ou respirer, aggravation rapide, coloration bleutée, épuisement, absence d’amélioration après le traitement de secours ou besoin de prises répétées rapprochées.
QC41 — Goutte — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
Pendant une crise, mettre l’articulation au repos et éviter les efforts qui augmentent la douleur. Prendre le traitement prescrit dès le début de la crise et respecter les doses indiquées. Boire régulièrement de l’eau, sauf restriction médicale particulière. Limiter fortement l’alcool, en particulier la bière, y compris sans alcool, et les alcools forts. Éviter également les sodas et boissons riches en fructose. Limiter les excès de viande, charcuterie, abats, certains poissons et fruits de mer. Il n’est pas nécessaire d’éviter les légumes secs ou autres aliments végétaux riches en purines. Privilégier une alimentation équilibrée. En cas de surpoids, une perte de poids progressive peut diminuer le risque de nouvelles crises ; éviter les régimes très restrictifs ou les pertes de poids brutales. Une fois la crise passée, reprendre une activité physique régulière adaptée. Si un traitement de fond pour diminuer l’acide urique a été prescrit, le prendre régulièrement même en l’absence de douleur et ne pas l’arrêter de soi-même lors d’une crise. Consulter rapidement en cas de fièvre, frissons, altération de l’état général, articulation très inflammatoire dans un contexte inhabituel, première crise non diagnostiquée, douleur qui s’aggrave ou absence d’amélioration malgré le traitement.
QC42 — Constipation — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
Augmenter progressivement les fibres alimentaires sur plusieurs jours à quelques semaines afin de limiter les ballonnements : légumes, fruits, légumes secs, pain et céréales complètes, fruits à coque et pruneaux. Boire régulièrement, généralement autour de 1,5 litre par jour en l’absence de restriction médicale. Les fibres sont moins efficaces si l’hydratation est insuffisante. Bouger chaque jour selon ses possibilités : marche, escaliers, vélo ou autres activités du quotidien favorisent le transit. Aller aux toilettes dès que l’envie se présente et éviter de se retenir. Prendre le temps nécessaire, si possible à horaire régulier. Un petit repose-pieds permettant de relever les genoux peut faciliter l’évacuation. Éviter d’augmenter brutalement les fibres si elles provoquent beaucoup de douleurs ou de ballonnements ; les introduire progressivement. Certains médicaments peuvent favoriser la constipation. Ne pas arrêter un traitement prescrit de soi-même, mais en parler au médecin ou au pharmacien si la constipation est apparue après son introduction. Consulter rapidement en cas de constipation brutale inhabituelle, fortes douleurs abdominales, ventre très gonflé, vomissements, impossibilité d’émettre des gaz, sang dans les selles, fièvre ou altération de l’état général. Prendre rendez-vous avec un médecin si la constipation persiste malgré ces mesures, récidive fréquemment, s’accompagne d’une perte de poids inexpliquée ou représente un changement durable du transit habituel.
QC43 — Migraine — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
Prenez votre traitement de crise dès que la migraine commence, selon l’ordonnance prévue. Si vous avez une aura, respectez les consignes données pour votre traitement : certains médicaments, notamment les triptans, sont pris au début de la céphalée plutôt que pour traiter l’aura elle-même. Pendant la crise, si possible, reposez-vous dans un endroit calme et sombre. Buvez régulièrement et évitez de rester longtemps à jeun. Essayez de conserver des horaires de sommeil et de repas assez réguliers. L’activité physique régulière est généralement bénéfique. Il n’est pas nécessaire de supprimer systématiquement des aliments : recherchez plutôt les facteurs qui semblent réellement déclencher vos propres crises. Un agenda peut être utile : notez les jours de migraine, leur durée, les règles si pertinent, les médicaments pris et leur efficacité. Cela aide à décider si un traitement préventif est nécessaire. Évitez de multiplier les prises d’antalgiques ou de triptans plusieurs jours par semaine sans avis médical : leur utilisation trop fréquente peut elle-même entretenir les céphalées. Consultez rapidement si la douleur devient brutalement maximale, si elle est très différente de vos migraines habituelles, ou si elle s’accompagne d’un déficit d’un bras ou d’une jambe, trouble persistant de la parole ou de la vision, confusion, convulsion, forte fièvre ou raideur de nuque. Parlez-en à votre médecin si les crises deviennent plus fréquentes, plus invalidantes, si le traitement habituel ne fonctionne plus ou si vous devez utiliser très souvent un traitement de crise.
QC44 — Hémorroïdes — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
Évitez de pousser longtemps aux toilettes et n’y restez pas assis inutilement. Allez à la selle lorsque le besoin se présente plutôt que de vous retenir. Gardez des selles souples : buvez régulièrement, augmentez progressivement les aliments riches en fibres si votre alimentation en contient peu et maintenez une activité physique régulière. Un laxatif peut être proposé si une constipation persiste malgré ces mesures. La régularisation du transit diminue notamment les saignements et les récidives de symptômes. Pendant une poussée douloureuse, utilisez les antalgiques et traitements locaux prescrits uniquement pendant la durée conseillée. Une petite boule douloureuse apparue brutalement à l’extérieur de l’anus peut correspondre à une thrombose hémorroïdaire : la douleur s’améliore généralement en quelques jours même si la boule met plus longtemps à disparaître. Consultez rapidement en cas de douleur importante avec fièvre, malaise, saignement abondant ou persistant, ou si la douleur s’aggrave malgré le traitement. Une rectorragie ne doit pas être automatiquement attribuée aux hémorroïdes. Consultez si les saignements se répètent, apparaissent pour la première fois sans cause claire, ou s’accompagnent d’amaigrissement, fatigue importante ou modification inhabituelle du transit. Si les hémorroïdes ressortent régulièrement, saignent malgré le traitement ou deviennent très gênantes, un avis proctologique peut permettre de discuter un traitement instrumental ou chirurgical.
QC45 — Constipation — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
Essayez d’aller aux toilettes dès que le besoin se présente, sans vous retenir. Prenez votre temps mais évitez de rester longtemps assis à pousser. Une position avec les pieds légèrement surélevés sur un petit support peut faciliter l’évacuation chez certaines personnes. Augmentez progressivement les aliments riches en fibres : légumes, fruits, légumineuses et céréales complètes selon votre tolérance. Une augmentation trop rapide peut provoquer des ballonnements. Buvez normalement et régulièrement au cours de la journée ; boire beaucoup plus que nécessaire ne corrige pas à lui seul une constipation. Conservez autant que possible une activité physique régulière. Si un laxatif vous a été prescrit, adaptez-le selon les consignes pour obtenir des selles souples sans provoquer de diarrhée. Certains laxatifs, comme le lactulose, peuvent mettre 2 à 3 jours à agir. N’utilisez pas de traitements contre la diarrhée si vous avez une « fausse diarrhée » avec sensation de selles bloquées : du liquide peut parfois contourner un fécalome. Consultez rapidement en cas de douleur abdominale importante, ventre très gonflé, vomissements, arrêt des gaz, sang dans les selles, amaigrissement inexpliqué ou altération de l’état général. Parlez-en à votre médecin si la constipation apparaît récemment sans cause évidente, persiste malgré le traitement ou nécessite régulièrement des lavements ou manœuvres pour évacuer.
QC46 — Sinusite aiguë — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
Lavez le nez régulièrement avec du sérum physiologique ou une solution saline adaptée, surtout en cas de nez bouché ou d’écoulement. Buvez normalement et évitez la fumée de tabac et les autres irritants respiratoires. Pour la douleur ou la fièvre, utilisez le traitement antalgique conseillé par votre médecin en respectant les doses prescrites. Une coloration jaune ou verte des sécrétions ne signifie pas, à elle seule, qu’un antibiotique est nécessaire. Beaucoup de sinusites aiguës accompagnent une infection virale et guérissent sans antibiotique. Si un antibiotique vous a été prescrit, respectez les doses et la durée indiquées. Reconsultez si les douleurs ou la fièvre s’aggravent, si l’évolution devient défavorable malgré le traitement, ou si les symptômes persistent de façon inhabituelle. Consultez en urgence en cas de gonflement important autour d’un œil, œil qui paraît déplacé, vision diminuée ou double, difficulté à bouger un œil, mal de tête très intense inhabituel, raideur de nuque, confusion ou autre symptôme neurologique.
QC47 — Chute de cheveux — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
Une chute de cheveux peut avoir plusieurs causes. Certaines sont transitoires, notamment après une maladie, un accouchement, une perte de poids importante ou un autre stress physique survenu quelques mois auparavant. La repousse est lente : même lorsque la cause est corrigée, plusieurs mois peuvent être nécessaires avant de constater une amélioration visible de la densité. Évitez les coiffures très serrées, les extensions répétées et les manipulations qui tirent fortement sur les cheveux. Un lavage normal et doux n’aggrave pas une chute de cheveux : les cheveux retrouvés au lavage étaient généralement déjà en phase de chute. Une alimentation équilibrée et suffisamment riche en protéines est recommandée. Les compléments alimentaires ne sont pas systématiquement utiles ; une supplémentation ciblée est préférable lorsqu’une carence est identifiée. Des photographies prises dans les mêmes conditions de lumière et sous les mêmes angles tous les quelques mois peuvent aider à suivre objectivement l’évolution. Consultez de nouveau si la chute devient rapidement importante, apparaît en plaques, s’accompagne de douleur, rougeur, croûtes ou pustules du cuir chevelu, ou si les zones atteintes semblent devenir lisses et cicatricielles.
QC48 — Dysfonction érectile — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
Les difficultés d’érection sont fréquentes et peuvent avoir plusieurs causes qui se combinent : circulation sanguine, diabète, tabac, certains médicaments, stress, fatigue, anxiété ou difficultés relationnelles. Elles ne signifient pas nécessairement une baisse du désir sexuel. Une dysfonction érectile peut parfois être associée aux mêmes facteurs de risque que les maladies cardiovasculaires. Le contrôle de la tension, du diabète, du cholestérol, l’arrêt du tabac, l’activité physique régulière et la prise en charge d’un éventuel surpoids sont donc utiles pour la santé générale comme pour la fonction érectile. Les médicaments comme le sildénafil ou le tadalafil facilitent l’érection en présence d’une stimulation sexuelle : ils ne provoquent pas automatiquement une érection et ne stimulent pas directement le désir. Respectez la dose et les modalités de prise prescrites. Plusieurs essais correctement réalisés peuvent être nécessaires avant de juger leur efficacité. Ne prenez jamais un médicament de cette famille avec des dérivés nitrés utilisés notamment contre l’angine de poitrine. Signalez également vos autres traitements au médecin ou au pharmacien. Si le traitement paraît inefficace, n’augmentez pas seul la dose et n’associez pas plusieurs médicaments pour l’érection. Une réévaluation permet de vérifier les modalités de prise et de rechercher une autre cause. Consultez en urgence en cas d’érection douloureuse qui se prolonge plusieurs heures, de douleur thoracique importante ou de perte brutale de vision ou d’audition. Une consultation est également utile si les difficultés persistent, s’aggravent ou ont un retentissement important sur votre vie sexuelle ou votre couple.
QC49 — Hypercholestérolémie — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
Un excès de LDL-cholestérol ne provoque généralement aucun symptôme, mais favorise progressivement les dépôts dans les artères et augmente le risque d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral. L’objectif de traitement dépend de votre risque cardiovasculaire global et n’est donc pas identique pour tout le monde. Adoptez une alimentation de type méditerranéen : légumes et fruits, légumineuses, céréales complètes, poisson, fruits à coque non salés et huiles riches en graisses insaturées. Limitez les charcuteries, viandes grasses, beurre, crème, fromages très gras, produits frits et aliments ultratransformés riches en graisses saturées. Remplacez autant que possible les graisses saturées par des huiles végétales adaptées, plutôt que de simplement supprimer toutes les matières grasses. Pratiquez une activité physique régulière adaptée à vos capacités, réduisez la sédentarité, recherchez une perte de poids progressive en cas de surpoids et évitez le tabac. Ces mesures améliorent l’ensemble du risque cardiovasculaire, même si elles ne suffisent pas toujours à atteindre l’objectif de LDL-cholestérol. Si un médicament est prescrit, prenez-le régulièrement. Ne l’arrêtez pas de vous-même parce que le cholestérol s’est amélioré : cette amélioration traduit justement son efficacité. Signalez au médecin une douleur ou faiblesse musculaire inhabituelle, surtout si elle est importante, diffuse, accompagnée de malaise ou d’urines foncées. N’utilisez pas de levure de riz rouge, compléments alimentaires ou vitamines pour remplacer ou compléter le traitement sans avis médical : leur efficacité sur la prévention cardiovasculaire n’est pas équivalente et certains produits peuvent exposer à des effets indésirables ou interactions. Effectuez les prises de sang de contrôle demandées. Elles permettent de vérifier l’efficacité du traitement et de l’adapter à votre objectif personnel.
QC50 — Diabète de type 2 — conseils patient et jours de maladie
Conseils
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Conseils patient
Prenez les médicaments comme convenu et gardez une liste à jour. L’objectif d’HbA1c est personnel : ne modifiez pas seul plusieurs traitements. Mangez régulièrement, privilégiez légumes, légumineuses, céréales complètes et eau ; limitez boissons sucrées, alcool et produits très transformés. Reprenez progressivement une activité adaptée, avec renforcement musculaire, selon vos capacités. Examinez vos pieds chaque jour : peau, espaces entre les orteils, ampoule, rougeur ou plaie. Ne marchez pas pieds nus, vérifiez l’intérieur des chaussures, n’utilisez pas de coricide. Toute plaie = avis rapide, le jour même si rougeur, chaleur, écoulement, pied froid/noir ou fièvre. Connaissez les signes d’hypoglycémie et gardez 15 g de sucre rapide sur vous si votre traitement peut en provoquer. Voir QS21. En cas de vomissements, diarrhée, fièvre importante, jeûne ou déshydratation : buvez si possible, contrôlez plus souvent la glycémie et demandez le jour même quelles molécules suspendre. Metformine et gliflozines nécessitent souvent une pause temporaire ; ne jamais arrêter l’insuline basale sans avis. Cétones, douleur abdominale, respiration rapide, somnolence ou impossibilité de boire : 15/112. Voir QS20. Programmez le suivi : reins et albuminurie, yeux, dents, pieds, tension, lipides et vaccinations. Projet de grossesse : avis médical avant conception.
QC51 — Hypertension — automesure, mode de vie et observance
Conseils
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Conseils patient
Pour l’automesure, utilisez un tensiomètre validé au bras avec brassard adapté. Asseyez-vous au calme 3 à 5 minutes, dos et bras soutenus, pieds au sol, sans parler. Faites 3 mesures le matin avant petit déjeuner et médicaments, puis 3 le soir avant le coucher, pendant 3 jours. Notez toutes les valeurs et apportez l’appareil en consultation ; ne modifiez pas seul le traitement selon une mesure isolée. Prenez le médicament chaque jour à l’horaire convenu. En cas d’oubli, suivez la notice ou l’avis du pharmacien et ne doublez pas spontanément. Signalez vertiges, malaises, gonflement des chevilles, toux persistante, faiblesse ou diminution des urines. Vomissements, diarrhée ou déshydratation peuvent nécessiter un avis rapide sur les médicaments à suspendre temporairement. Réduisez progressivement le sel : ne resalez pas à table et limitez charcuteries, plats préparés, bouillons, sauces et snacks salés. Privilégiez légumes, fruits selon votre terrain, légumineuses, céréales complètes, poisson et aliments peu transformés. Activité physique régulière adaptée, réduction pondérale si nécessaire, alcool limité, arrêt du tabac et sommeil suffisant. Appelez le 15/112 si la tension très élevée s’accompagne de douleur thoracique ou dorsale, essoufflement, faiblesse d’un côté, difficulté à parler, confusion, convulsion ou baisse visuelle aiguë. Pendant la grossesse ou le postpartum, céphalée intense, troubles visuels, douleur épigastrique ou œdèmes brutaux nécessitent un avis urgent.
QC52 — Diverticulose et après diverticulite — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
Des diverticules sont de petites poches de la paroi du côlon. Leur présence seule ne signifie pas une infection et ne nécessite pas d’antibiotique. Hors épisode douloureux aigu, gardez une alimentation variée avec fibres progressivement selon tolérance, buvez selon vos besoins et votre état de santé, et restez actif. Les noix, graines, maïs et popcorn ne sont pas interdits systématiquement. N’adoptez pas un régime sans résidu prolongé de votre propre initiative. Pendant une diverticulite, suivez les consignes reçues et mangez selon tolérance. Un traitement sans antibiotique peut être adapté à une forme simple confirmée ; cela exige de surveiller l’évolution. Ne reprenez pas seul une ancienne ordonnance antibiotique. Recontactez rapidement en cas de douleur persistante ou croissante, fièvre, vomissements ou impossibilité de boire. Urgence si ventre dur, malaise, confusion ou saignement abondant. Évitez l’automédication par ibuprofène/kétoprofène et autres anti-inflammatoires. Le besoin de coloscopie dépend de l’épisode et du dépistage habituel, pas de la seule présence de diverticules. Source : HAS — diverticulite.
QC53 — Helicobacter pylori — bien suivre le traitement et le contrôle
Conseils
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Conseils patient
Le traitement associe plusieurs médicaments : suivez le calendrier remis, sans ajouter ni remplacer un antibiotique vous-même. Les symptômes peuvent s’améliorer avant l’élimination de la bactérie ; allez au terme de la cure prescrite. En cas d’oubli ou de vomissement, demandez la conduite à tenir, sans doubler spontanément. Avec Pylera : respectez les prises après repas et au coucher avec une collation, avalez entier avec un grand verre d’eau en restant assis, puis ne vous allongez pas immédiatement. Pas d’alcool pendant et au moins 24 heures après ; protégez-vous du soleil. Faites organiser les prises de fer, calcium, laitages et antiacides par le pharmacien pour éviter les interactions. Selles foncées possibles ; malaise, vomissement sanglant ou selles noires inhabituelles avec faiblesse imposent un avis urgent. Signalez diarrhée sévère, éruption, trouble de la vision ou symptômes neurologiques. Un test de contrôle reste indispensable même si vous allez mieux : au moins 4 semaines après antibiotiques/bismuth et 2 semaines sans IPP, selon le calendrier fixé. N’arrêtez pas un traitement protecteur indispensable sans en parler au prescripteur. Grossesse ou allaitement : prévenir avant de commencer. Sources : HAS — information patient ; RCP Pylera.
QC54 — Isotrétinoïne — conseils patient et prévention de grossesse
Conseils
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Conseils patient
Ce traitement est très efficace sur certaines acnés sévères, mais exige un suivi. Prenez uniquement la dose prescrite, avec un repas ; ne la modifiez pas et ne partagez jamais vos capsules. Signalez tous vos médicaments et compléments, notamment doxycycline et vitamine A. Utilisez un baume pour les lèvres, une crème hydratante douce non comédogène et une protection solaire. Évitez les gommages et produits agressifs ; demandez conseil avant épilation à la cire, laser ou geste dermatologique. Signalez sécheresse oculaire, baisse de vision ou douleurs importantes. Si vous pouvez être enceinte, suivez strictement la contraception choisie au moins 1 mois avant, pendant et 1 mois après le traitement, sans interruption. Une pilule seule ne suffit pas au programme : votre médecin organise une méthode hautement efficace ou deux méthodes complémentaires. Respectez les prises de sang mensuelles, la carte-patiente et le délai de délivrance en pharmacie. En cas de grossesse possible, retard de règles ou problème de contraception : contactez immédiatement le prescripteur. Si grossesse suspectée/confirmée, arrêtez le traitement et faites-vous prendre en charge rapidement. Prévenez sans attendre devant changement d’humeur, anxiété inhabituelle ou idées noires ; urgence si danger immédiat. Céphalée intense avec trouble visuel, douleur abdominale importante, jaunisse ou éruption sévère : avis urgent. Ne donnez pas votre sang pendant et 1 mois après. Rapportez les capsules non utilisées en pharmacie ; ne cessez pas le suivi à la dernière capsule. Sources : ANSM — guide médecin ; RCP Curacné.
QC55 — Règles douloureuses — conseils et signes d’alerte
Conseils
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Conseils patient
Notez les jours de douleur, leur intensité, les médicaments pris, les saignements et le retentissement sur travail/école, sommeil et rapports. Chaleur locale sans brûlure, activité douce selon tolérance et repos peuvent aider. Si un anti-inflammatoire est prescrit, prenez-le dès le début des douleurs, à la dose et pendant la courte durée prévues. Ne mélangez pas Antadys avec ibuprofène, kétoprofène, naproxène ou autre anti-inflammatoire. Signalez antécédent d’ulcère, maladie rénale, traitement anticoagulant ou grossesse possible. Une contraception hormonale peut améliorer les règles douloureuses lorsqu’elle vous convient ; le choix dépend aussi de votre projet de grossesse et des contre-indications. Ne commencez ni ne modifiez seule un traitement hormonal. Le diénogest 2 mg pour endométriose n’est pas une contraception. Consultez si les douleurs deviennent plus fortes, surviennent en dehors des règles, résistent au traitement, empêchent régulièrement vos activités ou s’accompagnent de douleur pendant les rapports, à la selle ou à la miction. Une échographie normale ne signifie pas que la douleur doit être ignorée. Douleur inhabituelle brutale, fièvre, malaise, saignement important ou douleur avec possibilité de grossesse : avis urgent. Sources : Assurance Maladie — règles douloureuses ; Assurance Maladie — endométriose.
QC56 — Wegovy, Saxenda ou Mounjaro — conseils pratiques et alertes
Conseils
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Conseils patient
Vérifiez toujours le nom et la dose du stylo : Wegovy et Mounjaro s’injectent une fois par semaine ; Saxenda une fois par jour. Suivez uniquement le schéma écrit. N’augmentez pas la dose seul, ne cumulez pas deux traitements et ne partagez jamais votre stylo. Faites vérifier le geste et la conservation avec le pharmacien. Pour les nausées : mangez lentement, de plus petites portions, arrêtez-vous à la satiété et buvez régulièrement en petites quantités. Si vous vomissez ou mangez très peu, contactez le prescripteur avant toute augmentation. Gardez un accompagnement alimentaire et une activité adaptée pour protéger vos muscles. En cas d’oubli, suivez la notice de votre produit ; ne doublez jamais. Après plusieurs doses manquées, demandez conseil avant de reprendre à forte dose. Si vous prenez de l’insuline ou certains comprimés du diabète, suivez le plan de glycémie/hypoglycémie remis par votre médecin. Douleur abdominale forte et persistante, vomissements empêchant de boire, urines très rares, malaise ou réaction allergique : avis urgent. Perte soudaine de vision : urgence ophtalmologique. Prévenez l’équipe d’anesthésie avant une intervention ou une sédation. Signalez tout projet de grossesse : arrêt anticipé au moins 2 mois avant pour le sémaglutide, 1 mois pour Mounjaro ; Saxenda doit aussi être arrêté en cas de projet. Utilisez la contraception convenue ; vomissements/diarrhée peuvent compromettre une pilule, demandez conseil. En cas de grossesse possible, ne poursuivez pas sans contacter rapidement le médecin. Le suivi reste nécessaire même si vous perdez du poids ou arrêtez le traitement. Sources : RCP Wegovy ; RCP Saxenda ; RCP Mounjaro.
QC57 — Surpoids et obésité — alimentation, activité et maintien musculaire
Conseils
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Conseils patient
Choisissez avec votre soignant quelques changements réalistes et durables, selon vos goûts, vos moyens et votre quotidien. Des repas réguliers et variés, des légumes/fruits, des féculents adaptés et des aliments sources de protéines aident à couvrir vos besoins ; limitez progressivement boissons sucrées et alcool. Aucun aliment isolé ne résume votre santé. Un traitement qui diminue l’appétit ne doit pas conduire à ne presque plus manger. Signalez fatigue, faiblesse, difficultés à vous lever ou perte de poids très rapide ; un accompagnement diététique peut être utile. Évitez les régimes extrêmes et les compléments amaigrissants achetés sur internet. Bougez progressivement selon vos capacités : marche, vélo, piscine ou activités du quotidien ; interrompez les longues périodes assises. Associez du renforcement musculaire adapté et demandez une activité physique accompagnée si douleur, essoufflement ou handicap. La régularité compte davantage qu’un effort brutal. Le sommeil, les compulsions alimentaires et le bien-être psychologique font partie du soin. Parlez des difficultés sans culpabilité ; les objectifs peuvent être révisés. Le suivi porte aussi sur la forme, la mobilité et la santé, pas uniquement sur la balance. Source : HAS — parcours surpoids/obésité adulte, actualisé 2024.
QC58 — Pilule contraceptive — prise, oublis et signes d’alerte
Conseils
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Conseils patient
Gardez le nom exact de votre pilule et votre schéma écrit. Leeloo et Minidril : 21 comprimés puis 7 jours d’arrêt ; Optilova/Leeloo Continu : 21 actifs puis 7 placebos ; Optimizette et autres désogestrels : 28 actifs sans pause ; Slinda : 24 actifs puis 4 placebos. N’ajoutez jamais de jours d’arrêt. Une alarme et une plaquette de réserve peuvent aider. En cas d’oubli ou de vomissements/diarrhée importante, demandez conseil le jour même avec la boîte et les dates des rapports. Les délais diffèrent selon la pilule : ne reprenez pas la règle d’une amie. Utilisez des préservatifs si doute ; une contraception d’urgence peut être nécessaire et est accessible gratuitement sans ordonnance en pharmacie. Après une contraception d’urgence, demandez une date précise de reprise de votre pilule : le plan peut être différent après ellaOne. Ne prenez pas les deux pilules d’urgence ensemble ; aucun comprimé d’urgence ne protège les rapports suivants. Faites le test de grossesse à la date indiquée, habituellement 3 semaines après le dernier rapport à risque. Jambe gonflée d’un seul côté, douleur thoracique, essoufflement soudain, déficit neurologique ou céphalée inhabituelle sévère : urgence. Douleur pelvienne importante, malaise ou saignement abondant : consulter rapidement. Signalez migraine avec aura, tabagisme, nouveau traitement/plante, immobilisation et modification de l’humeur. Sous désogestrel, un risque très faible de méningiome justifie une réévaluation régulière : ne l’arrêtez pas seule sans solution alternative. Céphalées persistantes, trouble visuel/de l’équilibre ou autre symptôme neurologique nouveau : consultez. La pilule ne protège pas des IST ; les préservatifs restent utiles. Sources : HAS — prescriptions et conseils en contraception ; ANSM — désogestrel et méningiome, septembre 2026 ; Assurance Maladie — accès à la contraception d’urgence.
QC59 — Chute de cheveux — conseils et signes d’alerte
Conseils
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Conseils patient
La chute peut avoir plusieurs causes. Après une maladie, un accouchement ou une perte de poids, elle apparaît parfois avec quelques mois de retard. La repousse est lente ; le traitement dépend du diagnostic. Privilégiez une alimentation variée et évitez les régimes restrictifs et les coiffures très serrées. Un lavage doux ne rend pas chauve. N’achetez pas systématiquement de compléments : ils ne remplacent pas la recherche d’une cause. Signalez au médecin et au laboratoire ceux que vous prenez. Si du minoxidil local est prescrit, respectez la dose, lavez vos mains et évitez le contact des enfants avec la zone traitée. Une chute transitoire peut survenir au début. Le bénéfice demande plusieurs mois et s’estompe après arrêt. Palpitations, malaise, douleur thoracique ou gonflement : arrêtez et consultez rapidement. Sous finastéride 1 mg, signalez rapidement tout trouble sexuel. Modification de l’humeur, dépression ou idées suicidaires : arrêtez et demandez une aide médicale urgente ; danger immédiat : 15 ou 112. Conservez l’attestation annuelle officielle cosignée à présenter avec l’ordonnance en pharmacie. Consultez rapidement devant plaques qui s’étendent, douleur, pus ou zones lisses brillantes ; squames avec cheveux cassés, surtout chez l’enfant : examen médical. N’utilisez pas le traitement d’un proche ni de minoxidil oral sans prise en charge médicale adaptée. Sources : SFD — alopécie ; ANSM — sécurité du finastéride ; RCP minoxidil.
QC60 — Musculation — protéines, créatine et produits hormonaux
Conseils
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Conseils patient
Protéines, créatine et hormones sont des produits différents. Les protéines peuvent être apportées par l’alimentation ; les poudres ne sont pas indispensables. Adaptez les apports à votre alimentation et à votre entraînement avec un professionnel si nécessaire. Plus n’est pas forcément mieux, notamment en cas de maladie rénale. La créatine n’est pas une hormone. Signalez-la avant une prise de sang : elle peut modifier la créatinine, un marqueur utilisé pour estimer le fonctionnement des reins. Un résultat anormal doit être interprété par un médecin, pas ignoré ou corrigé vous-même. La testostérone et les autres anabolisants peuvent nuire au cœur, à la fertilité et à la santé psychique. Les associations, cycles et produits de « relance » ne garantissent pas la sécurité. Ne commencez pas de traitement hormonal ou de relance sans évaluation médicale ; si vous en prenez déjà, demandez un accompagnement pour arrêter et surveiller les suites. Apportez la liste ou les photos de tous vos produits, les doses et les dates de prise, même s’ils sont achetés sur Internet. Évitez les mélanges et produits de composition incertaine. Ne partagez jamais de matériel d’injection ; parlez au médecin des risques infectieux éventuels. En l’absence de symptômes, un grand bilan hormonal n’est généralement pas utile. À l’inverse, une baisse persistante de libido, des difficultés d’érection, une augmentation des seins, une fatigue inexpliquée ou un projet de paternité justifient d’en parler. Des analyses normales ne rendent pas les anabolisants sûrs. Douleur thoracique, essoufflement soudain, faiblesse d’un côté du corps ou malaise important : appelez les secours. Douleurs musculaires intenses avec urines foncées ou diminution des urines : consultez en urgence. Une dégradation importante de l’humeur, notamment après l’arrêt de produits hormonaux, nécessite une aide médicale rapide ; en cas de danger immédiat, ne restez pas seul et faites-vous accompagner aux urgences.
Repères médecin
Conseils à adapter aux produits réellement pris, sans assimiler une consommation de protéines à un dopage. Voir QT01, QB32 et QB49. Signaler les effets indésirables suspectés des compléments au dispositif de nutrivigilance. Vérifié le 22 octobre 2026. Sources : Ordre des pharmaciens — alerte Anses sur les compléments sportifs ; NHS — anabolisants ; National Kidney Foundation — créatinine ; Endocrine Society — position sur la testostérone, 2026.
QC61 — Mycose génitale — conseils pour le couple
Conseils
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Conseils patient
Une mycose génitale n’est pas une preuve d’infidélité. Si votre partenaire a une candidose simple et que vous n’avez aucun symptôme, un traitement préventif n’est généralement pas nécessaire. Si vous avez des démangeaisons, rougeurs, douleurs ou pertes inhabituelles, consultez : toutes les irritations ne sont pas des mycoses. N’utilisez pas automatiquement le traitement de votre partenaire. Évitez les douches vaginales, antiseptiques répétés et produits parfumés irritants. Une toilette douce suffit ; séchez sans frotter. Ne forcez jamais le décalottage d’un prépuce douloureux. Les rapports peuvent majorer l’irritation : différez-les s’ils sont douloureux. Certaines crèmes ou préparations vaginales fragilisent les préservatifs en latex ; vérifiez la notice et demandez une protection compatible au pharmacien pendant la durée indiquée. Consultez rapidement en cas de fièvre, douleur pelvienne ou testiculaire, ulcération ou écoulement inhabituel. Prépuce bloqué ou impossibilité d’uriner : urgence. Si les symptômes persistent ou reviennent, faites confirmer le diagnostic plutôt que répéter les antifongiques.
Repères médecin
À remettre avec QT03 ; traitement selon QS12 ou QH62 si indication personnelle. Vérifié le 22 octobre 2026. Sources : CDC — candidose ; Ameli — vaginites.
QC62 — Arrêter un antidépresseur — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
Se sentir mieux est une bonne occasion de discuter du traitement, mais pas de l’arrêter brutalement. Préparez avec votre médecin un plan écrit de diminution ; il peut prendre plusieurs semaines ou mois. Respectez la dose prévue et les rendez-vous. Ne sautez pas des jours, ne doublez pas une dose oubliée et ne modifiez pas la forme du médicament sans conseil du médecin ou du pharmacien. Après une diminution, des vertiges, nausées, troubles du sommeil, anxiété ou sensations de décharges peuvent survenir. Ce n’est pas nécessairement un retour de la dépression. Contactez votre prescripteur avant la prochaine baisse si ces symptômes vous gênent ; le rythme peut être ralenti. Notez aussi l’évolution de votre humeur et de vos activités. Une tristesse persistante, une perte d’intérêt ou une dégradation du fonctionnement justifient un nouveau rendez-vous. Continuez le suivi après la dernière prise. En cas d’idées suicidaires ou de danger immédiat, demandez une aide médicale urgente et ne restez pas seul. Une agitation inhabituelle ou un besoin de sommeil très diminué doit également être signalé rapidement.
Repères médecin
Support à personnaliser avec le plan QS38 et la décision QT04. Vérifié le 22 octobre 2026. Sources : NHS — antidépresseurs et arrêt ; Royal College of Psychiatrists — arrêt progressif.
QC63 — Vaginose bactérienne — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
La vaginose bactérienne est un déséquilibre de la flore vaginale, pas un manque d’hygiène. Elle donne souvent des pertes fluides grisâtres ou blanchâtres avec une odeur forte, mais ces signes ne suffisent pas toujours à confirmer le diagnostic. Suivez le traitement prescrit jusqu’au bout, même si l’odeur disparaît vite. N’ajoutez pas d’antifongique, d’antibiotique ou de probiotique vaginal sans avis : ils ne remplacent pas le traitement adapté. Lavez seulement la partie externe avec un produit doux, puis séchez sans frotter. Évitez les douches vaginales, antiseptiques, déodorants intimes et produits parfumés, qui favorisent l’irritation et les récidives. Pendant le traitement, différez les rapports ou utilisez une protection compatible avec le produit prescrit ; certaines crèmes vaginales fragilisent le latex. Ne traitez pas votre partenaire de votre propre initiative. En cas de récidives, demandez une réévaluation du diagnostic et de la stratégie, y compris pour le couple selon le contexte. Consultez si les symptômes persistent ou reviennent. Demandez un avis rapidement en cas de grossesse, fièvre, douleur pelvienne, saignement inhabituel, brûlures urinaires, plaies génitales ou risque d’IST.
Repères médecin
À remettre avec QH53 ; orientation initiale et diagnostics différentiels : QO59 ; métronidazole : QM23. Vérifié le 24 octobre 2026. Sources : CDC — vaginose bactérienne ; CDC — informations patient ; NEJM — traitement du partenaire et récidives.
QC64 — Candidose vulvo-vaginale — conseils patient
Conseils
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Conseils patient
Une candidose évoque surtout des démangeaisons ou brûlures vulvaires avec des pertes blanches épaisses, habituellement sans forte odeur. Ces symptômes ne sont toutefois pas spécifiques. Une automédication locale peut se discuter si vous reconnaissez un épisode déjà diagnostiqué, sans grossesse ni terrain particulier ; demandez conseil au pharmacien et respectez la durée du produit. L’amélioration peut prendre 24 à 48 heures. N’utilisez pas de fluconazole oral pendant la grossesse. Effectuez une toilette douce, uniquement externe, puis séchez sans frotter. Évitez douches vaginales, antiseptiques et produits parfumés. Certaines préparations locales fragilisent le latex : vérifiez la notice et utilisez une protection compatible. Un partenaire sans symptôme ne nécessite généralement pas de traitement. Faites confirmer le diagnostic lors d’un premier épisode, en cas de doute, de grossesse, de diabète ou d’immunodépression. Consultez aussi si les pertes sont malodorantes, jaunes ou vertes, ou s’il existe fièvre, douleur pelvienne, saignement, plaies génitales ou risque d’IST. Si les symptômes persistent après le traitement, reviennent en moins de deux mois ou surviennent au moins trois fois par an, ne répétez pas les antifongiques sans bilan. Les probiotiques et l’homéopathie ne remplacent pas un traitement antifongique indiqué.
Repères médecin
À remettre avec QS12 ; conseils au couple : QC61 ; traitements : QM38, QM39 et QM40. Vérifié le 24 octobre 2026. Sources : Ameli — mycose vaginale et autres vaginites ; CDC — candidose vulvo-vaginale.
QD01 — Orthèse de poignet — canal carpien
Dispositifs médicaux
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Indications
Syndrome du canal carpien sans déficit moteur ni signe de gravité, notamment symptômes nocturnes. Ne remplace pas le bilan d'un déficit ou d'un traumatisme.
Ordonnance — Canal carpien non déficitaire
Une orthèse amovible de repos du poignet [droit / gauche], maintenant le poignet en position neutre, doigts libres. Taille adaptée après mesures et essayage ; démonstration de mise en place. Port nocturne pendant 3 mois, avec réévaluation plus précoce en cas d'aggravation ou de mauvaise tolérance. Desserrer ou retirer en cas de douleur accrue, engourdissement aggravé, doigts froids ou changement de couleur, et demander un avis médical.
Utilisation et précautions
Vérifier les points d'appui et la peau. Éviter un serrage excessif. Déficit d'opposition du pouce, amyotrophie ou troubles sensitifs persistants : avis spécialisé sans attendre la fin de l'essai.
Repères médecin
Compléter le côté avant signature. Prescription de matériel, pas d'immobilisation systématique d'un poignet traumatique. Vérifié le 24 octobre 2026 : Assurance maladie — traitement du canal carpien.
QD02 — Orthèse de pouce — rhizarthrose
Dispositifs médicaux
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Indications
Rhizarthrose symptomatique : soutien de la base du pouce lors des activités douloureuses, en complément de l'économie articulaire. Un traumatisme récent ou une instabilité impose un diagnostic distinct.
Ordonnance — Soutien du pouce en activité
Une orthèse courte de stabilisation de la base du pouce [droit / gauche] pour rhizarthrose, adaptée à la morphologie après mesures et essayage. Port pendant les activités douloureuses, en conservant une mobilité confortable des articulations non concernées. Durée d'essai et date de réévaluation : [à préciser]. Retirer pour l'hygiène et surveiller la peau. Arrêter le port et consulter en cas de douleur accrue, compression, engourdissement ou lésion cutanée.
Utilisation et précautions
Préserver l'usage de la main et adapter les gestes. Une orthèse de repos nocturne poignet-pouce répond à un autre besoin : ne pas l'interchanger automatiquement avec une orthèse d'activité.
Repères médecin
Compléter côté et suivi. Une orthèse de série adaptée peut suffire ; sur mesure si nécessaire après évaluation. Vérifié le 24 octobre 2026 : Hôpital du Valais — rhizarthrose.
QD03 — Orthèse stabilisatrice de cheville — entorse
Dispositifs médicaux
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Indications
Entorse latérale de cheville diagnostiquée, lorsque le soutien fonctionnel est indiqué. Écarter fracture et lésion grave avant de retenir ce modèle ; pas d'immobilisation rigide systématique.
Ordonnance — Soutien fonctionnel après entorse
Une orthèse semi-rigide stabilisatrice de cheville [droite / gauche], limitant l'inversion-éversion et permettant la flexion-extension. Taille adaptée après mesures et essayage avec chaussure compatible ; apprentissage de la mise en place. Port lors des déplacements ; appui selon les consignes médicales et la douleur. Durée prévue : [à préciser selon la gravité], à adapter lors de la réévaluation clinique. Contrôle de la peau ; desserrer ou retirer si compression, engourdissement ou changement de couleur des orteils et consulter.
Utilisation et précautions
Réévaluation dans les premiers jours, mobilisation et rééducation adaptées. Une aide à la marche peut être associée (QD06). Douleur osseuse importante, impossibilité d'appui persistante ou aggravation : réexaminer.
Repères médecin
Préciser la durée et le côté ; une chevillère souple peut suffire dans certaines entorses bénignes. Vérifié le 24 octobre 2026 : Assurance maladie — entorse de cheville.
QD04 — Orthèse de genou — gonarthrose
Dispositifs médicaux
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Indications
Gonarthrose symptomatique avec besoin d'appareillage évalué, en complément de l'activité et de la rééducation. Une orthèse de décharge ciblée n'est pas équivalente à une genouillère souple de confort.
Ordonnance — Orthèse adaptée à une gonarthrose
Une orthèse du genou [droit / gauche] pour gonarthrose. Type prescrit : [maintien souple / orthèse de décharge du compartiment à préciser, après évaluation]. Prise de mesures, essayage et réglages par le professionnel délivrant le dispositif ; vérifier la tolérance pendant la marche. Port lors des activités douloureuses ; durée d'essai et contrôle : [à préciser]. Retirer pour l'hygiène et hors des périodes de port prescrites. Consulter en cas de compression, douleur accrue ou lésion cutanée.
Utilisation et précautions
Ne pas traiter un genou chaud et très gonflé, une impotence aiguë ou un traumatisme non évalué par une simple genouillère. Poursuivre les exercices adaptés ; arrêter un dispositif inefficace ou mal toléré.
Repères médecin
Le choix technique doit être fait avant signature, pas laissé sous forme d'alternatives. Vérifié le 24 octobre 2026 : Assurance maladie — traitement de la gonarthrose.
QD05 — Ceinture lombaire — aide temporaire à l'activité
Dispositifs médicaux
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Indications
Option temporaire chez un patient sélectionné présentant une lombalgie commune, pour faciliter la reprise d'activité. Pas de prescription systématique ni de bénéfice démontré sur l'évolution de la lombalgie.
Ordonnance — Soutien lombaire temporaire
Une ceinture de soutien lombaire adaptée à la morphologie, après mesures et essayage. Port ponctuel lors des activités gênées par la douleur, sur une courte durée : [durée et date de réévaluation à préciser]. Maintenir les mouvements et l'activité tolérée ; ne pas porter en permanence ni pendant le sommeil sauf consigne spécifique. Retirer si gêne, compression ou irritation cutanée ; réévaluer si le bénéfice est absent.
Utilisation et précautions
Ne remplace pas le maintien de l'activité ni la rééducation. Signes neurologiques nouveaux, troubles sphinctériens, fièvre, traumatisme ou suspicion de cause secondaire : évaluation médicale, pas une simple ceinture.
Repères médecin
Ne pas confondre ceinture de soutien et corset prescrit pour fracture ou pathologie spécifique. Vérifié le 24 octobre 2026 : HAS — lombalgie commune.
QD06 — Cannes anglaises — béquilles
Dispositifs médicaux
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Indications
Aide temporaire aux déplacements quand l'appui sur un membre inférieur est douloureux ou limité par une consigne médicale.
Ordonnance — Aide à la marche temporaire
Une paire de cannes anglaises réglables, adaptées à la taille et au poids de la personne, avec embouts antidérapants. Réglage et apprentissage de la marche et des escaliers par un professionnel. Membre concerné : [droit / gauche]. Appui autorisé : [complet selon douleur / partiel à préciser / interdit]. Durée : [à préciser], avec réévaluation selon récupération et consignes médicales.
Utilisation et précautions
Vérifier équilibre, force des membres supérieurs et capacité à respecter les consignes. Désencombrer les passages, contrôler les embouts ; ne pas improviser une marche sans appui si elle n'a pas été prescrite. Si usage non sûr, envisager QD08.
Repères médecin
Compléter l'appui avant signature ; une prescription de béquilles ne définit pas à elle seule le traitement de la lésion. Vérifié le 24 octobre 2026 : DGCCRF — sécurité des aides à la mobilité, Assurance maladie — entorse.
QD07 — Canne de marche simple
Dispositifs médicaux
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Indications
Besoin d'un appui complémentaire à la marche après évaluation fonctionnelle. Une canne simple ne suffit pas à une instabilité importante ou à une décharge stricte.
Ordonnance — Appui complémentaire à la marche
Une canne de marche réglable avec poignée adaptée et embout antidérapant, compatible avec la taille et le poids de la personne. Réglage, essai en situation et apprentissage du bon côté d'utilisation et de la séquence de marche par un professionnel. Utilisation lors des déplacements nécessitant un appui complémentaire. Durée d'utilisation et réévaluation : [à préciser selon le besoin fonctionnel].
Utilisation et précautions
Vérifier chaussage, vision, équilibre et environnement. Contrôler l'usure de l'embout. En cas de chutes ou de besoin d'un soutien plus important, réévaluer l'aide technique (QD08) et les causes de chute.
Repères médecin
Choisir le matériel après essai ; vérifier les conditions de prise en charge sans présumer du remboursement. Vérifié le 24 octobre 2026 : CNSA — équipements pour faciliter le quotidien.
QD08 — Déambulateur — cadre de marche ou rollator
Dispositifs médicaux
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Indications
Besoin d'une base d'appui plus large après évaluation des capacités motrices, cognitives et de l'environnement. Le modèle à roues et freins exige une utilisation sûre de ces commandes.
Ordonnance — Aide technique à la marche
Un déambulateur : [cadre fixe / deux roues / rollator à quatre roues avec freins, modèle retenu à préciser après essai]. Hauteur, largeur et charge maximale adaptées à la personne et aux passages du domicile. Réglage, essai et apprentissage de l'utilisation, des demi-tours et des transferts ; démonstration des freins si présents. Durée du besoin : [à préciser]. Réévaluation fonctionnelle après mise en service et en cas de chute ou de difficulté.
Utilisation et précautions
Ne pas choisir uniquement selon la disponibilité du matériel. Vérifier embouts, roues et freins. Ne pas utiliser comme fauteuil de transport un modèle non prévu pour cet usage. Ergothérapeute ou kinésithérapeute si choix ou apprentissage difficiles.
Repères médecin
Supprimer les alternatives non retenues avant signature. Achat ou location et prise en charge à vérifier pour le modèle prescrit. Vérifié le 24 octobre 2026 : CNSA — prévention des chutes et aides techniques, DGCCRF — sécurité du matériel.
QD09 — Compression médicale — chaussettes ou bas
Dispositifs médicaux
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Indications
Maladie veineuse chronique symptomatique après examen clinique. Choisir la classe, la hauteur et la durée selon l'indication ; ce modèle ne remplace pas le bilan d'un œdème aigu unilatéral ni un protocole d'ulcère.
Ordonnance — Compression pour maladie veineuse chronique
Une paire de [chaussettes / bas cuisse / collant] de compression médicale, classe [à préciser après évaluation], pour maladie veineuse chronique. Prise de mesures et essayage ; taille adaptée, aide à l'enfilage si nécessaire. Port diurne, mise en place le matin ; retrait pour la nuit sauf consigne spécifique. Ne pas faire de revers ni de plis. Durée et date de contrôle : [à préciser]. Consulter rapidement en cas de douleur inhabituelle, pied froid, changement de couleur ou plaie.
Utilisation et précautions
Rechercher une artériopathie et mesurer l'IPS si suspicion ; compression contre-indiquée si IPS inférieur à 0,6. Si IPS entre 0,6 et 0,9, neuropathie importante, dermatose ou insuffisance cardiaque décompensée : avis et stratégie adaptée avant prescription. Évaluer la capacité à enfiler et retirer le dispositif.
Repères médecin
Classe non préremplie pour éviter une compression inadaptée. Les varices relèvent habituellement d'une classe 2 ou 3 selon le contexte ; ne pas extrapoler aux ulcères. Vérifié le 24 octobre 2026 : Assurance maladie — varices, HAS — compression veineuse.
QD10 — Pansement simple — matériel pour plaie superficielle
Dispositifs médicaux
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Indications
Plaie superficielle propre nécessitant une protection après évaluation. Distinguer la fourniture du matériel des actes infirmiers : QP01 ou QP04 si nécessaire.
Ordonnance — Protection d'une plaie superficielle
Pansements stériles simples avec compresse non adhérente intégrée, dimensions [à préciser], pour la plaie située [localisation]. Quantité : [nombre] pansements pour [durée], à raison de [fréquence] ; remplacer plus tôt si mouillé, souillé ou décollé. Nettoyer la plaie selon les consignes de soins puis poser sans tension sur la peau. Réévaluer en cas de rougeur qui s'étend, chaleur, écoulement purulent, douleur croissante ou fièvre.
Utilisation et précautions
Pas d'antiseptique ni d'antibiotique local systématique dans ce modèle. Plaie profonde, morsure, corps étranger, hémorragie persistante ou pied diabétique : prise en charge spécifique. Vérifier le statut vaccinal antitétanique.
Repères médecin
Compléter dimensions, fréquence, durée et quantité avant délivrance. Pour plaie suturée, respecter les consignes opératoires. Vérifié le 24 octobre 2026 : Assurance maladie — soins d'une plaie, Société française de dermatologie — pansements.
QD11 — Pansement hydrocellulaire — plaie exsudative
Dispositifs médicaux
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Indications
Plaie exsudative dont l'évaluation justifie un pansement absorbant ; choix selon quantité d'exsudat, phase de cicatrisation et peau périlésionnelle. Ne convient pas à une plaie sèche par défaut.
Ordonnance — Pansement absorbant hydrocellulaire
Pansements hydrocellulaires stériles [avec bord adhésif / non adhésifs], dimensions [à préciser], pour [localisation et dimensions de la plaie]. Renouvellement tous les [intervalle prescrit] jours, plus tôt si saturation, fuite, souillure ou décollement, sans dépasser la durée maximale de la notice. Quantité : [nombre] pour [durée jusqu'à réévaluation]. Fixation non compressive adaptée si modèle non adhésif. Nettoyage selon protocole de soins ; consultation si douleur croissante, rougeur extensive, fièvre ou écoulement purulent.
Utilisation et précautions
Adapter l'absorption et la surface utile ; protéger la peau périphérique. Une plaie infectée, ischémique, nécrotique ou profonde exige une stratégie spécifique, pas seulement un changement de pansement. QP04 pour les soins infirmiers si indiqués.
Repères médecin
Renseigner les paramètres et organiser le suivi. Ne pas superposer arbitrairement plusieurs pansements primaires. Vérifié le 24 octobre 2026 : HAS — indications des pansements, Assurance maladie — prescription des pansements complexes.
QD12 — Pansement interface — peau fragile et retrait atraumatique
Dispositifs médicaux
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Indications
Plaie superficielle en épidermisation ou peau fragile nécessitant un contact peu adhérent. L'interface n'est pas un pansement absorbant à elle seule.
Ordonnance — Interface de contact peu adhérente
Pansements interfaces stériles non médicamenteux à faible adhérence, dimensions [à préciser], pour [localisation]. Associer un pansement secondaire absorbant adapté, dimensions [à préciser], avec fixation non compressive. Renouvellement de l'interface : [fréquence selon plaie et notice] ; du pansement secondaire : [fréquence selon exsudat], plus tôt si saturation ou souillure. Quantités respectives : [à préciser] pour [durée jusqu'à réévaluation]. Retrait doux, sans arracher la peau.
Utilisation et précautions
Éviter les adhésifs agressifs sur peau fragile. Rechercher une allergie aux constituants. Infection, nécrose, ischémie ou exsudat non maîtrisé : réévaluation. QP04 pour les soins si nécessaires.
Repères médecin
Préciser séparément interface et secondaire ; ne pas confondre avec une interface imprégnée de substance active ou un traitement antimicrobien. Vérifié le 24 octobre 2026 : HAS — indications des pansements, Société française de dermatologie — interfaces.
QF01 — Certificat médical simple — absence ponctuelle
Certificats
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Modèle
CERTIFICAT MÉDICAL Je soussigné(e), Docteur Patrice Piola, certifie avoir examiné ce jour [M./Mme Nom Prénom]. Son état de santé justifie une absence le [date]. Certificat remis à l’intéressé(e) pour faire valoir ce que de droit. Fait le [date]. Signature / cachet.
QF02 — Certificat — surveillance parentale d’un enfant
Certificats
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Modèle
CERTIFICAT MÉDICAL Je soussigné(e), Docteur Patrice Piola, certifie avoir évalué ce jour l’enfant Patrice Piola, pour [motif médical]. Son état de santé nécessite une surveillance parentale à domicile ce jour. Certificat établi à la demande de son représentant légal et remis pour faire valoir ce que de droit. Fait le [date]. Signature / cachet.
QF03 — Certificat de statut vaccinal sur documents
Certificats
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Modèle
CERTIFICAT MÉDICAL – STATUT VACCINAL Je soussigné(e), Docteur Patrice Piola, certifie avoir examiné les documents vaccinaux présentés ce jour par Patrice Piola. D’après les éléments transmis et lisibles sur les documents présentés : [statut vaccinal à préciser avec dates vérifiées]. Certificat établi à la demande de l’intéressé(e), pour faire valoir ce que de droit. Fait le [date]. Signature / cachet.
QF04 — Certificat — restriction temporaire d’activité
Certificats
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Modèle
CERTIFICAT MÉDICAL Je soussigné(e), Docteur Patrice Piola, certifie avoir examiné ce jour Patrice Piola. L’état de santé actuel justifie temporairement l’adaptation suivante : [restriction ou aménagement précis]. Cette mesure est recommandée jusqu’au [date] / pendant [durée], sous réserve de l’évolution clinique. Certificat remis à l’intéressé(e) pour faire valoir ce que de droit. Fait le [date]. Signature / cachet.
QF05 — Finastéride 1 mg — attestation officielle d’information partagée
Certificats
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Document à utiliser
Utiliser le formulaire officiel diffusé sous l’autorité de l’ANSM : Attestation d’information partagée — finastéride 1 mg, version février 2026. Ce formulaire doit être complété, daté et cosigné par médecin prescripteur et patient, puis renouvelé chaque année. Conserver un exemplaire au dossier et remettre une copie au patient ; intégration au DMP recommandée. Le patient le présente avec l’ordonnance à la pharmacie.
Repères médecin
Obligatoire depuis le 16 avril 2026 à l’initiation et le 16 juin 2026 pour les renouvellements. Un certificat libre de consentement ne remplace pas cette attestation officielle. Expliquer bénéfice attendu, alternatives, risques sexuels/psychiatriques, persistance possible après arrêt et conduite en cas de symptôme ; prévoir un temps de réflexion avant initiation. Voir QM65 et QS37. Sources vérifiées le 21 octobre 2026 : RCP finastéride 1 mg — prescription et délivrance ; ANSM — dossier finastéride.
QH01 — Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
Pathologies
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🌰 Nutshell
Le SOPK associe à des degrés variables troubles de l’ovulation, hyperandrogénie clinique ou biologique et morphologie ovarienne polykystique, après exclusion des diagnostics différentiels. Tableau fréquent : cycles espacés ou aménorrhée, hirsutisme, acné, prise de poids ou insulinorésistance ; la fertilité peut être diminuée mais une grossesse spontanée reste possible. Le diagnostic repose classiquement sur au moins 2 critères de Rotterdam sur 3 : oligo/anovulation, hyperandrogénie, aspect ovarien polykystique, après exclusion d’une autre cause.
Diagnostic paraclinique
Selon le contexte : test de grossesse, testostérone totale ± SHBG/testostérone libre, TSH, prolactine, 17-OH-progestérone ; bilan métabolique avec glycémie/HbA1c ou HGPO selon le risque, bilan lipidique. Échographie pelvienne si nécessaire au diagnostic ; elle n’est pas indispensable si oligo/anovulation et hyperandrogénie sont déjà clairement présentes.
À ne pas manquer
Grossesse, hyperprolactinémie, dysthyroïdie, hyperplasie congénitale des surrénales non classique, syndrome de Cushing ou tumeur sécrétante d’androgènes devant hyperandrogénie brutale ou virilisation.
Ordonnance — Régularisation des cycles / contraception si absence de désir de grossesse
Contraceptif estroprogestatif adapté au profil de risque cardiovasculaire et thromboembolique. Prise selon le schéma de la spécialité choisie. Durée : traitement prolongé avec réévaluation régulière de la tolérance et des facteurs de risque.
Ordonnance — Insulinorésistance / risque métabolique sélectionné
Metformine 500 mg Débuter à 500 mg au cours du repas du soir, puis augmenter progressivement selon tolérance vers 1 500 à 2 000 mg/j en 2 à 3 prises. Durée : traitement prolongé avec réévaluation clinique et métabolique. Adapter à la fonction rénale ; l’indication dépend du profil métabolique et du projet de grossesse.
Repères médecin
Préciser d’emblée le projet de grossesse. Conseiller activité physique, alimentation adaptée et réduction pondérale si surpoids. Chez une patiente désirant une grossesse avec anovulation persistante, adresser ou organiser une prise en charge de l’induction de l’ovulation. Surveiller à long terme le risque métabolique et l’exposition endométriale en cas d’aménorrhée prolongée.
QH02 — Lombalgie commune — ordonnances médicamenteuses à la carte
Pathologies
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🌰 Nutshell
La lombalgie commune est une douleur lombaire sans cause grave identifiée. Cette fiche est un menu de prescriptions pour une poussée aiguë : choisir l’option correspondant à l’intensité, aux traitements déjà essayés et au terrain, sans empiler les médicaments d’une même classe. Chaque ordonnance présente une seule spécialité médicamenteuse, avec son nom commercial usuel puis sa DCI. Les médicaments sont symptomatiques et ne remplacent pas le maintien de l’activité, qui reste le traitement principal.
Diagnostic paraclinique
Le diagnostic est clinique. En l’absence de drapeau rouge, aucune imagerie ni biologie n’est indiquée lors d’une poussée aiguë, avec ou sans radiculalgie. Réévaluer si la douleur persiste, s’aggrave ou change de caractère ; une imagerie se discute en cas de drapeau rouge, de déficit neurologique, de suspicion de cause spécifique ou lorsque son résultat modifierait la prise en charge.
À ne pas manquer
Rechercher un syndrome de la queue de cheval : rétention ou incontinence urinaire, incontinence fécale, anesthésie en selle ou déficit pluriradiculaire. Une faiblesse motrice importante ou progressive, une fièvre, un état septique, une douleur nocturne croissante ou non mécanique, un cancer connu, un amaigrissement inexpliqué, une immunodépression, un usage de drogues intraveineuses, un traumatisme significatif, une corticothérapie prolongée ou un risque fracturaire imposent une évaluation orientée. Penser aussi aux causes viscérales, notamment rénale, vasculaire, gynécologique ou digestive.
Ordonnance — Douleur légère ou AINS contre-indiqué
Doliprane / Dafalgan / Efferalgan — paracétamol (ou générique) 1 g Prendre ½ à 1 comprimé par prise, en espaçant les prises d’au moins 6 heures. Maximum : 3 g par 24 heures chez l’adulte de 50 kg ou plus. Durée : 3 à 5 jours, puis réévaluation si la douleur persiste. Vérifier le poids, le foie, l’alcool, la dénutrition et tous les autres produits contenant du paracétamol. L’efficacité dans la lombalgie peut être modeste ; ne poursuivre que si le bénéfice est perceptible.
Ordonnance — AINS de première intention si terrain compatible
Advil / Nurofen / Spedifen — ibuprofène (ou générique) 400 mg Prendre 1 comprimé 2 à 3 fois par jour au cours des repas si besoin, en espaçant les prises d’au moins 6 heures. Maximum : 1 200 mg par 24 heures dans ce schéma. Durée : 3 à 5 jours. Choisir la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte. Ne pas associer à un autre AINS. Vérifier notamment grossesse, antécédent ulcéreux ou hémorragique, fonction rénale, déshydratation, insuffisance cardiaque, risque cardiovasculaire, anticoagulants et traitements IEC/ARA2/diurétiques.
Ordonnance — AINS alternatif, douleur inflammatoire importante
Profénid / Bi-Profenid — kétoprofène (ou générique) 100 mg Prendre 1 comprimé matin et soir au cours des repas. Maximum : 200 mg par 24 heures. Durée : 3 à 5 jours. Alternative à l’ibuprofène, jamais en association avec lui ni avec un autre AINS. Appliquer les mêmes vérifications digestives, rénales, cardiovasculaires, allergiques, obstétricales et médicamenteuses.
Ordonnance — AINS alternatif à demi-vie plus longue
Apranax / Naprosyne — naproxène sodique (ou générique) 550 mg Prendre 1 comprimé matin et soir au cours des repas. Maximum : 1 100 mg par 24 heures. Durée : 3 à 5 jours. Alternative aux autres AINS, jamais en association avec eux. Réduire ou éviter chez la personne âgée ou fragile et vérifier les contre-indications digestives, rénales, cardiaques, allergiques, obstétricales et les interactions.
Ordonnance — Gastroprotection si AINS et patient à risque
Mopral / Zoltum — oméprazole (ou générique) 20 mg Prendre 1 gélule le matin avant le repas pendant toute la durée du traitement par AINS. Arrêter à la fin de l’AINS sauf autre indication. À associer seulement si une gastroprotection est justifiée, notamment âge supérieur à 60 ans, antécédent d’ulcère ou d’hémorragie digestive haute, ou autre facteur de risque digestif. Vérifier les interactions, notamment avec le clopidogrel. La gastroprotection ne prévient pas les risques rénaux ou cardiovasculaires des AINS.
Ordonnance — Douleur aiguë modérée non soulagée par le palier 1
Codoliprane / Dafalgan Codéine — paracétamol 500 mg + codéine 30 mg Prendre 1 comprimé toutes les 6 heures si besoin ; exceptionnellement 2 comprimés par prise si douleur intense. Maximum : 6 comprimés par 24 heures. Durée maximale : 3 jours. Ne pas associer à un autre produit contenant du paracétamol, de la codéine ou un autre opioïde. Prévenir de la somnolence, des nausées, de la constipation, du risque respiratoire et de dépendance ; pas d’alcool ni de conduite. Prescription sur ordonnance sécurisée.
Ordonnance — Alternative opioïde courte après échec du palier 1
Izalgi — paracétamol 500 mg + poudre d’opium 25 mg Prendre 1 gélule si besoin, à renouveler après 4 à 6 heures. Maximum : 4 gélules par 24 heures. Durée : 3 jours, puis réévaluation. Ne pas associer à un autre produit contenant du paracétamol, de l’opium ou un autre opioïde. Réserver à une douleur aiguë modérée à intense non soulagée par les antalgiques non opioïdes. Risques de somnolence, constipation, rétention urinaire, dépression respiratoire, mésusage et dépendance ; pas d’alcool ni de conduite.
Ordonnance — Opioïde faible de dernier recours ambulatoire
Topalgic / Contramal — tramadol (ou générique) 50 mg Prendre 1 gélule toutes les 6 heures si besoin. Maximum retenu dans ce schéma : 200 mg par 24 heures. Durée : 3 jours, puis réévaluation. Réserver à une douleur modérée à intense après échec ou contre-indication des options non opioïdes. Ne pas associer à un autre opioïde. Vérifier risque de mésusage, insuffisance respiratoire, épilepsie, fonction rénale et hépatique, ainsi que les traitements sérotoninergiques ou abaissant le seuil convulsif. Pas d’alcool ni de conduite. Prescription sur ordonnance sécurisée.
Ordonnance — Contracture musculaire aiguë très marquée, option exceptionnelle
Miorel / Coltramyl — thiocolchicoside (ou générique) 4 mg Prendre 2 comprimés matin et soir. Maximum : 8 mg toutes les 12 heures. Durée maximale : 7 jours. La balance bénéfice-risque des myorelaxants est défavorable dans la lombalgie commune : ne retenir cette option qu’exceptionnellement pour une contracture aiguë douloureuse du rachis, après information du patient. Contre-indiqué avant 16 ans, pendant la grossesse ou l’allaitement, et chez la femme ou l’homme sans contraception efficace pendant les délais réglementaires. Éviter en cas de risque convulsif ; arrêter en cas de diarrhée importante, crise convulsive ou signe hépatique.
Repères médecin
Choisir une stratégie à la fois. Parmi les AINS, prescrire ibuprofène ou kétoprofène ou naproxène, jamais plusieurs simultanément ; utiliser la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte. L’oméprazole est une protection digestive destinée uniquement aux patients à risque et ne neutralise pas les autres dangers des AINS. Les opioïdes faibles sont des recours brefs après échec ou contre-indication des traitements non opioïdes : choisir Codoliprane ou Izalgi ou tramadol, sans les associer. Fixer dès la prescription l’objectif, la durée et l’arrêt ; rechercher somnolence, constipation, risque respiratoire, interactions et mésusage. Ne pas prescrire systématiquement de myorelaxant, corticoïde systémique, néfopam, benzodiazépine, antibiotique, vitamine D ou patch de lidocaïne pour une lombalgie commune. Les antidépresseurs et gabapentinoïdes ne sont pas indiqués dans une poussée aiguë, même avec radiculalgie ; une éventuelle utilisation relève d’une douleur radiculaire chronique à composante neuropathique évaluée spécifiquement. Les opioïdes forts n’ont pas leur place dans cette ordonnance ambulatoire courante. Encourager la poursuite des activités habituelles, éviter l’alitement et proposer une reprise progressive de l’activité physique. Rechercher précocement les facteurs de chronicisation et envisager kinésithérapie active, prise en charge biopsychosociale et réévaluation à 2 à 4 semaines si l’évolution n’est pas favorable. Compléments utiles : QO21 — Lombalgie, QO22 — Lombalgie avec irradiation / sciatalgie, QH05 — Lombosciatique, QS06 — Lombalgie commune et QC16 — Lombalgie aiguë commune.
QH03 — Acné
Pathologies
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🌰 Nutshell
Maladie inflammatoire chronique du follicule pilosébacé associant comédons, papules, pustules et parfois nodules. Évaluer rapidement le type de lésions, leur étendue, le risque cicatriciel et le retentissement psychologique. Les formes légères relèvent surtout d’un traitement local ; les formes inflammatoires modérées ou étendues peuvent nécessiter une cycline orale en association à un traitement local non antibiotique. Réévaluer l’efficacité après environ 3 mois.
À ne pas manquer
Acné nodulo-kystique ou conglobata, cicatrices précoces, retentissement psychologique majeur ou idées suicidaires, hyperandrogénie/SOPK chez la femme, éruption médicamenteuse ou diagnostic dermatologique alternatif.
Ordonnance — Acné légère à modérée à prédominance comédonienne
Adapalène 0,1 % gel Appliquer une fine couche le soir sur l’ensemble des zones acnéiques, sur peau propre et sèche. Durée : 3 mois avant évaluation de l’efficacité, puis entretien selon évolution. Commencer un soir sur deux si irritation ; photoprotection. Contre-indiqué pendant la grossesse.
Ordonnance — Acné inflammatoire légère à modérée
Peroxyde de benzoyle 2,5 à 5 % gel Appliquer une fois par jour sur les zones atteintes, initialement un jour sur deux si peau sensible. Durée : 3 mois avant réévaluation, puis selon évolution. Prévenir du caractère irritant et du risque de décoloration des textiles.
Ordonnance — Acné inflammatoire modérée ou étendue
Doxycycline 100 mg 1 comprimé par jour au cours d’un repas. Durée : jusqu’à 3 mois maximum, avec réévaluation. Associer à un traitement local non antibiotique ; photoprotection, grand verre d’eau, ne pas s’allonger dans l’heure suivant la prise ; ne pas associer à l’isotrétinoïne.
Repères médecin
Éviter l’antibiothérapie locale ou systémique en monothérapie. Vérifier grossesse/projet de grossesse avant rétinoïde topique ou cycline. Adresser en dermatologie devant forme sévère, cicatricielle, résistance à une prise en charge correctement suivie ou indication potentielle d’isotrétinoïne.
QH04 — Gastro-entérite aiguë
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
Association aiguë de diarrhée ± vomissements, nausées, crampes abdominales et parfois fièvre, le plus souvent d’origine infectieuse et spontanément résolutive. La priorité est l’évaluation de l’hydratation, de la tolérance orale et des signes de gravité. Chez l’adulte sans terrain fragile ni signe d’alarme, le diagnostic est clinique et aucun examen complémentaire n’est habituellement nécessaire.
À ne pas manquer
Déshydratation importante, hypotension ou malaise, impossibilité de boire, sang dans les selles, douleur abdominale intense ou localisée, défense, fièvre élevée persistante, sepsis, grossesse, sujet âgé ou immunodéprimé, diarrhée après antibiothérapie ou retour de voyage prolongé.
Ordonnance — Réhydratation et traitement symptomatique
Solution de réhydratation orale Boire fréquemment par petites quantités, en augmentant progressivement selon la tolérance. Durée : pendant toute la période de diarrhée ou de vomissements, jusqu’à reprise d’une hydratation et d’une alimentation normales. Paracétamol 1 g 1 comprimé jusqu’à 3 fois par jour si douleur ou fièvre. Durée : 2 à 3 jours si besoin. Maximum : 3 g/j chez l’adulte sans facteur de risque particulier.
Ordonnance — Vomissements gênant l’hydratation
Métopimazine 7,5 mg, lyophilisat oral 1 lyophilisat jusqu’à 3 fois par jour si besoin. Durée : traitement très court, généralement 1 à 2 jours. Réévaluer rapidement si vomissements persistants ou impossibilité de boire.
Repères médecin
Pas d’antibiotique systématique. Coproculture, recherche parasitaire ou bilan biologique seulement si tableau sévère, persistant, sanglant, terrain à risque, contexte épidémiologique particulier ou voyage. Conseiller reprise alimentaire précoce selon tolérance et règles d’hygiène. Orientation urgente si déshydratation sévère, sepsis, syndrome abdominal aigu ou impossibilité de réhydratation orale. Compléments pratiques Réhydratation prioritaire ; antidiarrhéiques seulement si besoin, sans cumul systématique. Lopéramide uniquement pour diarrhée aqueuse non invasive chez l’adulte, au plus 48 heures selon QM212 ; éviter si sang, fièvre ou colite suspectée. Antiemétique non systématique : vérifier risques et interactions avant toute prescription. Examens de selles ciblés : QB43. Déshydratation adulte : QS28 ; enfant : QS29, avec SRO et adaptation au poids, sans transposer les doses adultes. Diarrhée après antibiotiques : QS26 ; diarrhée persistante post-voyage : QO39/QH37. Cas groupés après repas commun : évoquer une TIAC et appliquer le signalement réglementaire. Sources : Assurance Maladie — gastro-entérite adulte ; Assurance Maladie — enfant.
QH05 — Lombosciatique
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
Lombalgie avec douleur radiculaire irradiant dans un membre inférieur, le plus souvent liée à une irritation/compression d’une racine L5 ou S1. Rechercher trajet radiculaire, paresthésies, Lasègue, déficit sensitif ou moteur et réflexes. Une lombosciatique commune sans déficit sévère ni drapeau rouge relève initialement d’un traitement conservateur ; l’imagerie n’est pas systématique à la phase aiguë.
À ne pas manquer
Syndrome de la queue de cheval avec troubles sphinctériens ou anesthésie en selle, déficit moteur sévère ou progressif, sciatique paralysante, douleur hyperalgique incontrôlable, fièvre ou infection, cancer, traumatisme, perte de poids inexpliquée.
Ordonnance — Antalgie initiale
Paracétamol 1 g 1 comprimé jusqu’à 3 fois par jour si besoin. Durée : 3 à 5 jours puis réévaluation. Maximum : 3 g/j chez l’adulte sans facteur de risque particulier.
Ordonnance — AINS si absence de contre-indication
Ibuprofène 400 mg 1 comprimé 2 à 3 fois par jour au cours des repas si besoin. Durée : 3 à 5 jours, à la dose minimale efficace. Vérifier contre-indications digestives, rénales, cardiovasculaires, grossesse et interactions.
Repères médecin
Maintenir les activités autant que possible et éviter le repos au lit prolongé. IRM urgente si suspicion de queue de cheval ou déficit neurologique sévère/progressif ; sinon imagerie surtout si symptômes persistants, atypiques ou si un geste infiltratif/chirurgical est envisagé. Réévaluer rapidement la force musculaire et les troubles sphinctériens si aggravation.
QH06 — Acné
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
L’acné est une dermatose inflammatoire chronique du follicule pilosébacé associant comédons ouverts ou fermés et, selon la sévérité, papules, pustules ou nodules. Le diagnostic est clinique ; apprécier l’étendue, la sévérité, le risque cicatriciel et le retentissement psychologique. Le traitement est progressif et nécessite plusieurs semaines avant une amélioration nette.
À ne pas manquer
Acné nodulaire sévère ou cicatricielle, retentissement psychologique important. Devant une acné féminine associée à hirsutisme, troubles des cycles ou autres signes d’hyperandrogénie, rechercher une cause sous-jacente. Penser aux diagnostics différentiels selon la présentation : rosacée, folliculite, dermatite péri-orale ou éruption médicamenteuse.
Ordonnance — Acné comédonienne
Adapalène 0,1 %, application cutanée. Appliquer une fine couche le soir sur l’ensemble des zones acnéiques, sur peau propre et sèche. Débuter un soir sur deux si irritation, puis quotidiennement selon tolérance. Durée : traitement initial 3 mois, puis réévaluation. Associer hydratant non comédogène et photoprotection. Éviter pendant la grossesse.
Ordonnance — Acné inflammatoire légère à modérée
Adapalène 0,1 % + peroxyde de benzoyle 2,5 %, gel. Appliquer une fine couche le soir sur l’ensemble des zones atteintes. Débuter progressivement si peau sensible. Durée : 3 mois puis réévaluation ; un traitement d’entretien peut être poursuivi selon l’évolution. Prévenir du risque d’irritation et de décoloration des textiles par le peroxyde de benzoyle. Éviter l’adapalène pendant la grossesse.
Repères médecin
Éviter l’antibiothérapie locale ou systémique en monothérapie et limiter sa durée lorsqu’elle est nécessaire, en l’associant notamment au peroxyde de benzoyle selon les recommandations en vigueur. Réévaluer après environ 3 mois : observance, tolérance, sévérité et cicatrices. Avis dermatologique si acné sévère, nodulaire, cicatricielle, échec d’un traitement bien conduit ou indication potentielle d’isotrétinoïne ; celle-ci nécessite un encadrement spécifique, notamment concernant le risque tératogène. Traitements locaux détaillés : adapalène QM222, peroxyde de benzoyle QM223, association QM224, acide azélaïque QM225. Options alternatives ou associées selon profil, à ne pas cumuler automatiquement. Cycline orale déjà détaillée dans QM22, durée limitée et traitement local non antibiotique associé ; pas d’association à l’isotrétinoïne. Acné sévère/cicatricielle ou résistante : QL14. Isotrétinoïne : initiation dermatologique, programme de prévention de grossesse, bilan QB46 et suivi QS31 ; information QC54. Éviter de retarder l’orientation si cicatrices rapides ou souffrance psychique. Sources : SFD — acné ; ANSM — guide médecin.
QH07 — Migraine
Pathologies
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🌰 Nutshell
La migraine est une céphalée primaire évoluant par crises, typiquement durant 4 à 72 heures, souvent unilatérales, pulsatiles, modérées à sévères et aggravées par l’activité, avec nausées et/ou photophobie-phonophobie. La migraine sans aura est évoquée lorsque ce profil est récurrent et stéréotypé ; l’aura typique associe des symptômes neurologiques focaux entièrement réversibles, le plus souvent visuels, sensitifs ou langagiers, d’installation progressive. Le diagnostic est clinique et suppose l’absence d’argument pour une céphalée secondaire.
À ne pas manquer
Céphalée en coup de tonnerre, déficit neurologique inhabituel ou persistant, fièvre/syndrome méningé, grossesse ou post-partum avec céphalée inhabituelle, cancer/immunodépression, céphalée nouvelle après 50 ans ou modification importante du profil habituel. Une aura motrice, monoculaire, très brutale, prolongée ou totalement nouvelle impose de reconsidérer le diagnostic.
Ordonnance — Crise légère à modérée
Ibuprofène 400 mg Prendre 1 comprimé dès le début de la céphalée. Une nouvelle prise peut être réalisée au minimum 6 heures plus tard si nécessaire. Maximum : 1 200 mg/j. Durée : traitement ponctuel pendant la crise, généralement 1 à 2 jours maximum. À éviter en cas de contre-indication aux AINS.
Ordonnance — Crise sévère ou échec d’un AINS
Sumatriptan 50 mg Prendre 1 comprimé dès le début de la phase céphalalgique. Si soulagement initial puis récidive, une seconde prise est possible après au moins 2 heures. Ne pas reprendre une dose pour la même crise en cas d’inefficacité complète de la première prise. Durée : traitement ponctuel le jour de la crise.
Repères médecin
Optimiser d’abord le traitement de crise et rechercher une surconsommation médicamenteuse. Les recommandations françaises privilégient un AINS pour les crises légères et un triptan pour les crises sévères ; les opioïdes sont à éviter. Envisager un traitement préventif lorsque les crises sont fréquentes, invalidantes ou conduisent à un recours fréquent aux traitements de crise. En cas de migraine avec aura, vérifier la contraception : les contraceptifs estroprogestatifs nécessitent une réévaluation du risque vasculaire et sont généralement à éviter.
QH08 — Maladie hémorroïdaire
Pathologies
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🌰 Nutshell
La maladie hémorroïdaire correspond à des manifestations symptomatiques des plexus hémorroïdaires internes ou externes : rectorragies rouge vif, procidence/prolapsus, gêne, prurit ou douleur, cette dernière étant particulièrement évocatrice d’une thrombose externe lorsqu’elle est brutale. Le diagnostic repose sur l’interrogatoire et l’examen proctologique ; toute rectorragie ne doit pas être attribuée d’emblée aux hémorroïdes. Le traitement médical est de première intention et repose surtout sur la régularisation du transit et la réduction des efforts de poussée.
À ne pas manquer
Rectorragie nécessitant une exploration colique selon l’âge, les facteurs de risque et les signes associés ; anémie, amaigrissement ou modification récente du transit ; abcès anal devant douleur pulsatile, fièvre ou tuméfaction inflammatoire ; fissure anale devant douleur déclenchée par la défécation ; thrombose hémorroïdaire externe devant tuméfaction douloureuse brutale de la marge anale. Une douleur importante n’est pas typique d’hémorroïdes internes non compliquées.
Ordonnance — Constipation ou selles dures associées
Macrogol 4000, 10 g 1 sachet par jour, à adapter à la consistance des selles. Durée : 2 à 4 semaines puis réévaluation ; poursuivre plus longtemps si constipation chronique selon le contexte. Associer hydratation suffisante, apport progressif en fibres et limitation des efforts de poussée.
Ordonnance — Poussée hémorroïdaire aiguë
Paracétamol 1 g 1 comprimé jusqu’à 3 fois par jour si douleur. Maximum : 3 g/j en automédication ou en l’absence de consigne médicale différente. Durée : quelques jours, jusqu’à amélioration. Un traitement local symptomatique peut être ajouté sur une courte durée selon douleur, inflammation et spécialité disponible ; son bénéfice reste surtout symptomatique et les preuves sont limitées.
Repères médecin
La régularisation du transit est recommandée quel que soit le stade et réduit notamment les saignements et récidives. Les veinotoniques peuvent être proposés en cure courte lors d’une poussée aiguë, avec un niveau de preuve limité. En cas de saignements ou procidence persistants malgré traitement médical, discuter traitement instrumental ou avis proctologique ; les formes avancées ou les échecs peuvent relever d’un traitement chirurgical.
QH09 — Constipation chronique de l’adulte
Pathologies
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🌰 Nutshell
La constipation chronique associe durablement une fréquence réduite des selles et/ou des difficultés d’évacuation : selles dures, efforts de poussée, sensation d’évacuation incomplète ou d’obstruction. Le diagnostic est surtout clinique après recherche de médicaments constipants, de signes d’alarme et de causes secondaires. Le traitement associe habitudes défécatoires adaptées et laxatifs, avec préférence habituelle pour un laxatif osmotique ; une constipation réfractaire ou très dyschésique peut nécessiter une exploration spécialisée.
Diagnostic paraclinique
Aucun examen n’est systématique en l’absence de signe d’alarme. Selon le contexte : NFS, TSH, calcémie, glycémie, créatinine/ionogramme ou autre bilan orienté. Une exploration endoscopique est indiquée selon les symptômes d’alarme, l’âge et les indications usuelles de dépistage. Les troubles de l’évacuation persistants peuvent relever d’explorations ano-rectales spécialisées.
À ne pas manquer
Occlusion ou subocclusion, cancer colorectal, fécalome, rectorragies inexpliquées, anémie, amaigrissement ou modification récente du transit. Rechercher une cause médicamenteuse avant d’intensifier les laxatifs.
Ordonnance — Première intention
Macrogol 4000 1 sachet par jour, à adapter progressivement pour obtenir des selles souples sans diarrhée. Durée : 2 à 4 semaines puis réévaluation ; poursuivre si nécessaire dans une constipation chronique avec adaptation à la réponse.
Ordonnance — Alternative osmotique
Lactulose 10 g/15 mL Débuter à 1 sachet par jour. Adapter entre 1 et 3 sachets/j au début puis vers 1 à 2 sachets/j en entretien selon l’efficacité et la tolérance. Durée : réévaluation après 2 à 4 semaines ; poursuivre si nécessaire en ajustant la dose. L’effet peut nécessiter 2 à 3 jours.
Ordonnance — Recours ponctuel
Bisacodyl 5 mg Prendre 1 comprimé le soir ; augmenter si nécessaire à 2 comprimés maximum par jour. Durée : traitement ponctuel et de courte durée de la constipation occasionnelle.
Repères médecin
Augmenter les fibres progressivement afin de limiter ballonnements et inconfort ; leur intérêt peut être moindre en cas de trouble d’évacuation marqué. Adapter le traitement au mécanisme dominant et à la tolérance plutôt que multiplier simultanément les laxatifs. Rechercher un fécalome devant une fausse diarrhée, notamment chez le sujet âgé ou immobilisé.
QH10 — Sinusite aiguë de l’adulte
Pathologies
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🌰 Nutshell
La plupart des symptômes « sinus » au cours d’une infection respiratoire sont viraux et évoluent favorablement sans antibiotique. Une sinusite maxillaire bactérienne devient plus probable devant au moins 2 éléments parmi : douleur infra-orbitaire persistante ou croissante malgré ≥ 48 h de traitement symptomatique, douleur typiquement unilatérale/pulsatile ou majorée tête penchée en avant, rhinorrhée purulente continue ou croissante, surtout unilatérale. Les localisations frontale, ethmoïdale ou sphénoïdale nécessitent une vigilance accrue.
À ne pas manquer
Sinusite compliquée devant œdème palpébral, exophtalmie, trouble de la mobilité oculaire ou visuel, syndrome méningé, signes neurologiques ou douleurs intenses/insomniantes : orientation hospitalière urgente. Penser à une origine dentaire devant sinusite maxillaire unilatérale avec foyer dentaire supérieur homolatéral. Réévaluer une douleur faciale atypique ou persistante : migraine/algie faciale, pathologie dentaire ou autre cause ORL.
Ordonnance — Sinusite maxillaire aiguë bactérienne probable
Amoxicilline 1 g Prendre 1 comprimé matin, midi et soir. Durée : 7 jours. Associer un traitement antalgique adapté si nécessaire et des lavages nasaux au sérum physiologique.
Ordonnance — Sinusite maxillaire d’origine dentaire ou échec sous amoxicilline
Amoxicilline + acide clavulanique 1 g/125 mg Prendre 1 comprimé matin, midi et soir. Durée : 7 jours. Rechercher et traiter parallèlement le foyer dentaire lorsqu’il est présent.
Repères médecin
Pas d’antibiotique systématique devant une rhinosinusite aiguë d’évolution favorable. L’imagerie n’est pas indiquée dans une sinusite maxillaire aiguë simple. En cas de sinusite frontale, ethmoïdale ou sphénoïdale, un avis ORL est recommandé et ne doit pas retarder la prise en charge. Réévaluer en cas d’aggravation, d’échec thérapeutique ou de tableau atypique. Les choix d’antibiotiques en cas d’allergie aux bêta-lactamines dépendent du type d’allergie et des recommandations actualisées.
QH11 — Alopécie androgénétique
Pathologies
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🌰 Nutshell
Alopécie non cicatricielle progressive liée à la miniaturisation folliculaire sur terrain génétique. Chez l’homme, elle prédomine classiquement aux golfes temporaux et au vertex ; chez la femme, l’élargissement progressif de la raie et la raréfaction centro-pariétale sont fréquents. Le diagnostic est principalement clinique devant une évolution lente, une répartition caractéristique et un cuir chevelu sans inflammation ni cicatrice.
À ne pas manquer
Chute brutale ou diffuse faisant rechercher un effluvium associé, plaques évoquant une pelade, signes inflammatoires ou disparition des orifices folliculaires évoquant une alopécie cicatricielle. Chez la femme, rechercher une hyperandrogénie si hirsutisme, acné importante, troubles menstruels ou virilisation, surtout d’apparition rapide.
Ordonnance — Minoxidil topique
Minoxidil topique, concentration adaptée au patient et à la spécialité choisie. Appliquer régulièrement sur le cuir chevelu sec dans les zones atteintes selon la posologie de la spécialité. Durée : traitement prolongé ; première évaluation de l’efficacité après environ 6 mois et poursuite tant que le bénéfice est recherché et la tolérance satisfaisante.
Ordonnance — Finastéride chez l’homme
Chez l’homme de 18 à 41 ans, forme peu évoluée, après décision partagée : Finastéride 1 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; évaluer l’efficacité après environ 6 mois, parfois jusqu’à 12 mois, puis poursuivre tant que le bénéfice est recherché et la tolérance satisfaisante. Attestation officielle annuelle d’information partagée cosignée obligatoire pour prescription/délivrance, QF05. Informer avant prescription des effets indésirables sexuels possibles et du risque de troubles de l’humeur ; arrêter le finastéride 1 mg et demander un avis médical en cas de symptômes psychiatriques.
Repères médecin
Le minoxidil peut provoquer une augmentation transitoire de la chute au début ; son efficacité est lente et variable. Le bénéfice du minoxidil comme du finastéride régresse progressivement après l’arrêt. Le finastéride 1 mg concerne l’alopécie androgénétique masculine et ne doit pas être transposé à la femme, notamment en cas de grossesse ou possibilité de grossesse. Avant prescription, discuter explicitement bénéfices attendus, effets sexuels et antécédents psychiatriques ; tenir compte également de la diminution du PSA sous traitement. Les informations de sécurité du finastéride ayant évolué, vérifier les recommandations et documents d’information actualisés. Voir QM235 pour minoxidil 2 %/5 % selon spécialité, QM65 pour finastéride et QS37 pour suivi et demande de minoxidil oral hors AMM. Pas de bilan biologique systématique d’une forme typique ; bilan orienté si chute diffuse associée ou signes endocriniens, QB26. Sources : SFD — examens et traitements ; RCP finastéride 1 mg.
QH12 — Effluvium télogène
Pathologies
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🌰 Nutshell
Chute diffuse non cicatricielle liée au passage synchronisé d’un nombre important de follicules en phase télogène. Elle apparaît typiquement quelques semaines à quelques mois après un facteur déclenchant : accouchement, maladie fébrile ou aiguë, chirurgie, perte pondérale importante, restriction alimentaire, carence ou modification médicamenteuse. Le cuir chevelu reste d’aspect normal. L’évolution est généralement favorable après correction ou disparition du facteur déclenchant, mais la récupération de densité est lente.
Diagnostic paraclinique
Aucun bilan systématique si un facteur déclenchant évident explique un épisode typique. Selon le contexte, rechercher notamment anémie/carence martiale et dysthyroïdie ; compléter uniquement selon l’interrogatoire, le terrain et les signes associés.
À ne pas manquer
Alopécie androgénétique sous-jacente révélée par l’effluvium, carence martiale, dysthyroïdie, médicament causal ou restriction alimentaire importante. Reconsidérer le diagnostic devant plaques, cheveux cassés, inflammation, cicatrice, chute persistante sans facteur déclenchant ou évolution atypique.
Repères médecin
Rechercher un événement déclenchant dans les mois précédant le début de la chute plutôt que seulement dans les jours précédents. Expliquer le décalage entre l’événement et la chute ainsi que la lenteur de la repousse. Éviter les supplémentations systématiques sans carence documentée ou contexte justifiant leur prescription. Une persistance prolongée ou une présentation atypique justifie une réévaluation et éventuellement un avis dermatologique.
QH13 — Pelade
Pathologies
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🌰 Nutshell
Alopécie auto-immune non cicatricielle donnant typiquement une ou plusieurs plaques glabres, bien limitées, à peau d’aspect normal. Le cuir chevelu est le plus souvent atteint, mais barbe, sourcils, cils et autres zones pileuses peuvent l’être. Des cheveux courts en « point d’exclamation » et des anomalies unguéales peuvent soutenir le diagnostic. L’évolution est imprévisible, avec repousse spontanée possible mais récidives fréquentes.
À ne pas manquer
Teigne devant squames, inflammation ou cheveux cassés ; trichotillomanie devant cheveux de longueurs différentes et contours irréguliers ; alopécie cicatricielle si disparition des orifices folliculaires. Évaluer l’étendue, l’atteinte des sourcils/cils ou des ongles et le retentissement psychologique.
Repères médecin
Une pelade limitée et typique peut être reconnue cliniquement. L’avis dermatologique est particulièrement utile si atteinte étendue ou rapidement progressive, atteinte importante des sourcils/cils, diagnostic incertain ou demande thérapeutique. Les traitements dépendent fortement de l’étendue, de l’âge et de l’évolution ; les options des formes sévères évoluent rapidement et doivent être vérifiées dans les recommandations actualisées. Ne pas multiplier les bilans auto-immuns sans indication clinique.
QH14 — Alopécies cicatricielles — repérage
Pathologies
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🌰 Nutshell
Les alopécies cicatricielles correspondent à une destruction irréversible des follicules. En médecine générale, l’objectif est surtout de les reconnaître précocement : zones dépilées avec disparition des orifices folliculaires, parfois associées à érythème, squames périfolliculaires, pustules, croûtes, douleur, prurit ou brûlures. La perte déjà cicatricielle ne repousse généralement pas ; contrôler rapidement la maladie active peut limiter son extension.
À ne pas manquer
Ne pas confondre avec une alopécie androgénétique, une pelade ou une traction non cicatricielle. Une évolution rapide, des symptômes inflammatoires, des pustules ou une extension des zones cicatricielles justifient une évaluation dermatologique rapide. Certaines formes peuvent être associées à une maladie inflammatoire ou auto-immune, mais un bilan systématique non orienté n’est pas indiqué.
Repères médecin
Photographier les zones atteintes peut aider à documenter la progression. Adresser en dermatologie devant toute suspicion : la dermoscopie et, selon le tableau, une biopsie du cuir chevelu peuvent être nécessaires pour préciser le diagnostic. Éviter de retarder l’avis spécialisé par des essais thérapeutiques successifs lorsque les signes évoquent une destruction folliculaire.
QH15 — Dysfonction érectile
Pathologies
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🌰 Nutshell
La dysfonction érectile est une difficulté persistante ou récurrente à obtenir ou maintenir une érection suffisante pour une activité sexuelle satisfaisante. Elle est fréquemment multifactorielle, avec une forte association aux facteurs vasculaires et métaboliques. Une installation progressive et constante avec disparition des érections spontanées oriente davantage vers une composante organique ; une variabilité importante avec érections spontanées conservées peut suggérer une composante psychogène, sans opposition absolue entre les deux. La prise en charge associe évaluation cardiovasculaire, correction des facteurs modifiables et traitement symptomatique.
Diagnostic paraclinique
Selon le terrain : glycémie ou HbA1c, bilan lipidique et testostéronémie totale matinale. Compléter un résultat hormonal abaissé ou discordant selon le contexte avant de retenir un hypogonadisme. Les explorations spécialisées ne sont pas systématiques.
À ne pas manquer
La DE peut précéder la manifestation clinique d’une maladie cardiovasculaire. Rechercher facteurs de risque et symptômes à l’effort avant prescription. Vérifier systématiquement l’absence de dérivés nitrés avant un IPDE5. Rechercher une cause médicamenteuse, un hypogonadisme si signes évocateurs, une maladie de La Peyronie ou une cause neurologique selon le tableau.
Ordonnance — Traitement à la demande par sildénafil
Sildénafil 50 mg Prendre 1 comprimé environ 1 heure avant l’activité sexuelle prévue, au maximum 1 prise par jour. Une stimulation sexuelle est nécessaire. Durée : traitement à la demande ; réévaluer efficacité et tolérance après plusieurs essais correctement réalisés.
Ordonnance — Traitement à la demande par tadalafil
Tadalafil 10 mg Prendre 1 comprimé avant l’activité sexuelle prévue, au maximum 1 prise par jour. Une stimulation sexuelle est nécessaire. Durée : traitement à la demande ; réévaluer efficacité et tolérance après plusieurs essais correctement réalisés.
Repères médecin
Avant de conclure à l’échec d’un IPDE5, vérifier dose, délai de prise, stimulation sexuelle et nombre suffisant d’essais. Le sildénafil peut être moins efficace après un repas riche en graisses ; le tadalafil offre une fenêtre d’action plus prolongée. Ne jamais associer un IPDE5 aux dérivés nitrés. Une prise en charge sexologique ou psychologique peut être utile, seule ou associée au traitement somatique.
QH16 — Hypercholestérolémie / dyslipidémie
Pathologies
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🌰 Nutshell
L’élévation du LDL-cholestérol augmente le risque cardiovasculaire athéroscléreux. La décision dépend du risque global et de la baisse de LDL-C nécessaire. Les mesures hygiéno-diététiques accompagnent le traitement ; une statine à la dose maximale tolérée reste la base lorsqu’un médicament est indiqué.
Diagnostic paraclinique
Confirmer par cholestérol total, LDL-C, HDL-C et triglycérides. Rechercher selon le terrain diabète, hypothyroïdie, atteinte rénale, syndrome néphrotique, cholestase, alcool et médicaments en cause. ALAT avant statine ; CPK seulement si symptômes ou risque musculaire. Mesurer la Lp(a) au moins une fois chez l’adulte si le résultat peut affiner le risque, particulièrement en cas d’histoire familiale ou de décision proche d’un seuil.
À ne pas manquer
Évoquer une hypercholestérolémie familiale devant LDL-C ≥ 1,90 g/L, maladie cardiovasculaire prématurée personnelle ou familiale, xanthomes tendineux ou apparentés atteints. Une maladie cardiovasculaire établie, un diabète, une maladie rénale chronique ou une hypercholestérolémie familiale sortent du simple calcul SCORE2. Des triglycérides très élevés exposent à la pancréatite et relèvent d’une stratégie spécifique.
Ordonnances « à la carte » — une seule option à choisir
### Première intention, baisse modérée recherchée Atorvastatine 10 mg (Tahor ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; bilan lipidique et tolérance après 4 à 12 semaines. Repère médecin : QM66. ### Risque élevé ou forte baisse nécessaire Atorvastatine 40 mg (Tahor ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; contrôle après 4 à 12 semaines. Repère médecin : QM66. ### Sujet âgé, insuffisance rénale modérée ou risque musculaire Rosuvastatine 5 mg (Crestor ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; adapter à la réponse et au DFG. Repère médecin : QM67. ### Forte baisse du LDL-C Rosuvastatine 20 mg (Crestor ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; contrôle après 4 à 12 semaines. Repère médecin : QM67. ### Polymédication ou interactions avec le CYP3A4 Pravastatine 20 mg (Elisor, Vasten ou générique) Prendre 1 comprimé le soir. Durée : traitement prolongé ; adapter jusqu’à 40 mg selon l’objectif et la tolérance. Repère médecin : QM150. ### Renouvellement d’un traitement stable sélectionné Simvastatine 20 mg (Zocor ou générique) Prendre 1 comprimé le soir. Durée : traitement prolongé ; vérifier les interactions avant prescription. Repère médecin : QM151. ### LDL-C non contrôlé sous statine maximale tolérée Ézétimibe 10 mg (Ezetrol ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour, en complément du traitement en cours. Durée : traitement prolongé ; contrôle après quelques semaines. Repère médecin : QM68. ### Statine contre-indiquée ou réellement intolérée Ézétimibe 10 mg (Ezetrol ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; réévaluer l’objectif et la réponse. Repère médecin : QM68 et QS23. ### Simplification d’une association atorvastatine–ézétimibe déjà indiquée Ézétimibe 10 mg + atorvastatine 20 mg (Liptruzet ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; choisir le dosage correspondant aux doses déjà nécessaires. Repère médecin : QM152. ### Simplification d’une association rosuvastatine–ézétimibe déjà équilibrée Rosuvastatine 10 mg + ézétimibe 10 mg (Liporosa ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; substitution aux mêmes doses. Repère médecin : QM153. ### Intolérance ou contre-indication aux statines, objectif non atteint Acide bempédoïque 180 mg (Nilemdo) Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; vérifier indication, uricémie et antécédents tendineux. Repère médecin : QM154. ### Intolérance aux statines et ézétimibe seul insuffisant Acide bempédoïque 180 mg + ézétimibe 10 mg (Nustendi) Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; prescription selon indication et conditions de prise en charge. Repère médecin : QM155. ### Très haut risque ou hypercholestérolémie familiale non contrôlée Évolocumab 140 mg (Repatha) Injecter 1 stylo par voie sous-cutanée toutes les 2 semaines. Durée : traitement prolongé ; initiation et renouvellement selon règles en vigueur. Repère médecin : QM156. ### Très haut risque ou hypercholestérolémie familiale non contrôlée Alirocumab 75 mg (Praluent) Injecter 1 stylo par voie sous-cutanée toutes les 2 semaines. Durée : traitement prolongé ; dose adaptée à la réponse et règles de prescription. Repère médecin : QM157. ### Recours spécialisé avec administration semestrielle Inclisiran 284 mg (Leqvio) 1 injection sous-cutanée initiale, à 3 mois, puis tous les 6 mois par un professionnel de santé. Durée : traitement prolongé ; vérifier indication et prise en charge. Repère médecin : QM158. ### Alternative lorsque les traitements usuels sont inadaptés Cholestyramine 4 g (Questran) Prendre 1 sachet trois fois par jour au moment des repas, dilué dans un liquide. Durée : selon réponse et tolérance ; espacer les autres médicaments. Repère médecin : QM159. ### Hypertriglycéridémie sévère sélectionnée Fénofibrate 160 mg (Lipanthyl ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour au cours d’un repas. Durée : selon réponse ; corriger les causes secondaires et contrôler fonction rénale et tolérance. Repère médecin : QM160. ### Risque cardiovasculaire élevé avec triglycérides persistants sous statine Icosapent éthyl 998 mg (Vazkepa) Prendre 2 capsules matin et soir, pendant ou après un repas. Durée : traitement prolongé ; vérifier critères d’indication et risque hémorragique ou rythmique. Repère médecin : QM161.
Repères médecin
Objectifs ESC usuels de LDL-C : risque faible < 1,16 g/L ; modéré < 1,00 g/L ; élevé < 0,70 g/L avec baisse ≥ 50 % ; très élevé < 0,55 g/L avec baisse ≥ 50 %. Vérifier observance, causes secondaires et tolérance avant toute intensification. En cas de symptômes musculaires, suivre QS23 et éviter de conclure trop vite à une intolérance complète. Grossesse, projet de grossesse, allaitement, hypercholestérolémie familiale ou échec d’une stratégie maximale : avis spécialisé selon le contexte. Voir QR06, QB08, QB15, QC49, QL12 et QO27. ESC/EAS — Focused Update of the Guidelines for dyslipidaemias, 2025
QH17 — Infections respiratoires hautes — ordonnances symptomatiques à la carte
Pathologies
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🌰 Nutshell
Les infections respiratoires hautes sont le plus souvent virales et guérissent spontanément. Cette fiche est un menu de prescriptions : choisir uniquement l’ordonnance correspondant au symptôme dominant et au terrain, sans empiler les traitements. Chaque ordonnance contient une seule spécialité médicamenteuse, présentée par son nom commercial usuel puis sa DCI ; les marques sont des exemples et peuvent être remplacées par un générique ou un équivalent adapté. Les antibiotiques ne sont proposés que lorsqu’une infection bactérienne est suffisamment documentée.
Diagnostic paraclinique
Pas d’examen systématique dans une rhinopharyngite simple. En cas d’angine chez l’adulte, utiliser le score de Mac Isaac puis réaliser un TDR streptococcique si le score est ≥ 2 ; ne prescrire un antibiotique que si le TDR est positif. Un test SARS-CoV-2 ou grippe ne se justifie que si son résultat modifie la conduite à tenir, notamment chez une personne fragile ou dans un contexte épidémique. En cas de suspicion de sinusite bactérienne, appliquer les critères cliniques de QH10 — Sinusite aiguë de l’adulte.
À ne pas manquer
Dyspnée, stridor, désaturation, douleur thoracique, altération importante de l’état général, déshydratation, trouble de conscience, purpura, raideur méningée ou aggravation rapide imposent une évaluation urgente. Rechercher une complication ORL devant trismus, voix étouffée, hypersialorrhée, tuméfaction cervicale, douleur unilatérale intense, œdème palpébral, trouble visuel ou neurologique. Réévaluer une fièvre persistante, une amélioration suivie d’une rechute, une symptomatologie prolongée, ainsi que tout patient immunodéprimé, très âgé, enceinte ou porteur d’une maladie cardio-respiratoire.
Ordonnance — Fièvre, céphalées ou douleurs
Doliprane / Dafalgan / Efferalgan — paracétamol (ou générique) 1 g Prendre ½ à 1 comprimé par prise en espaçant les prises d’au moins 6 heures. Maximum : 3 g par 24 heures chez l’adulte de 50 kg ou plus. Durée maximale sans réévaluation : 3 jours pour la fièvre, 5 jours pour la douleur. Vérifier le poids, le foie, l’alcool, la dénutrition et tous les autres produits contenant du paracétamol.
Ordonnance — Nez encombré ou rhinorrhée banale
Physiodose / Stérimar isotonique — solution saline nasale (ou équivalent) Effectuer un lavage de chaque narine 3 à 6 fois par jour, puis se moucher doucement. Durée : 5 à 7 jours, renouvelable si besoin. Privilégier cette option chez l’enfant, la femme enceinte, la personne âgée ou en cas de comorbidités cardiovasculaires.
Ordonnance — Obstruction nasale majeure, option exceptionnelle
Aturgyl — oxymétazoline (ou générique si disponible) Adulte et adolescent de plus de 15 ans : 1 pulvérisation dans chaque narine, 2 à 3 fois par jour. Durée : 3 jours maximum. Réserver à une obstruction très gênante après échec des lavages. Ne pas associer à un autre vasoconstricteur. Contre-indiqué notamment en cas d’HTA sévère ou mal contrôlée, antécédent d’AVC, maladie coronaire sévère, glaucome à angle fermé, risque de rétention urinaire, phéochromocytome, antécédents convulsifs, grossesse ou allaitement, et avec certains sympathomimétiques ou IMAO. Arrêter en cas de céphalée inhabituelle, palpitations ou signe neurologique. Vérifier la disponibilité de la spécialité.
Ordonnance — Rhinite allergique ou composante inflammatoire nasale
Nasonex — mométasone (ou générique) 50 µg/dose Adulte et adolescent à partir de 12 ans : 2 pulvérisations dans chaque narine une fois par jour. Après contrôle, réduire à 1 pulvérisation dans chaque narine une fois par jour. Durée indicative : 2 à 4 semaines ou pendant la période d’exposition allergénique. Cette prescription vise une rhinite allergique identifiée, non un simple rhume viral. Expliquer la technique, l’effet retardé et l’orientation du jet vers la paroi externe de la narine.
Ordonnance — Éternuements, prurit et rhinorrhée allergique
Zyrtec / Virlix — cétirizine (ou générique) 10 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée indicative : 7 à 14 jours ou pendant l’exposition. Adapter à la fonction rénale. Prévenir d’une somnolence possible et de la prudence pour la conduite.
Ordonnance — Mal de gorge peu intense, sans signe de gravité
Hexaspray — biclotymol 2,5 % Adulte ou adolescent : 2 pulvérisations dans la bouche, 3 fois par jour. Durée : 5 jours maximum. Traitement local de confort uniquement. Réévaluer si fièvre importante, douleur croissante, gêne à la déglutition ou persistance.
Ordonnance — Toux sèche gênante
Tussidane / Pulmodexane — dextrométhorphane (ou générique) Pour une solution dosée à 1,5 mg/mL chez l’adulte : 15 mL par prise, 3 à 4 fois par jour si nécessaire, en espaçant les prises d’au moins 4 heures. Maximum : 90 mL par 24 heures. Durée : 5 jours maximum. Uniquement pour une toux sèche non productive. Ne pas associer à un expectorant ni à un autre antitussif. Vérifier les interactions, notamment avec les médicaments sérotoninergiques ou IMAO, et éviter en cas d’insuffisance respiratoire, d’asthme non contrôlé ou d’allaitement.
Ordonnance — Toux sèche surtout nocturne, alternative sédative
Toplexil — oxomémazine Adulte : 10 mL le soir au coucher. Une prise supplémentaire ne peut être envisagée qu’en respectant la notice et sans dépasser 4 prises par jour. Durée : 5 jours maximum. Alternative au dextrométhorphane, jamais en association avec lui. Effet sédatif et anticholinergique : pas d’alcool ni de conduite ; prudence majeure chez la personne âgée et contre-indications à vérifier, notamment glaucome à angle fermé et risque de rétention urinaire.
Ordonnance — Toux productive avec expectoration difficile
Mucomyst / Exomuc — acétylcystéine (ou générique) 200 mg Prendre 1 sachet matin, midi et vers 16 heures, dissous dans un verre d’eau. Durée : 5 jours maximum. Boire suffisamment. Ne pas prendre le soir ni associer à un antitussif. À réserver à des sécrétions réellement difficiles à évacuer ; arrêter et réévaluer en cas d’encombrement accru ou de gêne respiratoire.
Ordonnance — Sifflements avec bronchospasme chez un patient asthmatique
Ventoline — salbutamol (ou équivalent) 100 µg/dose Inhaler 1 à 2 bouffées lors des symptômes, idéalement avec une chambre d’inhalation. Si nécessaire, répéter quelques minutes plus tard. Ne pas dépasser habituellement 8 bouffées par jour sans avis médical. Ce traitement n’est pas indiqué pour une toux virale isolée. Poursuivre le traitement de fond de l’asthme. Une efficacité insuffisante, brève, ou un besoin croissant impose une réévaluation rapide.
Ordonnance — Angine streptococcique documentée
Clamoxyl — amoxicilline (ou générique) 1 g Prendre 1 comprimé matin et soir. Durée : 6 jours. Uniquement après TDR streptococcique positif chez l’adulte. Vérifier l’allergie aux bêta-lactamines, la fonction rénale, la grossesse et les interactions. Ne pas utiliser pour une rhinopharyngite virale.
Ordonnance — Sinusite maxillaire d’origine dentaire ou échec sous amoxicilline
Augmentin — amoxicilline/acide clavulanique (ou générique) 1 g/125 mg Prendre 1 dose matin, midi et soir au début du repas. Durée : 7 jours. Réserver aux indications bactériennes précises de QH10 — Sinusite aiguë de l’adulte, notamment origine dentaire ou échec documenté sous amoxicilline. Rechercher et traiter le foyer dentaire ; vérifier allergie et fonction rénale.
Repères médecin
Composer l’ordonnance selon le symptôme dominant et le terrain : il n’est pas attendu de prescrire plusieurs lignes de cette fiche au même patient. Pour la toux, choisir au maximum une stratégie : dextrométhorphane ou oxomémazine pour une toux sèche réellement gênante ; acétylcystéine seulement pour une toux productive avec expectoration difficile. Ne jamais associer mucolytique et antitussif. L’oxymétazoline est une option exceptionnelle, de très courte durée et soumise à prescription ; les contre-indications sont nombreuses et un usage prolongé expose à une congestion de rebond. Éviter les vasoconstricteurs oraux à base de pseudoéphédrine et toute association de vasoconstricteurs. Pas d’antibiotique pour une rhinopharyngite aiguë. L’amoxicilline ou l’amoxicilline/acide clavulanique ne doivent être utilisées que pour une indication bactérienne documentée et selon la fiche dédiée. Éviter également la corticothérapie systémique, les AINS de routine et l’accumulation de traitements de confort sans bénéfice attendu. Compléments utiles : QS03 — Toux aiguë, QS04 — Mal de gorge / angine, QS11 — Nez bouché / rhinorrhée, QH10 — Sinusite aiguë de l’adulte et QR03 — Score de Mac Isaac / Centor modifié.
QH18 — Allergies — ordonnances à la carte selon symptômes et terrain
Pathologies
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🌰 Nutshell
Menu de traitements des manifestations allergiques usuelles : choisir selon l’organe atteint, la gêne et le terrain. Chaque ordonnance contient un seul médicament ; les options d’une même famille sont des alternatives. Une anaphylaxie relève immédiatement de l’adrénaline et des secours.
Diagnostic paraclinique
Diagnostic généralement clinique. Prick-tests ou IgE spécifiques ciblées si symptômes persistants, allergène incertain, suspicion alimentaire/médicamenteuse ou projet de désensibilisation ; une sensibilisation biologique seule ne prouve pas l’allergie. Pas de panel alimentaire ni d’IgG alimentaires de routine. Patch-tests si eczéma de contact suspecté ; exploration respiratoire si symptômes d’asthme. L’urticaire chronique spontanée n’est habituellement pas une allergie alimentaire et ne justifie pas un bilan allergologique systématique. Voir les recommandations SFD sur l’urticaire.
À ne pas manquer
Difficulté respiratoire, voix modifiée, gonflement lingual ou laryngé, malaise/hypotension, ou atteinte rapide de plusieurs organes après exposition : suspecter une anaphylaxie, injecter l’adrénaline IM et appeler le 15/112. Les signes cutanés peuvent manquer. Un antihistaminique, un corticoïde ou un bronchodilatateur ne remplace jamais l’adrénaline. Ne pas faire marcher ni se relever le patient ; allonger, adapter la position à la respiration, décubitus latéral gauche si grossesse. Voir le RCP de l’adrénaline auto-injectable. Œil douloureux, photophobie, baisse visuelle ou rougeur unilatérale marquée : examen ophtalmologique rapide. Éruption fébrile avec décollement, douleur cutanée ou atteinte muqueuse : urgence. Angio-œdème sans urticaire, notamment sous IEC : évoquer un mécanisme bradykinique et adresser en urgence si atteinte des voies aériennes.
Ordonnance — Éternuements, nez qui coule, prurit ou urticaire simple : desloratadine
Aerius — desloratadine 5 mg (ou générique) Adulte et adolescent à partir de 12 ans : prendre 5 mg par voie orale une fois par jour. Durée initiale : 7 à 14 jours ; poursuivre pendant l’exposition si rhinite persistante, avec réévaluation à 2 à 4 semaines. Repère médecin : anti-H1 de deuxième génération ; prudence en insuffisance rénale sévère ou antécédent convulsif. RCP desloratadine.
Ordonnance — Rhinite ou urticaire simple : cétirizine
Zyrtec / Virlix — cétirizine 10 mg (ou générique) Adulte : prendre 10 mg par voie orale une fois par jour. Durée initiale : 7 à 14 jours ; en cas de rhinite, poursuite possible pendant l’exposition, puis réévaluation à 2 à 4 semaines. Repère médecin : somnolence possible, éviter alcool et conduite si vigilance altérée ; adapter à la fonction rénale. Prudence si rétention urinaire ou épilepsie. RCP cétirizine.
Ordonnance — Rhinite persistante ou urticaire : lévocétirizine, alternative
Xyzall — lévocétirizine 5 mg (ou générique) Adulte : prendre 5 mg par voie orale une fois par jour. Durée : 14 jours, puis réévaluation ; poursuite selon exposition ou activité de l’urticaire. Repère médecin : ne pas associer à la cétirizine ; somnolence possible et adaptation rénale propre à cette molécule, différente de celle de la cétirizine. RCP Xyzall.
Ordonnance — Rhinite ou urticaire chronique, notamment insuffisance rénale : loratadine
Clarityne — loratadine 10 mg (ou générique) Adulte : prendre 10 mg par voie orale une fois par jour. Durée : 14 jours, puis réévaluation ; poursuivre si exposition ou urticaire persistante. Repère médecin : pas d’adaptation rénale usuelle selon le RCP ; si insuffisance hépatique sévère, dose initiale de 10 mg tous les deux jours. Somnolence rare mais possible, y compris chez la personne âgée. RCP loratadine.
Ordonnance — Rhinoconjonctivite ou urticaire, vigilance professionnelle : bilastine
Bilaska / Inorial — bilastine 20 mg (ou générique) Adulte : prendre 20 mg par voie orale une fois par jour avec de l’eau, au moins 1 heure avant ou 2 heures après un repas ou un jus de fruits. Durée : 14 jours, puis réévaluation ; poursuite pendant l’exposition ou selon l’urticaire. Repère médecin : option peu sédative, sans garantie individuelle pour la conduite. Vérifier interactions, notamment inhibiteurs de la P-gp en insuffisance rénale modérée à sévère, et facteurs de risque d’allongement du QT. RCP bilastine.
Ordonnance — Rhinite allergique saisonnière, alternative peu sédative : fexofénadine
Telfast — fexofénadine 120 mg (ou générique) Adulte : prendre 120 mg par voie orale une fois par jour avec de l’eau. Durée : pendant la période symptomatique d’exposition ; réévaluation à 2 à 4 semaines. Repère médecin : espacer d’au moins 2 heures les antiacides contenant aluminium ou magnésium ; vérifier la tolérance avant la conduite. RCP fexofénadine 120 mg.
Ordonnance — Prurit d’urticaire chronique : fexofénadine
Telfast — fexofénadine 180 mg (ou générique) Adulte : prendre 180 mg par voie orale une fois par jour avec de l’eau. Durée initiale : 4 semaines, puis réévaluer le contrôle et la nécessité de poursuivre. Repère médecin : dosage destiné à l’urticaire chronique ; ne pas cumuler avec le 120 mg. Prudence si antécédents cardiovasculaires, tachycardie ou palpitations. RCP Telfast 180 mg.
Ordonnance — Rhinite ou urticaire : ébastine, autre alternative
Kestin — ébastine 10 mg (ou générique) Adulte : prendre 10 mg par voie orale une fois par jour. Durée : 14 jours, puis réévaluation selon symptômes et exposition. Repère médecin : contrôler QT, kaliémie si contexte à risque et interactions, notamment macrolides et azolés. Ne pas dépasser 10 mg/j en insuffisance hépatique sévère. RCP Kestin.
Ordonnance — Cétirizine chez l’adulte avec clairance de créatinine de 30 à 49 mL/min
Zyrtec / Virlix — cétirizine 5 mg (ou générique, forme adaptée) Prendre 5 mg par voie orale une fois par jour. Durée : 7 à 14 jours, puis réévaluation. Repère médecin : utiliser la clairance et le RCP de la spécialité délivrée. Pour le RCP cité : entre 10 et 29 mL/min, 5 mg tous les deux jours ; en dessous de 10 mL/min ou sous dialyse, contre-indiqué. Ne pas transposer ce schéma à l’enfant. RCP et tableau rénal.
Ordonnance — Urticaire gênante pendant la grossesse
Aerius — desloratadine 5 mg (ou générique) Prendre 5 mg par voie orale une fois par jour. Durée initiale : 7 à 14 jours ; réévaluer avant prolongation. Repère médecin : option disposant de recul, retenue par la SFD pour l’urticaire pendant la grossesse, après évaluation individuelle. Ne pas majorer automatiquement les doses ; confronter au RCP et à l’avis tératologique si situation complexe. SFD, grossesse, actualisation janvier 2026.
Ordonnance — Rhinite ou urticaire chez une mère qui allaite
Clarityne — loratadine 10 mg (ou générique) Prendre 10 mg par voie orale une fois par jour. Durée initiale : 7 jours, puis réévaluer si poursuite nécessaire. Repère médecin : option préférée par le NHS SPS pour un nourrisson né à terme et en bonne santé ; surveiller somnolence, tétées et prise de poids. Avis spécifique si prématurité, nouveau-né fragile ou polymédication. Cette appréciation spécialisée est plus permissive que certains RCP français. SPS, antihistaminiques et allaitement.
Ordonnance — Rhinite allergique ou urticaire de l’enfant de 1 à 5 ans
Aerius — desloratadine (ou générique, forme adaptée) Donner 1,25 mg par voie orale une fois par jour. Durée initiale : 5 à 7 jours, puis réévaluation ; poursuite uniquement si indication confirmée. Repère médecin : confirmer le mécanisme allergique, surtout avant 2 ans ; prudence si antécédent convulsif. Dose d’AMM par tranche d’âge, à ne pas convertir en une dose universelle en mg/kg. Le pharmacien adapte la forme. RCP pédiatrique desloratadine.
Ordonnance — Rhinite allergique ou urticaire de l’enfant de 6 à 11 ans
Aerius — desloratadine (ou générique, forme adaptée) Donner 2,5 mg par voie orale une fois par jour. Durée initiale : 7 jours, puis réévaluation ; poursuite selon exposition et symptômes. Repère médecin : dose fixe d’AMM par âge ; ne pas utiliser la dose adulte. RCP pédiatrique desloratadine.
Ordonnance — Nez bouché dominant ou rhinite persistante : mométasone
Nasonex — mométasone 50 µg/dose (ou générique) Adulte et adolescent à partir de 12 ans : 2 pulvérisations dans chaque narine une fois par jour ; après contrôle, réduire à 1 pulvérisation par narine et par jour. Durée : 2 à 4 semaines, puis maintien à la dose minimale efficace pendant l’exposition si nécessaire. Repère médecin : effet progressif, utilisation régulière. Jet vers la paroi externe ; éviter si infection locale non traitée ou chirurgie/traumatisme nasal non cicatrisé. RCP Nasonex.
Ordonnance — Obstruction allergique nasale chez l’enfant de 3 à 11 ans
Nasonex — mométasone 50 µg/dose (ou générique) Faire 1 pulvérisation dans chaque narine une fois par jour sous surveillance d’un adulte. Durée initiale : 2 semaines, puis réévaluation ; poursuivre selon exposition à la dose minimale efficace. Repère médecin : dose locale par âge, sans calcul en mg/kg. Surveiller croissance et exposition totale aux corticoïdes si traitement prolongé. RCP Nasonex.
Ordonnance — Obstruction nasale : fluticasone furoate, alternative
Avamys — furoate de fluticasone 27,5 µg/pulvérisation Adulte et adolescent à partir de 12 ans : 2 pulvérisations dans chaque narine une fois par jour ; réduire à 1 pulvérisation par narine et par jour après contrôle. Durée : 2 à 4 semaines, puis poursuite pendant l’exposition si nécessaire. Repère médecin : ne pas confondre avec le propionate de fluticasone et ses dosages. Attention aux inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat. RCP Avamys, EMA.
Ordonnance — Rhinite persistante : budésonide nasal, alternative
Rhinocort — budésonide 64 µg/dose (ou générique) Adulte : 2 pulvérisations dans chaque narine le matin, soit 256 µg/j. Après contrôle, réduire à la dose minimale efficace. Durée : 2 à 4 semaines ; poursuite selon exposition, après réévaluation. Repère médecin : vérifier épistaxis, troubles de coagulation, infection et interactions avec inhibiteurs puissants du CYP3A4. RCP budésonide nasal, RCP Rhinocort.
Ordonnance — Éternuements et rhinorrhée isolés : antihistaminique nasal
Allergodil — azélastine 0,127 mg/dose, spray nasal Adulte : 1 pulvérisation dans chaque narine matin et soir. Durée initiale : 7 à 14 jours ; poursuite pendant l’exposition si nécessaire, réévaluation à 2 à 4 semaines. Repère médecin : amertume, irritation et somnolence possibles ; garder la tête légèrement inclinée vers l’avant. Ne pas confondre spray nasal et collyre. RCP Allergodil nasal.
Ordonnance — Rhinite modérée à sévère insuffisamment contrôlée par un seul traitement nasal
Dymista — azélastine 137 µg / propionate de fluticasone 50 µg par pulvérisation (ou générique si disponible) Adulte et adolescent à partir de 12 ans : 1 pulvérisation dans chaque narine matin et soir, régulièrement. Durée : pendant l’exposition ; contrôler efficacité et tolérance après 2 à 4 semaines. Repère médecin : une seule spécialité, mais deux substances actives. Réserver à l’insuffisance d’un anti-H1 nasal ou d’un corticoïde nasal seul ; remplacer le spray précédent pour éviter le doublon. RCP Dymista.
Ordonnance — Yeux qui grattent et larmoient : kétotifène sans conservateur
Zalerg — kétotifène 0,25 mg/mL, collyre sans conservateur Adulte et enfant à partir de 3 ans : 1 goutte dans chaque œil atteint matin et soir. Durée initiale : 7 à 14 jours ; réévaluer si absence d’amélioration en quelques jours et avant prolongation. Repère médecin : utile si intolérance aux conservateurs. Retirer les lentilles pendant la poussée ; fermer les paupières et comprimer l’angle interne 1 à 2 minutes. Grossesse : préférer une option mieux adaptée. RCP Zalerg.
Ordonnance — Conjonctivite allergique saisonnière : olopatadine, alternative
Opatanol — olopatadine 1 mg/mL, collyre (ou générique) Adulte et enfant à partir de 3 ans : 1 goutte dans chaque œil atteint deux fois par jour, à environ 8 heures d’intervalle. Durée initiale : 14 jours ; poursuite selon exposition après réévaluation. Repère médecin : anti-H1 avec action antiallergique locale ; ne pas cumuler systématiquement les collyres antiallergiques. RCP Opatanol, EMA.
Ordonnance — Prurit oculaire : lévocabastine, alternative
Levophta — lévocabastine 0,05 %, collyre Adulte et enfant à partir de 6 ans : 1 goutte dans chaque œil atteint matin et soir ; agiter le flacon avant emploi. Durée : 5 jours, puis réévaluation avant poursuite. Repère médecin : possibilité d’augmenter à 3 à 4 administrations/j selon symptômes et RCP, après adaptation de la prescription. Présence de conservateur ; éviter les lentilles. RCP Levophta.
Ordonnance — Conjonctivite allergique, notamment grossesse ou allaitement : cromoglicate
Opticron unidose — cromoglicate de sodium 2 %, collyre (ou générique) Adulte : instiller 1 goutte dans chaque œil atteint 4 fois par jour à intervalles réguliers. Jeter l’unidose après usage. Durée initiale : 14 jours ; poursuite selon exposition, réévaluer si efficacité insuffisante. Repère médecin : stabilisateur mastocytaire, dose autorisée de 2 à 6 administrations/j selon symptômes. Utilisable pendant grossesse et allaitement selon le RCP. RCP Opticron.
Ordonnance — Eczéma de contact limité du visage ou des plis, hors paupières
Tridesonit — désonide 0,05 %, crème Adulte : appliquer une couche mince sur les seules lésions une fois par jour. Durée initiale : 5 jours, puis réévaluation ; espacer les applications si poursuite décidée médicalement. Repère médecin : dermocorticoïde d’activité modérée ; éviction du contact causal indispensable. Pas sur une infection non traitée, une rosacée ou une acné ; éviter contact oculaire, occlusion et traitement prolongé. Ne traite pas l’urticaire. RCP Tridesonit.
Ordonnance — Eczéma de contact inflammatoire du tronc ou des membres
Diprosone — bétaméthasone 0,05 % sous forme de dipropionate, crème (ou générique si disponible) Adulte : appliquer une couche mince sur les lésions une fois par jour. Durée initiale : 7 jours, puis réévaluation ; arrêt ou espacement selon guérison. Repère médecin : dermocorticoïde fort ; éviter visage, plis, organes génitaux, occlusion et grandes surfaces sans indication adaptée. Pas sur infection cutanée non traitée ; choisir la quantité selon surface. RCP Diprosone.
Ordonnance — Bronchospasme chez un asthmatique ayant déjà un plan de traitement
Ventoline — salbutamol 100 µg/dose, inhalateur (ou équivalent adapté) Adulte : inhaler 1 à 2 bouffées lors des symptômes, avec chambre d’inhalation si besoin ; renouvellement possible après quelques minutes si nécessaire. Durée : secours ponctuel selon le plan d’action ; besoin répété ou soulagement insuffisant = consultation rapide. Ne pas dépasser habituellement 8 bouffées/j sans avis médical. Repère médecin : ne constitue pas un traitement complet de l’asthme : maintenir la stratégie contenant un corticoïde inhalé. Pas pour une simple toux allergique supposée. Si anaphylaxie possible, adrénaline prioritaire ; si dyspnée importante ou réponse insuffisante, 15/112. RCP Ventoline.
Ordonnance — Asthme avec rhinite saisonnière, complément sélectionné : antileucotriène
Singulair — montelukast 10 mg (ou générique) Adulte et adolescent à partir de 15 ans : prendre 10 mg par voie orale le soir. Durée initiale : 2 à 4 semaines, puis réévaluation du bénéfice ; poursuivre seulement si indication et efficacité confirmées. Repère médecin : réservé aux patients ayant une indication asthmatique au montelukast, notamment en complément d’un corticoïde inhalé lorsque le contrôle reste insuffisant. Pas un traitement de crise ni une option de routine pour une rhinite isolée. Informer sur cauchemars, agitation, humeur dépressive ou idées suicidaires ; arrêter et contacter le médecin en cas de symptômes neuropsychiatriques. RCP Singulair, alerte ANSM.
Ordonnance — Kit d’urgence pour risque d’anaphylaxie, adulte ou poids supérieur à 30 kg
Epipen — adrénaline 300 µg, auto-injecteur : délivrer 2 stylos En cas de signes d’anaphylaxie, injecter immédiatement 1 stylo dans la face externe de la cuisse par voie intramusculaire, puis appeler le 15/112. Si absence d’amélioration ou aggravation, utiliser le second stylo après 5 à 15 minutes. Durée : conserver les deux stylos sur soi tant que persiste le risque ; renouveler après utilisation ou avant péremption. Repère médecin : former avec le dispositif exact délivré ; Jext et Anapen sont d’autres marques d’adrénaline, avec des gestes propres. Le dosage peut nécessiter une adaptation individuelle. Urgence hospitalière même après amélioration. RCP Epipen.
Ordonnance — Kit d’urgence pour risque d’anaphylaxie, enfant de 15 à 30 kg
Epipen — adrénaline 150 µg, auto-injecteur : délivrer 2 stylos En cas de signes d’anaphylaxie, injecter immédiatement 1 stylo dans la face externe de la cuisse ; immobiliser la jambe et appeler le 15/112. Si absence d’amélioration ou aggravation, seconde injection après 5 à 15 minutes. Durée : disponibilité permanente tant que persiste le risque ; renouvellement après usage ou avant péremption. Repère médecin : dose fixe liée au dispositif et au poids ; ne pas fractionner un stylo. En dehors de cette tranche de poids, choix individualisé. Plan écrit, formation des proches et PAI si indiqué. RCP Epipen, adaptation pédiatrique.
Repères médecin
Mode d’emploi du menu. Les lignes en gras et leurs instructions constituent le contenu à reprendre après adaptation au patient ; les paragraphes « Repère médecin » restent hors prescription. Les marques sont des repères de recherche : prescrire aussi la DCI, le dosage et la voie. « Ou générique » signifie même substance, même dosage et forme appropriée ; absence de mention ne signifie pas qu’un équivalent peut être substitué sans vérification. Dymista est la seule ordonnance ci-dessus comportant deux substances dans une même spécialité. Choix pratique. Anti-H1 oraux de deuxième génération pour éternuements, prurit, rhinorrhée et urticaire ; corticoïde nasal pour obstruction ou rhinite persistante ; anti-H1 local pour symptôme nasal ou oculaire isolé ; cromoglicate oculaire comme autre option locale ; dermocorticoïde pour eczéma, pas pour urticaire. Une atteinte de plusieurs organes peut justifier plusieurs traitements ciblés : le format à une ligne ne doit pas conduire à un sous-traitement de l’asthme ni retarder les soins d’urgence. Mesures associées. Réduire l’exposition identifiée, lavage nasal isotonique et compresses froides oculaires selon gêne ; éviter frottement des yeux et lentilles pendant la poussée. Émollient régulier si eczéma et sécheresse, en complément du traitement de poussée ; éviter les évictions alimentaires larges sans diagnostic. Autres familles et limites. Les anti-H1 sédatifs de première génération (Atarax — hydroxyzine ; Polaramine — dexchlorphéniramine) ne sont pas des options usuelles de première intention, surtout chez la personne âgée ou conductrice : sédation et effets anticholinergiques, avec risque cardiaque pour certaines molécules. Les corticoïdes généraux (Solupred — prednisolone ; Cortancyl — prednisone) ne sont pas proposés systématiquement pour rhinite ou urticaire ; une indication exceptionnelle se décide après examen. Pas de corticoïde retard injectable, de vasoconstricteur de routine ni de collyre corticoïde sans avis ophtalmologique. Les antihistaminiques topiques cutanés ne remplacent pas le traitement de l’eczéma. Persistance ou résistance. Au-delà de 6 semaines d’urticaire, réévaluer le diagnostic ; l’augmentation encadrée d’un seul anti-H1 jusqu’à quatre fois sa dose usuelle chez l’adulte relève d’une stratégie hors AMM, et non d’une association libre de plusieurs anti-H1. Omalizumab (Xolair, ou biosimilaire autorisé) et autres traitements spécialisés nécessitent leur propre parcours ; pas d’ordonnance standard transposable à toutes les allergies. Immunothérapie allergénique (exemples : Grazax, Oralair, Acarizax, selon allergène et indication) après bilan spécialisé ; elle ne traite pas une crise et exige une vérification spécifique du terrain asthmatique. Recommandations SFD. Pédiatrie et terrains. Les doses pédiatriques de desloratadine, sprays et collyres reposent ici sur les tranches d’âge de l’AMM, pas sur une extrapolation artificielle en mg/kg. Vérifier âge, poids, rein, foie, grossesse/allaitement, excipients, interactions et technique avant prescription. Les durées initiales indiquées sont des propositions pratiques de réévaluation ; le maintien dépend de l’exposition et du contrôle clinique. Fiches complémentaires : QS10 — Urticaire aiguë / réaction allergique simple ; QC28 — Urticaire aiguë sans signe de gravité ; QC36 — Rhino-conjonctivite allergique / rhinite allergique ; QO13 — Symptômes respiratoires chez un patient asthmatique ; QO64 — Eczéma / dermatite ; QC26 — Dermatite / eczéma. Références de prescription consultées le 5 septembre 2026, liens au niveau des options concernées. Références complémentaires : SFMU, anaphylaxie pour la conduite d’urgence ; RCP hydroxyzine pour les risques des anti-H1 sédatifs ; HAS, immunothérapie allergénique pour la place de la désensibilisation.
QH19 — Asthme — ordonnances à la carte selon contrôle et terrain
Pathologies
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🌰 Nutshell
L’asthme associe des symptômes respiratoires variables et une obstruction bronchique variable. Choisir le traitement selon le contrôle, le risque d’exacerbation et le dispositif utilisable. Une ordonnance = un médicament, parfois une association fixe ; ce menu ne signifie pas qu’un seul médicament suffit à toute situation.
Diagnostic paraclinique
Confirmer si possible par spirométrie avec test bronchodilatateur ; une spirométrie normale entre les épisodes n’exclut pas l’asthme. Si doute : répéter pendant les symptômes, suivi du DEP ou exploration spécialisée. Ne pas retarder un traitement nécessaire en situation aiguë. Bilan allergologique ciblé selon l’histoire ; éosinophiles et FeNO surtout pour caractériser un asthme difficile. Radiographie selon diagnostic différentiel ou complication, pas systématiquement à chaque crise. SPLF, prise en charge de l’adulte.
À ne pas manquer
Difficulté à parler, épuisement, confusion, cyanose, silence auscultatoire ou réponse insuffisante au secours : appeler le 15/112 et traiter immédiatement. Une saturation rassurante ne suffit pas à exclure la gravité. Rechercher anaphylaxie, pneumothorax, embolie pulmonaire ou cause cardiaque selon le contexte. Antécédent d’intubation ou de réanimation : vigilance accrue. Voir QO13 — Symptômes respiratoires chez un patient asthmatique et les repères cliniques du CEP. Ne pas traiter durablement l’asthme par salbutamol seul ; jamais de LABA sans corticoïde inhalé (CSI). Les options ci-dessous sont des alternatives ou des composants d’une stratégie complète. Les secours et la prise en charge d’une exacerbation restent nécessaires même si l’ordonnance présentée comporte une seule ligne.
Ordonnance — Symptômes peu fréquents chez l’adulte : secours anti-inflammatoire seul, hors AMM française du RCP cité
Symbicort Turbuhaler 200/6 µg — budésonide/formotérol Inhaler 1 dose à la demande en cas de symptômes ; si nécessaire, reprendre 1 dose après quelques minutes. Pas de prise quotidienne programmée dans ce schéma. Maximum : 12 inhalations au total par 24 heures ; besoin croissant ou réponse insuffisante = avis médical le jour même, sans attendre le plafond. Durée initiale : 1 mois, puis réévaluation du contrôle et du risque. Repère médecin : stratégie AIR de GINA pour certains asthmes légers ; hors AMM pour l’usage à la demande seul dans le RCP français vérifié : décision documentée, information du patient et mentions réglementaires adaptées. Dose délivrée : 160/4,5 µg. GINA 2026, RCP français.
Ordonnance — Symptômes fréquents ou réveils nocturnes : budésonide/formotérol en fond et secours
Symbicort Turbuhaler 200/6 µg — budésonide/formotérol À partir de 12 ans : 1 inhalation matin et soir, et 1 inhalation supplémentaire si symptômes ; renouvelable après quelques minutes si nécessaire. Maximum : 6 inhalations en une occasion et 12 au total par 24 heures, fond compris. Au-delà de 8/j ou si aggravation : réévaluation rapide. Durée : 1 mois, puis adaptation ; traitement prolongé si indiqué. Repère médecin : schéma MART autorisé pour ce dosage ; le 400/12 ne sert pas de secours. RCP Symbicort.
Ordonnance — Fond et secours chez l’adulte préférant un aérosol pressurisé
Innovair / Formodual 100/6 µg — béclométasone/formotérol, solution pressurisée (ou générique si disponible) Adulte : 1 bouffée matin et soir ; en cas de symptômes, 1 bouffée supplémentaire, renouvelable après quelques minutes. Maximum : 8 bouffées par 24 heures, fond compris. Durée initiale : 1 mois ; contrôle avant renouvellement. Repère médecin : MART, une seule association pour fond et secours. Vérifier le RCP du produit exact et la chambre compatible si besoin. Ne pas appliquer au dosage 200/6. RCP Innovair 100/6.
Ordonnance — Bronchospasme ponctuel, dans une stratégie comportant un CSI
Ventoline — salbutamol 100 µg/dose, aérosol pressurisé (ou équivalent adapté) Adulte : 1 à 2 bouffées par inhalation lors des symptômes ; renouvellement possible après quelques minutes si nécessaire. Ne pas dépasser habituellement 8 bouffées/j sans avis médical. Durée : secours ponctuel selon le plan écrit ; ne pas poursuivre des prises répétées sans réévaluation. Repère médecin : prévoir le traitement anti-inflammatoire approprié ; ne pas ajouter automatiquement ce secours à un schéma MART. Effet insuffisant ou durant moins de 3 heures : avis urgent. Tremblements, tachycardie et hypokaliémie possibles. RCP Ventoline.
Ordonnance — Bronchoconstriction d’effort chez un patient ayant déjà son traitement anti-inflammatoire
Ventoline — salbutamol 100 µg/dose (ou équivalent adapté) Adulte : inhaler 1 à 2 bouffées 15 à 30 minutes avant l’exercice. Compter ces prises dans le total quotidien ; maximum habituel 8 bouffées/j sans avis médical. Durée : usage ponctuel ; réévaluer si besoin fréquent ou efficacité insuffisante. Repère médecin : des symptômes d’effort répétés doivent faire revoir le contrôle. Avec un schéma CSI-formotérol, utiliser le plan de secours correspondant plutôt qu’empiler les bronchodilatateurs. RCP Ventoline.
Ordonnance — Secours en poudre sèche si technique et débit inspiratoire adaptés
Bricanyl Turbuhaler 500 µg/dose — terbutaline Adulte : 1 inhalation en cas de symptômes ; renouvelable après quelques minutes si persistance. Maximum habituel : 8 inhalations par 24 heures. Durée : secours ponctuel ; avis médical rapide si besoins augmentent. Repère médecin : alternative au salbutamol, avec stratégie contenant un CSI ; pas de cumul de SABA. La poudre sèche peut être inadaptée en dyspnée importante. RCP Bricanyl.
Ordonnance — Traitement de fond initial par CSI seul : budésonide
Pulmicort Turbuhaler 200 µg/dose — budésonide (ou équivalent adapté) Adulte : inhaler 1 dose matin et soir, tous les jours. Se rincer la bouche puis recracher après la prise. Durée initiale : 1 mois, puis adaptation ; poursuivre même sans symptômes jusqu’à réévaluation. Repère médecin : 400 µg/j ; prévoir un secours distinct. Option notamment si schéma AIR non retenu. Utilisable pendant grossesse et allaitement selon le RCP ; ne pas changer un traitement déjà efficace uniquement pour une grossesse. RCP Pulmicort.
Ordonnance — Fond par CSI seul avec aérosol pressurisé : fluticasone
Flixotide 125 µg/dose — propionate de fluticasone (ou équivalent adapté) Adulte : inhaler 1 bouffée matin et soir, quotidiennement ; chambre compatible si besoin. Se rincer la bouche et recracher. Durée initiale : 1 mois, puis adaptation au contrôle. Repère médecin : prévoir un secours distinct. Candidose et dysphonie possibles ; attention au ritonavir, cobicistat et autres inhibiteurs puissants du CYP3A4. RCP Flixotide.
Ordonnance — Fond par CSI, difficulté de coordination main-inspiration
Qvar Autohaler 100 µg/dose — dipropionate de béclométasone extrafine Adulte : 1 bouffée matin et soir, tous les jours. Se rincer la bouche et recracher. Durée initiale : 1 mois, puis réévaluation. Repère médecin : déclenchement inspiratoire à tester avec le patient. Les doses extrafines ne sont pas équivalentes µg pour µg aux autres formulations de béclométasone ; prévoir un secours distinct. RCP Qvar Autohaler.
Ordonnance — Fond par CSI en une prise quotidienne
Alvesco 160 µg/dose — ciclésonide Adulte et adolescent à partir de 12 ans : 1 bouffée une fois par jour, de préférence le soir, à heure régulière. Durée initiale : 1 mois ; réévaluer avant prolongation à la dose minimale efficace. Repère médecin : option si une prise quotidienne facilite l’observance ; pas un traitement de crise. Prévoir un secours distinct. RCP Alvesco.
Ordonnance — Fond CSI/LABA chez l’adulte, avec secours distinct : béclométasone/formotérol
Innovair / Formodual 100/6 µg — béclométasone/formotérol, solution pressurisée (ou générique si disponible) Adulte : inhaler 2 bouffées matin et soir, régulièrement ; rincer la bouche et recracher. Maximum dans ce schéma : 4 bouffées/j. Durée initiale : 1 mois, puis adaptation. Repère médecin : option après contrôle insuffisant sous CSI adapté. Ici, fond seul avec secours distinct ; ne pas superposer les consignes du schéma MART. RCP Innovair.
Ordonnance — Fond CSI/LABA en poudre sèche : fluticasone/salmétérol
Seretide Diskus 250/50 µg/dose — propionate de fluticasone/salmétérol (ou générique) Adulte : 1 inhalation matin et soir, tous les jours. Se rincer la bouche et recracher. Durée initiale : 1 mois, puis adaptation à la dose minimale efficace. Repère médecin : pour un patient nécessitant cette dose de CSI et un LABA ; pas d’initiation automatique à cette dose. Ne sert pas de secours : prévoir un inhalateur rapide distinct. RCP Seretide Diskus.
Ordonnance — Fond CSI/LABA pressurisé, alternative : fluticasone/formotérol
Flutiform 125/5 µg/dose — propionate de fluticasone/formotérol Adulte : inhaler 2 bouffées matin et soir ; rincer la bouche et recracher. Durée initiale : 1 mois, puis réévaluation. Repère médecin : malgré le formotérol, ce produit n’est pas à utiliser en MART ou à la demande ; secours distinct obligatoire. Choix de dose selon traitement antérieur. RCP Flutiform.
Ordonnance — Fond CSI/LABA en une prise quotidienne, observance difficile
Relvar Ellipta 92/22 µg — furoate de fluticasone/vilantérol Adulte et adolescent à partir de 12 ans : 1 inhalation une fois par jour, à heure fixe. Maximum : 1 inhalation/j. Rincer la bouche et recracher. Durée initiale : 1 mois, puis adaptation. Repère médecin : chez un patient nécessitant une association CSI/LABA. Pas de secours ; ne pas prendre une dose supplémentaire pour traiter une crise. Le 184/22 est un autre dosage, à choisir médicalement selon le besoin en CSI. RCP Relvar, EMA.
Ordonnance — Asthme sévère avec exacerbations malgré traitement optimisé : ajout d’un LAMA
Spiriva Respimat 2,5 µg/dose — tiotropium Adulte : 2 bouffées successives une fois par jour à heure fixe, soit 5 µg/j. Maximum : 2 bouffées/j. Durée initiale : 1 à 3 mois, selon le suivi pneumologique ; poursuivre seulement si bénéfice. Repère médecin : traitement additionnel, jamais substitut au CSI/LABA ; indication d’asthme sévère avec au moins une exacerbation sévère l’année précédente. Pas de secours. Prudence si glaucome à angle fermé, rétention urinaire ou insuffisance rénale ; éviter la projection oculaire. RCP Spiriva.
Ordonnance — Asthme adulte non contrôlé sous CSI/LABA : triple association après avis spécialisé
Trimbow 87/5/9 µg — béclométasone/formotérol/glycopyrronium, solution pressurisée Adulte : 2 bouffées matin et soir. Maximum : 4 bouffées/j. Se rincer la bouche et recracher. Durée : 1 mois, puis suivi selon le plan pneumologique. Repère médecin : une seule spécialité contenant trois substances ; indication chez un adulte insuffisamment contrôlé sous CSI à dose moyenne/LABA et ayant eu une exacerbation ou plus l’année précédente. Remplace l’association précédente ; ne pas ajouter un autre LABA ou LAMA. Pas de secours. Vérifier dosage et présentation, toutes les triples associations de BPCO n’ayant pas une AMM asthme. RCP Trimbow, EMA.
Ordonnance — Asthme avec composante d’effort ou rhinite associée : antileucotriène en complément
Singulair — montelukast 10 mg (ou générique) Adulte et adolescent à partir de 15 ans : prendre 10 mg par voie orale le soir. Durée d’essai : 2 à 4 semaines ; arrêter si absence de bénéfice après réévaluation. Repère médecin : complément sélectionné, généralement moins efficace qu’un CSI pour prévenir les exacerbations ; ne remplace pas automatiquement celui-ci. Pas de traitement de crise. Informer sur cauchemars, agitation, modification de l’humeur ou idées suicidaires : arrêt et contact médical si apparition. RCP Singulair, alerte ANSM.
Ordonnance — Enfant de 6 à 14 ans : montelukast si complément justifié
Singulair — montelukast 5 mg (ou générique) Prendre 5 mg par voie orale une fois par jour le soir ; pour le comprimé à croquer, au moins 1 heure avant ou 2 heures après le repas. Durée d’essai : 2 à 4 semaines, puis réévaluation. Repère médecin : dose d’AMM par âge, pas en mg/kg. Risque neuropsychiatrique à expliquer à l’enfant et aux parents. L’alternative au CSI seul reste exceptionnelle, selon les critères précis du RCP ; préférer résoudre les difficultés d’inhalation. RCP Singulair 5 mg.
Ordonnance — Enfant de 6 à 11 ans : fond par CSI pressurisé
Flixotide 50 µg/dose — propionate de fluticasone Inhaler 1 bouffée matin et soir, tous les jours, avec chambre adaptée et supervision. Rincer la bouche et recracher. Durée initiale : 4 semaines ; réévaluer symptômes, technique et besoin d’adaptation. Repère médecin : exemple de faible dose, à adapter au contrôle et au risque ; secours séparé prévu dans le plan. Surveiller la croissance. La dose inhalée dépend de l’âge, du produit et du dispositif, pas d’un calcul universel en mg/kg. RCP Flixotide 50.
Ordonnance — Jeune enfant de 1 à 4 ans : fond par CSI après diagnostic clinique étayé
Flixotide 50 µg/dose — propionate de fluticasone Administrer 2 bouffées matin et soir, une bouffée à la fois dans la chambre d’inhalation adaptée avec masque étanche. Nettoyer le visage après le masque et la bouche selon l’âge. Durée d’essai : 4 semaines, puis réévaluation clinique. Repère médecin : pas pour toute toux ni pour une bronchiolite isolée. Vérifier diagnostic, technique, croissance et plan de secours ; suivi pédiatrique si crises répétées ou réponse insuffisante. RCP Flixotide, SP2A 2024.
Ordonnance — Enfant ne pouvant utiliser efficacement les inhalateurs : CSI nébulisé
Pulmicort 0,5 mg/2 mL — budésonide, suspension pour nébulisation (ou générique) Nébuliser 0,5 mg matin et soir avec un appareil compatible, sous surveillance d’un adulte ; rincer la bouche et laver le visage après masque. Durée initiale : 4 semaines, puis adaptation à la dose minimale efficace. Repère médecin : uniquement si aérosol avec chambre ou poudre inadaptés ; dose de départ à individualiser selon sévérité, non calculée en mg/kg. Ce CSI nébulisé ne traite pas la crise ; prévoir le secours. Entretien rigoureux du matériel. RCP Pulmicort nébulisé.
Ordonnance — Exacerbation de l’adulte justifiant une corticothérapie orale
Solupred — prednisolone 20 mg (ou générique) Prendre 40 mg par voie orale le matin au cours du repas, pendant 5 jours. Durée : 5 jours ; pas de prolongation sans réévaluation. Repère médecin : complément du traitement inhalé après évaluation, pas monothérapie de crise. Pas de décroissance pour cette cure isolée chez un patient sans corticothérapie prolongée ; cas particulier si corticodépendance. Surveiller diabète, humeur, sommeil et infection. GINA 2026, corticothérapie des exacerbations.
Ordonnance — Exacerbation de l’enfant de 6 à 11 ans justifiant une corticothérapie orale
Solupred — prednisolone (ou générique, forme adaptée) Donner 1 mg/kg par voie orale une fois par jour le matin, maximum 40 mg/j, pendant 3 jours. Durée : 3 jours ; réévaluer l’enfant rapidement, adaptation médicale possible selon évolution. Repère médecin : poids à renseigner avant prescription ; complément du bronchodilatateur et de la prise en charge adaptée à la gravité. Pas à appliquer aux sifflements du nourrisson sans évaluation. GINA 2026, posologies pédiatriques.
Ordonnance — Exacerbation sévère de l’adulte : salbutamol nébulisé en structure de soins
Ventoline 5 mg/2,5 mL — salbutamol, solution pour nébulisation (ou générique) Administrer 5 mg par nébulisation, sous surveillance médicale. Durée : séance immédiate ; réévaluer après chaque administration. Répétition uniquement selon protocole d’urgence et état clinique. Repère médecin : pas une ordonnance domestique isolée pour différer l’hospitalisation. Surveillance respiratoire, cardiaque et métabolique ; autres traitements d’urgence selon gravité. Respecter les conditions réglementaires de prescription des formes nébulisées ; administration possible par un médecin en urgence. RCP Ventoline nébulisée.
Ordonnance — Asthme aigu grave de l’adulte : ajout d’ipratropium en structure de soins
Atrovent Adultes 0,5 mg/2 mL — bromure d’ipratropium, solution pour nébulisation (ou générique) Administrer 0,5 mg par nébulisation ; dilution au sérum physiologique pour un volume total de 5 mL selon le RCP. Répétition possible toutes les 20 à 30 minutes sous surveillance médicale. Durée : phase aiguë uniquement, réévaluation après chaque séance. Repère médecin : cette ligne complète obligatoirement le bêta2-mimétique rapide et la prise en charge hospitalière ; ne suffit jamais seule. Éviter le contact oculaire, prudence si glaucome ou rétention urinaire. Respecter les conditions de prescription de cette présentation. RCP Atrovent.
Repères médecin
Lecture du menu. Les doses de fond sont des exemples concrets de départ ou de relais pour l’indication décrite ; elles ne sont pas équivalentes d’un inhalateur à l’autre. CSI = corticoïde inhalé ; SABA = bêta2-mimétique court ; LABA = bêta2-mimétique long ; LAMA = antimuscarinique long. AIR = secours anti-inflammatoire ; MART = même inhalateur CSI-formotérol pour fond et secours. Une indication « complément » impose de conserver le traitement de base approprié. Ne pas cumuler plusieurs associations contenant un LABA. Contrôle avant escalade. Vérifier prises réelles et technique devant le patient, exposition tabagique ou professionnelle, rhinite, obésité, reflux symptomatique et autres diagnostics. La toux nocturne et l’effort ne justifient pas un antitussif : revoir le contrôle. Un besoin fréquent de secours ou des cures répétées de corticoïdes doivent conduire à réévaluer la stratégie. SPLF. Dispositifs et génériques. Marques usuelles puis DCI ; un générique ou équivalent inhalé exige de vérifier dose mesurée/délivrée, dispositif, AMM et technique. DuoResp Spiromax ou Bufomix Easyhaler sont d’autres produits budésonide/formotérol : ne pas recopier automatiquement les doses de Symbicort. Chambre uniquement avec dispositif compatible, jamais avec poudre sèche. Après CSI : rinçage et expectoration ; consulter si candidose ou dysphonie. Le changement de marque doit s’accompagner d’une démonstration. Terrains. Grossesse : maintenir le contrôle et le CSI efficace ; le budésonide bénéficie d’un recul important. Ne pas sous-traiter une exacerbation. Personne âgée : choisir selon force inspiratoire, coordination et compréhension, puis surveiller effets cardiaques des bronchodilatateurs et effets anticholinergiques. Enfant : poids pour les médicaments systémiques, mais posologies inhalées selon âge et dispositif ; surveiller croissance. RCP budésonide, SP2A. Suivi. Plan d’action écrit avec inhalateur de secours clairement nommé, limites de prises et critères d’urgence. Revoir dans les jours suivant une exacerbation ; tout traitement de fond nécessite un contrôle clinique puis fonctionnel. Une réduction n’est envisagée qu’après contrôle durable, progressivement et médicalement ; ne pas arrêter spontanément le CSI. GINA 2026. Autres traitements à connaître. Cortancyl — prednisone est une alternative systémique à la prednisolone, pas une association à celle-ci. Les LABA isolés (Serevent — salmétérol ; Foradil — formotérol) ne doivent jamais être prescrits seuls dans l’asthme. Théophylline, bêta2-mimétiques oraux et corticoïdes oraux au long cours ne sont pas des options usuelles de première intention. Antibiotiques uniquement si infection bactérienne identifiée ; pas d’antitussif sédatif pour masquer une exacerbation. Le magnésium IV relève de l’urgence spécialisée, pas d’une ordonnance ambulatoire à la carte. Asthme sévère : biothérapies, selon phénotype et parcours spécialisé. Ce sont des traitements additionnels, sans action de secours ; pas de posologie universelle à recopier ni d’initiation standard de médecine générale. Les conditions françaises d’accès doivent être vérifiées pour le produit et l’âge : | Classe | Marques usuelles — DCI | Profil à discuter en pneumologie | |---|---|---| | Anti-IgE | Xolair — omalizumab, ou biosimilaire autorisé | Asthme allergique sévère ; dose déterminée notamment par IgE et poids | | Anti-IL-5 | Nucala — mépolizumab | Asthme sévère éosinophilique | | Anti-récepteur IL-5 | Fasenra — benralizumab | Asthme sévère éosinophilique | | Anti-récepteur IL-4/IL-13 | Dupixent — dupilumab | Asthme sévère avec inflammation de type 2 | | Anti-TSLP | Tezspire — tézépélumab | Asthme sévère non contrôlé malgré traitement optimisé | Voir la synthèse HAS sur les biothérapies et les indications actualisées Xolair, Fasenra, Dupixent, Tezspire. L’immunothérapie allergénique se discute en spécialisé ; ne pas l’initier dans un asthme non contrôlé. Compléments : QO13 — Symptômes respiratoires chez un patient asthmatique ; QH18 — Allergies — ordonnances à la carte selon symptômes et terrain. RCP français et recommandations consultés le 5 septembre 2026. Les règles de durée proposées pour les traitements de fond correspondent à une première délivrance avec réévaluation, non à un arrêt programmé du traitement.
QH20 — Abcès dentaire — douleur, antibiothérapie et terrains
Pathologies
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🌰 Nutshell
L’abcès dentaire impose le traitement de la dent causale : drainage, traitement endodontique ou extraction. Une ordonnance = un médicament ; les choix ci-dessous ne constituent pas une liste à cumuler. Un antalgique ne traite pas le foyer ; un antibiotique ne remplace pas le geste dentaire.
Diagnostic paraclinique
Examen dentaire avec recherche de collection, percussion, état pulpaire et parodontal ; radiographie ciblée par le dentiste. Pas de biologie systématique dans une forme localisée. Suspicion d’extension profonde : évaluation hospitalière et imagerie adaptée, sans retarder l’orientation. Voir QO07 — Douleur dentaire / gingivale et QH22 pour l’abcès parodontal.
À ne pas manquer
Dyspnée, dysphagie, difficulté à avaler la salive, voix modifiée, plancher buccal soulevé, gonflement cervical, atteinte orbitaire, altération générale ou extension rapide : urgence hospitalière, 15/112 si menace vitale. Un trismus marqué ou une impossibilité de boire impose une évaluation urgente. Immunodépression, diabète déséquilibré ou fragilité : seuil d’orientation abaissé. Une douleur intense isolée peut être une pulpite, sans indication antibiotique. Pas d’ibuprofène, kétoprofène ni autre AINS dans ce contexte infectieux ; pas de corticoïde systématique. Consulter rapidement même si la douleur cède. Assurance maladie — abcès dentaire. Les antibiotiques ci-dessous concernent une infection avec extension, signes généraux ou indication liée au terrain évaluée par le praticien. Un abcès strictement localisé, drainable, chez l’immunocompétent ne justifie pas leur emploi automatique. Contrôle à 48–72 heures ; aggravation = consultation immédiate. Les schémas français historiques sont issus de l’ANSM 2011, à confronter au protocole local actualisé et aux RCP.
Ordonnance — Douleur légère à modérée, adulte d’au moins 50 kg
Doliprane / Dafalgan / Efferalgan — paracétamol 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg si douleur, à renouveler après au moins 6 heures si nécessaire. Maximum de cette ordonnance : 2 g/j. Durée : 48 heures, puis réévaluation si besoin persistant. Repère médecin : dose initiale basse ; compter toutes les autres sources de paracétamol. RCP.
Ordonnance — Douleur insuffisamment soulagée par 500 mg, adulte d’au moins 50 kg
Doliprane / Dafalgan / Efferalgan — paracétamol 1 g (ou générique) Prendre 1 g si douleur ; espacer d’au moins 6 heures. Maximum : 3 prises, soit 3 g/j. Durée : 48 heures, en attendant les soins dentaires. Repère médecin : fonction hépatique compatible, absence d’autre paracétamol. RCP.
Ordonnance — Douleur chez l’enfant ou l’adolescent de moins de 50 kg
Doliprane / Efferalgan — paracétamol (ou générique) Prendre 15 mg/kg par prise si douleur, espacés d’au moins 6 heures ; au plus 4 prises/j. Maximum : 60 mg/kg/j sans dépasser 3 g/j. Durée : 48 heures ; forme adaptée au poids et à l’âge. Repère médecin : enfant examiné ; fièvre, gonflement facial ou mauvaise hydratation : avis le jour même. Voir QM01.
Ordonnance — Douleur chez l’adulte de moins de 50 kg
Doliprane / Dafalgan — paracétamol (ou générique) Prendre 15 mg/kg si douleur, toutes les 6 heures au minimum, au plus 4 prises/j ; maximum 60 mg/kg/j, sans dépasser 3 g/j. Durée : 48 heures. Repère médecin : adapter encore en cas de dénutrition, déshydratation ou hépatopathie ; ne pas utiliser par défaut le comprimé de 1 g. RCP.
Ordonnance — Douleur avec hépatopathie non sévère ou alcoolisme chronique
Doliprane / Dafalgan — paracétamol 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg si douleur, au minimum toutes les 6 heures ; maximum 2 g/j. Durée : 48 heures. Repère médecin : seulement après évaluation ; insuffisance hépatocellulaire sévère = contre-indication. RCP.
Ordonnance — Douleur avec insuffisance rénale sévère, clairance inférieure à 10 mL/min
Doliprane / Dafalgan — paracétamol 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg si douleur, espacés d’au moins 8 heures ; maximum de ce schéma : 1,5 g/j. Durée : 48 heures. Repère médecin : schéma initial prudent, à individualiser. RCP.
Ordonnance — Douleur pendant la grossesse, poids d’au moins 50 kg
Doliprane / Efferalgan — paracétamol 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg si douleur, espacés d’au moins 6 heures ; maximum de cette ordonnance : 2 g/j. Durée : 48 heures au maximum avant réévaluation. Repère médecin : dose efficace minimale, traitement bref ; la grossesse ne doit pas retarder les soins dentaires nécessaires. RCP.
Ordonnance — Douleur rebelle après examen, option opioïde courte chez l’adulte
Dafalgan Codéine — paracétamol 500 mg/codéine 30 mg (ou générique) Prendre un comprimé si douleur, à renouveler après au moins six heures ; au maximum quatre comprimés par jour. Durée : deux jours. Ne prendre aucun autre médicament contenant du paracétamol ou un opioïde. Repère médecin : association fixe = un médicament, deux substances ; option exceptionnelle après échec du paracétamol seul et organisation des soins. Ordonnance sécurisée, mentions en toutes lettres. Exclure allaitement, insuffisance respiratoire, métaboliseur CYP2D6 ultrarapide connu ; ce modèle ne concerne pas la grossesse, l’enfant, le sujet âgé fragile ni l’insuffisant rénal/hépatique. Pas d’alcool, de conduite ni de sédatifs associés. RCP, règles de prescription.
Ordonnance — Douleur rebelle, alternative à la codéine chez l’adulte sélectionné
Topalgic / Contramal — tramadol cinquante milligrammes, libération immédiate (ou générique) Prendre une gélule si douleur, à renouveler après au moins six heures ; au maximum quatre gélules, soit deux cents milligrammes par jour. Durée : deux jours. Arrêter dès disparition du besoin ; ne pas associer à un autre opioïde. Repère médecin : départ prudent sans dose de charge, après évaluation bénéfice/risque ; ordonnance sécurisée. Exclure IMAO actuels ou depuis moins de 14 jours, épilepsie non contrôlée, insuffisance respiratoire sévère. Éviter grossesse/allaitement, grand âge fragile et insuffisance rénale/hépatique sévère dans ce modèle. Rechercher antidépresseurs sérotoninergiques et sédatifs ; pas d’alcool ni de conduite. RCP.
Ordonnance — Antibiotique de premier choix, adulte sans allergie aux pénicillines
Clamoxyl — amoxicilline 1 g (ou générique) Prendre 1 g matin et soir pendant 7 jours. Réévaluation à 48–72 heures. Repère médecin : infection justifiant un antibiotique et soins du foyer organisés ; fonction rénale normale. Vérifier allergie immédiate ou réaction cutanée grave aux bêta-lactamines, méthotrexate et anticoagulants. RCP.
Ordonnance — Infection avec extension chez l’enfant de moins de 40 kg, suivi ambulatoire jugé possible
Clamoxyl — amoxicilline (ou générique) Prendre 40 mg/kg par prise, matin et soir, soit 80 mg/kg/j ; maximum 1 g par prise et 2 g/j. Durée : 7 jours ; contrôle sous 48 heures. Repère médecin : hors nouveau-né ; fonction rénale normale, absence d’allergie. À partir de 40 kg, schéma adulte. Forme adaptée par le pharmacien. RCP.
Ordonnance — Antibiothérapie indiquée pendant la grossesse ou l’allaitement
Clamoxyl — amoxicilline 1 g (ou générique) Prendre 1 g matin et soir pendant 7 jours ; contrôle à 48–72 heures. Repère médecin : option utilisable si nécessaire, après vérification de l’allergie et de la fonction rénale ; surveiller diarrhée ou candidose du nourrisson allaité. RCP.
Ordonnance — Antibiothérapie adulte, clairance entre 10 et 30 mL/min
Clamoxyl — amoxicilline 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg matin et soir pendant 7 jours ; ne pas dépasser 1 g/j dans ce schéma. Contrôle à 48 heures. Repère médecin : adaptation rénale ; dose standard de 1 g deux fois/j inadaptée. RCP.
Ordonnance — Antibiothérapie adulte, clairance inférieure à 10 mL/min, hors dialyse
Clamoxyl — amoxicilline 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg une fois par jour pendant 7 jours ; maximum 500 mg/j. Contrôle à 48 heures. Repère médecin : avis adapté à la gravité et à la fonction rénale ; ne pas transposer à l’hémodialyse. Une infection sévère relève d’une autre prise en charge. RCP.
Ordonnance — Allergie confirmée aux pénicillines, adulte : azithromycine
Zithromax — azithromycine 250 mg (ou générique) Prendre 2 comprimés ensemble, soit 500 mg une fois par jour, pendant 3 jours. Réévaluation à 48–72 heures. Repère médecin : macrolide réservé à l’impossibilité du premier choix ; vérifier QT, hypokaliémie, médicaments proarythmogènes, digoxine, colchicine et atteinte hépatique. Ne pas prolonger automatiquement à 7 jours. RCP actualisé en août 2026.
Ordonnance — Alternative macrolide après vérification des interactions
Rovamycine — spiramycine 3 millions UI (ou générique) Adulte : prendre 3 millions UI matin, midi et soir pendant 7 jours ; total 9 millions UI/j. Contrôle à 48–72 heures. Repère médecin : alternative du référentiel français historique, pas un ajout à l’amoxicilline ni une option équivalente dans toute infection. Attention QT, hypokaliémie, déficit en G6PD et lévodopa/carbidopa. RCP spiramycine.
Ordonnance — Recours après avis si les options mieux tolérées sont inutilisables
Dalacine — clindamycine 300 mg (ou générique) Adulte : prendre 600 mg matin et soir pendant 7 jours, soit 1,2 g/j. Avaler avec un grand verre d’eau ; rester redressé au moins 30 minutes. Contrôle à 48 heures. Repère médecin : lincosamide à réserver ; risque de colite à Clostridioides difficile. Diarrhée importante pendant ou après traitement : avis immédiat, pas d’antidiarrhéique en automédication. Cette ordonnance est curative, pas une prophylaxie d’endocardite. RCP.
Ordonnance — Échec documenté du premier choix après réévaluation dentaire
Augmentin — amoxicilline/acide clavulanique 1 g/125 mg, rapport 8/1 (ou générique) Adulte : prendre 1 sachet matin, midi et soir au début des repas pendant 7 jours ; total 3 g/375 mg par jour. Contrôle sous 48 heures. Repère médecin : une association fixe, deux substances. Rechercher d’abord défaut de drainage, erreur diagnostique ou complication ; aggravation = orientation, pas simple changement de boîte. Ne pas employer cette formulation si clairance < 30 mL/min, allergie aux pénicillines ou antécédent d’atteinte hépatique liée à l’association. RCP.
Repères médecin
Choisir selon le besoin, puis organiser la stratégie complète : soins de la cause, antalgie et antibiotique seulement si indiqué. Documenter poids, allergie réelle, grossesse/allaitement, fonction rénale/hépatique, traitements associés et accès au dentiste. Ne pas renouveler des cures successives faute de soins. Une fistule chronique n’est pas, à elle seule, un motif d’antibiothérapie. Familles et place : paracétamol en première intention antalgique ; opioïdes courts exceptionnellement ; pénicilline en premier choix antibiotique ; macrolides ou clindamycine dans des situations sélectionnées ; amoxicilline/acide clavulanique en recours. Le métronidazole (Flagyl ou générique) seul ne couvre pas correctement tout abcès apical : voir QH22 pour les infections nécrosantes. Rodogyl/Birodogyl (spiramycine/métronidazole), bien connus, ne sont pas à utiliser par réflexe ni à assimiler aux doses des associations séparées du référentiel. Pas de céphalosporine, fluoroquinolone, doxycycline ou antiseptique buccal comme solution universelle de l’abcès. Les durées de 7 jours correspondent au référentiel français curatif de 2011 ; ce document ancien ne doit pas être présenté comme une recommandation nouvelle. La HAS a engagé une actualisation. Adapter au protocole actualisé applicable ; ne pas mélanger les schémas nationaux sans justification. La prévention de l’endocardite relève d’un autre cadre, celui de la HAS. Sources et RCP consultés le 5 septembre 2026. Voir QH21 — Péricoronarite et QH22 — Infections gingivales et parodontales.
QH21 — Péricoronarite — infection autour d’une dent de sagesse
Pathologies
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🌰 Nutshell
Inflammation infectieuse autour d’une dent partiellement sortie, souvent une dent de sagesse. Irrigation et débridement dentaires sont essentiels ; les récidives conduisent à discuter le traitement définitif. Chaque ordonnance contient un seul médicament ; les options ne sont pas à cumuler automatiquement.
À ne pas manquer
Fièvre, gonflement facial, trismus important ou progression : examen le jour même. Dysphagie, salive impossible à avaler, voix modifiée, dyspnée ou gonflement cervical : urgence, 15/112 si menace vitale. Rechercher une extension profonde et un terrain immunodéprimé. Voir QH20 pour l’abcès et l’extension infectieuse. Dans une forme localisée, privilégier nettoyage sous le capuchon par le dentiste, hygiène douce et antalgie. Antibiotique si signes généraux, extension ou persistance malgré des soins locaux adaptés, selon examen. La douleur seule ne suffit pas. SDCEP — affections parodontales aiguës.
Ordonnance — Douleur chez l’adulte d’au moins 50 kg
Doliprane / Dafalgan / Efferalgan — paracétamol 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg à 1 g si douleur, au minimum toutes les 6 heures ; maximum 3 g/j. Durée : 48 heures, puis réévaluation si besoin persistant. Repère médecin : adaptations hépatiques, rénales et grossesse détaillées dans QH20 ; ne pas cumuler les spécialités contenant du paracétamol. Voir QM01. Pas d’AINS dans cette infection suspectée.
Ordonnance — Douleur chez l’adolescent de moins de 50 kg
Doliprane / Efferalgan — paracétamol (ou générique) Prendre 15 mg/kg par prise si douleur, espacés d’au moins 6 heures, au plus 4 prises/j ; maximum 60 mg/kg/j sans dépasser 3 g/j. Durée : 48 heures. Repère médecin : forme adaptée au poids ; un trismus ne doit pas être masqué par l’antalgie. Voir QM01.
Ordonnance — Appoint local chez l’adulte capable de recracher
Paroex — chlorhexidine 0,12 %, bain de bouche (ou spécialité équivalente à même concentration) Utiliser 15 mL purs, 2 fois/j, pendant 1 minute puis recracher. Ne pas avaler. Durée : 5 jours. Se brosser les dents puis rincer soigneusement à l’eau avant utilisation. Repère médecin : complément du nettoyage dentaire, jamais traitement d’une collection profonde. Ne pas multiplier les antiseptiques. Allergie à la chlorhexidine = contre-indication ; coloration dentaire et modification du goût possibles. La posologie dépend du produit exact, notamment d’une éventuelle dilution. RCP Paroex, chlorhexidine Biogaran.
Ordonnance — Péricoronarite avec indication antibiotique, adulte sans allergie
Clamoxyl — amoxicilline 1 g (ou générique) Prendre 1 g matin et soir pendant 7 jours ; réévaluation à 48–72 heures. Repère médecin : schéma français historique ; fonction rénale normale. Grossesse possible si nécessaire ; adaptations rénales dans QH20. Rechercher une extension nécessitant l’hôpital avant de retenir un traitement oral. ANSM 2011, schémas curatifs, RCP.
Ordonnance — Alternative chez l’adulte allergique aux pénicillines, indication antibiotique confirmée
Rovamycine — spiramycine 3 millions UI (ou générique) Prendre 3 millions UI matin, midi et soir pendant 7 jours, soit 9 millions UI/j. Contrôle à 48–72 heures. Repère médecin : alternative du référentiel français de 2011 à sélectionner avec le dentiste et le protocole applicable. Vérifier QT, médicaments associés, déficit en G6PD et lévodopa/carbidopa. Pas d’empilement de macrolides. RCP.
Repères médecin
Débridement/irrigation, élimination des facteurs traumatiques et plan dentaire après résolution de l’épisode ; ne pas repousser indéfiniment les soins par des antibiotiques répétés. La radiographie dentaire est orientée par le dentiste selon position de la dent et projet de soins. Échec sous 48–72 heures : réexaminer, vérifier l’accès aux soins et rechercher une collection ou extension. Les pratiques diffèrent : le SDCEP propose des traitements courts ciblés, notamment du métronidazole dans certaines péricoronarites ; les ordonnances antibiotiques ci-dessus suivent le référentiel français de 2011. Ne pas présenter une durée de 7 jours comme universelle ni substituer une posologie étrangère sans préciser le protocole. L’actualisation française a été engagée par la HAS ; vérifier les recommandations locales en vigueur. Pas de bain de bouche chez un patient qui ne peut pas recracher ; prudence selon le produit pendant grossesse/allaitement. Les opioïdes ne sont pas un traitement de première intention ; douleur rebelle = nouvel examen. Pour immunodépression, insuffisance rénale/hépatique ou allergie complexe, individualiser avec QH20 et avis spécialisé plutôt que multiplier les cures. Sources et RCP consultés le 5 septembre 2026. Voir QO07 et QH20.
QH22 — Infections gingivales et parodontales — formes locales et nécrosantes
Pathologies
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🌰 Nutshell
Distinguer gingivite liée à la plaque, abcès parodontal et maladie parodontale nécrosante. Le traitement mécanique du foyer est central ; chaque ordonnance ci-dessous contient un seul médicament, à sélectionner selon la situation. Une gingivite simple ou une parodontite chronique ne justifie pas un antibiotique systématique.
Diagnostic paraclinique
Examen dentaire avec sondage parodontal et bilan radiographique selon atteinte ; rechercher perte d’attache et destruction osseuse. Nécrose, récidives ou forme inhabituelle : bilan orienté du terrain, notamment hémogramme, diabète et immunodépression/VIH selon contexte et consentement. Pas de bilan biologique standard pour une gingivite banale.
À ne pas manquer
Papilles ulcérées/nécrosées, douleur, saignement spontané et haleine fétide évoquent une forme nécrosante : avis dentaire rapide, le jour même si retentissement général. Pétéchies, autres saignements, fièvre ou altération générale imposent d’envisager une cause hématologique. Ulcération persistante ou lésion atypique : ne pas multiplier les antibiotiques, adresser. Extension faciale/cervicale, trismus marqué, dysphagie ou dyspnée : orientation urgente, 15/112 si menace vitale. Chez l’immunodéprimé, une forme apparemment modeste peut évoluer rapidement. SDCEP — affections aiguës.
Ordonnance — Gingivite liée à la plaque, appoint au brossage et au détartrage
Eludrilperio — chlorhexidine 0,20 %, bain de bouche Adulte : utiliser 10 mL purs matin et soir, pendant 1 minute puis recracher, sans rincer ensuite. Ne pas avaler. Durée : 7 jours. Brosser les dents et rincer soigneusement à l’eau avant utilisation. Repère médecin : un seul antiseptique ; pas de traitement prolongé automatique. Allergie à la chlorhexidine = contre-indication. Produit prêt à l’emploi ; ne pas confondre avec Eludril à diluer. RCP.
Ordonnance — Alternative antiseptique locale à 0,12 %
Paroex — chlorhexidine 0,12 % (ou spécialité équivalente à même concentration) Adulte : bain de bouche avec 15 mL purs pendant 1 minute, matin et soir, puis recracher. Ne pas avaler. Durée : 5 jours. Après brossage, rincer à l’eau avant utilisation. Repère médecin : alternative à Eludrilperio, pas association. Colorations et dysgueusie possibles ; arrêter si réaction allergique. RCP.
Ordonnance — Appoint local chez l’enfant de plus de 6 ans sachant parfaitement recracher
Eludrilperio — chlorhexidine 0,20 %, bain de bouche Utiliser 10 mL purs, 2 fois/j, pendant 1 minute puis recracher, sans rincer ensuite ; sous surveillance adulte. Ne pas avaler. Durée : 7 jours. Après brossage, rincer à l’eau avant utilisation. Repère médecin : réservé à l’enfant capable de respecter la technique ; pas chez les moins de 6 ans. Une inflammation importante ou récidivante nécessite un examen du terrain et des soins dentaires. RCP.
Ordonnance — Douleur gingivale chez l’adulte d’au moins 50 kg
Doliprane / Dafalgan / Efferalgan — paracétamol 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg à 1 g si douleur, au minimum toutes les 6 heures ; maximum 3 g/j. Durée : 48 heures. Repère médecin : adaptations pédiatriques, grossesse, foie et rein dans QH20/QM01 ; aucun cumul de paracétamol. Pas d’AINS pour masquer une infection.
Ordonnance — Gingivite ou parodontite nécrosante nécessitant un antibiotique, adulte
Flagyl — métronidazole 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg matin, midi et soir pendant 7 jours, soit 1,5 g/j. Contrôle à 48–72 heures. Repère médecin : nitro-imidazolé ciblant les anaérobies, avec débridement ; indication si retentissement général, forme sévère ou réponse insuffisante aux soins locaux. Durée du schéma français 2011, à adapter au protocole actualisé. Éviter alcool pendant le traitement et 48 heures après ; vérifier AVK/INR, lithium, disulfirame, busulfan, maladie neurologique et insuffisance hépatique sévère. Grossesse/allaitement : décision individualisée. RCP Flagyl, ANSM 2011.
Ordonnance — Forme nécrosante chez l’enfant, après avis dentaire/pédiatrique
Flagyl — métronidazole (ou générique) Prendre 10 mg/kg par prise, 3 fois/j, soit 30 mg/kg/j ; maximum 500 mg par prise et 1,5 g/j. Durée : 7 jours ; contrôle sous 48 heures. Forme adaptée au poids et à l’âge. Repère médecin : hors nouveau-né ; tableau inhabituel justifiant recherche de terrain et soins spécialisés. Ne pas transposer à toute gingivite ; insuffisance hépatique sévère = adaptation spécifique. RCP, schéma pédiatrique ANSM.
Ordonnance — Abcès parodontal avec extension ou signes généraux, adulte
Clamoxyl — amoxicilline 1 g (ou générique) Prendre 1 g matin et soir pendant 7 jours ; contrôle à 48–72 heures. Repère médecin : en complément du drainage/débridement ; pas d’antibiotique automatique pour un abcès localisé accessible aux soins chez l’immunocompétent. Absence d’allergie aux pénicillines et fonction rénale normale ; autres profils dans QH20. RCP.
Ordonnance — Abcès parodontal avec indication antibiotique et allergie aux pénicillines
Zithromax — azithromycine 250 mg (ou générique) Adulte : prendre 500 mg une fois par jour pendant 3 jours. Contrôle à 48–72 heures. Repère médecin : alternative sélectionnée, pas traitement d’entretien de la parodontite. Vérifier risques de QT, interactions et hépatopathie ; ne pas la cumuler avec un autre macrolide. RCP.
Repères médecin
Gingivite simple : hygiène efficace, détartrage et correction des facteurs locaux ; antiseptique seulement en appoint bref. Abcès parodontal : drainage et débridement, puis traitement de fond. Parodontite : contrôle de la plaque, tabac, diabète et instrumentation sous-gingivale ; maintenance. Les recommandations européennes déconseillent les antibiotiques systémiques de routine, avec exceptions sélectionnées par le parodontiste. EFP — recommandations de traitement. La doxycycline et les associations amoxicilline/métronidazole relèvent de situations parodontales spécialisées : ne pas isoler artificiellement une composante d’un schéma combiné pour respecter « un médicament ». Rodogyl/Birodogyl ne remplacent pas automatiquement ces associations ni leurs doses. Les anciennes catégories de parodontite « agressive » ne suffisent pas à décider une antibiothérapie sans bilan actuel du stade, du grade et du terrain. La candidose, l’herpès, les aphtes et les lésions tumorales ne sont pas des infections bactériennes dentaires : les traitements ci-dessus ne leur sont pas destinés. Grossesse : traiter l’inflammation et les facteurs locaux, sans antibiotique automatique ; vérifier le RCP de l’antiseptique précis. Les schémas antibiotiques français cités proviennent du référentiel curatif 2011, avec RCP vérifiés ; les recommandations internationales peuvent retenir des durées plus courtes. Adapter au protocole actualisé applicable et à la réponse clinique, sans renouvellement automatique. Sources consultées le 5 septembre 2026. Voir QO07, QH20 et QH21.
QH23 — Diabète de type 2 — traitement à la carte selon le profil
Pathologies
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🌰 Nutshell
Le traitement du diabète de type 2 associe mode de vie, éducation, objectifs individualisés et médicaments choisis selon risque cardiovasculaire/rénal, poids, hypoglycémie, fonction rénale, tolérance et préférences. Chaque ordonnance ci-dessous contient un seul médicament et représente une option ou un composant à sélectionner ; ne pas les cumuler automatiquement. Une bithérapie ou trithérapie se construit par prescriptions unitaires cohérentes après revue de l’ensemble du traitement.
Diagnostic paraclinique
Confirmer le diagnostic selon QB09. Avant choix : HbA1c, glycémies, poids/IMC, pression artérielle, DFG, rapport albuminurie/créatininurie, lipides, foie, antécédents cardiovasculaires, insuffisance cardiaque, hypoglycémies, fragilité et projet de grossesse. Rechercher diabète de type 1/LADA si amaigrissement, cétose, début rapide ou morphotype atypique.
À ne pas manquer
Vomissements, douleur abdominale, polypnée, déshydratation, trouble de conscience ou cétones : urgence, voir QS20. Hypoglycémie sévère : QS21. Plaie du pied : QO83. HbA1c > 9 %, symptômes cataboliques, complication au diagnostic, doute diagnostique, grossesse ou échecs répétés : avis spécialisé rapide.
Ordonnance — première option, récent diagnostic, DFG ≥ 45
Glucophage — metformine 500 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé au dîner pendant 7 jours, puis 1 comprimé matin et soir au cours des repas. Réévaluer tolérance et HbA1c avant titration. Repère médecin : option usuelle si aucun besoin cardiorénal prioritaire ni contre-indication. Voir QM121.
Ordonnance — metformine, sujet fragile ou intestin sensible
Glucophage — metformine 500 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé au dîner pendant 14 jours. N’augmenter qu’après accord si bonne tolérance. Repère médecin : départ lent ; contrôler poids, alimentation et DFG. Voir QM121.
Ordonnance — metformine avec DFG 30–44
Glucophage — metformine 500 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé matin et soir pendant les repas ; maximum 1 000 mg/j. Surveillance rénale rapprochée. Repère médecin : décision individualisée, arrêt si DFG < 30 ou maladie aiguë déshydratante. Voir QM121.
Ordonnance — maladie cardiovasculaire établie, insuffisance cardiaque ou MRC
Jardiance — empagliflozine 10 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, avec ou sans repas. Repère médecin : bénéfice cardiorénal pouvant motiver le choix indépendamment de l’HbA1c ; vérifier indication, DFG, volume et risque de cétose. Voir QM122.
Ordonnance — insuffisance cardiaque ou maladie rénale chronique, alternative
Forxiga — dapagliflozine 10 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour, avec ou sans repas. Repère médecin : ne pas associer de routine à une autre gliflozine. Expliquer la pause en cas de jeûne/maladie aiguë. Voir QM123.
Ordonnance — obésité ou perte pondérale prioritaire, agoniste GLP-1
Ozempic — sémaglutide 0,25 mg/dose Injecter 0,25 mg sous la peau une fois par semaine pendant 4 semaines, puis 0,5 mg une fois par semaine. Repère médecin : 0,25 mg n’est pas une dose d’entretien ; vérifier rétinopathie, symptômes digestifs et règles de disponibilité. Voir QM124.
Ordonnance — agoniste GLP-1 hebdomadaire, autre option
Trulicity — dulaglutide 1,5 mg/dose Injecter 1,5 mg sous la peau une fois par semaine, le même jour. Repère médecin : ne pas associer à un autre agoniste GLP-1 ni à une gliptine. Voir QM125.
Ordonnance — obésité marquée et besoin glycémique important
Mounjaro — tirzépatide 2,5 mg/dose Injecter 2,5 mg sous la peau une fois par semaine pendant 4 semaines, puis 5 mg une fois par semaine. Repère médecin : indication et remboursement à vérifier ; ne pas associer à un agoniste GLP-1. Voir QM126.
Ordonnance — sujet âgé, priorité à l’absence d’hypoglycémie, DFG ≥ 45
Januvia — sitagliptine 100 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour. Repère médecin : efficacité pondérale neutre et modérée ; réévaluer le DFG. Voir QM127.
Ordonnance — même profil avec DFG 30–44
Januvia — sitagliptine 50 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour. Repère médecin : dose rénale exacte ; si DFG < 30, utiliser 25 mg/j. Voir QM127.
Ordonnance — insuffisance rénale, gliptine sans adaptation de dose
Trajenta — linagliptine 5 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour. Repère médecin : la molécule ne nécessite pas d’adaptation rénale ; vérifier cependant toutes les autres prescriptions. Voir QM128.
Ordonnance — besoin d’un sécrétagogue, repas réguliers, faible risque hypoglycémique
Diamicron — gliclazide 30 mg à libération modifiée (ou générique) Prendre 1 comprimé au petit déjeuner. Ne pas prendre si le repas est sauté. Repère médecin : coût faible mais risque d’hypoglycémie et prise de poids ; éviter chez le fragile ou repas irréguliers. Voir QM129.
Ordonnance — repas irréguliers, option prandiale sélectionnée
NovoNorm — répaglinide 0,5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé dans les 15 minutes avant chaque repas principal ; aucune prise si repas sauté. Repère médecin : hypoglycémie possible ; gemfibrozil contre-indiqué. Voir QM130.
Ordonnance — hyperglycémie surtout postprandiale
Glucor — acarbose 50 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé au début de chacun des trois repas, avec la première bouchée. Repère médecin : disponibilité et tolérance digestive à vérifier ; traiter une hypoglycémie associée avec glucose, pas saccharose. Voir QM131.
Ordonnance — hyperglycémie symptomatique ou échec malgré stratégie optimisée
Lantus SoloStar — insuline glargine 100 unités/mL Injecter 10 unités sous la peau une fois par jour à heure fixe. Contrôler la glycémie à jeun chaque matin et suivre uniquement la règle de titration écrite remise avec l’ordonnance. Repère médecin : prescrire matériel, objectifs, conduite d’hypoglycémie et QP06. Évaluer urgence/cétose avant ambulatoire. Voir QM132.
Ordonnance — insuline basale avec horaire quotidien difficile
Tresiba FlexTouch — insuline dégludec 100 unités/mL Injecter 10 unités sous la peau une fois par jour ; utiliser un horaire régulier et suivre la titration écrite. Repère médecin : flexibilité adulte possible avec au moins 8 heures entre doses, sans improvisation. Voir QM133.
Ordonnance — personne très âgée ou fragile nécessitant une insuline basale
Lantus SoloStar — insuline glargine 100 unités/mL Injecter 6 unités sous la peau une fois par jour à heure fixe. Mesurer la glycémie à jeun selon le plan remis ; aucune augmentation sans validation clinique initiale. Repère médecin : cible moins stricte, prévention prioritaire des hypoglycémies, aide infirmière/aidant et revue rapide. Voir QM132 et QP06.
Repères médecin
Choix par terrain : metformine si efficacité, recul et coût priment ; iSGLT2 si insuffisance cardiaque, MRC ou risque cardiovasculaire ; agoniste GLP-1/tirzépatide si poids et efficacité glycémique priment ; gliptine si simplicité et faible risque hypoglycémique ; gliclazide/répaglinide seulement si le risque hypoglycémique est acceptable ; acarbose pour un profil postprandial sélectionné ; insuline si insulinopénie, symptômes, décompensation ou échec. Ne pas associer deux gliflozines, deux incrétinomimétiques, une gliptine avec un agoniste GLP-1/tirzépatide, ni gliclazide et répaglinide. Les associations fixes (Synjardy, Xigduo, Janumet/Velmetia, Jentadueto) comptent plusieurs substances et ne figurent donc pas dans ces ordonnances unitaires. Grossesse ou projet : arrêter/éviter les traitements non validés et adresser rapidement ; l’insulinothérapie relève d’un protocole spécialisé. Personne âgée fragile : objectif moins strict, simplification et déprescription des molécules hypoglycémiantes. Réévaluer à 3–6 mois, plus tôt après initiation d’insuline, gliflozine ou effets indésirables. Références : HAS — stratégie thérapeutique 2024 ; HAS — parcours de soins 2025. Sources et RCP consultés le 6 septembre 2026.
QH24 — Hypertension artérielle — traitement à la carte selon le profil
Pathologies
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🌰 Nutshell
Confirmer habituellement l’HTA par automesure ou MAPA, évaluer le risque cardiovasculaire et rechercher atteinte d’organe et cause secondaire orientée. Le choix associe mesures de mode de vie et traitement adapté au terrain. Chaque ordonnance ci-dessous contient un seul médicament ou une seule association fixe et représente une option ; ne pas les cumuler automatiquement.
Diagnostic paraclinique
Mesures correctes aux deux bras à la première consultation, puis bras de référence ; rechercher hypotension orthostatique chez le sujet âgé, diabétique ou symptomatique. Confirmer hors cabinet selon QO84. ECG et bilan QB12 ; rechercher une cause secondaire si début précoce ou brutal, résistance, hypokaliémie, insuffisance rénale, signes endocriniens ou syndrome d’apnées du sommeil.
À ne pas manquer
Pression très élevée avec douleur thoracique, dyspnée, déficit neurologique, confusion, convulsions, baisse visuelle aiguë, œdème aigu pulmonaire, dissection suspectée, grossesse symptomatique ou insuffisance rénale aiguë : urgence selon QS22. Éviter une baisse rapide en ambulatoire sans atteinte aiguë d’organe.
Ordonnance — IEC, adulte sans terrain particulier
Triatec — ramipril 2,5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines. Repère médecin : créatinine/DFG et potassium avant, puis 1 à 2 semaines après introduction ou hausse. Voir QM134.
Ordonnance — IEC, alternative
Coversyl — périndopril 5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin avant le repas une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines. Repère médecin : débuter à 2,5 mg chez le sujet âgé, déplété ou à risque d’hypotension. Voir QM135.
Ordonnance — ARA2 si toux sous IEC
Atacand — candésartan 8 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 4 semaines. Repère médecin : ne pas associer IEC et ARA2. Voir QM136.
Ordonnance — ARA2 et diabète avec protéinurie
Cozaar — losartan 50 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 3 à 6 semaines. Repère médecin : surveiller fonction rénale et potassium ; 25 mg si déplétion volémique sélectionnée. Voir QM137.
Ordonnance — ARA2, alternative
Tareg — valsartan 80 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 4 semaines. Repère médecin : titration possible à 160 mg puis 320 mg/j selon réponse et RCP. Voir QM138.
Ordonnance — inhibiteur calcique, sujet âgé ou HTA systolique
Amlor — amlodipine 5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines. Repère médecin : œdèmes des chevilles fréquents et non corrigés par un diurétique de principe ; maximum 10 mg/j. Voir QM139.
Ordonnance — inhibiteur calcique, alternative si œdèmes limitants
Lercan — lercanidipine 10 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin au moins 15 minutes avant le petit déjeuner jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines. Repère médecin : éviter pamplemousse et inhibiteurs puissants du CYP3A4. Voir QM140.
Ordonnance — diurétique thiazidique apparenté
Fludex LP — indapamide 1,5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines. Repère médecin : contrôler sodium, potassium et créatinine ; augmenter la dose n’améliore pas l’effet antihypertenseur. Voir QM141.
Ordonnance — diurétique thiazidique, alternative
Esidrex — hydrochlorothiazide 25 mg Prendre un demi-comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines. Repère médecin : dose usuelle 12,5 à 25 mg/j ; surveiller ions, rein, uricémie et peau. Voir QM142.
Ordonnance — HTA résistante vraie sous trithérapie optimisée
Aldactone — spironolactone 25 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation rapprochée. Repère médecin : seulement après confirmation hors cabinet, observance, exclusion des substances pressives et bilan secondaire ; contrôler potassium/créatinine dans la semaine puis à un mois. Voir QM143.
Ordonnance — grossesse, option spécialisée par inhibiteur calcique LP
Adalate LP — nifédipine 30 mg (ou générique LP) Prendre 1 comprimé à libération prolongée une fois par jour jusqu’à réévaluation obstétricale rapprochée. Avaler entier. Repère médecin : grossesse = protocole obstétrical ; ne jamais utiliser une forme immédiate pour faire baisser rapidement la pression. Voir QM144.
Ordonnance — grossesse, option centrale
Aldomet — méthyldopa 250 mg Prendre 1 comprimé matin et soir jusqu’à réévaluation obstétricale rapprochée. Repère médecin : titration et surveillance hépatique/hématologique selon contexte ; somnolence fréquente au début. Voir QM145.
Ordonnance — bêtabloquant si indication associée
Temerit — nébivolol 5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines. Repère médecin : surtout si indication associée ; sujet âgé ou insuffisance rénale : débuter à 2,5 mg. Voir QM146.
Ordonnance — bêtabloquant si cardiopathie ou tachycardie sélectionnée
Detensiel — bisoprolol 5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation. Ne pas arrêter brutalement. Repère médecin : vérifier pouls, conduction, asthme/BPCO et indication cardiaque. Voir QM43.
Ordonnance — bithérapie fixe après titration séparée
Coveram — périndopril 5 mg + amlodipine 5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin avant le repas une fois par jour jusqu’à réévaluation. Repère médecin : substitution lorsque les doses des deux composants sont déjà adaptées. Voir QM147.
Ordonnance — bithérapie fixe IEC + diurétique
Bipreterax — périndopril 5 mg + indapamide 1,25 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin avant le repas une fois par jour jusqu’à réévaluation. Repère médecin : surveiller créatinine, sodium et potassium. Voir QM148.
Ordonnance — bithérapie fixe ARA2 + inhibiteur calcique
Exforge — valsartan 80 mg + amlodipine 5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation. Repère médecin : pour patient insuffisamment contrôlé par l’un des composants au dosage correspondant. Voir QM149.
Ordonnance — bithérapie fixe ARA2 + thiazidique déjà établie
CoAprovel — irbésartan 150 mg + hydrochlorothiazide 12,5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation. Repère médecin : contrôler créatinine, sodium, potassium et uricémie selon terrain. Voir QM44.
Repères médecin
Le schéma courant associe un bloqueur du SRAA (IEC ou ARA2) à un inhibiteur calcique ou un thiazidique apparenté, puis les trois classes si nécessaire. Privilégier une prise quotidienne et une association fixe lorsque les composants et doses sont validés. Ne jamais associer IEC et ARA2. IEC/ARA2 contre-indiqués pendant la grossesse. Objectif à individualiser selon âge, fragilité, orthostatisme, comorbidités et tolérance. Les recommandations ESC 2024 proposent généralement une PAS traitée de 120–129 mmHg si bien tolérée ; adapter si fragilité, symptômes ou contexte clinique. Revoir observance, automesure et substances pressives avant escalade. Références : HAS — prise en charge de l’HTA de l’adulte ; ESC — recommandations 2024 ; SFHTA — HTA et grossesse. Sources et RCP consultés le 6 septembre 2026.
QH25 — Impétigo
Pathologies
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🌰 Nutshell
Infection cutanée superficielle à croûtes mélicériques. Forme localisée : soins d’hygiène et mupirocine ; l’acide fusidique n’est pas le choix local privilégié.
À ne pas manquer
Nourrisson, bulles étendues, fièvre, extension rapide, douleur profonde ou altération générale : réévaluation rapide et recherche d’infection plus profonde.
Ordonnance — Forme localisée peu étendue
Mupirocine 2 %, pommade cutanée Appliquer une fine couche 2 à 3 fois par jour pendant 5 jours après toilette douce à l’eau et au savon. Pas d’antibiotique oral associé de principe ; vérifier la présentation cutanée.
Repères médecin
Forme étendue ou grave : antibiothérapie orale adaptée à l’âge et au terrain pendant 7 jours selon HAS. Prélèvement selon gravité, récidive ou échec. Ne pas multiplier antiseptiques et antibiotiques locaux. Ongles courts, lavage des mains et linge personnel ; consignes de collectivité selon possibilité de couvrir les lésions. Voir QM35, QM162, QM208 et QO66. Sources : HAS — impétigo ; Assurance Maladie.
QH26 — Érysipèle / dermohypodermite bactérienne non nécrosante
Pathologies
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🌰 Nutshell
Placard inflammatoire aigu, chaud, douloureux, généralement unilatéral et souvent fébrile. Antibiothérapie antistreptococcique et recherche d’une porte d’entrée.
À ne pas manquer
Douleur disproportionnée, extension très rapide, nécrose, bulles hémorragiques, crépitation, hypotension ou confusion : urgence hospitalière pour suspicion d’infection nécrosante. Terrain fragile, atteinte faciale ou doute : seuil d’orientation bas.
Ordonnance — Adulte sans gravité, pénicilline utilisable
Amoxicilline orale 50 mg/kg/jour en 3 prises, maximum 6 g/jour, pendant 7 jours. Adapter au poids et à la fonction rénale.
Ordonnance — Alternative si allergie à la pénicilline chez l’adulte
Pristinamycine 500 mg Prendre 2 comprimés trois fois par jour pendant 7 jours au cours des repas. Vérifier notamment l’absence de colchicine.
Repères médecin
Réévaluer à 48–72 heures ; surélever le membre et traiter intertrigo ou plaie. Pas d’AINS ni de corticoïde adjuvant. Rechercher un abcès à drainer. Les ordonnances sont des alternatives à ne pas cumuler. Voir QM20, QM208, QM119 et QO66. Sources : HAS — infections cutanées bactériennes.
QH27 — Herpès labial récidivant
Pathologies
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🌰 Nutshell
Vésicules groupées récidivantes sur la lèvre précédées de picotements. Traitement très précoce ; bénéfice des topiques modeste, pas de médicament systématique si poussée mineure.
À ne pas manquer
Œil rouge, douleur oculaire, photophobie ou baisse visuelle : urgence ophtalmologique. Immunodépression, lésions diffuses sur eczéma ou nourrisson exposé : évaluation rapide.
Ordonnance — Poussée gênante, adulte immunocompétent, rein normal
Valaciclovir 500 mg Prendre 4 comprimés (2 g) dès les prodromes, puis 4 comprimés environ 12 heures plus tard, jamais avant 6 heures. Durée : une seule journée.
Ordonnance — Alternative locale, lésion limitée
Aciclovir crème 5 % Appliquer sur la lésion et son pourtour 5 fois par jour, environ toutes les 4 heures hors nuit, pendant 5 jours. Usage cutané uniquement ; vérifier l’âge autorisé du produit.
Repères médecin
Choisir l’option utile, sans cumul systématique. Adapter impérativement le valaciclovir à la fonction rénale. Éviter baisers, rapports oro-génitaux et contact avec un nouveau-né pendant la poussée ; hygiène des mains. La crème cutanée ne s’utilise jamais dans l’œil. Voir QM168–QM170 et QS24. Sources : RCP valaciclovir ; RCP aciclovir crème.
QH28 — Herpès génital
Pathologies
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🌰 Nutshell
Lésions génitales douloureuses, vésiculeuses ou érosives. Antiviral oral précoce ; distinguer premier épisode, récurrence et traitement suppressif.
Diagnostic paraclinique
PCR HSV sur lésion fraîche en cas de premier épisode ou doute ; proposer bilan des autres IST selon exposition.
À ne pas manquer
Grossesse, rétention urinaire, syndrome méningé, immunodépression ou atteinte étendue : évaluation spécialisée rapide. Toute lésion génitale n’est pas herpétique ; penser notamment à la syphilis.
Ordonnance — Premier épisode, adulte immunocompétent
Valaciclovir 500 mg Prendre 1 comprimé matin et soir pendant 5 jours ; réévaluation et prolongation possible jusqu’à 10 jours si cicatrisation incomplète.
Ordonnance — Récurrence, option dans l’AMM
Valaciclovir 500 mg Prendre 1 comprimé matin et soir pendant 3 jours, dès les prodromes ou premières lésions.
Repères médecin
Schémas ci-dessous pour fonction rénale normale, hors grossesse. La HAS propose aussi un schéma d’un jour hors AMM pour les récurrences : QM170. Pas d’aciclovir cutané génital. Informer sur latence et transmission sans lésion ; éviter les rapports pendant les poussées. Suppression quotidienne si récidives fréquentes ou retentissantes après discussion. Voir QO50, QO54, QM169 et QM170. Sources : HAS — herpès génital ; RCP Zelitrex.
QH29 — Zona de l’adulte
Pathologies
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🌰 Nutshell
Éruption vésiculeuse douloureuse unilatérale sur un dermatome. Discuter antiviral précoce selon âge, localisation, intensité et terrain ; traiter aussi la douleur.
À ne pas manquer
Territoire ophtalmique, œil rouge ou baisse visuelle : avis ophtalmologique urgent. Paralysie faciale, atteinte auriculaire, déficit neurologique, dissémination ou immunodépression : prise en charge rapide.
Ordonnance — Antiviral indiqué, adulte immunocompétent
Valaciclovir 500 mg Prendre 2 comprimés (1 g) trois fois par jour pendant 7 jours. Débuter idéalement dans les 72 heures ; posologie pour fonction rénale normale.
Repères médecin
Adapter à la clairance ; hydratation appropriée. Après 72 heures, réévaluer l’intérêt antiviral si nouvelles lésions, complication ou terrain à risque. Nettoyage doux, couvrir les lésions ; éviter contact direct avec femmes enceintes non immunisées, nouveau-nés et immunodéprimés. Pas de corticoïde ou antibiotique systématique. Réévaluer douleur persistante et indication vaccinale. Voir QM170, QS24. Sources : RCP valaciclovir ; Assurance Maladie — zona.
QH30 — Insomnie chronique de l’adulte
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
Difficultés persistantes de sommeil avec retentissement diurne malgré une possibilité suffisante de dormir. La TCC de l’insomnie est le traitement de référence ; l’hygiène du sommeil seule peut être insuffisante.
Diagnostic paraclinique
Agenda du sommeil ; rechercher apnées, jambes sans repos, dépression, substances et médicaments. Polysomnographie seulement sur orientation clinique.
À ne pas manquer
Diminution du besoin de sommeil avec excitation/impulsivité : rechercher manie. Risque suicidaire, psychose ou confusion : évaluation urgente. Somnolence au volant : suspendre conduite et explorer.
Ordonnance — Traitement non médicamenteux
Orientation vers une thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie. Associer agenda du sommeil, horaire de lever stable et contrôle des stimuli ; durée et séances selon bilan, avec réévaluation du sommeil et du retentissement.
Repères médecin
Si persistance au-delà de 3 mois avec retentissement important malgré prise en charge, discuter daridorexant selon QM172 et ses interactions. Doxylamine : occasionnelle seulement ; zolpidem/zopiclone : courte durée, pas de renouvellement chronique automatique. Mélatonine LP : indication limitée selon âge/profil. Éviter cumul de sédatifs et alcool. Voir QO72, QO75, QS13, QS25 et QM171–QM175. Sources : Assurance Maladie — insomnie ; HAS — benzodiazépines et insomnie.
QH31 — Épisode dépressif caractérisé de l’adulte
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
Humeur dépressive ou anhédonie persistante avec symptômes associés et retentissement, généralement depuis au moins 2 semaines. Évaluer sévérité, fonctionnement, risque suicidaire et antécédents de bipolarité.
Diagnostic paraclinique
Diagnostic clinique ; PHQ-9 utile au suivi sans remplacer l’entretien. Bilan biologique seulement orienté par signes et terrain.
À ne pas manquer
Projet suicidaire, moyens accessibles, impossibilité de se protéger, psychose, catatonie ou épisode maniaque : évaluation psychiatrique urgente. Ne pas prescrire un antidépresseur seul devant une bipolarité suspectée.
Ordonnance — Adulte, épisode justifiant un antidépresseur
Sertraline 50 mg Prendre 50 mg une fois par jour ; gélule pendant le repas. Prescription initiale : 28 jours ; consultation à 1–2 semaines, plus tôt si risque. Poursuite au moins 6 mois après rémission, puis arrêt progressif individualisé.
Repères médecin
Forme légère : soutien et psychothérapie en priorité ; formes modérées/sévères : psychothérapie et/ou médicament selon sévérité et préférence, avis psychiatrique rapide si sévère. Surveiller activation, humeur, effets sexuels, hyponatrémie et interactions (tramadol notamment). Éviter associations d’antidépresseurs d’emblée. Voir QO73 et QM180–QM186. Sources : HAS — dépression en premier recours ; RCP sertraline.
QH32 — Trouble anxieux généralisé
Pathologies
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🌰 Nutshell
Inquiétudes excessives difficiles à contrôler, durables et envahissantes, avec tension et retentissement. Distinguer anxiété réactionnelle, trouble panique et cause somatique.
À ne pas manquer
Risque suicidaire, manie, intoxication ou sevrage : évaluation urgente. Rechercher dépression, addictions, hyperthyroïdie ou affection cardiorespiratoire selon signes.
Ordonnance — Adulte, traitement de fond indiqué après discussion
Escitalopram 10 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour. Prescription initiale : 28 jours ; suivi à 1–2 semaines, puis adaptation. Poursuite plusieurs mois après amélioration avec réévaluation régulière, puis réduction progressive. Schéma adulte sans situation nécessitant une dose initiale réduite ; voir QM181.
Repères médecin
TCC, activité physique et réduction des excitants ; ISRS selon AMM si retentissement persistant. Vérifier QT, interactions et natrémie si risque ; débuter plus bas selon âge, foie ou sensibilité. Benzodiazépines : usage bref exceptionnel, calendrier d’arrêt annoncé, pas de traitement de fond. Voir QO74, QS13, QS25, QM176–QM179 et QM181. Sources : HAS — benzodiazépines et anxiété ; Assurance Maladie — troubles anxieux. RCP du médicament prescrit.
QH33 — Trouble panique et attaques de panique
Pathologies
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🌰 Nutshell
L’attaque de panique associe peur intense d’installation rapide et signes physiques. Le trouble panique correspond à des attaques répétées avec peur anticipatoire ou évitement persistant.
À ne pas manquer
Première crise, douleur thoracique, syncope, hypoxémie, déficit neurologique ou tableau atypique : éliminer une urgence somatique. Ne pas attribuer d’emblée une dyspnée à l’anxiété.
Ordonnance — Trouble panique établi chez l’adulte, médicament indiqué
Sertraline Prendre 25 mg une fois par jour pendant 7 jours puis 50 mg une fois par jour. Prescription initiale : 28 jours, avec forme permettant 25 mg ; réévaluation à 1–2 semaines. Poursuite généralement plusieurs mois selon réponse, puis réduction progressive.
Repères médecin
Pendant la crise après évaluation : calme, présence rassurante et respiration lente ; pas de sac en papier. TCC avec exposition pour le trouble installé. Une benzodiazépine éventuelle reste ponctuelle et encadrée ; éviter alcool et conduite. Rechercher dépression et stimulants. Voir QO74, QS13, QS25 et QM180. Sources : Assurance Maladie — panique ; RCP sertraline.
QH34 — Conjonctivite allergique
Pathologies
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🌰 Nutshell
Prurit oculaire bilatéral, larmoiement et rougeur liés à une exposition allergénique, sans douleur profonde ni baisse visuelle. Éviction et collyre antiallergique si nécessaire.
À ne pas manquer
Douleur, photophobie, baisse visuelle, atteinte cornéenne ou lentilles avec œil douloureux : rechercher une autre cause et avis ophtalmologique rapide, voir QS24.
Ordonnance — Adulte, symptômes persistants
Azélastine collyre 0,05 % Instiller 1 goutte dans chaque œil atteint matin et soir pendant la période symptomatique ; arrêter après disparition des symptômes et de l’exposition, réévaluer si persistance. Retirer les lentilles ; respecter durée maximale et âge de la spécialité, QM187.
Repères médecin
Compresses fraîches et éviter de se frotter les yeux. Choisir un seul antiallergique local ; antihistaminique oral si rhinite associée, QH18. Corticoïde local uniquement après bilan et indication ophtalmologiques. Voir QM84–QM87, QM187 et QM192–QM195. Sources : Assurance Maladie — conjonctivites. RCP du médicament prescrit.
QH35 — Conjonctivite infectieuse
Pathologies
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🌰 Nutshell
Sécrétions aqueuses souvent virales ; purulence et paupières collées orientent vers une infection bactérienne. Lavages et hygiène d’abord ; antibiotique local non systématique.
À ne pas manquer
Baisse visuelle, douleur, photophobie, lentilles, nouveau-né ou purulence hyperabondante : évaluation rapide pour atteinte cornéenne ou infection spécifique. Gonocoque/chlamydia : un collyre seul est insuffisant.
Ordonnance — Forme bactérienne justifiant un antibiotique après examen
Azithromycine collyre 1,5 % Instiller 1 goutte dans l’œil atteint matin et soir pendant 3 jours ; ne pas prolonger. Laver les mains et jeter l’unidose après usage. Voir QM188.
Repères médecin
Choisir un seul antibiotique selon terrain et examen. Pas d’antibiotique dans une forme virale simple ni de corticoïde/association corticoïde-antibiotique empirique. Arrêter les lentilles, ne pas partager les serviettes ; réévaluer si aggravation ou absence d’amélioration. Voir QS24, QM188–QM191 et QM194–QM195. Sources : Assurance Maladie — conjonctivites. RCP du médicament prescrit.
QH36 — Oxyurose
Pathologies
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🌰 Nutshell
Prurit anal surtout nocturne, parfois petits vers blancs visibles ; fréquent dans l’entourage familial. Prévenir les réinfestations est essentiel.
Diagnostic paraclinique
Scotch-test matinal avant toilette et selles si diagnostic incertain ; la parasitologie classique des selles est peu utile pour l’oxyure.
À ne pas manquer
Douleur abdominale importante, amaigrissement, sang dans les selles ou symptômes persistants : ne pas tout attribuer aux oxyures.
Ordonnance — Adulte, hors grossesse, albendazole choisi
Albendazole 400 mg Prendre 400 mg en une prise puis renouveler une fois 7 jours plus tard selon le RCP français de Zentel. Traiter simultanément les contacts concernés après vérification des contre-indications et doses adaptées à chacun.
Repères médecin
Les recommandations générales évoquent un renouvellement à 2–3 semaines : respecter le calendrier de la spécialité choisie sans combiner les schémas. Vérifier grossesse, contraception et allaitement avant albendazole, QM197. Hygiène mains/ongles, douche matinale, lavage du linge. Mébendazole : disponibilité et AMM locales à vérifier, QM198. Voir QO43. Sources : Assurance Maladie — oxyures ; RCP Zentel.
QH37 — Giardiase / giardiose
Pathologies
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🌰 Nutshell
Diarrhée persistante, ballonnements et parfois selles graisseuses après eau contaminée, voyage ou transmission en collectivité. Confirmer plutôt que multiplier les cures empiriques.
Diagnostic paraclinique
Recherche de Giardia par antigène ou PCR/parasitologie des selles selon laboratoire ; répétition des prélèvements selon technique et suspicion.
À ne pas manquer
Déshydratation, fièvre importante, dysenterie, douleur focale ou amaigrissement marqué : rechercher une autre cause ou une complication.
Ordonnance — Adulte, giardiase confirmée
Tinidazole 500 mg Prendre 4 comprimés (2 g) en une prise unique, de préférence en dehors des repas selon RCP français. Alternative si inadapté : métronidazole selon QM23 ; ne pas associer les deux.
Repères médecin
Réhydratation et sécurité de l’eau. Vérifier interactions et grossesse/allaitement ; pas d’alcool pendant et 72 heures après tinidazole. Persistance : contrôler diagnostic, observance et réinfestation avant retraitement ; rechercher intolérance secondaire au lactose. Voir QO39, QM199 et QM23. Sources : RCP Fasigyne ; MSF — protozooses intestinales.
QH38 — Pyélonéphrite aiguë de la femme
Pathologies
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🌰 Nutshell
Fièvre et douleur lombaire avec ou sans signes urinaires. ECBU avant antibiotique sans retarder le traitement ; distinguer forme simple, à risque de complication et grave.
Diagnostic paraclinique
ECBU systématique ; fonction rénale et bilan selon terrain. Imagerie si douleur intense, obstacle suspecté, risque de complication ou évolution défavorable ; pas systématique dans une première forme simple favorable.
À ne pas manquer
Sepsis, hypotension, confusion, vomissements empêchant la prise orale, obstacle, grossesse ou terrain à risque : évaluation urgente et stratégie adaptée. Infection sur obstacle : urgence de drainage.
Ordonnance — Forme simple sans gravité, adulte non enceinte
Ciprofloxacine 500 mg Prendre 1 comprimé matin et soir pendant 7 jours. Seulement après justification du choix et vérification des contre-indications et du rein ; pas de fluoroquinolone dans les 6 mois précédents en probabiliste.
Ordonnance — Relais après antibiogramme sensible
Sulfaméthoxazole 800 mg + triméthoprime 160 mg Prendre 1 comprimé matin et soir ; durée totale d’antibiothérapie efficace : 10 jours. Vérifier rein, kaliémie, allergies et interactions.
Repères médecin
Options alternatives à ne pas cumuler. Désescalade vers la molécule sensible au spectre le plus étroit ; ceftriaxone/lévofloxacine selon contexte, QM206/QM201. Contrôle clinique à 48–72 heures. Nitrofurantoïne et fosfomycine monodose ne conviennent pas. Voir QO48 et QM200–QM203. Sources : HAS — pyélonéphrite.
QH39 — Cystite à risque de complication chez la femme
Pathologies
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🌰 Nutshell
Symptômes urinaires bas sans fièvre ni douleur lombaire chez une femme avec facteur de complication. ECBU et traitement différé guidé par antibiogramme si l’état permet d’attendre.
Diagnostic paraclinique
ECBU avant antibiotique ; vérifier anomalie urinaire, grossesse, immunodépression, insuffisance rénale sévère et fragilité liée à l’âge. Le diabète isolé n’est pas à lui seul un critère de complication.
À ne pas manquer
Fièvre, frissons, douleur lombaire, vomissements ou sepsis : ne plus traiter comme une cystite. Grossesse : recommandations spécifiques et suivi obstétrical.
Ordonnance — Adulte non enceinte, traitement ne pouvant être différé
Nitrofurantoïne 50 mg Prendre 2 gélules trois fois par jour au cours des repas pendant 7 jours. Uniquement si DFG ≥ 45 mL/min, absence de déficit G6PD et de contre-indication ; adapter dès résultat de l’ECBU.
Repères médecin
Si attente possible : amoxicilline puis pivmécillinam puis nitrofurantoïne selon sensibilité et hiérarchie HAS. Pas de fluoroquinolone courante ; ne pas répéter automatiquement la nitrofurantoïne. Cystite simple : QS05 ; récidives : QH40. Voir QM20, QM19 et QM203. Sources : HAS — cystites ; RCP Furadantine.
QH40 — Cystites récidivantes de la femme
Pathologies
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🌰 Nutshell
Au moins 4 épisodes sur 12 mois. Confirmer le caractère infectieux et distinguer réinfection, rechute et symptômes non infectieux ; prévention non antibiotique d’abord.
Diagnostic paraclinique
ECBU pour documenter le diagnostic et avant prophylaxie. Bilan ciblé si hématurie persistante, calcul, obstacle ou présentation atypique ; pas d’explorations lourdes systématiques.
À ne pas manquer
Fièvre, douleur lombaire, grossesse, anomalie urinaire ou échec répété : prise en charge distincte. Ne pas traiter une bactériurie asymptomatique hors indications spécifiques.
Ordonnance — Prévention post-coïtale sélectionnée, adulte non enceinte
Triméthoprime 300 mg Prendre un demi-comprimé (150 mg) dans les 2 heures avant ou après le rapport, maximum une prise par 24 heures. Pendant la période convenue ; renouveler uniquement après réévaluation du bénéfice et de la tolérance.
Repères médecin
Antibioprophylaxie surtout si au moins un épisode par mois après discussion et ECBU. Hydratation adaptée, ne pas retenir les mictions, éviter spermicides ; considérer atrophie vulvovaginale après ménopause. Contrôler rein, kaliémie et interactions du triméthoprime ; grossesse/méthotrexate notamment. Pas de nitrofurantoïne prophylactique ni de fluoroquinolone. Voir QO46, QM18 et QM204. Sources : HAS — cystites ; RCP Delprim.
QH41 — Urétrite / cervicite à gonocoque ou Chlamydia
Pathologies
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🌰 Nutshell
Écoulement urétral, brûlures ou cervicite après exposition sexuelle ; infection parfois asymptomatique. Prélèvements avant traitement et prise en charge des partenaires.
Diagnostic paraclinique
PCR/TAAN gonocoque et Chlamydia sur sites exposés ; culture gonocoque/antibiogramme si possible avant traitement. Proposer VIH, syphilis et hépatites selon risque.
À ne pas manquer
Douleur pelvienne, fièvre, douleur testiculaire, grossesse, arthrite ou atteinte oculaire : rechercher infection compliquée ; ces schémas ne suffisent pas.
Ordonnance — Gonococcie non compliquée, adulte
Ceftriaxone 1 g IM en injection unique par un professionnel de santé. Respecter présentation, solvant et contre-indications ; jamais de solution lidocaïnée IV.
Ordonnance — Chlamydia non compliquée, adulte hors grossesse
Doxycycline 100 mg Prendre 1 comprimé matin et soir pendant 7 jours. Grand verre d’eau, pendant un repas, sans s’allonger immédiatement. Ajouter au traitement gonococcique si Chlamydia associée ou non exclue selon contexte.
Repères médecin
Contrôle clinique à J7, adaptation aux résultats et contrôle microbiologique selon germe/site. Abstinence ou protection stricte jusqu’à fin du délai recommandé et prise en charge des partenaires. Pas de ciprofloxacine empirique pour gonocoque. Grossesse : schéma spécifique. Voir QO52–QO54, QM22 et QM206. Sources : HAS — urétrites et cervicites.
QH42 — Pneumonie aiguë communautaire de l’adulte
Pathologies
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🌰 Nutshell
Infection respiratoire basse avec signes focaux, fièvre ou dyspnée ; confirmer par imagerie sans retarder le traitement nécessaire. Évaluer d’abord si le maintien à domicile est sûr.
Diagnostic paraclinique
Radiographie thoracique rapidement ; bilan selon gravité/comorbidités. CRB-65 aide à l’orientation sans remplacer le jugement clinique, QR13.
À ne pas manquer
Hypoxémie, polypnée, hypotension, confusion, décompensation d’une comorbidité ou impossibilité de s’alimenter : évaluation hospitalière. Fièvre parfois absente chez le sujet âgé.
Ordonnance — Adulte sans comorbidité, forme ambulatoire habituelle
Amoxicilline 1 g Prendre 1 g trois fois par jour. Durée maximale 7 jours dans une forme non compliquée ; réévaluation à 48–72 heures. Arrêt possible à J3 ou J5 seulement si stabilité clinique vérifiée par le médecin et consignes données au patient.
Repères médecin
Comorbidités, allergie, atypique suspecté ou échec : choix adapté, pas de fluoroquinolone par défaut. Stabilité : apyrexie, PAS ≥ 90 mmHg, FC ≤ 100/min, FR ≤ 24/min, SpO2 ≥ 90 % en air ambiant, sans banaliser une saturation inférieure à l’état habituel. Toux et fatigue peuvent persister sans justifier une prolongation. Voir QO08/QO11, QM20, QM21, QM117, QM207. Sources : HAS — pneumonie ambulatoire.
QH43 — Vitamine D — prévention et carence en pratique courante
Pathologies
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🌰 Nutshell
Distinguer prévention chez un patient à risque et correction d’une carence. Une fatigue isolée ne justifie ni dosage systématique ni fortes doses empiriques.
Diagnostic paraclinique
25-OH-vitamine D réservée aux indications reconnues ou lorsqu’elle guide réellement la prise en charge ; calcium et rein selon terrain et traitement.
À ne pas manquer
Hypercalcémie, lithiase calcique, insuffisance rénale significative ou sarcoïdose : stratégie spécifique. Vomissements, soif, polyurie ou confusion sous supplément : rechercher surdosage et contrôler calcium/rein.
Ordonnance — Prévention chez l’adulte à risque, option quotidienne
Cholécalciférol, Zymad 10 000 UI/mL Prendre 3 gouttes une fois par jour, soit 900 UI/jour, pendant 3 mois puis réévaluer. Cette ordonnance concerne cette spécialité : ne pas transposer les gouttes à un autre produit.
Repères médecin
Additionner tous les apports, notamment calcium/vitamine D ; ne pas cumuler quotidien et ampoules sans calcul. Correction d’une carence : schéma selon bilan/RCP ; calcifédiol non interchangeable avec D3. Calcium alimentaire privilégié, complément si déficit. Enfant, grossesse ou rein : adaptations spécifiques. Voir QM163–QM167. Sources : HAS — dosage de vitamine D ; RCP Zymad.
QH44 — Carence martiale et anémie ferriprive
Pathologies
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🌰 Nutshell
Confirmer la carence et rechercher sa cause : pertes gynécologiques/digestives, apports insuffisants ou malabsorption. Une supplémentation seule ne clôt pas le bilan.
Diagnostic paraclinique
NFS et ferritine ; CRP/saturation de transferrine selon contexte. Ferritine normale/élevée n’exclut pas toujours une carence sous inflammation.
À ne pas manquer
Dyspnée au repos, douleur thoracique, malaise, instabilité ou saignement actif : évaluation urgente. Homme, femme ménopausée, signes digestifs ou carence inexpliquée : exploration étiologique appropriée.
Ordonnance — Adulte, anémie ferriprive documentée
Tardyferon 80 mg de fer élément Prendre 1 comprimé par jour avant un repas ; pendant si intolérance. Durée généralement 3 à 6 mois selon correction de l’anémie et restauration des réserves ; contrôler réponse et tolérance.
Repères médecin
Si réponse insuffisante, vérifier observance, diagnostic et cause persistante. Constipation et selles noires fréquentes ; ne pas banaliser un vrai méléna. Espacer avec cyclines, fluoroquinolones, lévothyroxine et calcium selon RCP. Fer IV si indication après évaluation ; pas de fer sans carence. Voir QM49, QO56 et QO68. Sources : Assurance Maladie — anémie ; RCP Tardyferon.
QH45 — Carence en vitamine B12 ou en folates
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
Carences favorisées par apports insuffisants, malabsorption ou médicaments. La carence B12 peut provoquer des signes neurologiques même sans anémie ni macrocytose.
Diagnostic paraclinique
NFS, B12 et folates selon tableau ; rechercher cause alimentaire, gastrique/iléale ou médicamenteuse. Prélever avant supplémentation si possible sans retarder le traitement d’une atteinte neurologique.
À ne pas manquer
Paresthésies progressives, trouble de marche, signes neurologiques ou anémie mal tolérée : prise en charge rapide. Ne pas donner des folates seuls avant d’avoir exclu/corrigé une carence B12.
Repères médecin
Choisir voie et durée selon mécanisme : B12 orale si adaptée ; malabsorption ou voie orale impossible, stratégie injectable selon RCP. Supplémentation : QM50 ; folates : QM48. Surveiller réponse clinique/hématologique ; cause irréversible = entretien prolongé. Metformine et IPP au long cours peuvent contribuer à une carence B12. Prévention périconceptionnelle en B9 distincte du traitement d’anémie. Voir QO34/QO68. Sources : Assurance Maladie — anémies ; diagnostic.
QH46 — Eczéma atopique — poussée et entretien
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
Dermatose inflammatoire prurigineuse récidivante. Émollient quotidien et dermocorticoïde adapté à la zone, à l’âge et à l’intensité pour la poussée.
À ne pas manquer
Érosions/vésicules douloureuses diffuses, fièvre ou aggravation brutale : suspicion d’eczéma herpétique, avis urgent. Pus, croûtes et douleur : rechercher surinfection.
Ordonnance — Adulte, poussée limitée nécessitant un corticoïde modéré
Désonide crème 0,05 % Appliquer une fine couche une fois par jour sur les plaques inflammatoires jusqu’à amélioration ; réévaluation dans 7 jours avant poursuite. Émollient quotidien sur peau sèche, séparément ; puissance à adapter au site et à la sévérité.
Repères médecin
Pas de dermocorticoïde sur infection non traitée ; prudence paupières, visage et plis, pas d’occlusion improvisée. Rechercher contact allergique si atypique. Formes étendues, fréquentes ou résistantes : dermatologie ; dupilumab et traitements spécialisés ne sont pas des traitements usuels de poussée en MG. Voir QO64, QM88, QM89 et QM108. Sources : Assurance Maladie — dermatite atopique. RCP du médicament prescrit.
QH47 — Psoriasis en plaques localisé
Pathologies
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🌰 Nutshell
Plaques érythématosquameuses bien limitées, volontiers coudes, genoux ou cuir chevelu. Traitement local selon site/retentissement ; rechercher atteinte articulaire.
À ne pas manquer
Pustulose diffuse, érythrodermie, fièvre ou altération générale : avis urgent. Arthralgies inflammatoires, dactylite ou enthésite : rechercher rhumatisme psoriasique.
Ordonnance — Adulte, plaques limitées du corps hors visage/plis
Calcipotriol 50 µg/g + bétaméthasone 0,5 mg/g, pommade Appliquer une fine couche une fois par jour pendant 4 semaines puis réévaluer. Maximum 15 g/jour et 30 % de surface corporelle ; additionner tous les produits au calcipotriol.
Repères médecin
Éviter visage, plis, organes génitaux et infection non traitée ; contre-indication si trouble du métabolisme calcique. Ne pas transposer les durées entre gel, mousse et pommade. Émollients ; lésions étendues, ongles très atteints ou fort retentissement : dermatologie. Voir QM42. Sources : Assurance Maladie — psoriasis ; RCP Daivobet pommade.
QH48 — Mycoses cutanées et onychomycose — formes courantes
Pathologies
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🌰 Nutshell
Dermatophytie annulaire ou interdigitale ; candidose des plis et atteinte unguéale demandent des schémas différents. Confirmer une onychomycose avant traitement systémique.
Diagnostic paraclinique
Prélèvement mycologique si doute, échec ou atteinte unguéale avant antifongique oral ; tenir compte des traitements antérieurs.
À ne pas manquer
Pied diabétique avec plaie, douleur, chaleur ou extension : rechercher infection bactérienne/ischémie. Teigne, immunodépression ou atteinte étendue : prise en charge spécifique.
Ordonnance — Adulte, dermatophytie limitée peau glabre ou pli inguinal
Terbinafine crème 1 % Appliquer une fois par jour sur la lésion et son pourtour pendant 1 semaine après lavage/séchage. Ne pas extrapoler aux ongles, à la candidose ou à une autre formulation.
Repères médecin
Sécher les plis, chaussures aérées, linge personnel ; rechercher réservoir unguéal et macération. Pas de corticoïde seul. Candidose : imidazolé adapté, QM37 ; onychomycose limitée sans matrice : vernis selon QM41, plusieurs mois avec réévaluation. Échec : reconsidérer le diagnostic. Voir QM36, QM37, QM41 et QO83. Compléments ciblés : onychomycose QH59, candidose buccale QH60, pityriasis versicolor QH61, balanite QH62 ; prélèvement QB45 et échec/récidive QS30. Antifongiques oraux : QM38, QM219 et QM220 ; indication documentée, contre-indications et interactions à vérifier avant prescription. Sources : RCP Lamisil crème ; Assurance Maladie — mycoses.
QH49 — Reflux gastro-œsophagien de l’adulte
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
Pyrosis et régurgitations acides typiques sans alarme. Mesures ciblées et traitement limité ; réévaluer toute prescription d’IPP.
Diagnostic paraclinique
Pas d’examen systématique si symptômes typiques sans alarme ; endoscopie/avis selon âge, risque, signes associés ou échec.
À ne pas manquer
Dysphagie, odynophagie, amaigrissement, anémie, saignement digestif ou vomissements persistants : exploration. Douleur thoracique : évaluation cardiovasculaire avant attribution au reflux.
Ordonnance — Symptômes intermittents sans alarme
Alginate de sodium 500 mg + bicarbonate 267 mg, sachet de 10 mL Prendre 1 sachet après les repas et, si nécessaire, au coucher, quelques jours à la demande. Réévaluer si persistance sous 7 jours ; tenir compte du sodium et des interactions, QM210.
Ordonnance — Adulte, symptômes nécessitant un IPP
Oméprazole 20 mg Prendre 1 gélule le matin avant le repas pendant 4 semaines. Réévaluer avant poursuite ; dose minimale utile et arrêt si disparition des symptômes.
Repères médecin
Éviter repas tardifs et décubitus après repas, déclencheurs individuels ; perte de poids si indiquée, surélévation de tête du lit si reflux nocturne. Pas d’IPP d’épreuve pour symptôme ORL/toux isolé sans RGO documenté. Contrôler interactions, notamment clopidogrel. Avant escalade, vérifier observance, horaire de prise et diagnostic. Persistance malgré traitement bien conduit : discuter gastroscopie ou exploration spécialisée, sans multiplier les IPP. Après une cure efficace, réévaluer l’arrêt ou la dose minimale ; ne pas arrêter un traitement prolongé indispensable à une œsophagite sévère sans avis. Voir QO41, QM16, QM210, QC12, QL13 et QS27. La recherche d’H. pylori n’est pas systématique pour un reflux isolé ; si indication distincte, respecter les conditions de QB42. Sources : HAS — bon usage des IPP.
QH50 — BPCO — diagnostic et suivi en médecine générale
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
Dyspnée, toux ou expectoration chroniques chez une personne exposée au tabac/irritants. Confirmer l’obstruction avant traitement de fond.
Diagnostic paraclinique
Spirométrie à l’état stable avec test bronchodilatateur : obstruction persistante compatible avec le contexte ; avis pneumologique si doute. Évaluer dyspnée, exacerbations, saturation et comorbidités.
À ne pas manquer
Dyspnée aiguë, cyanose, confusion, douleur thoracique ou saturation anormalement basse : rechercher exacerbation grave, embolie, pneumonie ou insuffisance cardiaque.
Ordonnance — Adulte, BPCO confirmée nécessitant un bronchodilatateur de fond
Tiotropium Respimat 2,5 µg/dose Inhaler 2 bouffées successives une fois par jour à heure fixe, soit 5 µg/jour. Traitement prolongé avec réévaluation clinique, de la technique et de la tolérance ; pas un traitement de secours, QM103.
Repères médecin
Sevrage tabagique, activité physique/réhabilitation et vaccinations selon calendrier. Choisir traitement et dispositif selon symptômes/exacerbations ; contrôler technique avant escalade. Pas de corticoïde inhalé seul ; association/trithérapie pour profils appropriés. Prudence glaucome, rétention et rein avec anticholinergiques. Voir QO09–QO11, QM103 et QM33. Sources : HAS — diagnostic BPCO. RCP du médicament prescrit.
QH51 — Hypertrophie bénigne de la prostate symptomatique
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
Symptômes urinaires bas attribuables à une HBP après évaluation ; traiter la gêne et prévenir les complications. Les symptômes seuls ne prouvent pas une obstruction prostatique.
Diagnostic paraclinique
IPSS, toucher rectal, analyse d’urines ; rein, résidu et échographie selon contexte. PSA discuté si résultat susceptible de modifier la prise en charge, avant inhibiteur de 5-alpha-réductase.
À ne pas manquer
Rétention aiguë, fièvre avec douleur, insuffisance rénale, hématurie macroscopique ou prostate suspecte : prise en charge rapide/urologique.
Repères médecin
Mesures mictionnelles si gêne faible ; médicament selon gêne, volume, risque et préférence. Alpha-bloquant souvent utile ; tadalafil quotidien si profil adapté, notamment dysfonction érectile ; finastéride si prostate augmentée et risque évolutif, effet lent. Vérifier nitrés/riociguat avant tadalafil. Sous finastéride, interpréter le PSA en tenant compte de sa baisse et explorer toute remontée confirmée. Voir QO47, QH15, QM64 et QM65. Sources : Assurance Maladie — traitement HBP ; diagnostic.
QH52 — Syndrome de l’intestin irritable
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
Douleurs abdominales récurrentes associées aux selles ou à une modification du transit sans alarme. Diagnostic positif, explication et mesures individualisées.
Diagnostic paraclinique
Bilan limité selon terrain et transit ; rechercher maladie cœliaque/inflammation si indiqué. Pas de coloscopie systématique sans alarme, hors dépistage habituel.
À ne pas manquer
Sang dans les selles, amaigrissement, fièvre, anémie, symptômes nocturnes ou début récent inhabituel : rechercher une cause organique.
Repères médecin
Repas réguliers, activité physique, fibres solubles progressivement si adaptées. Éviter exclusions prolongées sans suivi ; stratégie pauvre en FODMAP encadrée si besoin. Antispasmodique selon réponse, macrogol si constipation ; ne pas empiler les traitements. Réévaluer tout changement de tableau. Voir QO35, QO38, QH09, QM14, QM15, QM51 et QM56. Sources : Assurance Maladie — SII.
QH53 — Vaginose bactérienne symptomatique
Pathologies
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🌰 Nutshell
Leucorrhées homogènes malodorantes avec peu d’inflammation ; dysbiose distincte d’une candidose. Rechercher diagnostic alternatif et IST selon exposition.
Diagnostic paraclinique
Examen, pH et critères cliniques/microscopiques ou test validé selon disponibilité ; prélèvement si doute ou récidive.
À ne pas manquer
Douleur pelvienne, fièvre, saignement inhabituel, grossesse ou post-partum : évaluation spécifique ; ne pas traiter comme une simple vaginose.
Ordonnance — Adulte, vaginose symptomatique confirmée
Métronidazole 500 mg Prendre 1 comprimé matin et soir pendant 7 jours. Vérifier interactions et situation de grossesse/allaitement avant prescription.
Repères médecin
Éviter douches vaginales et antifongiques répétés sans diagnostic. Consignes alcool selon RCP, AVK et autres interactions : QM23. Récidive : recontrôler et discuter stratégie actualisée, notamment partenaire selon contexte/recommandations ; pas de cures répétées automatiques. Voir QO59, QS12 et QM23. Sources : CDC — vaginose bactérienne.
QH54 — Gastrites et dyspepsie épigastrique
Pathologies
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🌰 Nutshell
Douleur/brûlure épigastrique, satiété précoce ou plénitude postprandiale : symptômes à explorer selon contexte. Une épigastralgie n’affirme pas une gastrite ; la gastrite est un diagnostic histologique.
Diagnostic paraclinique
Rechercher AINS/aspirine, alcool, antécédent ulcéreux et H. pylori. Gastroscopie avec biopsies selon alarme, âge/début récent, persistance et risque ; stratégie H. pylori selon QH56/QB42. Prélever avant IPP si possible pour ne pas fausser les tests.
À ne pas manquer
Douleur thoraco-épigastrique aiguë, hémorragie, défense, vomissements persistants, dysphagie, amaigrissement ou anémie : orientation adaptée, urgence si instabilité. Ne pas masquer une cause cardiaque par un essai d’IPP.
Repères médecin
Corriger les médicaments irritants avec le prescripteur ; traiter la cause identifiée. Pas d’antibiotique pour une « gastrite » présumée sans H. pylori prouvé. Un essai antisécrétoire peut se discuter après évaluation, avec durée définie et réévaluation ; pas de renouvellement automatique. Dyspepsie fonctionnelle retenue après démarche appropriée, sans multiplier examens ou restrictions. Voir QO41, QH55, QH56, QC13 et QL13. Sources : Assurance Maladie — dyspepsie ; diagnostic d’ulcère.
QH55 — Ulcère gastrique ou duodénal
Pathologies
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🌰 Nutshell
Lésion ulcéreuse confirmée par endoscopie, souvent liée à H. pylori ou aux AINS. Associer cicatrisation, traitement de la cause et suivi endoscopique si ulcère gastrique.
Diagnostic paraclinique
Gastroscopie avec biopsies gastriques pour exclure une lésion maligne et recherche d’H. pylori selon protocole. Un test négatif sous IPP ou pendant un saignement peut devoir être recontrôlé.
À ne pas manquer
Hématémèse, méléna, malaise ou instabilité : urgence, QS27. Douleur brutale avec défense/contracture : suspicion de perforation, urgence hospitalière. Vomissements persistants : rechercher obstacle.
Ordonnance — Ulcère gastrique non compliqué, traitement de cicatrisation
Oméprazole 20 mg Prendre 1 gélule une fois par jour avant le repas pendant 4 semaines, puis réévaluer avec le gastroentérologue ; prolongation selon cicatrisation, généralement jusqu’à 8 semaines. Ce schéma ne remplace pas l’éradication d’H. pylori si indiquée.
Repères médecin
Durée selon siège, taille, cause et évolution ; contrôle endoscopique de cicatrisation de l’ulcère gastrique. Supprimer les AINS si possible et discuter protection si maintien nécessaire. Ne pas arrêter seul un antiagrégant prescrit pour indication cardiovasculaire. H. pylori : QH56 puis contrôle QB42 ; traitement : QM16/QM211. Voir QL13. Sources : Assurance Maladie — ulcère ; RCP oméprazole.
QH56 — Infection à Helicobacter pylori chez l’adulte
Pathologies
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🌰 Nutshell
Prouver l’infection avant toute éradication. Choisir un protocole complet selon sensibilité, expositions antibiotiques, allergies et terrain ; contrôler systématiquement l’éradication.
Diagnostic paraclinique
Gastroscopie/biopsies si indiquées, permettant étude de sensibilité. Stratégie non invasive selon indication, âge et risque ; QB42 précise conditions et limites des tests. La sérologie ne contrôle pas la guérison.
À ne pas manquer
Alarme digestive, anémie ou risque de cancer gastrique : ne pas se limiter à un test non invasif. Grossesse/allaitement, atteinte rénale/hépatique ou interactions : protocole spécifique ; pas de Pylera dans ces situations contre-indiquées.
Ordonnance — Quadrithérapie bismuthée sélectionnée chez l’adulte
Pylera : 3 gélules après chacun des 3 repas et 3 au coucher, pendant 10 jours. Associer oméprazole 20 mg après petit-déjeuner et dîner pendant 10 jours. Voir QM211 pour contre-indications, eau, position et interactions ; choix après documentation de l’infection et vérification de l’indication.
Repères médecin
Privilégier traitement guidé quand sensibilité disponible ; ne pas utiliser clarithromycine ou fluoroquinolone à l’aveugle comme une simple bithérapie. La quadrithérapie concomitante non bismuthée est une autre option de protocole, de durée différente. Ne pas mélanger les schémas. Échec : vérifier observance puis avis/traitement guidé. Contrôle au moins 4 semaines après antibiotiques/bismuth et 2 semaines sans IPP ; QB42, QC53. Sources : HAS — diagnostic et traitement H. pylori ; HAS — traitement guidé ; Assurance Maladie — ulcère.
QH57 — Diverticulose colique non compliquée
Pathologies
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🌰 Nutshell
Présence de diverticules coliques, souvent découverte fortuite et asymptomatique. Ne pas confondre diverticulose et diverticulite ; pas de traitement antibiotique d’une découverte isolée.
À ne pas manquer
Douleur récente persistante, fièvre ou défense : rechercher diverticulite, QH58. Rectorragie abondante, malaise ou instabilité : urgence ; un saignement ne doit pas être attribué aux diverticules sans évaluation.
Repères médecin
Pas d’examen de surveillance ni de traitement préventif spécifique pour une diverticulose asymptomatique ; dépistage colorectal habituel selon âge/risque. Alimentation variée avec fibres progressives selon tolérance, hydratation adaptée et activité physique. Pas d’interdiction systématique des noix, graines ou popcorn. Pas de mésalazine, rifaximine ou probiotiques de routine pour prévenir une poussée. Des douleurs chroniques peuvent avoir une autre cause, notamment SII ; QH52. Voir QC52, QH58 et QO78. Source : HAS — diverticulite.
QH58 — Diverticulite aiguë sigmoïdienne
Pathologies
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🌰 Nutshell
Douleur de fosse iliaque gauche, fièvre et troubles du transit : suspicion à confirmer par imagerie. Le scanner distingue forme non compliquée et complications ; clinique/CRP seules insuffisantes.
Diagnostic paraclinique
Scanner abdomino-pelvien en première intention avec injection si possible, QI09 ; NFS, CRP et créatinine, QB44. Pas de coloscopie pendant la phase aiguë.
À ne pas manquer
Défense diffuse/contracture, instabilité, confusion, occlusion, abcès ou perforation : hospitalisation. Grossesse, immunodépression, comorbidité importante, prise orale impossible ou suivi non fiable : avis hospitalier précoce.
Ordonnance — Antibiotique oral si non-réponse après réévaluation
Amoxicilline + acide clavulanique 1 g/125 mg Prendre 1 g/125 mg trois fois par jour pendant 7 jours. Seulement après réévaluation confirmant une forme restant non compliquée et une indication antibiotique ; vérifier allergies et fonction rénale.
Repères médecin
Forme non compliquée au scanner, sans terrain à risque : traitement symptomatique sans antibiotique possible en ambulatoire avec suivi rapproché et consignes écrites. Paracétamol adapté ; éviter AINS, régime non restrictif si toléré. Aggravation/non-amélioration : réexaminer, pas de simple renouvellement. Allergie documentée : alternatives à discuter en tenant compte des restrictions des fluoroquinolones. Pas de scanner de contrôle si amélioration ni coloscopie systématique après forme simple ; coloscopie après forme compliquée et selon dépistage/alarme, à distance. Voir QM21, QC52, QI09 et QB44. Sources : HAS — antibiothérapie de la diverticulite ; HAS — diverticulite.
QH59 — Onychomycose — confirmer et choisir local ou oral
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
Un ongle épaissi ou jaune n’est pas forcément mycosique : traumatisme et psoriasis sont fréquents. Confirmer l’origine fongique avant traitement systémique ; choix selon germe, matrice, étendue et retentissement.
Diagnostic paraclinique
Prélèvement unguéal mycologique adapté, QB45, idéalement avant traitement. Si résultat négatif mais forte suspicion : réévaluer qualité du prélèvement et diagnostic, pas d’antifongique oral automatique.
À ne pas manquer
Bande pigmentée nouvelle, pigment périunguéal, lésion unique atypique ou destruction inexpliquée : avis dermatologique. Pied diabétique douloureux, plaie, ischémie ou infection bactérienne : prise en charge spécifique, QO83.
Ordonnance — Dermatophyte confirmé, traitement oral indiqué chez l’adulte
Terbinafine 250 mg Prendre 1 comprimé par jour, 6 semaines pour les mains ou 12 semaines pour les pieds. Bilan hépatique avant puis après 4–6 semaines ; fonction rénale et interactions vérifiées. Voir QM219 pour contre-indications et critères d’arrêt.
Repères médecin
Atteinte limitée sans matrice : traitement local unguéal possible, QM41. Atteinte étendue/matricielle ou échec : oral après documentation et discussion. Ne pas traiter un Candida ou une moisissure comme un dermatophyte sans analyse du résultat ; dermatologie si doute. Photos/repousse proximale utiles ; guérison visible retardée de plusieurs mois, pas de retraitement pour seule dystrophie résiduelle. Traiter le pied d’athlète associé et limiter macération/traumatismes. Voir QH48 et QS30. Sources : SFD — onychomycoses ; RCP terbinafine.
QH60 — Candidose buccale de l’adulte
Pathologies
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🌰 Nutshell
Plaques blanchâtres détachables ou muqueuse rouge douloureuse dans un contexte favorisant : antibiothérapie, corticoïde inhalé, prothèse, sécheresse buccale, diabète ou immunodépression. Traitement local si forme limitée et terrain adapté.
Diagnostic paraclinique
Diagnostic souvent clinique. Prélèvement si doute, récidive ou échec ; rechercher un facteur favorisant selon contexte, sans bilan immunitaire systématique pour un épisode isolé expliqué.
À ne pas manquer
Dysphagie, odynophagie, déshydratation ou immunodépression : rechercher atteinte œsophagienne et avis rapide. Plaque non détachable ou lésion persistante atypique : autre diagnostic, avis dentaire/ORL.
Ordonnance — Adulte, candidose oropharyngée justifiant un traitement systémique
Fluconazole : 200 mg à J1 puis 100 mg une fois par jour de J2 à J14. Schéma pour fonction rénale compatible, hors grossesse, après vérification des interactions ; réévaluation clinique avant prolongation. Ne pas remplacer par une prise unique de 150 mg.
Repères médecin
Réserver l’oral aux formes/terrains le justifiant, au traitement local inadapté ou en échec. Retrait nocturne et entretien des prothèses, correction des facteurs favorisants ; rinçage de bouche après corticoïde inhalé et vérification de technique. Pas de miconazole oral sans contrôle des interactions, notamment AVK. Récidive : documenter avant nouvelles cures. Voir QM38, QS30 et QB45. Sources : SFD — mycoses cutanées et muqueuses ; RCP fluconazole.
QH61 — Pityriasis versicolor
Pathologies
▼
🌰 Nutshell
Macules finement squameuses du tronc/cou, claires ou brunes, dues à Malassezia. Affection bénigne, souvent récidivante et non contagieuse ; traitement local en première intention.
Diagnostic paraclinique
Diagnostic clinique ; examen direct/prélèvement adapté si doute. La seule persistance d’une dyschromie après traitement ne prouve pas une mycose active.
À ne pas manquer
Absence de squames, lésion très atypique, évolution inhabituelle ou échec correctement traité : reconsidérer le diagnostic, notamment vitiligo ou autre dermatose pigmentaire.
Ordonnance — Adulte ou adolescent ≥ 12 ans
Kétoconazole 2 %, gel en récipient unidose de 20 g Une application du tube entier sur corps et cuir chevelu mouillés ; faire mousser, laisser agir au moins 5 minutes puis rincer. Éviter yeux/muqueuses ; schéma spécifique de cette présentation, QM218.
Repères médecin
Pigmentation parfois longue à se normaliser ; pas de cures répétées pour seule différence de couleur. Récidives gênantes : stratégie locale individualisée. Oral réservé aux formes étendues ou résistantes après confirmation/réévaluation ; itraconazole selon QM220 avec contrôle cardiaque, hépatique et interactions. Terbinafine orale inefficace dans cette indication. Voir QS30 et QB45. Sources : SFD — pityriasis versicolor ; RCP kétoconazole.
QH62 — Balanite candidosique — diagnostic et traitement
Pathologies
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🌰 Nutshell
Rougeur/prurit du gland avec parfois enduit blanchâtre ou pustules. Toutes les balanites ne sont pas candidosiques : irritations, eczéma, psoriasis et IST sont des alternatives fréquentes.
Diagnostic paraclinique
Examen du gland/prépuce ; prélèvement si doute, récidive ou échec. Glycémie/HbA1c si contexte évocateur, notamment récidives ; recherche d’IST selon exposition et lésions.
À ne pas manquer
Paraphimosis, rétention urinaire, douleur/œdème importants ou fièvre : évaluation urgente. Ulcération, lésion indurée ou persistante : avis spécialisé, ne pas renouveler un antifongique sans diagnostic.
Ordonnance — Adulte, candidose confirmée si traitement local inadapté
Fluconazole 150 mg par voie orale en prise unique. Vérifier interactions, foie, risque rythmique et diagnostic avant prescription ; pas de répétition automatique.
Repères médecin
Privilégier un traitement local adapté lorsqu’il est approprié, avec vérification de l’AMM de la spécialité utilisée sur cette localisation. Toilette douce, séchage, éviter antiseptiques et savons irritants ; ne pas forcer un décalottage. Pas de traitement antifongique systématique du partenaire asymptomatique. Récidive : facteurs locaux, diabète, médicaments dont SGLT2 et diagnostic alternatif. Voir QO51, QM38 et QS30. Sources : SFD — balanites ; RCP fluconazole.
QH63 — Dysménorrhée primaire — règles douloureuses
Pathologies
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🌰 Nutshell
Douleurs cycliques débutant autour des règles, souvent depuis l’adolescence, sans argument pour une cause pelvienne. Évaluer retentissement et réponse aux traitements ; une douleur invalidante ne doit pas être banalisée.
Diagnostic paraclinique
Aucun examen systématique si tableau primaire typique. Test de grossesse si possibilité ; NFS/ferritine si règles abondantes ou anémie suspectée, QB30. Échographie si atypie ou cause secondaire suspectée, QI10.
À ne pas manquer
Grossesse possible avec douleur/saignement, douleur aiguë unilatérale, malaise, fièvre ou pertes inhabituelles : exclure GEU, torsion ou infection. Dysménorrhée nouvelle, progressive, dyspareunie profonde, dyschésie cyclique ou infertilité : rechercher endométriose/autre cause.
Ordonnance — Option AINS après évaluation, âge ≥ 15 ans
Flurbiprofène 100 mg Prendre 1 comprimé matin et soir dès le début de la douleur ; troisième prise si nécessaire, maximum 300 mg/jour. Arrêter à disparition des symptômes ; quelques jours au maximum de besoin par cycle, sans autre AINS associé. Vérifier contre-indications et grossesse, QM226.
Repères médecin
Ibuprofène/naproxène sont d’autres options selon terrain, sans cumul. Prise précoce, chaleur locale et activité adaptée ; contraception hormonale discutée si souhaitée et utilisable. En cas d’échec malgré traitement bien conduit, réévaluer plutôt que répéter : QS32/QH64. Contraception combinée : QM227 ; ne pas confondre avec diénogest pour endométriose, QM228. Voir QO55 et QC55. Sources : Assurance Maladie — règles douloureuses ; RCP Antadys.
QH64 — Endométriose — repérage et suivi en médecine générale
Pathologies
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🌰 Nutshell
Évoquer devant dysménorrhée invalidante, douleurs pelviennes chroniques, dyspareunie profonde, symptômes digestifs/urinaires cycliques ou infertilité. Prise en charge guidée par symptômes et projet de grossesse, pas par la seule étendue radiologique.
Diagnostic paraclinique
Échographie pelvienne adaptée en première intention ; imagerie experte/IRM selon suspicion, résultat et discordance clinique. Une imagerie normale n’exclut pas toute endométriose. Pas de biomarqueur sanguin de dépistage systématique ni de cœlioscopie diagnostique automatique. Voir QI10.
À ne pas manquer
Douleur aiguë inhabituelle, grossesse possible, fièvre, rétention/obstruction ou saignement important : évaluation rapide. Symptômes urinaires/digestifs marqués, atteinte d’organe, infertilité ou douleur résistante : filière spécialisée.
Repères médecin
En l’absence de désir immédiat de grossesse, discuter traitement hormonal adapté après bilan des contre-indications : contraception combinée ou SIU au lévonorgestrel selon profil ; autres options, dont diénogest, selon stratégie et avis. Ne pas choisir un traitement hormonal uniquement pour produire une aménorrhée sans suivi. AINS brefs si utiles ; approche douleur, retentissement psychosexuel et qualité de vie. Projet de grossesse : orienter sans retarder par traitement contraceptif empirique prolongé. Voir QM226–QM228, QL15, QS32 et QC55. Sources : HAS/CNGOF — endométriose ; HAS — imagerie de l’endométriose 2025 ; Assurance Maladie — traitement.
QH65 — Surpoids et obésité de l’adulte — prise en charge en médecine générale
Pathologies
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🌰 Nutshell
Maladie chronique multifactorielle : évaluer santé, retentissement, trajectoire pondérale et objectifs de la personne, sans stigmatisation. IMC 25–29,9 : surpoids ; ≥ 30 : obésité. Le traitement associe alimentation, activité, accompagnement et, selon indication, médicament ou orientation spécialisée.
Diagnostic paraclinique
Poids/taille/IMC, tour de taille, pression artérielle et examen ciblé ; bilan biologique adapté QB47. Rechercher diabète, HTA, dyslipidémie, atteinte hépatique, apnées du sommeil, douleurs/limitations et troubles alimentaires/psychiques. Pas d’imagerie ni bilan endocrinien étendu automatiques.
À ne pas manquer
Prise de poids rapide avec œdèmes/dyspnée, signes endocriniens, trouble alimentaire actif, dépression sévère ou dénutrition malgré l’obésité. Grossesse/projet : stratégie spécifique ; pas de traitement amaigrissant. Vomissements ou douleur importante sous traitement : QS34.
Ordonnance — Accompagnement nutritionnel et activité adaptée
Accompagnement diététique individualisé : habitudes, sensations alimentaires, contraintes et apports suffisants ; éviter régimes très restrictifs. Activité physique adaptée progressive, incluant endurance et renforcement selon capacités/limitations, avec aide d’un professionnel si besoin. Suivi prolongé, objectifs convenus et réévaluation clinique régulière.
Repères médecin
Médicament après échec d’un accompagnement global, en complément : Wegovy QM229, Saxenda QM230 ou Mounjaro QM126 selon indication ; jamais de cumul. Ozempic QM124 relève du diabète de type 2, pas de l’obésité isolée. Distinguer AMM et critères administratifs de remboursement ; QS33. Évaluer aussi qualité de vie, comorbidités, tolérance et préservation musculaire, sans rechercher seulement un chiffre de poids. Orientation QL16 si complexité, complications, échec, discussion de traitement spécialisé/chirurgie ; conseils QC57 et suivi au long cours, y compris après arrêt d’un médicament. Sources : HAS — parcours surpoids/obésité adulte, actualisé 2024 ; Assurance Maladie — obésité, traitements et prise en charge, 12 octobre 2026.
QH66 — Teigne du cuir chevelu — repérage en médecine générale
Pathologies
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🌰 Nutshell
Dermatophytose du cuir chevelu, surtout chez l’enfant : plaques squameuses avec cheveux cassés et alopécie, parfois inflammation importante. Contagion possible entre personnes ou depuis un animal.
Diagnostic paraclinique
Examen présentiel et prélèvement mycologique des squames/cheveux atteints avant antifongique si possible, QB45 ; préciser la suspicion de teigne au laboratoire. Ne pas retarder la prise en charge d’une forme inflammatoire sévère pour attendre la culture.
À ne pas manquer
Kérion : placard tuméfié, inflammatoire, douloureux ou pustuleux ; avis rapide pour limiter les séquelles. Fièvre ou altération générale : évaluation sans délai. Différentiels : pelade, dermite séborrhéique, trichotillomanie et alopécie cicatricielle.
Repères médecin
Un traitement antifongique oral est nécessaire, associé au traitement local ; shampooing ou crème seuls insuffisants. Choix et durée selon âge, poids, espèce et disponibilité : avis dermatologique/pédiatrique si besoin, sans extrapoler une ordonnance adulte d’onychomycose. Éviter la corticothérapie locale isolée. Examiner l’entourage selon contexte, ne pas partager brosses/bonnets, nettoyer le matériel ; avis vétérinaire si animal suspect. Préciser les règles de collectivité selon recommandations en vigueur. Voir QO86 et QL08. Sources : SFD — mycoses et teignes ; Assurance Maladie — traitement des teignes ; OMS — teigne.
QI01 — Radiographie thoracique face + profil
Imagerie
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Prescription
Radiographie thoracique face + profil. Indication : toux persistante associée à dyspnée d’effort nouvelle ou autre élément clinique justifiant une imagerie thoracique.
QI02 — Échographie d’épaule — coiffe / bursite
Imagerie
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Prescription
Échographie de l’épaule concernée. Indication : douleur sous-acromiale ou tendinopathie persistante avec limitation fonctionnelle. Recherche : bursite sous-acromiale, tendinopathie de la coiffe, rupture partielle ou transfixiante, tendinite calcifiante.
QI03 — Radiographie d’épaule — tendinopathie calcifiante
Imagerie
▼
Prescription
Radiographie de l’épaule concernée. Incidences : face en rotations interne/externe + profil adapté à l’épaule. Indication : tendinopathie calcifiante chronique ou douleur persistante, pour objectiver et suivre une calcification.
QI04 — Radiographie de cheville post-traumatique
Imagerie
▼
Prescription
Radiographie de la cheville concernée face + profil + mortaise. Indication : traumatisme par torsion avec douleur malléolaire, œdème/ecchymose et appui impossible ou très limité. Recherche : fracture malléolaire ou arrachement osseux.
QI05 — Radiographie du pied post-traumatique
Imagerie
▼
Prescription
Radiographie du pied concerné face + profil + 3/4. Indication : traumatisme ou douleur osseuse focale avec difficulté d’appui. Recherche : fracture, notamment base du 5e métatarsien, ou lésion osseuse associée.
QI06 — Radiographie du pied — premier rayon / gros orteil
Imagerie
▼
Prescription
Radiographie du pied concerné centrée sur le premier rayon / gros orteil, face + profil + oblique, en charge si possible. Indication : douleur récurrente du gros orteil ou de la première articulation métatarso-phalangienne. Recherche : hallux valgus, arthrose MTP1, sésamoïdopathie ou séquelle traumatique.
QI07 — Imagerie devant une sinusite
Imagerie
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Ordonnance
TDM des sinus et du massif facial avec protocole adapté à la recherche de complication, selon avis radiologique. Indication : suspicion de sinusite compliquée ou tableau atypique avec [signes orbitaires / signes neurologiques / douleur intense inhabituelle / localisation à risque / évolution défavorable]. Recherche d’extension orbitaire, osseuse ou intracrânienne et caractérisation de l’atteinte sinusienne.
Repères médecin
Pas d’imagerie systématique devant une sinusite maxillaire aiguë simple typique. En cas de suspicion de complication orbitaire ou intracrânienne, l’imagerie doit être organisée en urgence avec avis spécialisé plutôt que comme examen ambulatoire différé. Le protocole, notamment l’utilisation d’un produit de contraste ou le recours à une IRM complémentaire, dépend de la complication suspectée et de l’évaluation radiologique.
QI08 — Échographie pelvienne — métrorragies
Imagerie
▼
Prescription
Échographie pelvienne par voies sus-pubienne et endovaginale si possible et appropriée. Indication : métrorragies [intermenstruelles / post-coïtales / persistantes / post-ménopausiques], hors grossesse connue. Préciser : [date des dernières règles, statut ménopausique, contraception ou traitement hormonal, grossesse possible, douleur pelvienne, antécédents gynécologiques]. Recherche : anomalie de l’endomètre, polype, fibrome, adénomyose, anomalie utérine ou annexielle ; vérifier la position d’un dispositif intra-utérin si concernée.
Repères médecin
Vérifier une grossesse possible avant d’interpréter la situation comme un saignement utérin anormal hors grossesse. Une suspicion de grossesse extra-utérine, une douleur aiguë, un malaise ou un saignement abondant relève d’une évaluation urgente. Un saignement post-ménopausique inexpliqué ou des métrorragies persistantes nécessitent une exploration gynécologique même si l’échographie est rassurante ; l’indication d’une hystéroscopie ou d’un prélèvement endométrial relève du contexte spécialisé.
QI09 — Scanner abdomino-pelvien — suspicion de diverticulite
Imagerie
▼
Prescription
TDM abdomino-pelvienne avec injection intraveineuse de produit de contraste si possible et protocole adapté par le radiologue. Indication : suspicion de diverticulite aiguë [premier épisode / récidive], douleur de fosse iliaque gauche depuis [durée], avec [fièvre / défense localisée / anomalies biologiques]. Rechercher inflammation diverticulaire, abcès, perforation, fistule, obstruction et diagnostic alternatif. Transmettre terrain, grossesse possible, créatinine/DFG récents si disponibles, antécédent de réaction au contraste et traitement actuel.
Repères médecin
Urgence hospitalière si gravité ou complication suspectée : ne pas programmer un examen différé. Le radiologue adapte le protocole si grossesse, atteinte rénale ou réaction antérieure au contraste ; une « allergie à l’iode » imprécise doit être clarifiée. Pas d’ASP ni de coloscopie diagnostique à la phase aiguë. Pas de scanner de contrôle systématique si évolution favorable. Voir QH58 et QB44. Source : HAS — diverticulite.
QI10 — Imagerie devant une suspicion d’endométriose
Imagerie
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Prescription — Première intention
Échographie pelvienne avec recherche orientée d’endométriose/adénomyose, par voie endovaginale si appropriée et acceptée, sinon voie adaptée après discussion avec l’opérateur. Indication : [dysménorrhée secondaire/résistante, douleur pelvienne chronique, dyspareunie, symptômes digestifs/urinaires cycliques, infertilité]. Préciser âge, dates des règles, traitements hormonaux, antécédents/chirurgie, localisation et retentissement des douleurs ; rechercher endométriome et signes d’atteinte profonde selon expertise.
Prescription — Seconde intention selon résultat et suspicion
IRM pelvienne avec protocole endométriose et interprétation adaptée, si indiquée après évaluation/échographie ou dans le bilan spécialisé. Transmettre comptes rendus antérieurs, symptômes localisateurs, traitements et question clinique ; ne pas prescrire systématiquement les deux examens simultanément.
Repères médecin
Une échographie standard normale n’exclut pas une endométriose, particulièrement superficielle. Si discordance ou suspicion profonde : imagerie par opérateur référent et filière spécialisée selon recommandations 2025. Respecter choix/consentement pour examen endovaginal ; pas de voie imposée. Douleur aiguë avec grossesse possible ou gravité : évaluation urgente, pas d’imagerie programmée différée. Voir QH64, QS32, QO55 et QL15. Source : HAS — imagerie de l’endométriose 2025.
QK01 — Aponévrosite plantaire
Kiné
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Prescription
Masso-kinésithérapie du pied et du membre inférieur pour aponévrosite plantaire chronique. Rééducation antalgique et fonctionnelle : étirements progressifs de l’aponévrose plantaire et du triceps sural, renforcement musculaire, travail de mobilité de cheville, réadaptation progressive à la marche et conseils d’auto-rééducation. 10 séances, à adapter selon l’évolution.
QK02 — Kinésithérapie vestibulaire — VPPB
Kiné
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Prescription
Kinésithérapie vestibulaire pour vertige positionnel paroxystique bénin récidivant. Bilan vestibulaire kinésithérapique, manœuvres libératoires adaptées, rééducation vestibulaire si besoin. 8 séances, à adapter selon l’évolution.
QK03 — Épaule — coiffe / long biceps
Kiné
▼
Prescription
Masso-kinésithérapie de l’épaule concernée, bilan diagnostic kinésithérapique puis rééducation adaptée. Objectifs : récupération progressive des amplitudes, travail de la coiffe des rotateurs et des stabilisateurs de l’omoplate, renforcement progressif sans douleur et rééducation du geste fonctionnel ou sportif.
QK04 — Rachis cervical et dorsal
Kiné
▼
Prescription
Masso-kinésithérapie du rachis cervical et dorsal. 10 séances. Indication : cervicalgies et dorsalgies mécaniques chroniques. Bilan diagnostic kinésithérapique puis rééducation adaptée.
QK05 — Cheville — séquelles d’entorse / instabilité
Kiné
▼
Prescription
Masso-kinésithérapie de la cheville douloureuse pour séquelles d’entorse avec instabilité chronique. Rééducation proprioceptive et fonctionnelle progressive. Travail de mobilité articulaire, renforcement des muscles stabilisateurs de cheville, notamment fibulaires, réentraînement à l’appui monopodal et à la marche.
QK06 — Hanche et cuisse — douleur mécanique
Kiné
▼
Prescription
Masso-kinésithérapie de la hanche et de la cuisse, bilan diagnostic kinésithérapique puis rééducation adaptée. Objectifs : diminution de la douleur, récupération progressive de la mobilité, renforcement progressif des fléchisseurs de hanche, fessiers, stabilisateurs du bassin et gainage.
QK07 — Kinésithérapie pour épicondylite
Kiné
▼
Ordonnance
Masso-kinésithérapie du coude pour épicondylite. Rééducation antalgique et fonctionnelle : récupération fonctionnelle, renforcement progressif, adaptation des gestes et conseils d’auto-rééducation. Nombre de séances à adapter selon l’évolution.
Repères médecin
Indiquée en cas d’épicondylite symptomatique, notamment persistante ou gênant les activités. Réévaluation médicale en cas de traumatisme, déficit neurologique, signes inflammatoires inhabituels, aggravation ou absence d’amélioration.
QL01 — Courrier d’adressage spécialiste — modèle générique
Courriers
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Modèle
Cher Confrère / Chère Consœur, Je vous adresse [patient/patiente + âge si connu] pour [motif]. Contexte : [éléments utiles]. Éléments cliniques : [symptômes, durée, évolution, signes négatifs pertinents]. Hypothèse / question posée : [diagnostic envisagé ou question clinique]. Examens / traitements déjà proposés : [à compléter]. Délai souhaitable : [à préciser]. Bien confraternellement. Dr Patrice Piola
QL02 — Adressage urgent / urgences — modèle
Courriers
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Modèle
Chère Consœur, Cher Confrère, Je vous adresse [patient/patiente, âge] pour [motif aigu / signe d’alerte]. Le tableau évolue depuis [durée] et associe : [symptômes principaux]. Éléments préoccupants : [signes d’alerte]. Antécédents / traitements pertinents : [à compléter]. Compte tenu de ces éléments, une évaluation présentielle urgente avec examen clinique et examens complémentaires selon votre appréciation me paraît indiquée. Bien confraternellement. Dr Patrice Piola
QL03 — Adressage ORL — vertiges récidivants
Courriers
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Modèle
Cher Confrère, Chère Consœur, Je vous adresse [patient/patiente] pour vertiges récidivants. Les épisodes sont décrits comme [positionnels / prolongés / atypiques], avec [nausées, instabilité, symptômes auditifs éventuels]. Une amélioration antérieure sous rééducation vestibulaire est [présente / absente / inconnue]. Merci de bien vouloir réaliser un examen ORL avec audiométrie et compléter, si nécessaire, par une exploration vestibulaire afin de préciser l’étiologie et la conduite à tenir. Bien confraternellement. Dr Patrice Piola
QL04 — Adressage orthopédie / médecine du sport — articulation
Courriers
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Modèle
Cher Confrère, Chère Consœur, Je vous adresse [patient/patiente] pour [douleur / limitation / instabilité] de [articulation], évoluant depuis [durée]. Le retentissement fonctionnel est : [marche, escaliers, sport, travail, sommeil]. Les examens déjà réalisés montrent : [à compléter]. Les traitements / la rééducation déjà essayés sont : [à compléter]. Merci de réévaluer cliniquement [question précise] et de préciser l’indication éventuelle d’une imagerie complémentaire ainsi que les modalités de poursuite de la prise en charge. Bien confraternellement. Dr Patrice Piola
QL05 — Adressage en proctologie — maladie hémorroïdaire
Courriers
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Courrier
Cher Confrère / Chère Consœur, Je vous adresse [patient/patiente] pour une maladie hémorroïdaire symptomatique avec [rectorragies / prolapsus / douleurs / thromboses récidivantes / autre motif]. Contexte : [ancienneté des symptômes, transit, antécédents digestifs, traitements anticoagulants/antiagrégants si pertinents]. Éléments cliniques : [symptômes, fréquence, évolution, examen proctologique réalisé et constatations réelles]. Traitements déjà proposés : [régularisation du transit, antalgiques, traitements locaux ou veinotoniques, avec efficacité/tolérance]. Je sollicite votre avis concernant [confirmation diagnostique / traitement instrumental / indication chirurgicale / prise en charge de thromboses récidivantes]. Délai souhaitable : [programmé / semi-urgent selon symptômes]. Bien confraternellement.
Repères médecin
Préciser clairement le motif d’adressage et les traitements déjà essayés. En cas de rectorragies, mentionner les éléments justifiant ou non une exploration colique parallèle. Une douleur fébrile ou un tableau évoquant un abcès ne relève pas d’un adressage programmé.
QL06 — Adressage gastro-entérologue — constipation chronique
Courriers
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Courrier
Cher Confrère / Chère Consœur, Je vous adresse [patient/patiente] pour une constipation chronique [réfractaire / avec dyschésie importante / avec symptômes d’alarme / nécessitant une exploration spécialisée]. Contexte : [ancienneté, antécédents digestifs, neurologiques ou chirurgicaux, médicaments constipants pertinents]. Éléments cliniques : [fréquence et consistance des selles, efforts de poussée, sensation d’obstruction ou d’évacuation incomplète, douleurs, rectorragies éventuelles, examen réalisé]. Examens déjà réalisés : [biologie / endoscopie / imagerie si réellement disponibles]. Traitements déjà proposés : [mesures hygiéno-diététiques, macrogol, lactulose, laxatif stimulant ou autres], avec [efficacité / tolérance]. Je sollicite votre avis concernant [exploration étiologique / trouble de l’évacuation / indication d’examens ano-rectaux / adaptation thérapeutique]. Délai souhaitable : [programmé / semi-urgent selon le contexte]. Bien confraternellement.
Repères médecin
Préciser les traitements réellement essayés, leur durée et leur efficacité. Mentionner les signes d’alarme et les explorations déjà réalisées. Une suspicion d’occlusion ou une complication aiguë ne relève pas d’un courrier programmé.
QL07 — Adressage ORL — sinusites récidivantes ou chroniques
Courriers
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Courrier
Cher Confrère / Chère Consœur, Je vous adresse [patient/patiente] pour des épisodes de sinusite/rhinosinusite [récidivants / persistants] évoluant depuis [durée]. Fréquence et évolution : [nombre d’épisodes / durée des symptômes / caractère unilatéral ou bilatéral]. Éléments cliniques associés : [obstruction nasale, rhinorrhée, douleur faciale, anosmie/hyposmie, symptômes dentaires, autres]. Contexte pertinent : [allergie, asthme, tabagisme, antécédents ORL ou dentaires, chirurgie, immunodépression si pertinente]. Examens déjà réalisés : [aucun / préciser]. Traitements déjà proposés et réponse : [lavages nasaux, traitements locaux, antibiothérapies éventuelles, autres]. Je sollicite votre avis concernant [confirmation diagnostique / recherche de facteur anatomique ou inflammatoire / indication d’exploration complémentaire / stratégie thérapeutique]. Délai souhaitable : [programmé / semi-urgent selon le contexte]. Bien confraternellement.
Repères médecin
Préciser le nombre réel d’épisodes, leur durée et les traitements déjà reçus afin d’éviter un adressage peu informatif. Une complication aiguë avec signes orbitaires, neurologiques ou méningés relève d’une orientation urgente et non de ce courrier programmé.
QL08 — Adressage dermatologique pour alopécie
Courriers
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Courrier
Cher Confrère / Chère Consœur, Je vous adresse [patient/patiente] pour exploration et prise en charge d’une alopécie [diffuse / localisée / progressive / autre]. Évolution : [date de début, mode d’installation, progression]. Répartition : [diffuse / plaques / fronto-temporale / vertex / autre]. Signes associés : [prurit, douleur, inflammation, squames, pustules, atteinte unguéale, autres]. Contexte et facteurs déclenchants éventuels : [accouchement, maladie récente, perte pondérale, médicaments, antécédents familiaux, autre]. Éléments cliniques disponibles : [aspect du cuir chevelu, présence ou disparition des orifices folliculaires, autres constatations réellement observées]. Examens déjà réalisés : [biologie / prélèvement / aucun]. Traitements déjà proposés et réponse : [à préciser]. Je sollicite votre avis notamment concernant [diagnostic incertain / suspicion d’alopécie cicatricielle / pelade étendue / progression malgré prise en charge / indication thérapeutique spécialisée]. Délai souhaitable : [rapide si suspicion cicatricielle ou progression importante / programmé]. Bien confraternellement.
Repères médecin
Décrire précisément l’évolution et l’aspect réellement observé sans attribuer un diagnostic non établi. Une suspicion d’alopécie cicatricielle mérite un adressage rapide car la destruction folliculaire constituée est irréversible.
QL09 — Adressage gynécologique — métrorragies
Courriers
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Courrier
Cher Confrère / Chère Consœur, Je vous adresse cette patiente pour exploration de métrorragies [intermenstruelles / post-coïtales / persistantes / post-ménopausiques] évoluant depuis [durée]. Caractéristiques : [fréquence, abondance, durée, date du dernier épisode, lien avec les rapports ou le cycle]. Contexte gynécologique : [date des dernières règles, statut ménopausique, grossesse possible, contraception ou traitement hormonal, antécédents pertinents]. Traitements pouvant influencer le saignement : [anticoagulant / hormonal / autre / aucun identifié]. Signes associés : [douleur pelvienne, leucorrhées, fièvre, dyspareunie, malaise, autres]. Examen réalisé : [constantes, abdomen, spéculum, aspect du col, toucher bimanuel, autres constatations réellement observées]. Dépistage cervical : [à jour / non à jour / résultat et date si connus]. Examens déjà réalisés : [test de grossesse, NFS-ferritine, prélèvements IST, échographie pelvienne, autres]. Je sollicite votre avis concernant [exploration cervicale / exploration endométriale / hystéroscopie ou prélèvement selon indication / prise en charge d’une anomalie retrouvée]. Délai souhaitable : [rapide devant saignement post-ménopausique inexpliqué, post-coïtal persistant ou anomalie du col / programmé selon le contexte]. Bien confraternellement.
Repères médecin
Une instabilité hémodynamique, une grossesse possible avec douleur ou malaise, ou un saignement très abondant relève d’une orientation urgente plutôt que d’un courrier programmé. Un saignement post-ménopausique inexpliqué ou un col d’aspect suspect justifie un adressage prioritaire. Mentionner uniquement les constatations et résultats réellement disponibles.
QL10 — Dépistage ophtalmologique de la rétinopathie diabétique
Courriers
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Courrier
Cher confrère, chère consœur, Je vous adresse [Nom, prénom, date de naissance], suivi(e) pour diabète de type 2 depuis [année], pour dépistage de rétinopathie diabétique et organisation de la périodicité du suivi. Dernière HbA1c : [valeur, date]. Pression artérielle : [valeur]. DFG/albuminurie : [résultats]. Traitements : [liste]. Dernier examen ophtalmologique : [date/résultat ou jamais]. Contexte particulier : [baisse visuelle, grossesse/projet, intensification glycémique rapide, néphropathie, autre]. Merci de rechercher et grader une éventuelle rétinopathie/maculopathie et de me transmettre la conduite et le délai de contrôle. Bien confraternellement.
Repères médecin
Baisse visuelle brutale, voile, myodésopsies nouvelles ou douleur oculaire : filière urgente. Grossesse/projet et rétinopathie connue nécessitent un calendrier spécialisé. Le dépistage peut relever d’une rétinographie avec lecture différée selon l’éligibilité locale. HAS — parcours diabète de type 2, 2025.
QL11 — Hypertension résistante ou cause secondaire — avis spécialisé
Courriers
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Courrier
Cher confrère, chère consœur, Je vous adresse [Nom, prénom, date de naissance] pour [HTA résistante / début précoce ou brutal / aggravation rapide / hypokaliémie / atteinte rénale / suspicion endocrine ou vasculaire]. Mesures au cabinet : [valeurs, bras, dates]. Automesure/MAPA : [moyennes diurne, nocturne et 24 h]. Traitement actuel avec doses et horaires : [liste]. Observance, tolérance et substances pressives recherchées : [résumé]. Éléments cliniques : [IMC, orthostatisme, pouls, souffle, apnées/somnolence, céphalées-palpitations-sueurs, signes cushingoïdes, pouls périphériques]. Atteintes d’organe/comorbidités : [rein, cœur, cerveau, rétine, diabète]. Bilan disponible : [créatinine/DFG, Na, K, glycémie/HbA1c, lipides, albuminurie, BU, ECG]. Examens ciblés déjà réalisés et conditions de prélèvement : [détails]. Merci de confirmer la résistance, orienter le bilan étiologique et proposer l’optimisation thérapeutique et la surveillance. Bien confraternellement.
Repères médecin
Avant adressage, documenter une pression hors cabinet, l’observance, les doses tolérées et une trithérapie cohérente comprenant si possible bloqueur du SRAA, inhibiteur calcique et diurétique. Rechercher AINS, corticoïdes, décongestionnants, stimulants, réglisse, alcool et apnées. Ne pas lancer un bilan hormonal non interprétable sans vérifier médicaments, kaliémie, posture, horaire et protocole du laboratoire.
QL12 — Hypercholestérolémie familiale ou LDL non contrôlé — avis spécialisé
Courriers
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Courrier
Cher confrère, chère consœur, Je vous adresse [Nom, prénom, date de naissance] pour [suspicion d’hypercholestérolémie familiale / LDL-C non contrôlé malgré traitement maximal toléré / intolérance documentée / indication d’un traitement de recours]. Antécédents cardiovasculaires et facteurs de risque : [détails]. Histoire familiale d’événement précoce ou d’hypercholestérolémie : [détails]. Examen : [xanthomes tendineux, arc cornéen précoce, autre]. Bilans lipidiques datés, dont valeur maximale sans traitement : [résultats]. Causes secondaires recherchées : [TSH, glycémie/HbA1c, rein, foie, médicaments]. Lp(a) : [résultat ou non dosée]. Traitements essayés, doses, durée, observance et tolérance : [liste]. Évolution des CPK/transaminases et symptômes : [détails]. Merci de confirmer le diagnostic et le niveau de risque, discuter dépistage familial ou génétique, objectif de LDL-C et stratégie thérapeutique spécialisée. Bien confraternellement.
Repères médecin
Joindre les résultats antérieurs et l’ordonnance actuelle. LDL-C ≥ 1,90 g/L, événement précoce, xanthomes ou plusieurs apparentés atteints renforcent la suspicion familiale. Avant adressage pour échec, vérifier observance, causes secondaires, doses maximales tolérées et association à l’ézétimibe lorsque pertinente.
QL13 — Adressage gastro-entérologique — dyspepsie, ulcère ou reflux persistant
Courriers
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Courrier
Cher confrère, chère consœur, Je vous adresse [nom, prénom, date de naissance] pour [dyspepsie persistante / suspicion ou suivi d’ulcère / reflux persistant malgré traitement bien conduit / discussion de gastroscopie]. Symptômes et évolution : [début, douleur, lien aux repas, régurgitations, dysphagie, vomissements, retentissement]. Signes d’alarme recherchés et présents/absents : [amaigrissement, anémie, saignement, autre]. Antécédents personnels/familiaux digestifs : [détails]. Traitements et facteurs de risque : [AINS, aspirine, anticoagulants, tabac, alcool, autres]. IPP déjà essayé : [molécule, dose, horaire, durée, observance, réponse]. H. pylori : [méthode et date, prise d’IPP lors du test, résultat, cures antérieures et contrôle]. Examens disponibles : [NFS/ferritine si indiquées, comptes rendus endoscopiques/histologiques, autres]. Merci de préciser l’indication et le délai d’endoscopie, les biopsies pertinentes et la stratégie thérapeutique/surveillance. Bien confraternellement.
Repères médecin
Joindre ordonnance, résultats et chronologie des traitements. Pas de courrier programmé pour saignement actif, instabilité ou suspicion de perforation : QS27/QL02. Le contrôle d’éradication par test non invasif et le contrôle endoscopique d’un ulcère gastrique répondent à deux questions distinctes. Voir QH54–QH56, QH49 et QB42. Sources : Assurance Maladie — ulcère ; HAS — diagnostic et traitement H. pylori.
QL14 — Adressage dermatologique — acné sévère ou résistante
Courriers
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Courrier
Cher confrère, chère consœur, Je vous adresse [identité, date de naissance] pour [acné nodulaire/sévère, risque cicatriciel, échec d’un traitement bien conduit, discussion d’isotrétinoïne]. Ancienneté, sites et lésions : [comédons, papules/pustules, nodules, cicatrices, photographies si consenties]. Retentissement psychologique/social et humeur évalués : [détails]. Traitements réellement suivis : [molécule, dose, durée, association locale, observance et tolérance], dont dernière cycline arrêtée le [date]. Antécédents, médicaments/compléments, allergies et facteurs hormonaux : [détails]. Si grossesse possible : [projet, contraception actuelle, information déjà donnée]. Bilan biologique disponible : [résultats datés, sans bilan inutile]. Merci de préciser indication, modalités d’initiation et, le cas échéant, schéma de renouvellement et surveillance partagée en médecine générale. Bien confraternellement.
Repères médecin
L’initiation de l’isotrétinoïne relève du dermatologue. Ne pas attendre l’échec répété si cicatrices rapides ou retentissement majeur ; risque suicidaire aigu : circuit urgent distinct. Vérifier absence de tétracycline/vitamine A associée et l’organisation du PPG avant tout renouvellement. Voir QH03/QH06, QM221, QB46 et QS31. Sources : RCP Curacné ; ANSM — guide médecin.
QL15 — Adressage gynécologique — dysménorrhée secondaire / endométriose
Courriers
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Courrier
Cher confrère, chère consœur, Je vous adresse [identité, date de naissance] pour [dysménorrhée secondaire/résistante, suspicion d’endométriose, symptômes cycliques localisateurs, projet de fertilité]. Chronologie et symptômes : [âge de début, cycle, douleur hors règles, dyspareunie, dyschésie/dysurie cyclique, saignements]. Retentissement et objectifs de la patiente : [activité, sexualité, grossesse]. Examen réalisé avec consentement : [données] ; grossesse exclue si indiquée par [test/date]. Traitements essayés : [AINS : dose/timing/durée/effet ; contraception/hormones : molécule/observance/tolérance]. Antécédents et contre-indications hormonales : [détails]. Examens : [échographie/IRM et opérateur, comptes rendus joints ; NFS/ferritine si indiquées]. Merci de discuter diagnostic, imagerie référente si nécessaire et stratégie partagée adaptée au projet de grossesse. Bien confraternellement.
Repères médecin
Pas de courrier programmé devant douleur aiguë, grossesse extra-utérine possible, infection ou instabilité. Une imagerie normale n’exclut pas toute endométriose. Joindre les comptes rendus plutôt que multiplier les examens en amont. Voir QH63/QH64, QS32 et QI10. Sources : HAS/CNGOF — endométriose ; HAS — imagerie de l’endométriose 2025.
QL16 — Adressage nutrition-obésité — évaluation et traitement spécialisé
Courriers
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Courrier
Cher confrère, chère consœur, Je vous adresse [identité, date de naissance] pour [obésité avec complications, échec d’accompagnement, discussion de traitement médicamenteux/prise en charge spécialisée]. Poids, taille, IMC initial/actuel et trajectoire : [mesures datées, variations, tour de taille]. Retentissement et objectifs de la personne : [mobilité, qualité de vie, attentes]. Comorbidités documentées : [diabète/HbA1c, HTA, SAHOS, atteinte hépatique, articulations et autres] ; antécédents de pancréatite, troubles digestifs, troubles alimentaires/psychiques et projet de grossesse : [détails]. Accompagnement nutritionnel, activité et traitements déjà essayés : [contenu, durée, résultats, tolérance, observance]. Médicaments actuels/allergies : [liste] ; biologie disponible : [résultats datés]. Merci de préciser stratégie, indication éventuelle et schéma médicamenteux, critères de prise en charge/formulaire si applicables, ainsi que les modalités du suivi partagé avec le médecin traitant. Bien confraternellement.
Repères médecin
Joindre les données attestant les critères initiaux et l’accompagnement antérieur ; ne pas promettre de remboursement avant vérification. Orientation spécialisée utile si complexité, complications, troubles alimentaires ou discussion chirurgicale ; urgence distincte si déshydratation, douleur abdominale sévère ou décompensation. Voir QH65, QS33 et QB47. Sources : HAS — parcours surpoids/obésité adulte, actualisé 2024 ; Assurance Maladie — accompagnement à la prescription des AGLP-1, juin 2026.
QL17 — Avis endocrinologique / andrologique après anabolisants
Courriers
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Courrier
Cher confrère, chère consœur, Je vous adresse [Nom, prénom, date de naissance] pour [symptômes persistants après prise d’anabolisants / déficit androgénique confirmé à explorer / question de fertilité / anomalie hormonale inexpliquée]. Produits déclarés, dont testostérone, autres anabolisants, SARMs, GH et traitements de « relance » : [noms, voies, doses déclarées, durée, associations, provenance si connue]. Dernière prise : [date pour chaque produit / inconnue]. Consommation actuelle : [oui/non/incertaine]. Symptômes et chronologie : [libido, érections, fatigue, humeur, gynécomastie, autres]. Projet de paternité et antécédents de fertilité : [à préciser]. Antécédents, traitements et autres substances : [détails]. Examen réalisé : [PA, fréquence cardiaque, poids, signes cliniques, examen testiculaire si réalisé] ; limites éventuelles de la téléconsultation : [détails]. Résultats joints avec dates, horaires, conditions de prélèvement, unités et normes : [testostérone totale initiale et contrôle ; LH/FSH ; SHBG, albumine/testostérone libre calculée et prolactine si dosées]. Recherche de complications : [NFS/hématocrite, bilan rénal, hépatique et lipidique disponibles ; autres selon indication]. Mesures déjà prises et évolution : [information, accompagnement de l’arrêt, contrôles, soutien psychologique/addictologique, traitements éventuels]. Merci de préciser l’étiologie, la nécessité d’explorations complémentaires et les modalités de suivi partagé, en tenant compte du projet de fertilité et sans présumer d’une indication de substitution. Bien confraternellement, Dr Patrice PIOLA
Repères médecin
Compléter uniquement les données connues, supprimer les alternatives inutiles et joindre les comptes rendus. Une valeur basse isolée n’établit pas le diagnostic. Ne pas différer l’adressage si signes préoccupants ; urgence cardiovasculaire, psychiatrique ou rénale : circuit urgent distinct. Voir QT01, QB32 et QB49. Ce courrier n’est ni une prescription de testostérone ni une demande de protocole de relance. Vérifié le 22 octobre 2026. Référence : Endocrine Society — diagnostic et prise en charge de l’hypogonadisme.
QM01 — Paracétamol
Médicaments
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Noms commerciaux
Doliprane, Dafalgan, Efferalgan ; ou générique de paracétamol.
Indications
Douleurs légères à modérées et fièvre. Antalgique de première intention dans la plupart des terrains, avec adaptation au poids et au risque hépatique.
Ordonnance — Douleur ou fièvre
Paracétamol 500 mg, comprimé Adulte ≥ 50 kg : 500 mg à 1 g par prise, toutes les 6 h si besoin ; maximum 3 g/j. Durée : 5 jours. Ne pas associer à un autre médicament contenant du paracétamol. Éviter en cas d’allergie au paracétamol ou de maladie hépatique sévère.
Ordonnance pédiatrique — Douleur ou fièvre
Paracétamol 15 mg/kg par prise, toutes les 6 heures si besoin. Maximum : 60 mg/kg/j sans dépasser 3 g/j. Durée : 48 heures avant réévaluation si persistance ; fièvre mal tolérée ou signes de gravité : avis immédiat. Adapter la forme galénique au poids et à l’âge.
Ordonnance — Douleur légère à modérée, adulte d’au moins 50 kg
Doliprane / Dafalgan / Efferalgan — paracétamol 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg si douleur, à renouveler après au moins 6 heures si nécessaire. Maximum de cette ordonnance : 2 g/j. Durée : 48 heures, puis réévaluation si besoin persistant. Repère médecin : dose initiale basse ; compter toutes les autres sources de paracétamol. RCP.
Ordonnance — Douleur insuffisamment soulagée par 500 mg, adulte d’au moins 50 kg
Doliprane / Dafalgan / Efferalgan — paracétamol 1 g (ou générique) Prendre 1 g si douleur ; espacer d’au moins 6 heures. Maximum : 3 prises, soit 3 g/j. Durée : 48 heures, en attendant les soins dentaires. Repère médecin : fonction hépatique compatible, absence d’autre paracétamol. RCP.
Ordonnance — Douleur chez l’enfant ou l’adolescent de moins de 50 kg
Doliprane / Efferalgan — paracétamol (ou générique) Prendre 15 mg/kg par prise si douleur, espacés d’au moins 6 heures ; au plus 4 prises/j. Maximum : 60 mg/kg/j sans dépasser 3 g/j. Durée : 48 heures ; forme adaptée au poids et à l’âge. Repère médecin : enfant examiné ; fièvre, gonflement facial ou mauvaise hydratation : avis le jour même. Voir QM01.
Ordonnance — Douleur chez l’adulte de moins de 50 kg
Doliprane / Dafalgan — paracétamol (ou générique) Prendre 15 mg/kg si douleur, toutes les 6 heures au minimum, au plus 4 prises/j ; maximum 60 mg/kg/j, sans dépasser 3 g/j. Durée : 48 heures. Repère médecin : adapter encore en cas de dénutrition, déshydratation ou hépatopathie ; ne pas utiliser par défaut le comprimé de 1 g. RCP.
Ordonnance — Douleur avec hépatopathie non sévère ou alcoolisme chronique
Doliprane / Dafalgan — paracétamol 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg si douleur, au minimum toutes les 6 heures ; maximum 2 g/j. Durée : 48 heures. Repère médecin : seulement après évaluation ; insuffisance hépatocellulaire sévère = contre-indication. RCP.
Ordonnance — Douleur avec insuffisance rénale sévère, clairance inférieure à 10 mL/min
Doliprane / Dafalgan — paracétamol 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg si douleur, espacés d’au moins 8 heures ; maximum de ce schéma : 1,5 g/j. Durée : 48 heures. Repère médecin : schéma initial prudent, à individualiser. RCP.
Ordonnance — Douleur pendant la grossesse, poids d’au moins 50 kg
Doliprane / Efferalgan — paracétamol 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg si douleur, espacés d’au moins 6 heures ; maximum de cette ordonnance : 2 g/j. Durée : 48 heures au maximum avant réévaluation. Repère médecin : dose efficace minimale, traitement bref ; la grossesse ne doit pas retarder les soins dentaires nécessaires. RCP.
Contre-indications
Hypersensibilité au paracétamol, insuffisance hépatocellulaire sévère.
Effets indésirables
Habituellement bien toléré aux doses adaptées. Réactions allergiques ou cutanées graves possibles ; arrêter et évaluer si éruption étendue, œdème ou gêne respiratoire. Toxicité hépatique majeure en cas de surdosage, parfois initialement silencieuse : prise en charge urgente.
Interactions
Autres médicaments contenant du paracétamol, AVK lors de prises répétées/prolongées à dose élevée, flucloxacilline chez les patients à risque d’acidose métabolique, inducteurs enzymatiques et alcool chronique en contexte de surdosage ou fragilité hépatique.
Repères médecin
Adulte ≥ 50 kg. Maximum usuel 3 g/j ; 4 g/j seulement dans un cadre médical sélectionné. Adapter précisément au poids, au foie et au rein : les plafonds ne sont pas interchangeables. Hépatopathie non sévère ou alcoolisme chronique : au plus 2 g/j ; clairance < 10 mL/min : intervalle ≥ 8 heures et au plus 2 g/j. Les schémas dentaires ci-dessous retiennent parfois un plafond initial plus bas. Mise à jour dentaire : 5 septembre 2026. Voir QH20, QH21 et QH22. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM02 — Ibuprofène
Médicaments
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Noms commerciaux
Advil, Nurofen, Spedifen.
Indications
Douleur aiguë avec composante inflammatoire et fièvre lorsque le paracétamol ne suffit pas ou n’est pas adapté. Utilisation courte après vérification des risques digestif, rénal, cardiovasculaire et obstétrical.
Ordonnance — Douleur aiguë / inflammation
Ibuprofène 400 mg, comprimé 200 à 400 mg par prise, à renouveler si besoin toutes les 6 à 8 h, au cours d’un repas. Durée : 5 jours. Prendre au cours d’un repas avec un grand verre d’eau. Ne pas associer à un autre anti-inflammatoire. Arrêter et consulter en cas de douleur gastrique importante, selles noires, réaction allergique ou aggravation de l’infection.
Ordonnance pédiatrique — Douleur aiguë / inflammation
Ibuprofène 7 à 10 mg/kg par prise, 3 fois par jour, avec un intervalle d’au moins 6 heures. Maximum : 30 mg/kg/j. Adapter la forme galénique au poids et à l’âge ; éviter en cas de déshydratation.
Contre-indications
Hypersensibilité aux AINS ou antécédent d’asthme déclenché par un AINS, ulcère ou hémorragie digestive évolutive/récidivante, insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque sévère, déshydratation sévère, grossesse à partir de 24 SA.
Effets indésirables
Troubles digestifs : dyspepsie, douleurs abdominales, nausées. Risques graves : ulcère/hémorragie digestive, insuffisance rénale, rétention hydrosodée et événements cardiovasculaires ; allergie ou réaction cutanée sévère possible. Méléna, hématémèse, dyspnée ou baisse de diurèse : arrêt et évaluation rapide.
Interactions
Autres AINS/aspirine à dose anti-inflammatoire, anticoagulants et antiagrégants, corticoïdes et ISRS, IEC/ARA2 et diurétiques, lithium, méthotrexate, ciclosporine/tacrolimus.
Repères médecin
Éviter notamment si grossesse ≥ 24 SA, ulcère ou hémorragie digestive, insuffisance rénale, anticoagulant, déshydratation, insuffisance cardiaque ou infection bactérienne non contrôlée. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM03 — Kétoprofène oral
Médicaments
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Noms commerciaux
Profénid, Bi-Profenid.
Indications
Douleur inflammatoire aiguë nécessitant un AINS oral, en deuxième choix après évaluation du terrain. Cure la plus courte possible.
Ordonnance — Douleur inflammatoire aiguë
Kétoprofène 50 mg ou 100 mg, comprimé ou gélule 50 mg 2 à 3 fois/j ou 100 mg 1 à 2 fois/j, au cours des repas. Durée : 5 jours. Prendre au cours des repas. Ne pas associer à un autre anti-inflammatoire. Arrêter et consulter en cas de douleur gastrique importante, saignement digestif ou réaction allergique.
Contre-indications
Hypersensibilité aux AINS ou antécédent d’asthme déclenché par un AINS, ulcère ou hémorragie digestive évolutive/récidivante, insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque sévère, grossesse à partir de 24 SA.
Effets indésirables
Troubles digestifs : dyspepsie, douleurs abdominales, nausées. Risques graves : ulcère/hémorragie digestive, insuffisance rénale, rétention hydrosodée et événements cardiovasculaires ; allergie ou réaction cutanée sévère possible. Méléna, hématémèse, dyspnée ou baisse de diurèse : arrêt et évaluation rapide.
Interactions
Autres AINS/aspirine à dose anti-inflammatoire, anticoagulants et antiagrégants, corticoïdes et ISRS, IEC/ARA2 et diurétiques, lithium, méthotrexate, ciclosporine/tacrolimus.
Repères médecin
Maximum habituel 200 mg/j. Mêmes contre-indications générales que les autres AINS ; adapter la posologie à la présentation prescrite. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM04 — Kétoprofène gel
Médicaments
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Noms commerciaux
Kétum gel, Profénid gel.
Indications
Douleur musculosquelettique inflammatoire localisée, notamment entorse, tendinopathie ou contusion sans lésion cutanée. Option locale lorsque l’exposition systémique doit être limitée.
Ordonnance — Douleur musculosquelettique localisée
Kétoprofène 2,5 %, gel Appliquer une fine couche sur la zone douloureuse 2 à 3 fois/j, puis masser légèrement. Durée : 5 jours. Ne pas appliquer sur une plaie, une muqueuse ou sous un pansement occlusif ; se laver les mains après application ; ne pas exposer la zone au soleil ou aux UV pendant le traitement et pendant 2 semaines après l’arrêt.
Contre-indications
Hypersensibilité au kétoprofène ou antécédent de photosensibilisation, réaction au fénofibrate, à l’acide tiaprofénique, aux filtres UV ou parfums, peau lésée ou infectée, grossesse à partir de 24 SA.
Effets indésirables
Irritation, prurit ou eczéma local ; photosensibilisation parfois importante, pouvant s’étendre au-delà de la zone traitée. Arrêter devant toute réaction cutanée. Des effets rénaux, digestifs ou allergiques systémiques restent possibles si absorption importante.
Interactions
Peu d’interactions systémiques attendues en usage local, éviter l’association inutile à d’autres AINS sur de grandes surfaces ou traitements prolongés.
Repères médecin
Risque de photosensibilisation parfois sévère. Contre-indiqué en cas d’antécédent de réaction au kétoprofène, au fénofibrate, à l’acide tiaprofénique, aux filtres UV ou aux parfums. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM05 — Diclofénac gel
Médicaments
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Noms commerciaux
Voltaren Emulgel, Flector gel.
Indications
Douleur et inflammation musculosquelettiques localisées sur peau intacte. Option locale pour limiter l’exposition à un AINS oral.
Ordonnance — Douleur musculosquelettique localisée
Diclofénac 1 %, gel Appliquer une fine couche sur la zone douloureuse 3 fois par jour, puis masser légèrement. Durée : 5 jours. Ne pas appliquer sur une plaie, une muqueuse ou sous un pansement occlusif ; se laver les mains après application ; arrêter en cas d’éruption ou de réaction cutanée.
Contre-indications
Hypersensibilité au diclofénac ou aux AINS, antécédent d’asthme/urticaire déclenché par aspirine ou AINS, peau lésée ou infectée, grossesse à partir de 24 SA.
Effets indésirables
Dermatite, rougeur, prurit ou eczéma au site d’application ; photosensibilité possible. Rarement, allergie avec bronchospasme ou œdème : arrêter et évaluer en urgence. Les effets systémiques des AINS restent possibles en usage étendu ou prolongé.
Interactions
Peu d’interactions systémiques attendues en usage local, prudence avec autres AINS, anticoagulants ou traitements néphrotoxiques si application étendue ou prolongée.
Repères médecin
Même prudence générale que pour les AINS malgré une exposition systémique moindre. Éviter notamment au 3e trimestre de grossesse et sur une grande surface ou pendant une durée prolongée. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM06 — Paracétamol + codéine
Médicaments
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Noms commerciaux
Dafalgan Codéine 500/30 mg ; ou générique au même dosage. Codoliprane : vérifier le dosage exact, non interchangeable comprimé pour comprimé.
Indications
Douleur aiguë modérée insuffisamment soulagée par un antalgique non opioïde seul. Recours court chez un patient sélectionné après évaluation de la cause.
Ordonnance — Douleur aiguë modérée
Paracétamol 500 mg + codéine 30 mg, comprimé Prendre 1 comprimé toutes les 6 heures si douleur ; exceptionnellement 2 comprimés par prise si douleur intense. Durée maximale : 3 jours. Ne pas dépasser 6 comprimés par jour ; ne pas associer à un autre médicament contenant du paracétamol ou de la codéine ; éviter alcool, conduite et autres sédatifs ; prévenir du risque de somnolence, nausées et constipation.
Ordonnance — Douleur rebelle après examen, option opioïde courte chez l’adulte
Dafalgan Codéine — paracétamol 500 mg/codéine 30 mg (ou générique) Prendre un comprimé si douleur, à renouveler après au moins six heures ; au maximum quatre comprimés par jour. Durée : deux jours. Ne prendre aucun autre médicament contenant du paracétamol ou un opioïde. Repère médecin : association fixe = un médicament, deux substances ; option exceptionnelle après échec du paracétamol seul et organisation des soins. Ordonnance sécurisée, mentions en toutes lettres. Exclure allaitement, insuffisance respiratoire, métaboliseur CYP2D6 ultrarapide connu ; ce modèle ne concerne pas la grossesse, l’enfant, le sujet âgé fragile ni l’insuffisant rénal/hépatique. Pas d’alcool, de conduite ni de sédatifs associés. RCP, règles de prescription.
Contre-indications
Hypersensibilité, insuffisance respiratoire, insuffisance hépatocellulaire sévère, allaitement, enfant de moins de 12 ans, métaboliseur ultrarapide CYP2D6 connu, après amygdalectomie/adénoïdectomie pour SAOS chez les moins de 18 ans.
Effets indésirables
Constipation, nausées/vomissements, somnolence et vertiges liés à la codéine. Risques de dépendance et de dépression respiratoire, surtout avec d’autres sédatifs ; somnolence anormale ou respiration lente : urgence. Le paracétamol expose à une hépatotoxicité en cas de surdosage.
Interactions
Autres médicaments contenant paracétamol ou codéine, alcool, benzodiazépines et autres dépresseurs du SNC, autres opioïdes, inhibiteurs du CYP2D6 pouvant réduire l’effet de la codéine.
Repères médecin
Réserver aux douleurs modérées non soulagées par les antalgiques non opioïdes. Prescription sur ordonnance sécurisée obligatoire depuis le 1er mars 2025 ; contre-indiquée en cas d’insuffisance respiratoire, allaitement et métaboliseur ultrarapide CYP2D6 connu. Mise à jour dentaire : 5 septembre 2026. Voir QH20, QH21 et QH22. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM07 — Thiocolchicoside
Médicaments
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Noms commerciaux
Miorel, Coltramyl.
Indications
Contracture musculaire aiguë douloureuse du rachis chez l’adulte. Traitement d’appoint très court lorsque les mesures physiques et antalgiques ne suffisent pas.
Ordonnance — Contracture musculaire aiguë du rachis
Thiocolchicoside 4 mg, comprimé Prendre 2 comprimés matin et soir. Durée : 7 jours maximum. Ne pas dépasser la dose prescrite ; arrêter en cas de diarrhée importante, malaise ou réaction allergique.
Contre-indications
Grossesse, allaitement, enfant ou adolescent de moins de 16 ans, hypersensibilité au thiocolchicoside ou à la colchicine, femme en âge de procréer sans contraception efficace pendant le traitement et 1 mois après, homme sans contraception efficace pendant le traitement et 3 mois après.
Effets indésirables
Diarrhée, douleurs digestives et somnolence possibles. Convulsions, réactions allergiques et atteintes hépatiques ont été rapportées : arrêter et évaluer devant ictère, crise convulsive ou réaction sévère. Le risque génotoxique motive les restrictions de dose, de durée et de grossesse.
Interactions
Autres médicaments abaissant le seuil convulsif, alcool et sédatifs en cas de majoration de somnolence ; pas d’interaction métabolique majeure usuelle à retenir.
Repères médecin
Dose maximale : 8 mg toutes les 12 heures, soit 16 mg/j, pendant 7 jours au maximum. La balance bénéfice-risque des myorelaxants est défavorable dans la lombalgie commune : réserver exceptionnellement aux contractures musculaires douloureuses aiguës du rachis après évaluation et information. Éviter en cas d’antécédent convulsif ; arrêter en cas de crise, de diarrhée importante ou de signe d’atteinte hépatique. Des atteintes hépatiques graves ont notamment été rapportées lors d’associations avec AINS ou paracétamol. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM08 — Colchicine
Médicaments
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Noms commerciaux
Colchicine Opocalcium ; Colchimax (association).
Indications
Crise aiguë de goutte, surtout si un AINS est contre-indiqué ou inadapté. Plus efficace lorsqu’elle est débutée précocement.
Ordonnance — Crise aiguë de goutte
Colchicine 1 mg, comprimé sécable Crise de goutte : 1 mg dès que possible, puis 0,5 mg 1 h plus tard ; à partir de J2, 0,5 mg 2 à 3 fois/j selon réponse et tolérance. Durée : 3 jours, à réévaluer selon l’évolution. Arrêter immédiatement en cas de diarrhée ou de vomissements ; ne pas dépasser la dose prescrite ; signaler la prise de colchicine avant tout nouvel antibiotique ou médicament.
Contre-indications
Hypersensibilité, insuffisance rénale sévère, insuffisance hépatique sévère, association à un inhibiteur puissant du CYP3A4 ou de la P-gp en cas d’insuffisance rénale ou hépatique.
Effets indésirables
Diarrhée, nausées et vomissements sont des signes précoces possibles de surdosage : suspendre et demander rapidement un avis. Toxicité grave possible : cytopénies, neuromyopathie/rhabdomyolyse et défaillance multiviscérale, surtout avec insuffisance rénale ou interaction.
Interactions
Clarithromycine/érythromycine, azolés, ciclosporine, vérapamil/diltiazem et autres inhibiteurs CYP3A4/P-gp, statines et autres médicaments myotoxiques.
Repères médecin
Maximum J1 : 1,5 mg. Contre-indiquée en insuffisance rénale ou hépatique sévère. Interactions majeures avec les inhibiteurs CYP3A4/P-gp, notamment clarithromycine et érythromycine. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM09 — Prednisolone — cure courte
Médicaments
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Noms commerciaux
Solupred ; ou générique de prednisolone.
Indications
Exacerbation d’asthme justifiant une corticothérapie systémique après évaluation clinique. Cure courte ; aucun rôle comme traitement de fond isolé.
Ordonnance — Exacerbation de l’adulte justifiant une corticothérapie orale
Solupred — prednisolone 20 mg (ou générique) Prendre 40 mg par voie orale le matin au cours du repas, pendant 5 jours. Durée : 5 jours ; pas de prolongation sans réévaluation. Repère médecin : complément du traitement inhalé après évaluation, pas monothérapie de crise. Pas de décroissance pour cette cure isolée chez un patient sans corticothérapie prolongée ; cas particulier si corticodépendance. Surveiller diabète, humeur, sommeil et infection. GINA 2026, corticothérapie des exacerbations.
Ordonnance — Exacerbation de l’enfant de 6 à 11 ans justifiant une corticothérapie orale
Solupred — prednisolone (ou générique, forme adaptée) Donner 1 mg/kg par voie orale une fois par jour le matin, maximum 40 mg/j, pendant 3 jours. Durée : 3 jours ; réévaluer l’enfant rapidement, adaptation médicale possible selon évolution. Repère médecin : poids à renseigner avant prescription ; complément du bronchodilatateur et de la prise en charge adaptée à la gravité. Pas à appliquer aux sifflements du nourrisson sans évaluation. GINA 2026, posologies pédiatriques.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Infection non contrôlée, virose évolutive (notamment herpès, varicelle), trouble psychotique non contrôlé ; vaccins vivants selon dose et durée immunosuppressives. Une indication vitale nécessite une décision adaptée au contexte. Vérifier l’aspartam en cas de phénylcétonurie.
Effets indésirables
Insomnie, agitation ou modification de l’humeur, augmentation de l’appétit, hyperglycémie et rétention hydrosodée possibles, même en cure courte. Plus rarement, trouble psychiatrique sévère ou infection aggravée/masquée. Les risques métaboliques, osseux et surrénaliens augmentent avec les doses et les cures répétées/prolongées.
Interactions
AINS : risque digestif accru ; anticoagulants : surveillance. Antidiabétiques, hypokaliémiants, inhibiteurs ou inducteurs du CYP3A4 : adaptation ou surveillance. Vérifier les vaccins vivants selon exposition.
Repères médecin
Cure d’exacerbation après examen, en complément du traitement inhalé. Pas de prescription systématique pour rhinite ou urticaire simple. Surveiller glycémie, sommeil, humeur et infection. Une cure isolée courte ne nécessite généralement pas de décroissance ; une corticothérapie prolongée préexistante impose un schéma individuel. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM10 — Métopimazine
Médicaments
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Noms commerciaux
Vogalène, Vogalène Lyoc, Vogalib.
Indications
Nausées ou vomissements gênants après recherche d’une cause nécessitant un traitement spécifique. Recours symptomatique bref.
Ordonnance — Nausées / vomissements
Métopimazine 7,5 mg, gélule ou lyophilisat oral 7,5 mg par prise, jusqu’à 3 fois/j si besoin, de préférence 15 min avant les repas. Durée maximale : 2 jours. Éviter alcool, conduite et autres médicaments sédatifs. Arrêter en cas de somnolence importante, malaise ou palpitations.
Contre-indications
Hypersensibilité à la métopimazine ou aux phénothiazines, glaucome par fermeture de l’angle, risque de rétention urinaire lié à un trouble urétro-prostatique.
Effets indésirables
Somnolence et hypotension orthostatique possibles. Dyskinésies ou dystonies aiguës, notamment torticolis, trismus ou révulsion oculaire : arrêter et faire évaluer. Réaction allergique sévère exceptionnelle.
Interactions
Alcool et autres sédatifs, médicaments allongeant le QT ou favorisant hypokaliémie/bradycardie, autres médicaments à effet anticholinergique.
Repères médecin
Maximum 30 mg/j. Prudence si QT long, antécédent de trouble du rythme ou association à des médicaments allongeant le QT. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM11 — Racécadotril
Médicaments
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Noms commerciaux
Tiorfan.
Indications
Diarrhée aiguë en complément de la réhydratation, principalement lorsque les selles liquides restent abondantes. Ne remplace pas la prise en charge d’une déshydratation ou d’une cause invasive.
Ordonnance — Diarrhée aiguë
Racécadotril 100 mg, gélule 100 mg 3 fois/j, de préférence avant les principaux repas. Durée : jusqu’à normalisation des selles, sans dépasser 7 jours. Toujours associer à une réhydratation orale ; arrêter dès normalisation des selles ; consulter si diarrhée sanglante, fièvre élevée ou absence d’amélioration.
Contre-indications
Hypersensibilité, grossesse et allaitement par précaution, diarrhée sanglante ou fébrile nécessitant une prise en charge étiologique plutôt qu’un traitement symptomatique isolé.
Effets indésirables
Céphalées ; éruption, prurit ou urticaire possibles. Un angio-œdème ou une réaction cutanée sévère impose l’arrêt ; œdème de langue/gorge ou gêne respiratoire : urgence.
Interactions
IEC surtout, mais aussi autres médicaments favorisant un angio-œdème bradykinique tels que sacubitril, gliptines ou inhibiteurs mTOR ; prudence avec ARA2.
Repères médecin
Ne remplace pas le bilan d’une diarrhée sanglante, fébrile, post-antibiotique ou prolongée. Prudence avec les IEC en raison du risque d’angio-œdème. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM12 — Sels de réhydratation orale — enfant et adulte
Médicaments
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Noms commerciaux
Adiaril, Fanolyte ; ou autre SRO pédiatrique conforme à la prescription. Vérifier le volume de dilution propre à la spécialité délivrée.
Indications
Prévention ou correction d’une déshydratation légère à modérée liée à la diarrhée ou aux vomissements. Traitement de première intention chez le nourrisson et l’enfant ; utile aussi chez l’adulte lorsque les pertes sont importantes, notamment chez le sujet âgé ou fragile capable de boire.
Ordonnance — Nourrisson ou enfant, diarrhée aiguë sans déshydratation clinique
Adiaril ou Fanolyte — soluté de réhydratation orale, 10 sachets Diluer 1 sachet dans exactement 200 mL d’eau, sans ajouter sucre, sel, jus ni lait. Proposer par petites prises répétées, puis à volonté ; donner au moins 10 mL/kg après chaque selle liquide. Poursuivre l’allaitement et reprendre rapidement l’alimentation habituelle selon la tolérance. Durée : tant que persistent les pertes, avec réévaluation si absence d’amélioration sous 48 heures.
Ordonnance — Enfant, déshydratation légère à modérée évaluée médicalement
Adiaril ou Fanolyte — soluté de réhydratation orale, 10 sachets Diluer chaque sachet dans exactement 200 mL d’eau. Administrer environ 75 mL/kg sur les 4 premières heures, très progressivement ; si vomissement, reprendre plus lentement après 5 à 10 minutes. Réévaluer après 4 heures, puis poursuivre selon la soif et les pertes. Échec de la voie orale ou aggravation : prise en charge urgente.
Ordonnance — Adulte, diarrhée aiguë avec pertes importantes
Soluté de réhydratation orale, sachets — formule conforme à la notice Diluer chaque sachet dans le volume exact indiqué. Boire 200 à 400 mL après chaque selle liquide, par petites gorgées fréquentes, en complément des apports habituels. Durée : pendant la diarrhée, jusqu’au retour d’une hydratation et d’une alimentation normales ; réévaluer si persistance au-delà de 48 à 72 heures.
Ordonnance — Adulte âgé ou insuffisant cardiaque/rénal, pertes digestives
Soluté de réhydratation orale, sachets — formule conforme à la notice Diluer exactement selon la notice et fractionner les prises. Volume quotidien à individualiser : [] mL/24 h, avec surveillance du poids, de la diurèse et des signes de surcharge ou de déshydratation. Durée : [] jours ; contrôle clinique et biologique selon le terrain.
Contre-indications
Hypersensibilité à un composant. La voie orale est inadaptée en cas de choc, déshydratation sévère, trouble de conscience, iléus ou vomissements incoercibles. Insuffisance cardiaque ou rénale sévère : apports uniquement sous surveillance.
Effets indésirables
Des prises trop rapides peuvent provoquer ou majorer les vomissements. Une dilution incorrecte expose à des troubles hydro-électrolytiques ; des volumes excessifs peuvent entraîner une surcharge chez le patient cardiaque ou rénal. Paupières gonflées, œdèmes, dyspnée ou confusion imposent l’arrêt et une réévaluation rapide.
Interactions
Pas d’interaction médicamenteuse majeure usuelle. Tenir compte des apports de sodium, potassium et glucose ; surveiller davantage en cas de diabète ou de traitement influençant la kaliémie. Diarrhée et vomissements peuvent diminuer l’absorption des autres médicaments oraux.
Repères médecin
Le SRO corrige les pertes mais n’arrête pas la diarrhée. Respecter strictement la dilution : les présentations françaises pédiatriques citées se diluent habituellement dans 200 mL, mais la notice du produit délivré prime. Conserver la solution reconstituée au réfrigérateur et la jeter après 24 heures. Nourrisson de moins de 2 ans : avis médical rapide ; moins de 6 mois, perte de poids, enfant abattu, refus de boire, absence d’urines, vomissement vert, sang dans les selles ou fièvre élevée = évaluation sans délai. Chez l’adulte : urgence si hypotension, syncope, confusion, oligurie, impossibilité de boire, sang dans les selles ou douleur abdominale importante. Voir QH04, QS28, QS29 et QC10. Vérifié le 26 octobre 2026. Sources : Assurance Maladie — gastro-entérite de l’enfant ; HAS — modalités d’utilisation des SRO ; OMS — réhydratation orale, plan B ; Adiaril — présentation et mode d’emploi.
QM13 — Diosmectite
Médicaments
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Noms commerciaux
Smecta, Smectalia.
Indications
Traitement symptomatique court d’une diarrhée aiguë, en complément de la réhydratation. Intérêt limité et absence de place si tableau invasif ou complication.
Ordonnance — Diarrhée aiguë
Diosmectite 3 g, poudre pour suspension buvable en sachet Prendre 1 sachet 3 fois par jour, à distance des autres médicaments. Durée : 3 jours. Diluer dans un demi-verre d’eau ; respecter un intervalle d’au moins 2 heures avec les autres médicaments ; toujours associer à la réhydratation.
Contre-indications
Hypersensibilité, constipation sévère ou occlusion intestinale suspectée.
Effets indésirables
Constipation, parfois importante ; diminuer ou arrêter si elle survient. Vomissements ou éruption possibles ; urticaire et angio-œdème ont été rapportés. Gonflement du visage ou gêne respiratoire : arrêt et urgence.
Interactions
Espacer d’au moins 2 heures des autres médicaments oraux en raison d’un risque de diminution de leur absorption.
Repères médecin
Traitement symptomatique d’appoint. Ne doit pas retarder l’évaluation d’une diarrhée sanglante, fébrile, prolongée ou associée à une déshydratation. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM14 — Phloroglucinol
Médicaments
▼
Noms commerciaux
Spasfon, Spasfon Lyoc.
Indications
Douleurs spasmodiques digestives, biliaires, urinaires ou gynécologiques après exclusion d’une urgence. Traitement symptomatique d’appoint.
Ordonnance — Douleur spasmodique
Phloroglucinol 80 mg, comprimé ou lyophilisat oral 160 mg par prise, à renouveler si besoin après au moins 2 h, jusqu’à 3 prises/j. Durée : 3 jours. Consulter si la douleur persiste, devient intense ou localisée, ou s’accompagne de fièvre.
Contre-indications
Hypersensibilité au phloroglucinol ou à un excipient ; tenir compte des excipients selon la présentation, notamment phénylcétonurie si aspartam.
Effets indésirables
Éruption, prurit ou urticaire possibles. Exceptionnellement, angio-œdème, choc anaphylactique ou éruption pustuleuse étendue : arrêter et faire évaluer sans délai.
Interactions
Éviter l’association aux antalgiques opioïdes majeurs tels que morphine et dérivés en raison d’un possible effet spasmogène ; pas d’autre interaction majeure usuelle.
Repères médecin
Traitement symptomatique. Ne doit pas retarder l’évaluation d’une douleur abdominale aiguë ou d’un syndrome chirurgical. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM15 — Alvérine + siméticone
Médicaments
▼
Noms commerciaux
Météospasmyl.
Indications
Douleurs, ballonnements et inconfort liés aux troubles fonctionnels intestinaux. Option symptomatique après exclusion d’une pathologie organique.
Ordonnance — Ballonnements / troubles fonctionnels intestinaux
Alvérine citrate 60 mg + siméticone 300 mg, capsule 1 capsule 2 à 3 fois/j, au début des repas. Durée : 7 jours. Prendre au début des repas ; consulter en cas de douleur persistante, amaigrissement, saignement digestif ou symptômes nocturnes.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’alvérine, à la siméticone ou à un excipient.
Effets indésirables
Vertiges et réactions cutanées possibles. Rarement, réaction anaphylactique ou atteinte hépatique ; ictère, urines foncées, œdème ou gêne respiratoire : arrêter et faire évaluer rapidement.
Interactions
Pas d’interaction médicamenteuse majeure usuelle connue ; réévaluer les traitements si symptômes digestifs persistants ou atypiques.
Repères médecin
Réservé aux douleurs digestives avec ballonnements fonctionnels. Réévaluer tout symptôme récent ou atypique. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM16 — Oméprazole
Médicaments
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Noms commerciaux
Mopral, Zoltum.
Indications
Reflux gastro-œsophagien et symptômes acides nécessitant une inhibition de la sécrétion gastrique. Prévention des lésions gastroduodénales sous AINS chez les patients à risque.
Ordonnance — Reflux gastro-œsophagien / dyspepsie acide
Oméprazole 20 mg, gélule gastro-résistante 20 mg 1 fois/j, le matin avant le repas. Durée : 1 mois, renouvelable selon l’indication et l’évolution. Avaler entier le matin avant le repas ; consulter en cas de difficulté à avaler, amaigrissement, vomissement sanglant ou selles noires.
Ordonnance — Prévention des ulcères sous AINS chez un patient à risque
Oméprazole 20 mg, gélule gastro-résistante Prendre 1 gélule une fois par jour, le matin avant le repas. Durée : pendant toute la durée nécessaire du traitement par AINS, puis arrêt sauf autre indication. Réserver aux patients à risque digestif, notamment âge supérieur à 60 ans, antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal ou d’hémorragie digestive haute.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’oméprazole ou aux benzimidazoles substitués, association au nelfinavir.
Effets indésirables
Céphalées, douleurs abdominales, diarrhée/constipation, nausées et flatulences. Plus rarement, néphrite interstitielle ou réaction cutanée sévère. Au long cours : hypomagnésémie et carence en B12 possibles ; réévaluer l’indication plutôt que prolonger systématiquement.
Interactions
Clopidogrel, nelfinavir, méthotrexate à forte dose, tacrolimus, digoxine, warfarine/AVK, médicaments dont l’absorption dépend du pH gastrique.
Repères médecin
La dose et la durée dépendent de l’indication. Rechercher les signes d’alarme et tenir compte des interactions, notamment avec le clopidogrel. Sous AINS, la gastroprotection réduit le risque ulcéreux mais ne prévient pas les complications rénales ou cardiovasculaires. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM17 — Macrogol
Médicaments
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Noms commerciaux
Forlax, Movicol.
Indications
Constipation fonctionnelle chez l’adulte et l’enfant selon l’âge autorisé. Laxatif osmotique de première intention lorsque les mesures hygiénodiététiques sont insuffisantes.
Ordonnance — Constipation
Macrogol 10 g, poudre pour solution buvable en sachet Prendre 1 sachet par jour, à diluer dans un verre d’eau ; augmenter à 2 sachets par jour si besoin. Durée : 1 mois, à réévaluer selon l’évolution du transit. Boire suffisamment ; réduire la dose en cas de diarrhée ; l’effet apparaît habituellement en 24 à 48 heures.
Contre-indications
Hypersensibilité, perforation ou obstruction intestinale, iléus, maladie inflammatoire intestinale sévère selon la spécialité.
Effets indésirables
Douleurs ou ballonnement abdominal, diarrhée et nausées ; réduire la dose si diarrhée. Une diarrhée importante peut entraîner déshydratation ou troubles électrolytiques, surtout chez les patients fragiles. Réactions allergiques sévères exceptionnellement rapportées.
Interactions
Peu d’interactions cliniquement majeures ; espacer de plusieurs heures certains médicaments à marge thérapeutique étroite si diarrhée importante ou transit très accéléré.
Repères médecin
Rechercher une cause organique en cas de constipation récente, douleurs, vomissements, amaigrissement ou saignement. Les spécialités avec électrolytes ne sont pas strictement équivalentes. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM18 — Fosfomycine
Médicaments
▼
Noms commerciaux
Monuril ; génériques de fosfomycine-trométamol.
Indications
Cystite aiguë simple de la femme en première intention selon les recommandations. Autres cystites seulement dans des situations sélectionnées, selon documentation microbiologique et référentiel.
Ordonnance — Cystite aiguë simple de la femme
Fosfomycine trométamol 3 g, granulés pour solution buvable en sachet Prendre 1 sachet de 3 g en prise unique, à jeun ou 2 à 3 h après le repas, de préférence après avoir vidé la vessie. Durée : prise unique. Diluer le sachet dans un verre d’eau et boire immédiatement.
Ordonnance — Cystite à risque de complication, traitement probabiliste non différable
Fosfomycine trométamol 3 g, granulés pour solution buvable en sachet Prendre 1 sachet de 3 g à J1, J3 et J5. Durée : 3 prises sur 5 jours. Réaliser un ECBU avant traitement si possible et adapter secondairement à l’antibiogramme.
Ordonnance — Cystite masculine basse afébrile, si schéma retenu selon référentiel local
Fosfomycine trométamol 3 g, granulés pour solution buvable en sachet Prendre 1 sachet de 3 g à J1, J3 et J5. Durée : 3 prises sur 5 jours. ECBU indispensable ; réserver aux tableaux bas afébriles sans argument pour prostatite ou pyélonéphrite, et adapter à l’antibiogramme.
Contre-indications
Hypersensibilité à la fosfomycine, insuffisance rénale sévère selon la présentation ; ne pas utiliser pour pyélonéphrite, sepsis urinaire ou suspicion d’atteinte prostatique.
Effets indésirables
Diarrhée, nausées, douleurs abdominales, céphalées ou vulvovaginite. Réactions allergiques sévères possibles. Une diarrhée importante, persistante ou sanglante doit faire rechercher une colite à Clostridioides difficile, même après la prise unique.
Interactions
Métoclopramide et autres prokinétiques pouvant réduire les concentrations urinaires de fosfomycine ; les antiacides/calcium peuvent diminuer l’absorption.
Repères médecin
La prise unique est le schéma de référence de la cystite aiguë simple de la femme. Le schéma J1-J3-J5 est utilisé dans certaines cystites à risque de complication et peut être retenu dans certains tableaux masculins bas afébriles selon les recommandations actualisées/locales ; chez l’homme, ECBU et exclusion d’une atteinte prostatique ou fébrile sont essentiels. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM19 — Pivmécillinam
Médicaments
▼
Noms commerciaux
Selexid.
Indications
Cystite aiguë simple de la femme, en première intention selon le contexte. Cystite à risque de complication lorsque le germe est sensible et le schéma documenté.
Ordonnance — Cystite aiguë simple de la femme
Pivmécillinam 400 mg, comprimé Prendre 1 comprimé matin et soir. Durée : 3 jours. Avaler avec un grand verre d’eau ; consulter rapidement si fièvre, douleur lombaire, vomissements ou aggravation.
Ordonnance — Cystite à risque de complication, traitement documenté
Pivmécillinam 400 mg, comprimé Prendre 1 comprimé matin et soir. Durée : 7 jours. À utiliser après ECBU si la souche est sensible ; adapter à la fonction rénale et au contexte clinique.
Contre-indications
Hypersensibilité aux pénicillines ou bêta-lactamines, antécédent de réaction d’hypersensibilité immédiate sévère à une autre bêta-lactamine.
Effets indésirables
Nausées, diarrhée et candidose possibles. Risques graves : anaphylaxie, réaction cutanée sévère et colite à Clostridioides difficile. Éruption avec atteinte muqueuse, dyspnée ou diarrhée sanglante : arrêt et évaluation rapide.
Interactions
Méthotrexate, anticoagulants oraux avec surveillance de l’INR si nécessaire, probénécide ; attention aux autres bêta-lactamines en cas d’allergie.
Repères médecin
Le schéma et la durée dépendent du terrain : traitement court de la cystite simple, traitement de 7 jours dans certaines cystites à risque de complication documentées. Ne pas utiliser comme traitement d’une pyélonéphrite ou d’une infection fébrile sans référentiel adapté. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM20 — Amoxicilline
Médicaments
▼
Noms commerciaux
Clamoxyl, Amodex ; génériques d’amoxicilline.
Indications
Infections bactériennes sensibles pour lesquelles une pénicilline A est recommandée, notamment certaines infections ORL, respiratoires, cutanées, dentaires ou urinaires documentées. Première intention fréquente en l’absence d’allergie.
Ordonnance — Angine streptococcique documentée
Amoxicilline 1 g, comprimé dispersible Prendre 1 comprimé matin et soir. Durée : 6 jours. Répartir les prises à intervalles réguliers et terminer la durée prescrite.
Ordonnance — Pneumonie aiguë communautaire ambulatoire sans comorbidité ni signe de gravité
Amoxicilline 1 g, comprimé Prendre 1 comprimé matin, midi et soir. Durée : 5 jours, avec réévaluation clinique à 48–72 h ; ne pas dépasser 7 jours dans une forme non compliquée sauf justification clinique. Consulter rapidement en cas d’aggravation de la dyspnée, confusion, hypotension ou mauvaise tolérance.
Ordonnance — Dermohypodermite bactérienne non nécrosante / érysipèle non compliqué
Amoxicilline 50 mg/kg/j en 3 prises, sans dépasser 6 g/j. Durée : 7 jours. Réévaluer rapidement en cas d’extension, douleur disproportionnée, bulles, nécrose, sepsis ou absence d’amélioration.
Ordonnance — Cystite à risque de complication documentée à germe sensible
Amoxicilline 1 g, comprimé Prendre 1 comprimé matin, midi et soir. Durée : 7 jours. Traitement à utiliser après ECBU et antibiogramme lorsque la souche est sensible.
Ordonnance pédiatrique — Infection bactérienne sensible
Amoxicilline 40 à 90 mg/kg/j en 2 à 3 prises, selon l’indication et la sévérité. Durée : selon le foyer infectieux et les recommandations correspondantes. À partir de 40 kg, utiliser la posologie adulte lorsque cela est approprié.
Ordonnance — Antibiotique de premier choix, adulte sans allergie aux pénicillines
Clamoxyl — amoxicilline 1 g (ou générique) Prendre 1 g matin et soir pendant 7 jours. Réévaluation à 48–72 heures. Repère médecin : infection justifiant un antibiotique et soins du foyer organisés ; fonction rénale normale. Vérifier allergie immédiate ou réaction cutanée grave aux bêta-lactamines, méthotrexate et anticoagulants. RCP.
Ordonnance — Infection avec extension chez l’enfant de moins de 40 kg, suivi ambulatoire jugé possible
Clamoxyl — amoxicilline (ou générique) Prendre 40 mg/kg par prise, matin et soir, soit 80 mg/kg/j ; maximum 1 g par prise et 2 g/j. Durée : 7 jours ; contrôle sous 48 heures. Repère médecin : hors nouveau-né ; fonction rénale normale, absence d’allergie. À partir de 40 kg, schéma adulte. Forme adaptée par le pharmacien. RCP.
Ordonnance — Antibiothérapie indiquée pendant la grossesse ou l’allaitement
Clamoxyl — amoxicilline 1 g (ou générique) Prendre 1 g matin et soir pendant 7 jours ; contrôle à 48–72 heures. Repère médecin : option utilisable si nécessaire, après vérification de l’allergie et de la fonction rénale ; surveiller diarrhée ou candidose du nourrisson allaité. RCP.
Ordonnance — Antibiothérapie adulte, clairance entre 10 et 30 mL/min
Clamoxyl — amoxicilline 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg matin et soir pendant 7 jours ; ne pas dépasser 1 g/j dans ce schéma. Contrôle à 48 heures. Repère médecin : adaptation rénale ; dose standard de 1 g deux fois/j inadaptée. RCP.
Ordonnance — Antibiothérapie adulte, clairance inférieure à 10 mL/min, hors dialyse
Clamoxyl — amoxicilline 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg une fois par jour pendant 7 jours ; maximum 500 mg/j. Contrôle à 48 heures. Repère médecin : avis adapté à la gravité et à la fonction rénale ; ne pas transposer à l’hémodialyse. Une infection sévère relève d’une autre prise en charge. RCP.
Contre-indications
Hypersensibilité aux pénicillines, antécédent de réaction immédiate sévère à une autre bêta-lactamine.
Effets indésirables
Diarrhée, nausées et éruptions cutanées ; candidose possible. Anaphylaxie, réaction cutanée sévère et colite à Clostridioides difficile sont des alertes majeures. Arrêter et évaluer devant gêne respiratoire, atteinte muqueuse ou diarrhée importante/sanglante.
Interactions
Méthotrexate, anticoagulants oraux avec surveillance de l’INR si nécessaire, probénécide, allopurinol avec majoration possible des réactions cutanées.
Repères médecin
La posologie et surtout la durée varient fortement selon le foyer infectieux. Vérifier allergie aux bêta-lactamines, fonction rénale, poids lorsque la dose est pondérale et indication bactérienne réelle ; éviter de transposer une durée d’une indication à une autre. Les antibiotiques complètent les soins du foyer et ne les remplacent pas. Pas de prescription systématique pour une douleur isolée ou une infection strictement locale accessible aux soins chez l’immunocompétent. Extension rapide, dysphagie, dyspnée ou altération générale : orientation urgente. Contrôle à 48–72 heures. Les schémas curatifs de 7 jours cités proviennent du référentiel français 2011, à adapter au protocole actualisé applicable. ANSM. Mise à jour dentaire : 5 septembre 2026. Voir QH20, QH21 et QH22. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM21 — Amoxicilline + acide clavulanique
Médicaments
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Noms commerciaux
Augmentin ; ou générique d’amoxicilline/acide clavulanique au rapport et au dosage prescrits.
Indications
Infections bactériennes sensibles nécessitant l’élargissement par acide clavulanique. À réserver aux situations recommandées, notamment certaines infections dentaires ou échec documenté de l’amoxicilline après réévaluation.
Ordonnance — Infection bactérienne sensible nécessitant l’acide clavulanique
Amoxicilline 1 g + acide clavulanique 125 mg, sachet (rapport 8/1) 1 g/125 mg 3 fois/j, au début des repas. Durée : à fixer selon le diagnostic et le référentiel correspondant avant délivrance ; pas de durée universelle de 5 jours pour toutes les infections. Contrôle à 48–72 heures. Prendre au début des repas et espacer les prises d’environ 8 heures ; terminer la durée prescrite ; arrêter et consulter en urgence en cas de réaction allergique ; consulter si diarrhée importante ou persistante.
Ordonnance — Sinusite maxillaire d’origine dentaire ou échec sous amoxicilline
Amoxicilline 1 g + acide clavulanique 125 mg, sachet (rapport 8/1) Prendre 1 sachet matin, midi et soir, au début des repas. Durée : 7 jours. Rechercher et traiter parallèlement le foyer dentaire lorsqu’il est présent ; réévaluer en cas d’aggravation ou d’absence d’amélioration.
Ordonnance pédiatrique — Infection bactérienne sensible nécessitant l’acide clavulanique
Amoxicilline + acide clavulanique 40/5 à 80/10 mg/kg/j (amoxicilline/acide clavulanique) en 3 prises, selon l’indication et la sévérité. Maximum usuel avec le rapport 8/1 : 3 000/375 mg/j. Durée : selon l’indication documentée, à préciser avant délivrance ; contrôle à 48–72 heures. À partir de 40 kg, utiliser la posologie adulte.
Ordonnance — Échec documenté du premier choix après réévaluation dentaire
Augmentin — amoxicilline/acide clavulanique 1 g/125 mg, rapport 8/1 (ou générique) Adulte : prendre 1 sachet matin, midi et soir au début des repas pendant 7 jours ; total 3 g/375 mg par jour. Contrôle sous 48 heures. Repère médecin : une association fixe, deux substances. Rechercher d’abord défaut de drainage, erreur diagnostique ou complication ; aggravation = orientation, pas simple changement de boîte. Ne pas employer cette formulation si clairance < 30 mL/min, allergie aux pénicillines ou antécédent d’atteinte hépatique liée à l’association. RCP.
Contre-indications
Hypersensibilité aux pénicillines, antécédent de réaction immédiate sévère à une autre bêta-lactamine, antécédent d’ictère ou d’atteinte hépatique liée à l’amoxicilline-acide clavulanique.
Effets indésirables
Diarrhée, nausées/vomissements et candidose. Outre les réactions allergiques/cutanées sévères et la colite à Clostridioides difficile, risque d’hépatite ou de cholestase, parfois retardée après l’arrêt. Ictère ou prurit diffus avec urines foncées : avis rapide.
Interactions
Méthotrexate, anticoagulants oraux avec surveillance de l’INR si nécessaire, probénécide, mycophénolate ; attention aux autres bêta-lactamines en cas d’allergie.
Repères médecin
La formulation orale 8/1 n’est pas recommandée si clairance < 30 mL/min : choisir un schéma adapté, ne pas appliquer simplement la dose standard. Risques digestif et hépatique ; réserver l’acide clavulanique aux indications où il apporte un bénéfice. Il n’est pas indiqué dans une rhinopharyngite virale ni comme traitement automatique d’une sinusite non compliquée. Les antibiotiques complètent les soins du foyer et ne les remplacent pas. Pas de prescription systématique pour une douleur isolée ou une infection strictement locale accessible aux soins chez l’immunocompétent. Extension rapide, dysphagie, dyspnée ou altération générale : orientation urgente. Contrôle à 48–72 heures. Les schémas curatifs de 7 jours cités proviennent du référentiel français 2011, à adapter au protocole actualisé applicable. ANSM. Mise à jour dentaire : 5 septembre 2026. Voir QH20, QH21 et QH22. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM22 — Doxycycline
Médicaments
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Noms commerciaux
Tolexine, Doxy, Doxypalu, Granudoxy ; génériques de doxycycline.
Indications
Infections sensibles à germes intracellulaires, certaines dermatoses inflammatoires et prophylaxie antipaludique selon destination. Alternative utile en cas d’allergie aux bêta-lactamines dans des indications ciblées.
Ordonnance — Infection à Chlamydia non compliquée
Doxycycline 100 mg, comprimé Prendre 1 comprimé matin et soir. Durée : 7 jours. Avaler avec un grand verre d’eau au cours d’un repas, rester assis ou debout au moins 1 heure après la prise, photoprotection ; espacer de 2 à 3 heures avec fer, calcium, magnésium ou antiacides.
Ordonnance — Acné inflammatoire nécessitant une cycline orale
Doxycycline 100 mg, comprimé Prendre 1 comprimé par jour. Durée : jusqu’à 3 mois maximum, avec réévaluation de l’efficacité. Associer à un traitement local non antibiotique adapté ; photoprotection ; ne pas associer à l’isotrétinoïne.
Ordonnance — Chimioprophylaxie antipaludique
Doxycycline 100 mg, comprimé Prendre 1 comprimé par jour, au milieu du repas du soir et au moins 1 heure avant le coucher. Début : la veille de l’entrée en zone à risque. Durée : pendant tout le séjour puis 4 semaines après la sortie de la zone à risque. Associer systématiquement les mesures de protection contre les moustiques.
Ordonnance pédiatrique — Indication justifiant une doxycycline
Doxycycline Chez l’enfant de 8 à moins de 12 ans et ≤45 kg, uniquement si l’indication le justifie : J1 4,4 mg/kg/j, puis 2,2 mg/kg/j en 1 à 2 prises ; jusqu’à 4,4 mg/kg/j si infection sévère. Durée : selon l’indication. Au-delà de 45 kg, utiliser la posologie adulte ; éviter avant 8 ans sauf indication exceptionnelle spécialisée.
Contre-indications
Hypersensibilité aux tétracyclines, grossesse à partir du 2e trimestre, allaitement si traitement prolongé, enfant de moins de 8 ans sauf indication exceptionnelle justifiée.
Effets indésirables
Nausées, douleurs digestives, irritation/ulcération œsophagienne et photosensibilisation. Plus rarement, hypertension intracrânienne ou réaction allergique/cutanée sévère. Douleur à la déglutition, céphalée intense ou trouble visuel : arrêter et évaluer rapidement.
Interactions
Antiacides, fer, calcium, magnésium et zinc à espacer, rétinoïdes systémiques, anticoagulants, inducteurs enzymatiques ; éviter l’association à l’isotrétinoïne en raison du risque d’hypertension intracrânienne.
Repères médecin
La doxycycline a des schémas très différents selon l’indication. Pour l’acné, limiter l’antibiothérapie orale à 3 mois et l’associer à un traitement local adapté. Pour le paludisme, le choix dépend de la destination et doit suivre les recommandations voyageurs actualisées. En parodontologie, la doxycycline relève de situations sélectionnées par le spécialiste après bilan du stade, du grade et du terrain ; aucune ordonnance automatique pour un abcès apical ou une gingivite. Une ancienne étiquette de parodontite « agressive » ne suffit pas à l’indiquer. EFP — recommandations cliniques. Mise à jour dentaire : 5 septembre 2026. Voir QH20, QH21 et QH22. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM23 — Métronidazole
Médicaments
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Noms commerciaux
Flagyl ; ou générique de métronidazole.
Indications
Giardiase (giardiose, lambliase), amibiase et autres protozooses sensibles ; également infections bactériennes anaérobies, vaginose et certaines infections bucco-dentaires nécrosantes. Choisir le schéma correspondant au diagnostic.
Ordonnance — Giardiase chez l’adulte
Métronidazole 250 mg Prendre 250 mg matin, midi et soir pendant 5 jours, soit 750 mg/jour, conformément au schéma du RCP Flagyl. Réhydrater et appliquer les mesures d’hygiène ; échec ou récidive : recontrôler diagnostic, observance et réinfestation avant nouvelle cure.
Ordonnance — Amibiase chez l’adulte, après confirmation
Métronidazole 500 mg Prendre 500 mg matin, midi et soir pendant 7 jours selon le RCP Flagyl. Amibiase invasive : prévoir un traitement luminal complémentaire selon avis infectiologique ; forme hépatique ou compliquée : évaluation spécialisée.
Ordonnance — Vaginose bactérienne
Métronidazole 500 mg, comprimé Prendre 1 comprimé matin et soir. Durée : 7 jours. Éviter strictement l’alcool pendant le traitement et pendant au moins 48 heures après la dernière prise ; prendre au cours d’un repas ; consulter en cas de réaction neurologique ou allergique.
Ordonnance — Gingivite ou parodontite nécrosante nécessitant un antibiotique, adulte
Flagyl — métronidazole 500 mg (ou générique) Prendre 500 mg matin, midi et soir pendant 7 jours, soit 1,5 g/j. Contrôle à 48–72 heures. Repère médecin : nitro-imidazolé ciblant les anaérobies, avec débridement ; indication si retentissement général, forme sévère ou réponse insuffisante aux soins locaux. Durée du schéma français 2011, à adapter au protocole actualisé. Éviter alcool pendant le traitement et 48 heures après ; vérifier AVK/INR, lithium, disulfirame, busulfan, maladie neurologique et insuffisance hépatique sévère. Grossesse/allaitement : décision individualisée. RCP Flagyl, ANSM 2011.
Ordonnance — Forme nécrosante chez l’enfant, après avis dentaire/pédiatrique
Flagyl — métronidazole (ou générique) Prendre 10 mg/kg par prise, 3 fois/j, soit 30 mg/kg/j ; maximum 500 mg par prise et 1,5 g/j. Durée : 7 jours ; contrôle sous 48 heures. Forme adaptée au poids et à l’âge. Repère médecin : hors nouveau-né ; tableau inhabituel justifiant recherche de terrain et soins spécialisés. Ne pas transposer à toute gingivite ; insuffisance hépatique sévère = adaptation spécifique. RCP, schéma pédiatrique ANSM.
Contre-indications
Hypersensibilité au métronidazole ou aux imidazolés ; selon la forme, contre-indication liée à certains excipients.
Effets indésirables
Nausées, douleurs digestives et goût métallique ; coloration foncée des urines possible sans gravité isolée. Neuropathie, ataxie, confusion/encéphalopathie ou convulsions imposent l’arrêt et un avis rapide. Réactions cutanées sévères et hépatotoxicité également rapportées.
Interactions
Alcool, disulfirame, AVK, lithium, busulfan, médicaments allongeant le QT selon le terrain ; prudence avec inducteurs/inhibiteurs enzymatiques. Éviter l’association au mébendazole en raison d’un risque de réactions cutanées graves.
Repères médecin
Schéma adapté notamment à la vaginose bactérienne. D’autres indications, dont les infections génitales hautes ou dentaires, nécessitent des associations et/ou des durées différentes. Vérifier interactions, notamment antivitamines K. Le métronidazole seul convient à certaines infections nécrosantes à anaérobies, mais pas à tout abcès apical. Ne pas transformer une association nécessaire en monothérapie. Les antibiotiques complètent les soins du foyer et ne les remplacent pas. Pas de prescription systématique pour une douleur isolée ou une infection strictement locale accessible aux soins chez l’immunocompétent. Extension rapide, dysphagie, dyspnée ou altération générale : orientation urgente. Contrôle à 48–72 heures. Les schémas curatifs de 7 jours cités proviennent du référentiel français 2011, à adapter au protocole actualisé applicable. ANSM. Mise à jour dentaire : 5 septembre 2026. Voir QH20, QH21 et QH22. Complément antiparasitaire : 18 octobre 2026. Pédiatrie : schéma selon âge, poids et présentation, sans extrapoler l’ordonnance adulte. Réévaluer en cas de paresthésies, ataxie, confusion ou éruption sévère ; adapter en cas d’insuffisance hépatique sévère. RCP Flagyl ; RCP Vermox — interaction mébendazole ; amibiase et traitement luminal — CDC. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM24 — Chlorhexidine — bain de bouche
Médicaments
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Noms commerciaux
Paroex 0,12 % ; chlorhexidine de laboratoire à la même concentration et selon son RCP. Eludrilperio 0,20 % prêt à l’emploi. Eludril/EludrilPro : formulation différente, vérifier composition et dilution ; aucune substitution automatique.
Indications
Antisepsie buccale de courte durée en complément du brossage et des soins dentaires, notamment gingivite ou période postopératoire. Ne remplace pas le détartrage ni le traitement de la cause.
Ordonnance — Gingivite liée à la plaque, appoint au brossage et au détartrage
Eludrilperio — chlorhexidine 0,20 %, bain de bouche Adulte : utiliser 10 mL purs matin et soir, pendant 1 minute puis recracher, sans rincer ensuite. Ne pas avaler. Durée : 7 jours. Brosser les dents et rincer soigneusement à l’eau avant utilisation. Repère médecin : un seul antiseptique ; pas de traitement prolongé automatique. Allergie à la chlorhexidine = contre-indication. Produit prêt à l’emploi ; ne pas confondre avec Eludril à diluer. RCP.
Ordonnance — Alternative antiseptique locale à 0,12 %
Paroex — chlorhexidine 0,12 % (ou spécialité équivalente à même concentration) Adulte : bain de bouche avec 15 mL purs pendant 1 minute, matin et soir, puis recracher. Ne pas avaler. Durée : 5 jours. Après brossage, rincer à l’eau avant utilisation. Repère médecin : alternative à Eludrilperio, pas association. Colorations et dysgueusie possibles ; arrêter si réaction allergique. RCP.
Ordonnance — Appoint local chez l’enfant de plus de 6 ans sachant parfaitement recracher
Eludrilperio — chlorhexidine 0,20 %, bain de bouche Utiliser 10 mL purs, 2 fois/j, pendant 1 minute puis recracher, sans rincer ensuite ; sous surveillance adulte. Ne pas avaler. Durée : 7 jours. Après brossage, rincer à l’eau avant utilisation. Repère médecin : réservé à l’enfant capable de respecter la technique ; pas chez les moins de 6 ans. Une inflammation importante ou récidivante nécessite un examen du terrain et des soins dentaires. RCP.
Contre-indications
Allergie à la chlorhexidine ou aux excipients ; moins de 6 ans pour les produits cités ; impossibilité de recracher. Réaction immédiate avec gêne respiratoire ou gonflement : arrêter et appeler les secours.
Effets indésirables
Altération du goût, brûlure/irritation buccale et coloration des dents ou de la langue, généralement réversible. Allergie parfois sévère à la chlorhexidine : arrêter et urgence si œdème ou difficulté respiratoire.
Interactions
Ne pas associer plusieurs antiseptiques buccaux. Les composants anioniques des dentifrices peuvent diminuer l’activité : après brossage, rincer soigneusement à l’eau avant utilisation.
Repères médecin
Appoint bref au contrôle de la plaque et aux soins dentaires, pas traitement d’une collection profonde. Respecter volume, concentration et dilution du produit exact. Colorations, irritation et altération du goût possibles ; pas de renouvellement prolongé automatique. Grossesse/allaitement : vérifier le RCP et les excipients du produit. RCP Paroex, RCP Eludrilperio. Mise à jour dentaire : 5 septembre 2026. Voir QH20, QH21 et QH22. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM25 — Desloratadine
Médicaments
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Noms commerciaux
Aerius ; ou générique de desloratadine.
Indications
Rhinite allergique et urticaire. Antihistaminique peu sédatif adapté aux symptômes nasaux, au prurit ou aux plaques, y compris dans certains contextes pédiatriques.
Ordonnance — Éternuements, nez qui coule, prurit ou urticaire simple : desloratadine
Aerius — desloratadine 5 mg (ou générique) Adulte et adolescent à partir de 12 ans : prendre 5 mg par voie orale une fois par jour. Durée initiale : 7 à 14 jours ; poursuivre pendant l’exposition si rhinite persistante, avec réévaluation à 2 à 4 semaines. Repère médecin : anti-H1 de deuxième génération ; prudence en insuffisance rénale sévère ou antécédent convulsif. RCP desloratadine.
Ordonnance — Urticaire gênante pendant la grossesse
Aerius — desloratadine 5 mg (ou générique) Prendre 5 mg par voie orale une fois par jour. Durée initiale : 7 à 14 jours ; réévaluer avant prolongation. Repère médecin : option disposant de recul, retenue par la SFD pour l’urticaire pendant la grossesse, après évaluation individuelle. Ne pas majorer automatiquement les doses ; confronter au RCP et à l’avis tératologique si situation complexe. SFD, grossesse, actualisation janvier 2026.
Ordonnance — Rhinite allergique ou urticaire de l’enfant de 1 à 5 ans
Aerius — desloratadine (ou générique, forme adaptée) Donner 1,25 mg par voie orale une fois par jour. Durée initiale : 5 à 7 jours, puis réévaluation ; poursuite uniquement si indication confirmée. Repère médecin : confirmer le mécanisme allergique, surtout avant 2 ans ; prudence si antécédent convulsif. Dose d’AMM par tranche d’âge, à ne pas convertir en une dose universelle en mg/kg. Le pharmacien adapte la forme. RCP pédiatrique desloratadine.
Ordonnance — Rhinite allergique ou urticaire de l’enfant de 6 à 11 ans
Aerius — desloratadine (ou générique, forme adaptée) Donner 2,5 mg par voie orale une fois par jour. Durée initiale : 7 jours, puis réévaluation ; poursuite selon exposition et symptômes. Repère médecin : dose fixe d’AMM par âge ; ne pas utiliser la dose adulte. RCP pédiatrique desloratadine.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence si insuffisance rénale sévère ou antécédent de convulsions.
Effets indésirables
Fatigue, céphalées et sécheresse buccale ; somnolence possible selon sensibilité individuelle. Des palpitations et réactions d’hypersensibilité, dont angio-œdème, ont été rapportées ; évaluer rapidement si malaise ou gêne respiratoire.
Interactions
Alcool et autres sédatifs peuvent majorer la baisse de vigilance ; éviter les doublons antihistaminiques.
Repères médecin
Anti-H1 de deuxième génération. Choisir un seul anti-H1 oral ; réévaluer si persistance. Une augmentation dans l’urticaire chronique relève d’une décision encadrée hors AMM. Ne traite pas l’anaphylaxie. Doses pédiatriques selon âge et AMM, et non en mg/kg. La solution à 0,5 mg/mL nécessite une mesure adaptée. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM26 — Cétirizine
Médicaments
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Noms commerciaux
Zyrtec, Virlix ; ou générique de cétirizine.
Indications
Rhinite allergique et urticaire. Option rapide et courante, avec adaptation de dose en cas d’insuffisance rénale.
Ordonnance — Rhinite ou urticaire simple : cétirizine
Zyrtec / Virlix — cétirizine 10 mg (ou générique) Adulte : prendre 10 mg par voie orale une fois par jour. Durée initiale : 7 à 14 jours ; en cas de rhinite, poursuite possible pendant l’exposition, puis réévaluation à 2 à 4 semaines. Repère médecin : somnolence possible, éviter alcool et conduite si vigilance altérée ; adapter à la fonction rénale. Prudence si rétention urinaire ou épilepsie. RCP cétirizine.
Ordonnance — Cétirizine chez l’adulte avec clairance de créatinine de 30 à 49 mL/min
Zyrtec / Virlix — cétirizine 5 mg (ou générique, forme adaptée) Prendre 5 mg par voie orale une fois par jour. Durée : 7 à 14 jours, puis réévaluation. Repère médecin : utiliser la clairance et le RCP de la spécialité délivrée. Pour le RCP cité : entre 10 et 29 mL/min, 5 mg tous les deux jours ; en dessous de 10 mL/min ou sous dialyse, contre-indiqué. Ne pas transposer ce schéma à l’enfant. RCP et tableau rénal.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Contre-indiquée si clairance de créatinine < 10 mL/min ; prudence si rétention urinaire ou épilepsie.
Effets indésirables
Somnolence, fatigue, sécheresse buccale, céphalées ou vertiges. Plus rarement, rétention urinaire ou réaction allergique sévère. Prudence pour la conduite si baisse de vigilance.
Interactions
Alcool et autres sédatifs peuvent majorer la baisse de vigilance ; éviter les doublons antihistaminiques.
Repères médecin
Anti-H1 de deuxième génération. Choisir un seul anti-H1 oral ; réévaluer si persistance. Une augmentation dans l’urticaire chronique relève d’une décision encadrée hors AMM. Ne traite pas l’anaphylaxie. Adaptation adulte selon clairance : 30–49 mL/min, 5 mg/j ; 10–29 mL/min, 5 mg un jour sur deux. Vérifier la fonction rénale avant renouvellement. Somnolence possible. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM27 — Bilastine
Médicaments
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Noms commerciaux
Bilaska, Inorial ; ou générique de bilastine.
Indications
Rhinoconjonctivite allergique et urticaire. Option peu sédative utile lorsque la vigilance professionnelle compte.
Ordonnance — Rhinoconjonctivite ou urticaire, vigilance professionnelle : bilastine
Bilaska / Inorial — bilastine 20 mg (ou générique) Adulte : prendre 20 mg par voie orale une fois par jour avec de l’eau, au moins 1 heure avant ou 2 heures après un repas ou un jus de fruits. Durée : 14 jours, puis réévaluation ; poursuite pendant l’exposition ou selon l’urticaire. Repère médecin : option peu sédative, sans garantie individuelle pour la conduite. Vérifier interactions, notamment inhibiteurs de la P-gp en insuffisance rénale modérée à sévère, et facteurs de risque d’allongement du QT. RCP bilastine.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence si QT long, troubles du rythme, bradycardie ou troubles électrolytiques.
Effets indésirables
Céphalées et somnolence, parfois fatigue ou vertiges. Réactions allergiques sévères et troubles du rythme/allongement du QT ont été rapportés ; palpitations avec malaise ou syncope : avis urgent.
Interactions
Aliments et jus de fruits diminuent l’absorption. Éviter les inhibiteurs de la P-gp (ciclosporine, ritonavir, kétoconazole, érythromycine, diltiazem) en cas d’insuffisance rénale modérée ou sévère. Prudence avec les médicaments allongeant le QT.
Repères médecin
Anti-H1 de deuxième génération. Choisir un seul anti-H1 oral ; réévaluer si persistance. Une augmentation dans l’urticaire chronique relève d’une décision encadrée hors AMM. Ne traite pas l’anaphylaxie. Respecter la prise à jeun. Vérifier l’âge autorisé par la spécialité exacte ; schéma ci-dessus adulte. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM28 — Hydroxyzine
Médicaments
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Noms commerciaux
Atarax ; ou générique d’hydroxyzine.
Indications
Prurit allergique ou urticaire chez un patient sélectionné, et traitement symptomatique très court de manifestations mineures d’anxiété. Recours limité par la sédation et le risque cardiaque.
Ordonnance — Prurit d’urticaire chez un adulte sélectionné
Atarax — hydroxyzine 25 mg, ou générique. Prendre 25 mg par voie orale le soir pendant 3 jours, puis réévaluer. Pas d’augmentation autonome. Éviter conduite, alcool et autres sédatifs.
Ordonnance — Manifestations mineures d’anxiété chez l’adulte, traitement court
Hydroxyzine 25 mg, forme sécable adaptée. Prendre 12,5 à 25 mg par voie orale le soir pendant 3 jours, puis réévaluation clinique avant toute poursuite.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. QT long ou facteurs de torsades de pointes, porphyrie, glaucome par fermeture de l’angle, rétention urinaire ; vérifier les restrictions de grossesse/allaitement et d’insuffisance rénale de la spécialité.
Effets indésirables
Somnolence, sécheresse buccale, constipation et rétention urinaire ; confusion/chutes surtout chez le sujet âgé. Risque d’allongement du QT et de torsades de pointes : arrêter et évaluer rapidement devant palpitations, malaise ou syncope.
Interactions
Médicaments allongeant le QT : association contre-indiquée selon RCP. Alcool, opioïdes, benzodiazépines et autres sédatifs ou anticholinergiques : majoration des risques.
Repères médecin
Anti-H1 sédatif, à éviter en première intention dans l’allergie et chez le sujet âgé. Maximum adulte 100 mg/j ; si emploi indispensable chez la personne âgée, maximum 50 mg/j. Adapter au rein et au foie. Pas de modèle d’anxiété pédiatrique : l’indication doit être vérifiée selon âge et présentation. Malaise ou palpitations : arrêt et évaluation. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM29 — Salbutamol inhalé
Médicaments
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Noms commerciaux
Ventoline, Airomir selon dispositif ; ou générique/équivalent de salbutamol adapté. Ventoline et génériques pour nébulisation.
Indications
Soulagement rapide du bronchospasme et prévention de la bronchoconstriction d’effort. Dans l’asthme, s’intègre à une stratégie comportant un corticoïde inhalé ; nébulisation réservée aux exacerbations sévères en structure de soins.
Ordonnance — Bronchospasme ponctuel, dans une stratégie comportant un CSI
Ventoline — salbutamol 100 µg/dose, aérosol pressurisé (ou équivalent adapté) Adulte : 1 à 2 bouffées par inhalation lors des symptômes ; renouvellement possible après quelques minutes si nécessaire. Ne pas dépasser habituellement 8 bouffées/j sans avis médical. Durée : secours ponctuel selon le plan écrit ; ne pas poursuivre des prises répétées sans réévaluation. Repère médecin : prévoir le traitement anti-inflammatoire approprié ; ne pas ajouter automatiquement ce secours à un schéma MART. Effet insuffisant ou durant moins de 3 heures : avis urgent. Tremblements, tachycardie et hypokaliémie possibles. RCP Ventoline.
Ordonnance — Bronchoconstriction d’effort chez un patient ayant déjà son traitement anti-inflammatoire
Ventoline — salbutamol 100 µg/dose (ou équivalent adapté) Adulte : inhaler 1 à 2 bouffées 15 à 30 minutes avant l’exercice. Compter ces prises dans le total quotidien ; maximum habituel 8 bouffées/j sans avis médical. Durée : usage ponctuel ; réévaluer si besoin fréquent ou efficacité insuffisante. Repère médecin : des symptômes d’effort répétés doivent faire revoir le contrôle. Avec un schéma CSI-formotérol, utiliser le plan de secours correspondant plutôt qu’empiler les bronchodilatateurs. RCP Ventoline.
Ordonnance — Exacerbation sévère de l’adulte : salbutamol nébulisé en structure de soins
Ventoline 5 mg/2,5 mL — salbutamol, solution pour nébulisation (ou générique) Administrer 5 mg par nébulisation, sous surveillance médicale. Durée : séance immédiate ; réévaluer après chaque administration. Répétition uniquement selon protocole d’urgence et état clinique. Repère médecin : pas une ordonnance domestique isolée pour différer l’hospitalisation. Surveillance respiratoire, cardiaque et métabolique ; autres traitements d’urgence selon gravité. Respecter les conditions réglementaires de prescription des formes nébulisées ; administration possible par un médecin en urgence. RCP Ventoline nébulisée.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas de tachyarythmie, cardiopathie, hyperthyroïdie, diabète ou hypokaliémie.
Effets indésirables
Tremblements, céphalées, tachycardie ou palpitations. À fortes doses : hypokaliémie, troubles du rythme et acidose lactique possibles. Aggravation immédiate de la respiration après inhalation : évoquer un bronchospasme paradoxal et prendre en charge sans délai.
Interactions
Bêtabloquants, y compris collyres : antagonisme et bronchospasme. Autres sympathomimétiques, médicaments allongeant le QT et traitements hypokaliémiants : prudence, surveillance selon terrain et doses.
Repères médecin
SABA de secours ; jamais seul au long cours dans l’asthme. Les prises répétées traduisent un contrôle insuffisant. Dyspnée importante ou réponse insuffisante : 15/112. Tremblements, tachycardie, hypokaliémie ; fortes doses : hyperlactatémie possible. Chambre avec aérosol compatible. Les nébulisations d’urgence exigent une surveillance et le respect des conditions de prescription. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM30 — Mométasone nasale
Médicaments
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Noms commerciaux
Nasonex ; ou générique de mométasone nasale.
Indications
Rhinite allergique avec obstruction nasale dominante ou symptômes persistants. Traitement local de première intention des formes modérées à sévères.
Ordonnance — Nez bouché dominant ou rhinite persistante : mométasone
Nasonex — mométasone 50 µg/dose (ou générique) Adulte et adolescent à partir de 12 ans : 2 pulvérisations dans chaque narine une fois par jour ; après contrôle, réduire à 1 pulvérisation par narine et par jour. Durée : 2 à 4 semaines, puis maintien à la dose minimale efficace pendant l’exposition si nécessaire. Repère médecin : effet progressif, utilisation régulière. Jet vers la paroi externe ; éviter si infection locale non traitée ou chirurgie/traumatisme nasal non cicatrisé. RCP Nasonex.
Ordonnance — Obstruction allergique nasale chez l’enfant de 3 à 11 ans
Nasonex — mométasone 50 µg/dose (ou générique) Faire 1 pulvérisation dans chaque narine une fois par jour sous surveillance d’un adulte. Durée initiale : 2 semaines, puis réévaluation ; poursuivre selon exposition à la dose minimale efficace. Repère médecin : dose locale par âge, sans calcul en mg/kg. Surveiller croissance et exposition totale aux corticoïdes si traitement prolongé. RCP Nasonex.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Ne pas utiliser sur une infection nasale locale non traitée ; attendre la cicatrisation après chirurgie ou traumatisme nasal.
Effets indésirables
Épistaxis, irritation/sécheresse nasale et céphalées ; ulcération ou perforation septale rarement rapportée. Aux doses élevées ou prolongées, effets systémiques corticoïdes possibles, notamment oculaires et sur la croissance. Réévaluer saignements persistants ou troubles visuels.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes.
Repères médecin
Utilisation régulière, à la dose minimale efficace. Diriger le jet vers la paroi externe, loin de la cloison. Épistaxis persistante, ulcération ou trouble visuel : réévaluer. Surveiller la croissance lors d’un traitement pédiatrique prolongé. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM31 — Naphazoline + prednisolone nasale
Médicaments
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Noms commerciaux
Derinox.
Indications
Congestion nasale intense de courte durée chez l’adulte sélectionné. Recours exceptionnel en raison du risque de rhinite médicamenteuse et d’effets cardiovasculaires.
Ordonnance — Rhinite congestive — traitement court
Nitrate de naphazoline 0,025 mg/dose + prednisolone 0,02 mg/dose, solution pour pulvérisation nasale Effectuer 1 pulvérisation dans chaque narine 3 fois par jour. Durée : 3 jours. Se moucher avant l’utilisation ; ne pas prolonger le traitement ; arrêter et consulter en cas de palpitations, céphalées importantes ou aggravation de l’obstruction.
Contre-indications
Hypersensibilité, glaucome par fermeture de l’angle, risque de rétention urinaire, hypertension sévère ou maladie cardiovasculaire non contrôlée selon la spécialité, enfant en dessous de l’âge autorisé.
Effets indésirables
Sécheresse/irritation nasale, épistaxis et congestion de rebond en usage prolongé. Palpitations, hypertension et complications neurologiques ou cardiovasculaires graves possibles avec le vasoconstricteur. Céphalée brutale, douleur thoracique ou déficit neurologique : arrêt et urgence.
Interactions
IMAO et autres sympathomimétiques/vasoconstricteurs, antihypertenseurs, antidépresseurs tricycliques ; prudence avec médicaments augmentant la pression artérielle ou la fréquence cardiaque.
Repères médecin
Vasoconstricteur nasal réservé à l’adulte et à l’adolescent de plus de 15 ans. Durée maximale réglementaire 3 à 5 jours ; nombreuses contre-indications cardiovasculaires, neurologiques, ophtalmologiques et interactions avec IMAO/sympathomimétiques. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM32 — Béclométasone + formotérol
Médicaments
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Noms commerciaux
Innovair, Formodual ; ou générique/équivalent vérifié. Les schémas ci-dessous concernent la solution pressurisée 100/6 µg.
Indications
Traitement de fond de l’asthme nécessitant un corticoïde inhalé associé à un bronchodilatateur de longue durée. Peut servir de fond et secours uniquement avec le schéma validé correspondant.
Ordonnance — Fond et secours chez l’adulte préférant un aérosol pressurisé
Innovair / Formodual 100/6 µg — béclométasone/formotérol, solution pressurisée (ou générique si disponible) Adulte : 1 bouffée matin et soir ; en cas de symptômes, 1 bouffée supplémentaire, renouvelable après quelques minutes. Maximum : 8 bouffées par 24 heures, fond compris. Durée initiale : 1 mois ; contrôle avant renouvellement. Repère médecin : MART, une seule association pour fond et secours. Vérifier le RCP du produit exact et la chambre compatible si besoin. Ne pas appliquer au dosage 200/6. RCP Innovair 100/6.
Ordonnance — Fond CSI/LABA chez l’adulte, avec secours distinct : béclométasone/formotérol
Innovair / Formodual 100/6 µg — béclométasone/formotérol, solution pressurisée (ou générique si disponible) Adulte : inhaler 2 bouffées matin et soir, régulièrement ; rincer la bouche et recracher. Maximum dans ce schéma : 4 bouffées/j. Durée initiale : 1 mois, puis adaptation. Repère médecin : option après contrôle insuffisant sous CSI adapté. Ici, fond seul avec secours distinct ; ne pas superposer les consignes du schéma MART. RCP Innovair.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas de tachyarythmie, cardiopathie, hyperthyroïdie, diabète ou hypokaliémie.
Effets indésirables
Candidose buccale, dysphonie ou irritation pharyngée ; tremblements et palpitations liés au bêta-2 agoniste. Hypokaliémie/trouble du rythme et effets systémiques corticoïdes possibles aux fortes doses. Une aggravation respiratoire immédiate évoque un bronchospasme paradoxal.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes. Bêtabloquants, y compris collyres : antagonisme et bronchospasme. Autres sympathomimétiques, médicaments allongeant le QT et traitements hypokaliémiants : prudence, surveillance selon terrain et doses.
Repères médecin
CSI de fond : aucune action de secours. Prévoir un plan d’action et le secours adapté. Rincer la bouche puis recracher ; vérifier la technique et le dispositif. Dose minimale efficace après contrôle durable. Surveiller candidose, dysphonie et croissance chez l’enfant ; les doses ne sont pas interchangeables entre dispositifs. MART uniquement avec produit/dosage autorisés ; ne pas extrapoler au 200/6. Éviter tout autre LABA. Distinguer fond seul et fond/secours avant remise de l’ordonnance. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM33 — Béclométasone + formotérol + glycopyrronium
Médicaments
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Noms commerciaux
Trimbow ; association fixe CSI/LABA/LAMA. Choisir la présentation exacte, sans substitution automatique entre dosages.
Indications
Asthme adulte non contrôlé malgré un traitement inhalé CSI/LABA bien conduit. Triple traitement de recours après vérification du diagnostic, de l’observance et de la technique, généralement avec avis spécialisé.
Ordonnance — Asthme adulte non contrôlé sous CSI/LABA : triple association après avis spécialisé
Trimbow 87/5/9 µg — béclométasone/formotérol/glycopyrronium, solution pressurisée Adulte : 2 bouffées matin et soir. Maximum : 4 bouffées/j. Se rincer la bouche et recracher. Durée : 1 mois, puis suivi selon le plan pneumologique. Repère médecin : une seule spécialité contenant trois substances ; indication chez un adulte insuffisamment contrôlé sous CSI à dose moyenne/LABA et ayant eu une exacerbation ou plus l’année précédente. Remplace l’association précédente ; ne pas ajouter un autre LABA ou LAMA. Pas de secours. Vérifier dosage et présentation, toutes les triples associations de BPCO n’ayant pas une AMM asthme. RCP Trimbow, EMA.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas de tachyarythmie, cardiopathie, hyperthyroïdie, diabète ou hypokaliémie. Prudence si glaucome à angle fermé, rétention urinaire ou insuffisance rénale sévère.
Effets indésirables
Candidose buccale, dysphonie, bouche sèche, tremblements ou palpitations. Risques à connaître : pneumonie surtout en BPCO, rétention urinaire/glaucome lié à l’anticholinergique, hypokaliémie et effets corticoïdes systémiques. Dyspnée immédiatement aggravée après inhalation : prise en charge rapide.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes. Bêtabloquants, y compris collyres : antagonisme et bronchospasme. Autres sympathomimétiques, médicaments allongeant le QT et traitements hypokaliémiants : prudence, surveillance selon terrain et doses. Éviter un autre LABA ou anticholinergique inhalé au long cours.
Repères médecin
CSI de fond : aucune action de secours. Prévoir un plan d’action et le secours adapté. Rincer la bouche puis recracher ; vérifier la technique et le dispositif. Dose minimale efficace après contrôle durable. Surveiller candidose, dysphonie et croissance chez l’enfant ; les doses ne sont pas interchangeables entre dispositifs. Triple traitement additionnel de l’adulte ; vérifier critères d’AMM, antécédents d’exacerbation et intensité du CSI préalable. Ne sert pas de secours. Également utilisé dans certaines BPCO, selon leur propre indication. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM34 — Chlorhexidine — cutanée
Médicaments
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Noms commerciaux
Biseptine, Hibitane.
Indications
Antisepsie d’une peau saine ou de lésions superficielles selon la formulation. Utilisation locale ponctuelle, sans remplacer nettoyage, drainage ou traitement d’une infection profonde.
Ordonnance — Antisepsie cutanée
Chlorhexidine aqueuse 0,05 %, solution pour application cutanée Appliquer localement 1 à 2 fois par jour sur une peau préalablement nettoyée. Durée : 5 jours. Éviter le contact avec les yeux, les oreilles et les muqueuses ; ne pas avaler ; arrêter en cas de réaction allergique ou d’irritation importante.
Contre-indications
Hypersensibilité à la chlorhexidine ; éviter le contact avec cerveau, méninges, yeux et oreille moyenne.
Effets indésirables
Irritation ou eczéma de contact ; allergie à la chlorhexidine parfois grave, jusqu’à l’anaphylaxie. Un contact oculaire peut provoquer une lésion cornéenne sévère : rincer immédiatement et demander un avis urgent.
Interactions
Pas d’interaction médicamenteuse systémique majeure ; ne pas mélanger avec savons/détergents anioniques ou autres antiseptiques incompatibles sur la même zone.
Repères médecin
Ne pas utiliser pour l’antisepsie préopératoire ou sur une grande surface sans indication adaptée. Risque rare mais réel d’anaphylaxie. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM35 — Mupirocine
Médicaments
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Noms commerciaux
Bactroban.
Indications
Infection bactérienne cutanée superficielle très localisée à germe sensible, notamment impétigo limité selon recommandations. Éviter l’usage prolongé ou sur des lésions étendues.
Ordonnance — Infection cutanée bactérienne superficielle localisée
Mupirocine 2 %, pommade Appliquer une petite quantité sur la lésion 3 fois par jour. Durée : 5 jours. Nettoyer et sécher la zone avant application ; se laver les mains après usage ; ne pas appliquer dans les yeux ni sur une grande surface.
Contre-indications
Hypersensibilité à la mupirocine ou à un excipient ; certaines formulations ne doivent pas être utilisées par voie nasale ou ophtalmique.
Effets indésirables
Brûlure locale, prurit, rougeur, sécheresse ou sensibilisation cutanée. Une irritation importante ou une réaction allergique impose l’arrêt ; réaction généralisée avec œdème/gêne respiratoire : urgence.
Interactions
Pas d’interaction médicamenteuse cliniquement majeure attendue en usage cutané local.
Repères médecin
Réserver aux infections cutanées bactériennes superficielles et limitées. Un abcès collecté relève d’un drainage ; éviter les cures répétées favorisant les résistances. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM36 — Terbinafine crème
Médicaments
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Noms commerciaux
Lamisilate, Lamisil.
Indications
Dermatophyties cutanées superficielles localisées, notamment pied d’athlète ou intertrigo dermatophytique. Première intention locale si atteinte limitée.
Ordonnance — Dermatophytie superficielle localisée
Terbinafine 1 %, crème Appliquer une fine couche sur la lésion et autour, 1 fois par jour. Durée : 7 jours. Nettoyer et sécher soigneusement la zone avant application ; se laver les mains après usage ; poursuivre pendant toute la durée prescrite même si les symptômes s’améliorent.
Contre-indications
Hypersensibilité à la terbinafine ou à un excipient.
Effets indésirables
Desquamation, prurit, brûlure, rougeur ou douleur locale possibles. Rarement, eczéma ou réaction allergique ; arrêter si aggravation cutanée nette ou éruption étendue.
Interactions
Pas d’interaction médicamenteuse cliniquement majeure attendue en usage cutané local.
Repères médecin
Schéma adapté à de nombreuses dermatophyties superficielles localisées ; la durée varie selon la localisation et peut être prolongée à 2 semaines. Réévaluer si atteinte unguéale, cuir chevelu, immunodépression ou échec. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM37 — Éconazole 1 % — crème cutanée
Médicaments
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Noms commerciaux
Pevaryl 1 % crème ; génériques. La crème cutanée et les formes vaginales ne sont pas interchangeables, voir QM39.
Indications
Mycoses cutanées sensibles, notamment candidose des plis et dermatophytie limitée. Traitement local adapté au site et au diagnostic.
Ordonnance — Mycose cutanée limitée chez l’adulte
Éconazole nitrate 1 %, crème Appliquer une fine couche matin et soir sur peau propre et sèche, avec massage doux. Durée : 2 à 4 semaines selon localisation et évolution ; ne pas dépasser 3 applications par jour selon le RCP Pevaryl.
Contre-indications
Allergie à l’éconazole ou à un excipient ; vérifier les antécédents d’allergie aux imidazolés. Usage externe uniquement : éviter yeux, nez et muqueuses.
Effets indésirables
Prurit, brûlure, douleur ou irritation au site d’application ; dermatite de contact possible. Arrêter devant réaction importante ou allergie, notamment urticaire ou œdème.
Interactions
AVK : augmentation possible de l’effet anticoagulant et du risque hémorragique, même avec une forme locale. Contrôler l’INR plus fréquemment et adapter si nécessaire pendant traitement et après arrêt.
Repères médecin
Arrêter si irritation importante ou hypersensibilité. Prudence si application étendue ou occlusion ; grossesse, allaitement et nourrisson : évaluer la spécialité et les excipients. Pas de corticoïde seul sur une mycose ; réévaluer lésion atypique, récidivante ou résistante. Ongle, cuir chevelu ou muqueuse : stratégie distincte. Voir QH48, QB45 et QS30. Source : RCP Pevaryl crème, consulté le 19 octobre 2026. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM38 — Fluconazole oral — candidoses
Médicaments
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Noms commerciaux
Triflucan, Beagyne ; génériques. Choisir dosage et forme selon indication, âge et capacité de déglutition.
Indications
Candidose vulvovaginale aiguë ou balanite candidosique lorsque le local n’est pas adapté ; candidose oropharyngée justifiant un traitement systémique. Les mycoses invasives relèvent d’un cadre spécialisé.
Ordonnance — Candidose génitale chez l’adulte, local inadapté
Fluconazole 150 mg Prendre 150 mg par voie orale en une prise unique. Hors grossesse ; vérifier diagnostic et interactions, sans répétition automatique.
Ordonnance — Candidose oropharyngée chez l’adulte
Fluconazole 200 mg à J1 puis 100 mg une fois par jour de J2 à J14. Réévaluer avant prolongation ; ce schéma est pour une fonction rénale compatible et une indication systémique retenue. Adapter la dose d’entretien aux insuffisances rénales selon RCP.
Contre-indications
Allergie aux azolés ou excipients ; certaines associations allongeant le QT et métabolisées par CYP3A4, notamment cisapride, pimozide, quinidine et érythromycine. Pour une candidose génitale simple pendant la grossesse, éviter la voie orale et privilégier le local adapté.
Effets indésirables
Céphalées, nausées, douleurs abdominales, diarrhée ou éruption. Plus rarement, atteinte hépatique, réaction cutanée sévère ou trouble du rythme par allongement du QT. Ictère, décollement cutané ou syncope : arrêt et avis urgent.
Interactions
Inhibition CYP2C9/2C19/3A4 : vérifier AVK, sulfamides hypoglycémiants, statines, phénytoïne, ciclosporine/tacrolimus, certains anticoagulants et médicaments allongeant le QT. Surveillance/ajustement selon association ; liste non exhaustive.
Repères médecin
Vérifier foie, rein, QT/électrolytes si risque, grossesse/projet et allaitement. Cures répétées : ne pas banaliser l’exposition, appliquer les précautions reproductives du RCP. Arrêter si signes hépatiques ou réaction cutanée sévère. Dysphagie/odynophagie, immunodépression ou échec : avis et schéma adapté ; ne pas extrapoler la prise unique génitale à une candidose buccale. Récidive génitale : prélèvement et stratégie dédiée avant entretien prolongé. Voir QH60, QH62, QS12 et QS30. Source : RCP Triflucan, consulté le 19 octobre 2026. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM39 — Éconazole vaginal
Médicaments
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Noms commerciaux
Gyno-Pevaryl, Gyno-Pevaryl LP.
Indications
Candidose vulvo-vaginale non compliquée. Traitement local utile lorsque la voie orale est indésirable ou inadaptée.
Ordonnance — Candidose vulvo-vaginale
Éconazole nitrate 150 mg, ovule Selon présentation : 1 ovule à 150 mg le soir pendant 3 jours, ou 1 ovule LP à 150 mg en prise unique. Durée : 3 jours. Introduire l’ovule profondément le soir ; éviter les douches vaginales ; le traitement peut altérer temporairement l’efficacité des préservatifs ou diaphragmes en latex.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’éconazole ou aux imidazolés.
Effets indésirables
Brûlure, prurit ou irritation vulvovaginale, parfois transitoires au début. Une aggravation importante, une urticaire ou un œdème évoque une réaction allergique et impose l’arrêt avec réévaluation.
Interactions
Peu d’interactions systémiques attendues ; prudence avec anticoagulants oraux, et les excipients lipidiques peuvent altérer temporairement certains dispositifs contraceptifs en latex selon la présentation.
Repères médecin
Vérifier la présentation exacte : schéma de 1 à 3 jours selon la spécialité. En grossesse, privilégier généralement une option locale après évaluation. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM40 — Sertaconazole vaginal
Médicaments
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Noms commerciaux
Monazol.
Indications
Candidose vulvo-vaginale non compliquée. Option locale en prise courte après vérification du diagnostic.
Ordonnance — Candidose vulvo-vaginale
Sertaconazole nitrate 300 mg, ovule 1 ovule à 300 mg le soir en prise unique ; renouveler une fois après 7 jours si symptômes persistants. Prise unique ; renouveler une fois à J7 si symptômes persistants. Introduire l’ovule profondément le soir ; éviter les douches vaginales ; consulter si absence d’amélioration, récidive rapide, douleur pelvienne, fièvre ou pertes malodorantes.
Contre-indications
Hypersensibilité au sertaconazole ou aux imidazolés.
Effets indésirables
Brûlure, prurit ou irritation vulvovaginale, parfois transitoires au début. Une aggravation importante, une urticaire ou un œdème évoque une réaction allergique et impose l’arrêt avec réévaluation.
Interactions
Pas d’interaction systémique majeure attendue en usage vaginal local ; certaines formulations peuvent altérer les contraceptifs locaux en latex, vérifier la notice.
Repères médecin
Réévaluer les formes récidivantes, compliquées ou atypiques ; rechercher une IST ou une autre vaginite si le tableau n’est pas typique. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM41 — Ciclopirox vernis
Médicaments
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Noms commerciaux
Mycoster, Onytec.
Indications
Onychomycose distale légère à modérée, sans atteinte matricielle importante. Option locale lorsque peu d’ongles sont atteints ou qu’un traitement systémique n’est pas justifié.
Ordonnance — Onychomycose légère à modérée
Ciclopirox 8 %, vernis à ongles médicamenteux Appliquer une fine couche sur chaque ongle atteint 1 fois par jour, de préférence le soir. Durée : environ 3 mois pour un ongle de la main et 6 mois pour un ongle du pied, à réévaluer selon la repousse. Retirer régulièrement les parties décollées de l’ongle selon la notice ; éviter les vernis cosmétiques ; poursuivre jusqu’à repousse d’un ongle sain.
Contre-indications
Hypersensibilité au ciclopirox ou à un excipient ; certaines présentations sont réservées à l’adulte.
Effets indésirables
Rougeur, desquamation, brûlure ou irritation péri-unguéale ; allergie de contact possible. Arrêter si réaction locale importante ou persistante ; ne pas confondre avec l’évolution de l’onychomycose.
Interactions
Pas d’interaction médicamenteuse cliniquement majeure attendue avec le vernis local.
Repères médecin
Réservé aux onychomycoses légères à modérées sans atteinte matricielle importante. Durée habituelle : environ 3 mois pour les doigts et 6 mois pour les orteils ; réévaluer en cas d’échec ou d’atteinte étendue. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM42 — Calcipotriol + bétaméthasone
Médicaments
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Noms commerciaux
Daivobet.
Indications
Psoriasis en plaques localisé du corps ou du cuir chevelu selon la formulation. Association locale adaptée aux poussées nécessitant vitamine D analogue et dermocorticoïde.
Ordonnance — Psoriasis en plaques
Calcipotriol 50 µg/g + bétaméthasone dipropionate 0,5 mg/g, gel Appliquer une fine couche sur les plaques de psoriasis 1 fois par jour. Durée : 4 semaines pour le cuir chevelu ; jusqu’à 8 semaines sur les autres localisations sous surveillance. Se laver les mains après application ; éviter le visage, les plis, les organes génitaux et la peau lésée ; ne pas recouvrir d’un pansement occlusif ; éviter l’exposition solaire excessive.
Contre-indications
Hypersensibilité, troubles du métabolisme calcique, psoriasis érythrodermique/exfoliatif/pustuleux, infection cutanée non contrôlée sur la zone traitée.
Effets indésirables
Prurit, irritation ou brûlure locale. Usage prolongé/étendu : atrophie cutanée, vergetures, infections et effets corticoïdes systémiques ; hypercalcémie possible avec le calcipotriol. Réévaluer une aggravation ou une pustulose au changement/arrêt du traitement.
Interactions
Autres corticoïdes topiques sur la même zone, autres produits contenant calcipotriol/vitamine D ; prudence avec traitements modifiant la calcémie si grandes surfaces ou fortes doses.
Repères médecin
Traitement du psoriasis en plaques léger à modéré et du cuir chevelu chez l’adulte. Durée usuelle du gel : 4 semaines pour le cuir chevelu et jusqu’à 8 semaines ailleurs sous surveillance ; ne pas dépasser 15 g/j, 100 g/semaine ni traiter plus de 30 % de la surface corporelle. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM43 — Bisoprolol
Médicaments
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Noms commerciaux
Detensiel pour HTA/angor ; Cardensiel pour insuffisance cardiaque selon dosage et indication ; génériques de bisoprolol.
Indications
Hypertension artérielle lorsqu’un bêtabloquant est pertinent, notamment avec indication cardiaque associée. Aussi utilisé dans l’angor et certaines insuffisances cardiaques selon le dosage et la titration.
Ordonnance — hypertension avec indication associée
Detensiel — bisoprolol 5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines. Ne pas arrêter brutalement.
Ordonnance — Renouvellement d’un traitement chronique
Bisoprolol 5 mg Prendre 1 comprimé le matin, selon le traitement habituel, pendant 1 mois renouvelable selon l’indication et l’évolution. Ne pas arrêter brutalement.
Contre-indications
Bradycardie symptomatique, bloc AV de haut degré sans pacemaker, choc cardiogénique, insuffisance cardiaque aiguë décompensée, hypotension, asthme sévère, artériopathie périphérique sévère ou syndrome de Raynaud sévère.
Effets indésirables
Fatigue, vertiges, bradycardie et extrémités froides ; troubles digestifs possibles. Hypotension, bloc cardiaque, aggravation d’insuffisance cardiaque ou bronchospasme : réévaluation rapide. Le traitement peut masquer les signes adrénergiques d’hypoglycémie.
Interactions
Vérapamil/diltiazem, antiarythmiques et autres bradycardisants, digoxine, clonidine, anesthésiques, bêta2-agonistes ; les bêtabloquants peuvent masquer certains signes d’hypoglycémie.
Repères médecin
Le bêtabloquant se choisit surtout lorsqu’une indication cardiaque est associée. Vérifier TA, fréquence, conduction, insuffisance cardiaque, asthme/BPCO et artériopathie. Adapter la dose à l’indication et réévaluer fatigue, malaise ou dyspnée. Base publique — bisoprolol. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM44 — Irbésartan + hydrochlorothiazide
Médicaments
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Noms commerciaux
CoAprovel, Ifirmacombi ; génériques d’irbésartan/hydrochlorothiazide.
Indications
Hypertension insuffisamment contrôlée par irbésartan ou hydrochlorothiazide seul. Association fixe utile après adaptation des composants ou pour simplifier le traitement.
Ordonnance — hypertension insuffisamment contrôlée par une monothérapie
CoAprovel — irbésartan 150 mg + hydrochlorothiazide 12,5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation.
Ordonnance — Hypertension — renouvellement d’un traitement établi
Irbésartan 150 mg + hydrochlorothiazide 12,5 mg Prendre 1 comprimé le matin pendant 1 mois, renouvelable selon l’évolution. Se lever progressivement en cas de vertiges et demander conseil en cas de déshydratation.
Contre-indications
Grossesse, hypersensibilité aux sulfamides/thiazidiques ou à l’irbésartan, insuffisance rénale sévère/anurie, insuffisance hépatique sévère ou cholestase, hypokaliémie ou hypercalcémie persistante ; association à l’aliskiren chez patient diabétique ou insuffisant rénal selon le contexte.
Effets indésirables
Vertiges/hypotension et troubles hydro-électrolytiques, avec hypo- ou hyperkaliémie selon terrain ; hyperuricémie possible. Insuffisance rénale et photosensibilité à connaître. L’hydrochlorothiazide est associé à un risque accru de cancers cutanés non mélanomes avec exposition cumulée.
Interactions
AINS, lithium, potassium et diurétiques épargneurs de potassium, autres bloqueurs du SRAA, médicaments favorisant hypo/hyperkaliémie, hyponatrémie ou torsades, digitaliques et antidiabétiques selon les troubles métaboliques.
Repères médecin
Association fixe utile après réponse insuffisante ou pour simplifier un schéma dont les composants sont adaptés. Vérifier TA, créatinine/DFG, sodium et potassium ; surveiller déshydratation, goutte, glycémie et peau. RCP CoAprovel. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM45 — Atovaquone + proguanil
Médicaments
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Noms commerciaux
Malarone.
Indications
Prévention du paludisme pour les zones où cette association est recommandée, selon destination, durée et profil du voyageur.
Ordonnance — Chimioprophylaxie antipaludique
Atovaquone 250 mg + proguanil 100 mg, comprimé pelliculé Prendre 1 comprimé par jour au cours d’un repas ou avec une boisson lactée, à heure fixe. Commencer 1 à 2 jours avant l’entrée en zone d’endémie, poursuivre pendant tout le séjour et pendant 7 jours après la sortie de zone. En cas de vomissement dans l’heure suivant la prise, reprendre un comprimé ; continuer les mesures de protection contre les moustiques ; consulter en urgence en cas de fièvre pendant ou après le voyage.
Contre-indications
Hypersensibilité, insuffisance rénale sévère pour la prophylaxie, grossesse/allaitement à discuter selon balance bénéfice-risque et alternatives.
Effets indésirables
Douleurs abdominales, nausées/vomissements, diarrhée et céphalées ; rêves anormaux possibles. Plus rarement, réaction cutanée/allergique sévère ou atteinte hépatique. Réévaluer ictère ou éruption étendue sans retarder la recherche d’un paludisme si fièvre.
Interactions
Rifampicine/rifabutine, tétracyclines, métoclopramide, warfarine/AVK, indinavir et certains antirétroviraux ; prendre avec nourriture pour optimiser l’absorption.
Repères médecin
Prophylaxie réservée à l’adulte et à l’enfant ≥ 40 kg pour ce dosage. Choix dépendant de la destination, des résistances, du terrain, de la grossesse et de la fonction rénale. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM46 — Acide ascorbique
Médicaments
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Noms commerciaux
Vitamine C UPSA, Laroscorbine.
Indications
Prévention ou correction d’un apport insuffisant en vitamine C lorsqu’une supplémentation est justifiée. Pas d’intérêt systématique en l’absence de carence ou de besoin identifié.
Ordonnance — Supplémentation courte en vitamine C
Acide ascorbique 500 mg, comprimé Prendre 1 comprimé le matin. Durée : 10 jours. Éviter une prise tardive si effet stimulant ressenti ; ne pas dépasser la dose prescrite.
Contre-indications
Hypersensibilité ; prudence/éviter les fortes doses en lithiase oxalocalcique, hémochromatose ou insuffisance rénale sévère.
Effets indésirables
À fortes doses : douleurs digestives, diarrhée et risque de calculs oxaliques/atteinte rénale. Hémolyse possible chez le patient déficitaire en G6PD avec doses élevées. Les comprimés effervescents apportent du sodium à prendre en compte selon le terrain.
Interactions
Fer à forte dose, déféroxamine, warfarine selon fortes doses prolongées ; prudence avec médicaments ou situations favorisant lithiase oxalique.
Repères médecin
Intérêt clinique limité dans les syndromes viraux banals. Prudence en cas de lithiase oxalocalcique, hémochromatose ou insuffisance rénale. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM47 — Izalgi — paracétamol + poudre d’opium
Médicaments
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Noms commerciaux
Izalgi.
Indications
Douleur aiguë modérée à intense insuffisamment soulagée par les antalgiques non opioïdes. Recours court chez un adulte sélectionné.
Ordonnance — Douleur aiguë modérée à intense
Izalgi 500 mg/25 mg, gélule Prendre 1 gélule si besoin, à renouveler après 4 à 6 heures. Maximum : 4 gélules par jour. Durée : 3 jours, puis réévaluation ; ne pas poursuivre au-delà de 4 à 5 jours sans nouvel avis médical. Ne pas associer à un autre produit contenant du paracétamol, de l’opium ou un autre opioïde. Éviter alcool, conduite et autres sédatifs.
Contre-indications
Enfant de moins de 15 ans, hypersensibilité au paracétamol ou à la poudre d’opium, insuffisance hépatocellulaire sévère, asthme ou insuffisance respiratoire, allaitement ; association contre-indiquée avec buprénorphine, nalbuphine, pentazocine, naltrexone ou nalméfène.
Effets indésirables
Nausées, vomissements, constipation, somnolence et vertiges liés à l’opium. Risques de dépendance et de dépression respiratoire ; respiration lente ou somnolence inhabituelle : urgence. Surdosage en paracétamol : hépatotoxicité, même sans symptôme initial.
Interactions
Autres médicaments contenant du paracétamol ou des opioïdes, alcool, benzodiazépines et autres dépresseurs du SNC, gabapentine/prégabaline, agonistes-antagonistes opioïdes tels que buprénorphine/nalbuphine/pentazocine, naltrexone/nalméfène.
Repères médecin
Association paracétamol 500 mg + poudre d’opium 25 mg, soit environ 2,5 mg de morphine par gélule. Réserver aux douleurs aiguës modérées à intenses non soulagées par un antalgique de palier 1. Évaluer somnolence, constipation, rétention urinaire, risque respiratoire, mésusage et dépendance ; espacer les prises en insuffisance rénale sévère. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM48 — Acide folique — supplémentation
Médicaments
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Noms commerciaux
Spéciafoldine 0,4 mg et 5 mg ; Acide folique CCD, Biogaran, Arrow, Viatris et autres génériques.
Indications
Prévention des anomalies de fermeture du tube neural avant conception et au début de grossesse. Traitement d’une carence en folates, avec dose renforcée pour certains profils à risque.
Ordonnance — Prévention primaire des anomalies de fermeture du tube neural
Acide folique 0,4 mg Prendre 1 comprimé par jour. Durée : débuter idéalement au moins 4 semaines avant la conception et poursuivre pendant le début de grossesse, au minimum jusqu’à 8 semaines après la conception.
Ordonnance — Prévention des AFTN chez une femme à risque
Acide folique 5 mg Prendre 1 comprimé par jour. Durée : débuter au moins 3 mois avant la conception et poursuivre pendant tout le 1er trimestre de grossesse. La définition des situations justifiant 5 mg/j doit être adaptée aux recommandations en vigueur et au terrain.
Ordonnance — Carence en folates / anémie mégaloblastique par carence folique
Acide folique 5 mg Prendre 1 comprimé par jour. Durée : 4 mois ; adapter selon la cause et la correction de la carence.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’acide folique. Ne pas traiter isolément par acide folique une anémie mégaloblastique ou macrocytaire inexpliquée sans avoir recherché notamment une carence en vitamine B12, car la correction hématologique peut masquer une carence en B12 sans prévenir ses complications neurologiques.
Effets indésirables
Troubles digestifs et réactions allergiques cutanées possibles. Très rarement, réaction sévère avec angio-œdème/anaphylaxie : arrêter et prendre en charge en urgence si gêne respiratoire.
Interactions
Phénytoïne, phénobarbital et primidone : diminution possible des concentrations des antiépileptiques et risque de déséquilibre des crises ; le chloramphénicol et le cotrimoxazole peuvent interférer avec le métabolisme des folates, et la sulfasalazine peut en diminuer l’absorption.
Repères médecin
En prévention primaire chez une femme sans facteur de risque particulier, utiliser 0,4 mg/j et non 5 mg/j. Les situations nécessitant une dose élevée doivent être vérifiées selon les recommandations actualisées. Devant une macrocytose ou une anémie mégaloblastique, rechercher une carence en vitamine B12 avant ou parallèlement au traitement par folates. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM49 — Fer oral — supplémentation
Médicaments
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Noms commerciaux
Tardyferon, Timoferol, Inofer ; autres spécialités et génériques de sels de fer selon disponibilité.
Indications
Traitement d’une carence martiale documentée et prévention dans certaines grossesses ou situations à risque. La cause de la carence doit être recherchée.
Ordonnance — Anémie par carence martiale chez l’adulte
Sulfate ferreux, apport correspondant à 80 à 160 mg de fer élément par jour Prendre en 1 à 2 prises par jour selon la spécialité et la tolérance digestive. Durée : généralement 3 à 6 mois, à adapter à la correction de l’anémie et à la restauration des réserves en fer ; prolonger si nécessaire lorsque la cause persiste. Prendre de préférence avant les repas ; en cas de mauvaise tolérance digestive, prise possible pendant le repas.
Ordonnance — Prévention de la carence martiale pendant la grossesse
Sulfate ferreux, 80 mg de fer élément Prendre 1 fois par jour ou tous les 2 jours. Durée : pendant les deux derniers trimestres de la grossesse, à partir du 4e mois, lorsque la supplémentation est indiquée.
Ordonnance pédiatrique — Anémie par carence martiale
Fer élément par voie orale Environ 2 à 3 mg/kg/j selon l’âge et la spécialité utilisée, en une prise ou selon le schéma du produit. Durée : généralement 3 à 6 mois, adaptée à la correction de l’anémie et à la restauration des réserves. Adapter la forme galénique au poids et à l’âge.
Contre-indications
Hypersensibilité au produit et surcharge martiale ; ne pas supplémenter une anémie non ferriprive sur la seule constatation d’une anémie ou d’une hyposidérémie, notamment dans un contexte inflammatoire, sans documentation appropriée de la carence.
Effets indésirables
Nausées, douleurs abdominales, constipation ou diarrhée ; selles foncées habituelles. Ulcérations buccales/œsophagiennes si comprimé mâché ou mal avalé ; inhalation accidentelle particulièrement dangereuse. Douleur thoracique, dysphagie ou toux après la prise : avis rapide.
Interactions
Le fer diminue notamment l’absorption digestive des hormones thyroïdiennes, cyclines, fluoroquinolones, bisphosphonates et de plusieurs autres médicaments par chélation : espacer généralement les prises d’au moins 2 heures selon le médicament concerné. Calcium, antiacides, thé, café et certains aliments diminuent également son absorption ; vérifier les modalités de prise de la spécialité prescrite.
Repères médecin
Raisonner en quantité de fer élément, qui varie selon les spécialités. Documenter la carence martiale et rechercher sa cause, notamment pertes gynécologiques ou digestives selon le terrain. Constipation, douleurs abdominales, nausées et coloration noire des selles sont fréquentes ; adapter le schéma à la tolérance plutôt que d’interrompre trop précocement. Contrôler la réponse hématologique et la restauration des réserves selon le contexte. Chez la femme enceinte, la supplémentation systématique n’est pas nécessairement indiquée en l’absence de risque ou de carence documentée. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM50 — Vitamine B12 — supplémentation
Médicaments
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Noms commerciaux
Vitamine B12 Gerda, Vitamine B12 Delagrange ; cyanocobalamine.
Indications
Prévention ou traitement d’une carence en vitamine B12 par apport insuffisant ou malabsorption. La voie et la durée dépendent du mécanisme et de sa réversibilité.
Ordonnance — Carence en vitamine B12 par apport alimentaire insuffisant
Cyanocobalamine 1 000 µg par voie orale Prendre 1 000 µg par jour. Durée d’attaque : 15 jours à 1 mois. Puis traitement d’entretien : 2 000 µg par semaine. Durée : tant que persiste la cause de la carence, avec réévaluation clinique et biologique. Prendre de préférence à distance des repas.
Ordonnance — Carence en vitamine B12 par malabsorption
Cyanocobalamine 1 000 µg, voie intramusculaire Injecter 1 000 µg par jour ou 3 fois par semaine jusqu’à un total de 10 injections. Puis 1 000 µg IM une fois par mois. Durée : traitement d’entretien prolongé, souvent au long cours lorsque la cause de malabsorption est définitive.
Ordonnance — Grossesse / allaitement avec apport insuffisant en vitamine B12
Cyanocobalamine par voie orale 4 000 µg tous les 15 jours pendant les deux premiers trimestres de grossesse. Puis 5 000 µg tous les 15 jours pendant le troisième trimestre et l’allaitement. Durée : pendant la période à risque d’apport insuffisant, avec réévaluation.
Contre-indications
Antécédent d’allergie aux cobalamines ou à l’un des composants de la spécialité. La voie intramusculaire n’est pas nécessaire lorsque la voie orale est possible et adaptée à la cause de la carence.
Effets indésirables
Réactions allergiques, dont anaphylaxie surtout par voie injectable ; éruption acnéiforme et coloration rouge des urines possibles. Une gêne respiratoire ou un œdème après administration impose une prise en charge immédiate.
Interactions
Les inhibiteurs de la pompe à protons et antihistaminiques H2 au long cours peuvent favoriser une carence en vitamine B12 en diminuant son absorption digestive ; rechercher également les autres médicaments ou situations susceptibles d’altérer le statut en B12 selon le contexte.
Repères médecin
Identifier la cause de la carence avant de choisir la voie d’administration : apport alimentaire insuffisant versus malabsorption, notamment maladie de Biermer, gastrectomie totale, résection de l’iléon terminal ou maladie d’Imerslund. Le RCP français de Vitamine B12 Gerda 1 000 µg a été actualisé en juin 2026 et privilégie la voie orale lorsque celle-ci est possible ; la voie IM est réservée notamment aux malabsorptions ou lorsque la voie orale n’est pas utilisable. Surveiller la réponse hématologique et neurologique ; en cas d’anémie mégaloblastique importante, surveiller la kaliémie au début du traitement. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM51 — Trimébutine
Médicaments
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Noms commerciaux
Débridat, Débricalm ; génériques de trimébutine 100 mg.
Indications
Douleurs et troubles du transit liés aux troubles fonctionnels intestinaux. Traitement symptomatique après exclusion d’une cause organique.
Ordonnance — Troubles fonctionnels intestinaux chez l’adulte
Trimébutine 100 mg, comprimé Prendre 1 comprimé matin, midi et soir. Durée : traitement court, 3 jours ; en l’absence de signe d’alerte, ne pas dépasser 7 jours sans réévaluation. La posologie peut exceptionnellement être augmentée jusqu’à 200 mg 3 fois par jour selon la situation clinique et la spécialité utilisée.
Ordonnance pédiatrique — Troubles fonctionnels intestinaux chez l’enfant de 2 à 5 ans
Trimébutine 4,8 mg/kg/j en 3 prises, soit 1,6 mg/kg par prise, 3 fois par jour. Durée : traitement symptomatique court avec réévaluation selon l’évolution. Adapter la forme galénique au poids et à l’âge.
Contre-indications
Hypersensibilité à la trimébutine ou à l’un des excipients. Contre-indiquée chez l’enfant de moins de 2 ans ; tenir compte des contre-indications propres aux excipients selon la spécialité et la forme utilisées.
Effets indésirables
Éruption cutanée ; hypersensibilité parfois sévère, avec angio-œdème ou anaphylaxie. Une éruption étendue avec fièvre ou atteinte des muqueuses impose l’arrêt et une évaluation rapide.
Interactions
Aucune interaction médicamenteuse cliniquement importante n’est mentionnée dans le RCP français de Débridat 100 mg.
Repères médecin
Traitement uniquement symptomatique des douleurs, troubles du transit et inconfort liés aux troubles fonctionnels intestinaux. Avant prescription, rechercher les signes d’alarme justifiant une exploration plutôt qu’un traitement symptomatique : altération de l’état général, amaigrissement, fièvre, rectorragies ou méléna, anémie, vomissements persistants, masse abdominale ou symptômes inhabituels/persistants. Le Débridat 100 mg comprimé est réservé à l’adulte ; les formes et indications pédiatriques diffèrent selon les spécialités et leur disponibilité. Grossesse : données insuffisantes, utilisation à envisager seulement si nécessaire après évaluation du contexte. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM52 — Sumatriptan
Médicaments
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Noms commerciaux
Imigrane ; génériques de sumatriptan.
Indications
Traitement de la crise migraineuse avec ou sans aura lorsque les antalgiques usuels sont insuffisants. Aucun rôle dans la prévention de fond.
Ordonnance — Crise de migraine
Sumatriptan 50 mg, comprimé Prendre 1 comprimé dès le début de la phase céphalalgique. Certains patients peuvent nécessiter 100 mg par prise. Si soulagement initial puis récidive, une nouvelle prise est possible après au moins 2 heures. Ne pas reprendre une dose pour la même crise en cas d’inefficacité complète de la première prise. Maximum : 300 mg/24 h. Durée : traitement ponctuel le jour de la crise ; ne pas utiliser en prévention.
Contre-indications
Cardiopathie ischémique ou vasospastique, antécédent d’AVC/AIT, artériopathie périphérique, hypertension artérielle non contrôlée, insuffisance hépatique sévère, association à un autre triptan ou à un dérivé de l’ergot, traitement concomitant par IMAO ou dans les 2 semaines suivant leur arrêt.
Effets indésirables
Vertiges, somnolence, paresthésies et sensations transitoires de chaleur, pression ou oppression. Une douleur thoracique intense/persistante doit être évaluée sans reprendre de dose. Rarement, ischémie cardiovasculaire ou syndrome sérotoninergique, surtout en association.
Interactions
Autres triptans et dérivés de l’ergot contre-indiqués à proximité de la prise ; IMAO contre-indiqués. Prudence avec les traitements sérotoninergiques, notamment ISRS/IRSNa, en raison du risque rare de syndrome sérotoninergique.
Repères médecin
À utiliser lorsque le diagnostic de migraine est établi. Prendre le triptan au début de la céphalée et non pour prévenir une aura isolée. Rechercher les facteurs de risque cardiovasculaire en cas de terrain évocateur. En cas d’inefficacité bien conduite sur plusieurs crises, essayer un autre triptan plutôt que multiplier les doses du même produit. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM53 — Rizatriptan
Médicaments
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Noms commerciaux
Maxalt, Maxaltlyo ; génériques de rizatriptan.
Indications
Traitement de la crise migraineuse avec ou sans aura. Alternative à un autre triptan ; dose adaptée en cas de propranolol associé.
Ordonnance — Crise de migraine
Rizatriptan 10 mg Prendre 1 dose dès le début de la phase céphalalgique. Si soulagement initial puis récidive, une seconde dose peut être prise après au moins 2 heures. Ne pas reprendre une seconde dose pour la même crise en cas d’inefficacité complète de la première. Maximum : 2 doses/24 h. Durée : traitement ponctuel le jour de la crise ; ne pas utiliser en prévention.
Ordonnance — Crise de migraine sous propranolol
Rizatriptan 5 mg Prendre 1 dose dès le début de la phase céphalalgique, en respectant au moins 2 heures entre la prise de propranolol et celle de rizatriptan. Maximum : 2 doses/24 h espacées d’au moins 2 heures. Durée : traitement ponctuel le jour de la crise.
Contre-indications
Cardiopathie ischémique ou vasospastique, antécédent d’AVC/AIT, artériopathie périphérique, hypertension modérée à sévère ou non contrôlée, insuffisance hépatique ou rénale sévère selon la spécialité, association à un autre triptan ou à un dérivé de l’ergot, traitement par IMAO ou dans les 2 semaines suivant leur arrêt.
Effets indésirables
Vertiges, somnolence, fatigue, nausées et sensation d’oppression/pression possibles. Douleur thoracique intense ou persistante : ne pas reprendre et faire évaluer. Rarement, événement cardiovasculaire ischémique ou syndrome sérotoninergique.
Interactions
Le propranolol augmente l’exposition au rizatriptan et impose une réduction à 5 mg avec espacement des prises. Association contre-indiquée avec IMAO, autres triptans ou dérivés de l’ergot ; prudence avec les médicaments sérotoninergiques.
Repères médecin
Réserver aux crises de migraine clairement identifiées. Une dose de 5 mg est également à envisager selon le RCP en cas d’insuffisance hépatique ou rénale légère à modérée. Si plusieurs crises restent non contrôlées malgré une prise correcte, privilégier l’essai d’un autre triptan ou une stratégie associée plutôt que répéter inutilement les doses. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM54 — Propranolol
Médicaments
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Noms commerciaux
Avlocardyl ; génériques de propranolol.
Indications
Prévention de la migraine lorsque les crises sont fréquentes ou invalidantes. Particulièrement pertinent si une autre indication du bêtabloquant est présente.
Ordonnance — Prévention de la migraine
Propranolol 40 mg Débuter à 40 mg matin et soir. Augmenter si nécessaire et si bonne tolérance par paliers espacés d’environ une semaine. Dose habituellement efficace dans la migraine : 80 à 160 mg/j en 2 à 3 prises selon la spécialité et la tolérance. Durée : traitement prolongé ; évaluer l’efficacité après une période suffisante à dose adaptée puis réévaluer régulièrement. En cas d’arrêt, diminuer progressivement sur 7 à 14 jours.
Contre-indications
Asthme ou antécédent de bronchospasme, BPCO selon le RCP de la spécialité, bradycardie importante, hypotension, maladie du sinus, bloc sino-auriculaire ou bloc AV du 2e/3e degré non appareillé, insuffisance cardiaque non contrôlée, choc cardiogénique et autres contre-indications usuelles des bêtabloquants non sélectifs.
Effets indésirables
Fatigue, bradycardie, extrémités froides et cauchemars/troubles du sommeil. Risques graves : bronchospasme, hypotension, trouble de conduction ou décompensation cardiaque. Peut masquer et prolonger une hypoglycémie, notamment chez l’enfant ou lors de jeûne.
Interactions
Prudence avec vérapamil, diltiazem, antiarythmiques et autres traitements bradycardisants ou hypotenseurs en raison du risque de bradycardie, bloc ou hypotension. L’association au rizatriptan augmente l’exposition à ce dernier et nécessite une dose de rizatriptan réduite et un espacement des prises.
Repères médecin
Contrôler fréquence cardiaque et pression artérielle avant et pendant la titration. Prévenir le patient des risques de fatigue, extrémités froides et diminution des performances à l’effort. Ne pas interrompre brutalement. Le choix d’un traitement préventif dépend également des comorbidités, des contre-indications et des préférences du patient. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM55 — Topiramate
Médicaments
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Noms commerciaux
Epitomax ; génériques de topiramate.
Indications
Prévention de la migraine chez l’adulte lorsque les options usuelles sont insuffisantes ou inadaptées. Choix spécialisé tenant compte des effets cognitifs, pondéraux et du risque tératogène.
Ordonnance — Prévention de la migraine chez l’adulte
Topiramate Semaine 1 : 25 mg le soir. Puis augmenter de 25 mg/j par paliers d’une semaine selon la tolérance. Objectif habituel : 50 mg matin et 50 mg soir, soit 100 mg/j. Certains patients répondent dès 50 mg/j ; ralentir la titration en cas d’effets indésirables. Durée : traitement prolongé avec réévaluation de l’efficacité et de la tolérance après une période suffisante à dose cible ou maximale tolérée, puis régulièrement.
Contre-indications
Hypersensibilité au topiramate. Pour la prévention de la migraine : grossesse, ainsi que femme susceptible de procréer n’utilisant pas une contraception hautement efficace. Chez ces patientes, les conditions spécifiques du programme de prévention des grossesses doivent être respectées.
Effets indésirables
Paresthésies, perte d’appétit/poids, ralentissement cognitif, troubles de mémoire et de l’humeur. Calculs rénaux, acidose métabolique et diminution de la sudation possibles. Douleur oculaire/baisse visuelle aiguë ou idées suicidaires : évaluation urgente ; risque majeur pour l’enfant à naître.
Interactions
Le topiramate peut diminuer l’efficacité des contraceptifs hormonaux et nécessite une stratégie contraceptive adaptée. Prudence avec le valproate en raison notamment du risque d’hyperammoniémie/hypothermie, avec les autres inhibiteurs de l’anhydrase carbonique en raison du risque d’acidose et de lithiase, et avec les médicaments dépresseurs du système nerveux central.
Repères médecin
Paresthésies, ralentissement cognitif ou difficultés de concentration, perte de poids, troubles de l’humeur, lithiase rénale et acidose métabolique sont des effets à surveiller ; une douleur oculaire aiguë avec baisse visuelle impose une évaluation urgente. Chez les filles, adolescentes et femmes susceptibles de procréer, l’initiation annuelle est réservée en France au neurologue, au pédiatre ou au médecin compétent « douleur » ; le renouvellement peut être réalisé par tout médecin dans l’année, avec attestation annuelle d’information partagée et contraception hautement efficace. Un test de grossesse plasmatique négatif est requis avant l’instauration. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM56 — Macrogol 4000
Médicaments
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Noms commerciaux
Forlax ; génériques de macrogol 4000.
Indications
Constipation fonctionnelle et constipation aggravant une maladie hémorroïdaire. Laxatif osmotique de première intention, notamment pour un traitement prolongé.
Ordonnance — Constipation chez l’adulte
Macrogol 4000, 10 g, poudre pour solution buvable Prendre 1 sachet par jour, dissous dans un verre d’eau. Adapter à 1 à 2 sachets/j selon la réponse et la consistance des selles. Durée : 2 à 4 semaines puis réévaluation ; poursuivre plus longtemps si constipation chronique lorsque cela reste nécessaire. Associer hydratation suffisante, activité physique et apport alimentaire adapté en fibres.
Ordonnance — Constipation associée à une maladie hémorroïdaire
Macrogol 4000, 10 g Prendre 1 sachet par jour. Adapter la dose pour obtenir des selles souples sans diarrhée. Durée : jusqu’à régularisation durable du transit, avec réévaluation après 2 à 4 semaines.
Ordonnance pédiatrique — Constipation à partir de 8 ans
Macrogol 4000 Dose selon la spécialité et l’âge ; pour les présentations à 10 g indiquées à partir de 8 ans, utiliser la posologie du RCP correspondant. Durée : traitement limité dans le temps et associé à la prise en charge hygiéno-diététique ; réévaluer si besoin prolongé.
Contre-indications
Hypersensibilité au produit, maladie inflammatoire intestinale sévère ou mégacôlon toxique selon la spécialité, perforation ou risque de perforation digestive, occlusion ou suspicion d’occlusion, syndrome douloureux abdominal de cause indéterminée nécessitant une évaluation.
Effets indésirables
Douleurs ou ballonnement abdominal, diarrhée et nausées ; réduire la dose si diarrhée. Une diarrhée importante peut entraîner déshydratation ou troubles électrolytiques, surtout chez les patients fragiles. Réactions allergiques sévères exceptionnellement rapportées.
Interactions
Le macrogol a peu d’interactions systémiques ; une diarrhée importante ou un transit très accéléré peut toutefois modifier l’absorption de certains médicaments oraux. Espacer ou surveiller les traitements à marge thérapeutique étroite selon le contexte.
Repères médecin
Le macrogol est un laxatif osmotique adapté aux selles dures et à la constipation chronique. Ajuster la dose pour obtenir des selles souples sans diarrhée. Rechercher une cause secondaire devant constipation récente, amaigrissement, rectorragies inexpliquées, anémie ou symptômes obstructifs. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM57 — Diosmine
Médicaments
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Noms commerciaux
Diovenor ; génériques de diosmine. Daflon contient une fraction flavonoïque micronisée associant principalement diosmine et flavonoïdes.
Indications
Traitement symptomatique court des manifestations fonctionnelles d’une crise hémorroïdaire. Adjuvant sans effet sur une thrombose ou une cause de saignement.
Ordonnance — Crise hémorroïdaire
Diosmine 600 mg Prendre 1 comprimé 2 à 3 fois par jour au moment des repas. Durée : cure courte, habituellement quelques jours ; réévaluer si les symptômes persistent au-delà d’une semaine.
Contre-indications
Hypersensibilité à la diosmine ou à l’un des excipients de la spécialité.
Effets indésirables
Douleurs gastriques, nausées, diarrhée ou ballonnements possibles. Réactions cutanées/allergiques parfois accompagnées d’angio-œdème : arrêter et évaluer selon gravité.
Interactions
Aucune interaction cliniquement majeure n’est habituellement rapportée avec la diosmine ; rester attentif aux traitements concomitants et au RCP de la spécialité utilisée.
Repères médecin
La diosmine peut être utilisée comme traitement symptomatique de courte durée d’une poussée hémorroïdaire, mais elle ne remplace ni la régularisation du transit ni l’évaluation d’une rectorragie. Le niveau de preuve du bénéfice des veinotoniques reste limité. Plusieurs spécialités sont non remboursables. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM58 — Topiques antihémorroïdaires
Médicaments
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Noms commerciaux
Nombreuses spécialités locales associant selon les produits protecteurs, anesthésiques locaux et/ou corticoïdes ; choisir selon la composition réellement disponible et le contexte clinique.
Indications
Soulagement local bref de la douleur, du prurit ou de l’inflammation lors d’une poussée hémorroïdaire. Adjuvant après exclusion d’une complication ou d’une autre cause.
Ordonnance — Poussée hémorroïdaire douloureuse
Traitement antihémorroïdaire local comportant un anesthésique local, selon la spécialité choisie. Appliquer sur la région anale selon le RCP, après toilette douce. Durée : cure courte de quelques jours, sans prolongation systématique.
Ordonnance — Poussée avec œdème ou inflammation
Traitement antihémorroïdaire local comportant un corticoïde, selon la spécialité choisie. Appliquer localement selon le RCP. Durée : cure courte, généralement quelques jours ; ne pas prolonger sans réévaluation.
Contre-indications
Dépendent de la composition de la spécialité ; éviter notamment en cas d’hypersensibilité à un composant et respecter les contre-indications propres aux corticoïdes ou anesthésiques locaux éventuellement associés.
Effets indésirables
Selon la composition : irritation ou allergie locale. Les corticoïdes exposent à une atrophie cutanée en usage prolongé ; les anesthésiques locaux peuvent sensibiliser. Aggravation, douleur inhabituelle ou rectorragie persistante : arrêter l’automédication et réévaluer.
Interactions
Peu d’interactions systémiques sont attendues lors d’une utilisation locale brève, mais vérifier la composition exacte de la spécialité et éviter les associations redondantes de plusieurs produits locaux contenant les mêmes substances actives.
Repères médecin
Les topiques sont utilisés en pratique pour soulager transitoirement une poussée hémorroïdaire, mais leur niveau de preuve est faible et aucun bénéfice préventif à long terme n’est démontré. Un produit avec corticoïde peut être choisi en cas d’œdème/inflammation et un anesthésique local en cas de douleur, sans prolonger inutilement le traitement. Ils ne remplacent pas la régularisation du transit ni l’exploration d’une rectorragie atypique ou persistante. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM59 — Lactulose
Médicaments
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Noms commerciaux
Duphalac ; génériques de lactulose.
Indications
Constipation lorsque les mesures hygiénodiététiques sont insuffisantes. Laxatif osmotique alternatif, utile notamment si le macrogol n’est pas adapté.
Ordonnance — Constipation chez l’adulte
Lactulose 10 g/15 mL Traitement d’attaque : 1 à 3 sachets par jour, en 1 ou 2 prises. Puis adapter à 1 à 2 sachets par jour en entretien selon l’efficacité et la consistance des selles. Durée : réévaluation après 2 à 4 semaines ; poursuivre si nécessaire dans une constipation chronique avec adaptation de la dose. L’effet peut nécessiter 2 à 3 jours.
Ordonnance pédiatrique — Constipation de 7 à 14 ans
Lactulose 10 g/j, soit 1 sachet de 10 g par jour pour les présentations correspondantes. Adapter ensuite selon la réponse et la spécialité utilisée. Durée : traitement limité au nécessaire avec réévaluation en cas de persistance.
Contre-indications
Hypersensibilité, galactosémie selon la spécialité, occlusion ou perforation digestive ou risque de perforation lorsque mentionné au RCP ; une douleur abdominale inexpliquée impose une évaluation avant traitement.
Effets indésirables
Flatulences, ballonnements et douleurs abdominales, surtout au début ; diarrhée si dose excessive. Une diarrhée prolongée peut provoquer déshydratation et désordres électrolytiques : diminuer/suspendre et réévaluer.
Interactions
Peu d’interactions cliniquement significatives sont attendues ; une diarrhée importante peut toutefois perturber l’équilibre hydro-électrolytique et modifier indirectement la tolérance de certains traitements.
Repères médecin
Les ballonnements et flatulences sont fréquents au début ; diminuer la dose en cas de diarrhée. L’effet n’est pas immédiat. Adapter la posologie au résultat plutôt que rechercher une dose fixe. Une consommation hydrique adaptée est recommandée pendant le traitement. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM60 — Bisacodyl
Médicaments
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Noms commerciaux
Dulcolax, Contalax ; génériques de bisacodyl.
Indications
Constipation occasionnelle nécessitant un laxatif stimulant. Recours ponctuel lorsque les mesures simples et laxatifs osmotiques ne suffisent pas.
Ordonnance — Constipation occasionnelle chez l’adulte
Bisacodyl 5 mg, comprimé gastro-résistant Prendre 1 comprimé le soir. Si nécessaire, augmenter à 2 comprimés par jour maximum. Avaler sans croquer avec suffisamment de liquide. Durée : traitement de courte durée de la constipation occasionnelle.
Ordonnance pédiatrique — Constipation occasionnelle de 6 à 12 ans
Bisacodyl 5 mg 5 mg une fois par jour. Durée : 2 à 10 jours maximum et uniquement sous direction médicale pour une constipation persistante.
Contre-indications
Hypersensibilité, déshydratation sévère avec déplétion électrolytique, maladie inflammatoire intestinale active selon la spécialité, occlusion ou syndrome abdominal aigu nécessitant une évaluation ; respecter les contre-indications exactes du RCP utilisé.
Effets indésirables
Crampes abdominales, douleurs et diarrhée ; nausées possibles. Usage excessif : déshydratation et hypokaliémie ; plus rarement, colite ischémique. Douleur importante ou sang dans les selles : arrêt et évaluation rapide.
Interactions
Éviter la prise simultanée avec des produits réduisant l’acidité gastrique, notamment certains antiacides ou produits laitiers selon le RCP, afin de préserver l’enrobage gastro-résistant. Une utilisation excessive avec diurétiques ou corticoïdes peut favoriser les troubles hydro-électrolytiques.
Repères médecin
L’effet survient typiquement plusieurs heures après la prise, ce qui rend la prise du soir pratique. Réserver le bisacodyl aux situations ponctuelles ou au complément d’un traitement de fond lorsque nécessaire ; ne pas l’utiliser pour masquer une constipation récente inexpliquée ou un syndrome occlusif. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM61 — Suppositoires de glycérine
Médicaments
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Noms commerciaux
Suppositoires à la glycérine Cooper, Gifrer, Gilbert ; autres spécialités de glycérol rectal.
Indications
Constipation basse avec difficulté d’évacuation rectale. Traitement local ponctuel, particulièrement lorsque l’effet rapide est recherché.
Ordonnance — Constipation basse chez l’adulte
Suppositoire à la glycérine adulte Introduire 1 suppositoire par voie rectale 5 à 30 minutes avant le moment choisi pour l’exonération. Selon la spécialité, une nouvelle administration peut être réalisée en cas de constipation rebelle. Durée : utilisation ponctuelle et courte.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’un des composants ; éviter l’utilisation sans évaluation préalable devant douleur abdominale inexpliquée, suspicion d’occlusion ou pathologie ano-rectale aiguë susceptible d’être aggravée par la voie rectale.
Effets indésirables
Brûlure ou irritation anale ; l’usage prolongé peut provoquer une rectite. Arrêter et réévaluer si douleur persistante ou saignement, sans multiplier les administrations.
Interactions
Aucune interaction systémique majeure attendue lors d’une utilisation rectale ponctuelle.
Repères médecin
Indiqué surtout dans la constipation basse ou la dyschésie rectale. L’évacuation survient généralement rapidement, souvent dans les 5 à 30 minutes. Un usage prolongé peut provoquer irritation ou rectite congestive ; éviter d’en faire un traitement quotidien chronique sans rechercher la cause du trouble de l’évacuation. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM62 — Tussidane 1,5 mg/mL — dextrométhorphane
Médicaments
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Noms commerciaux
Tussidane 1,5 mg/mL sirop, Tussidane 1,5 mg/mL sans sucre ; dextrométhorphane.
Indications
Toux sèche non productive, gênante et de courte durée après exclusion d’une cause nécessitant un traitement spécifique. Usage symptomatique bref.
Ordonnance — Toux sèche gênante
Tussidane 1,5 mg/mL, sirop Prendre 1 cuillère à soupe (15 mL) 3 à 4 fois par jour selon les besoins, en espaçant les prises d’au moins 4 heures. Ne pas dépasser 6 cuillères à soupe par jour. Durée : quelques jours ; réévaluer si la toux persiste ou s’aggrave.
Ordonnance pédiatrique — Toux sèche gênante à partir de 30 mois
Dextrométhorphane 0,25 mg/kg par prise, sans dépasser 1 mg/kg/jour, réparti en 3 à 4 prises espacées d’au moins 4 heures. Durée : quelques jours. Adapter la forme galénique au poids et à l’âge.
Contre-indications
Hypersensibilité au dextrométhorphane ou aux excipients, insuffisance respiratoire, toux de l’asthmatique, enfant de moins de 30 mois, allaitement ; association contre-indiquée avec les IMAO irréversibles et le cinacalcet.
Effets indésirables
Somnolence, vertiges, nausées/vomissements ou constipation. Abus/dépendance et syndrome sérotoninergique possibles, surtout avec médicaments sérotoninergiques. Confusion, agitation, fièvre, rigidité ou baisse de conscience : arrêter et évaluer en urgence.
Interactions
Éviter l’alcool et l’association aux IMAO-A réversibles, linézolide, bleu de méthylène ou oxybate de sodium. Prudence avec les médicaments sédatifs, opioïdes, benzodiazépines et inhibiteurs du CYP2D6, notamment fluoxétine, paroxétine, bupropion, quinidine ou terbinafine, en raison d’un risque accru de sédation, dépression respiratoire, surdosage ou syndrome sérotoninergique.
Repères médecin
Réserver aux toux sèches/non productives gênantes et rechercher une cause nécessitant un traitement spécifique. Ne pas associer à un expectorant ou mucolytique. Diminuer initialement la posologie de moitié chez le sujet âgé ou en cas d’insuffisance hépatique. Prudence pour la conduite en raison du risque de somnolence ou vertiges ; vigilance également vis-à-vis du mésusage, notamment chez l’adolescent et le jeune adulte. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM63 — Sildénafil
Médicaments
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Noms commerciaux
Viagra, Vizarsin ; génériques de sildénafil.
Indications
Dysfonction érectile chez l’homme adulte avec stimulation sexuelle. Première option pharmacologique fréquente après évaluation cardiovasculaire et des causes réversibles.
Ordonnance — Dysfonction érectile
Sildénafil 50 mg Prendre 1 comprimé environ 1 heure avant l’activité sexuelle prévue. Maximum : 1 prise par jour. Une stimulation sexuelle est nécessaire pour obtenir une érection. Éviter si possible un repas très riche en graisses autour de la prise, susceptible de retarder l’effet. Durée : traitement à la demande ; réévaluer efficacité et tolérance après plusieurs essais correctement réalisés. Selon efficacité et tolérance, la dose peut être adaptée entre 25 et 100 mg, sans dépasser 100 mg par prise ni 1 prise par jour.
Contre-indications
Association aux dérivés nitrés ou donneurs de monoxyde d’azote ; association au riociguat ; situation cardiovasculaire dans laquelle l’activité sexuelle est déconseillée ; hypersensibilité au produit. Prudence et vérification des contre-indications spécifiques en cas de pathologie cardiovasculaire, hypotension importante ou antécédent ophtalmologique particulier.
Effets indésirables
Céphalées, bouffées vasomotrices, dyspepsie, congestion nasale et troubles visuels transitoires. Priapisme, baisse soudaine de vision/audition ou malaise important : urgence. Une érection durant plus de 4 heures nécessite une prise en charge immédiate.
Interactions
Dérivés nitrés et riociguat contre-indiqués en raison du risque d’hypotension sévère. Les inhibiteurs puissants du CYP3A4 peuvent augmenter l’exposition au sildénafil. Prudence avec les alpha-bloquants et autres traitements hypotenseurs en raison du risque d’hypotension symptomatique.
Repères médecin
Vérifier systématiquement les traitements cardiovasculaires et l’aptitude à l’activité sexuelle. Céphalées, bouffées vasomotrices, dyspepsie, congestion nasale et troubles visuels transitoires sont possibles. Informer de consulter en urgence en cas d’érection prolongée douloureuse ou de perte brutale de vision ou d’audition. Un échec apparent justifie d’abord de vérifier les modalités d’utilisation avant de changer de stratégie. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM64 — Tadalafil
Médicaments
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Noms commerciaux
Cialis ; génériques de tadalafil.
Indications
Dysfonction érectile à la demande ou en prise quotidienne selon la fréquence des rapports. La prise quotidienne est particulièrement adaptée si l’activité sexuelle est régulière.
Ordonnance — Dysfonction érectile à la demande
Tadalafil 10 mg Prendre 1 comprimé avant l’activité sexuelle prévue. Maximum : 1 prise par jour. Une stimulation sexuelle est nécessaire. Durée : traitement à la demande ; réévaluer efficacité et tolérance après plusieurs essais correctement réalisés. Selon efficacité et tolérance, adaptation possible à 20 mg à la demande.
Ordonnance — Dysfonction érectile avec activité sexuelle fréquente
Tadalafil 5 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, approximativement à la même heure. Durée : traitement continu avec réévaluation périodique de l’efficacité, de la tolérance et de la pertinence de la prise quotidienne.
Contre-indications
Association aux dérivés nitrés ou donneurs de monoxyde d’azote ; association au riociguat ; situation cardiovasculaire dans laquelle l’activité sexuelle est déconseillée ; hypersensibilité au produit. Vérifier les contre-indications et précautions spécifiques en cas de maladie cardiovasculaire, hypotension importante, insuffisance rénale ou hépatique significative et certains antécédents ophtalmologiques.
Effets indésirables
Céphalées, dyspepsie, douleurs dorsales/myalgies, bouffées vasomotrices et congestion nasale. Priapisme ou baisse soudaine de vision/audition : urgence ; érection dépassant 4 heures : prise en charge immédiate.
Interactions
Dérivés nitrés et riociguat contre-indiqués en raison du risque d’hypotension sévère. Prudence avec les alpha-bloquants et autres hypotenseurs. Les inhibiteurs puissants du CYP3A4 peuvent augmenter l’exposition au tadalafil et les inducteurs enzymatiques la diminuer.
Repères médecin
La durée d’action prolongée permet davantage de spontanéité qu’avec les IPDE5 de courte durée d’action. Céphalées, dyspepsie, bouffées vasomotrices, congestion nasale, myalgies et lombalgies sont possibles. Informer de consulter en urgence en cas d’érection prolongée douloureuse ou de perte brutale de vision ou d’audition. Adapter la stratégie au terrain, notamment rénal/hépatique, et vérifier les recommandations et le RCP en cas de situation particulière. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM65 — Finastéride
Médicaments
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Noms commerciaux
Génériques de finastéride 1 mg pour alopécie ; Propecia n’est plus commercialisé en France. Chibro-Proscar et génériques 5 mg pour HBP ; ne pas confondre les dosages.
Indications
Stades peu évolués d’alopécie androgénétique chez l’homme de 18 à 41 ans à 1 mg et hypertrophie bénigne de la prostate à dosage distinct. Le bénéfice est différé et dépend de la poursuite du traitement.
Ordonnance — Alopécie androgénétique masculine
Finastéride 1 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; une prise quotidienne pendant environ 3 à 6 mois est généralement nécessaire avant d’espérer une stabilisation, avec évaluation clinique vers 6 mois et éventuellement jusqu’à 12 mois. Poursuivre si bénéfice et tolérance satisfaisants ; l’effet régresse progressivement après l’arrêt. Avant toute prescription de 1 mg : information, temps de réflexion et attestation officielle d’information partagée cosignée médecin/patient, valable un an, à présenter avec l’ordonnance pour toute délivrance ; voir QF05. Informer des effets indésirables sexuels possibles et du risque de troubles de l’humeur. En cas de modification de l’humeur, dépression ou idées suicidaires sous finastéride 1 mg, arrêter le traitement et demander rapidement un avis médical.
Ordonnance — Hypertrophie bénigne de la prostate
Finastéride 5 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; réévaluer le bénéfice clinique après plusieurs mois et régulièrement ensuite.
Contre-indications
Hypersensibilité au finastéride. Le finastéride n’est pas indiqué chez la femme ; une femme enceinte ou susceptible de l’être ne doit pas manipuler de comprimés écrasés ou cassés en raison du risque pour un fœtus masculin. Ne pas utiliser le dosage ou l’indication destinés à l’HBP comme substitution improvisée au traitement de l’alopécie.
Effets indésirables
Baisse de libido, troubles de l’érection/éjaculation et symptômes mammaires ; des troubles sexuels persistants après arrêt ont été rapportés. Dépression et idées suicidaires : avis rapide ; sous 1 mg pour alopécie, arrêter devant modification de l’humeur et contacter le prescripteur.
Interactions
Pas d’interaction médicamenteuse majeure habituellement déterminante en pratique courante ; vérifier néanmoins les traitements associés et le RCP en cas de situation particulière.
Repères médecin
Pour l’alopécie, discuter avant prescription le bénéfice attendu et les effets indésirables, notamment troubles de la libido, de l’érection ou de l’éjaculation et effets psychiatriques. Des troubles sexuels peuvent persister après l’arrêt chez certains patients. Le finastéride diminue le PSA, point à prendre en compte lors de son interprétation. Pour l’alopécie androgénétique, la dose usuelle est 1 mg/j ; ne pas extrapoler automatiquement le schéma de l’HBP à 5 mg/j. Réévaluer la pertinence et la tolérance à chaque suivi. L’efficacité sur le recul des golfes bitemporaux et les stades avancés n’est pas établie. Ne pas augmenter la dose pour accélérer l’effet. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026). Sources actualisées le 21 octobre 2026 : RCP finastéride 1 mg et conditions de délivrance ; ANSM — finastéride et chute de cheveux.
QM66 — Atorvastatine
Médicaments
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Noms commerciaux
Tahor ; génériques d’atorvastatine.
Indications
Hypercholestérolémie et prévention cardiovasculaire lorsque le risque justifie une baisse du LDL-C. Statine de choix lorsque réduction importante du LDL-C et données de prévention sont recherchées.
Ordonnance — Hypercholestérolémie, initiation
Atorvastatine 10 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, à tout moment de la journée, avec ou sans repas. Durée : traitement prolongé ; contrôler le bilan lipidique et la tolérance après au moins 4 semaines, puis adapter la dose à l’objectif de LDL-C.
Ordonnance — Forte réduction du LDL-C indiquée
Atorvastatine 40 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, à tout moment de la journée, avec ou sans repas. Durée : traitement prolongé ; réévaluer le bilan lipidique et la tolérance après au moins 4 semaines. La posologie peut être individualisée de 10 à 80 mg/jour selon le risque, la baisse de LDL nécessaire, la réponse, la tolérance et les interactions.
Contre-indications
Hypersensibilité, affection hépatique évolutive ou élévation persistante inexpliquée des transaminases supérieure à 3 fois la normale, grossesse, allaitement ou femme en âge de procréer sans contraception appropriée. Certaines associations antivirales sont contre-indiquées ; vérifier le RCP et l’ensemble du traitement.
Effets indésirables
Myalgies, troubles digestifs et élévation des transaminases possibles ; légère augmentation du risque de diabète selon terrain. Rarement, myopathie/rhabdomyolyse ou atteinte hépatique. Douleurs musculaires importantes, faiblesse ou urines foncées : suspendre et faire évaluer.
Interactions
L’atorvastatine est exposée à de nombreuses interactions via le CYP3A4 et les transporteurs : prudence ou adaptation avec macrolides, azolés, antiviraux, ciclosporine et autres inhibiteurs puissants ; éviter les grandes quantités de jus de pamplemousse. Le risque musculaire augmente avec gemfibrozil, autres fibrates, colchicine et acide fusidique systémique ; ce dernier impose généralement une interruption temporaire de la statine. Vérifier aussi les adaptations propres à certains antiviraux et surveiller l’INR si traitement par antivitamine K.
Repères médecin
Rechercher avant traitement une atteinte hépatique et les facteurs de risque de myopathie. CPK initiale seulement si risque musculaire particulier ; la doser devant douleurs, faiblesse ou crampes inexpliquées. Informer le patient de signaler rapidement des symptômes musculaires importants, surtout avec malaise ou urines foncées. En cas d’objectif non atteint à la dose maximale tolérée, vérifier l’observance et envisager une association, notamment avec l’ézétimibe. Aucun ajustement posologique rénal n’est habituellement nécessaire. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM67 — Rosuvastatine
Médicaments
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Noms commerciaux
Crestor ; génériques de rosuvastatine.
Indications
Hypercholestérolémie et prévention cardiovasculaire nécessitant une réduction importante du LDL-C. Alternative puissante, avec adaptation au risque musculaire, rénal et aux interactions.
Ordonnance — Hypercholestérolémie, initiation
Rosuvastatine 5 mg ou 10 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, à tout moment de la journée, avec ou sans repas. Durée : traitement prolongé ; contrôler le bilan lipidique et la tolérance après au moins 4 semaines, puis adapter la dose à l’objectif de LDL-C. Privilégier 5 mg chez le patient de plus de 70 ans, en cas d’insuffisance rénale modérée, d’origine asiatique ou de facteur prédisposant à une myopathie.
Ordonnance — Forte réduction du LDL-C indiquée
Rosuvastatine 20 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour. Durée : traitement prolongé ; réévaluer le bilan lipidique et la tolérance après au moins 4 semaines. La dose de 40 mg est réservée aux hypercholestérolémies sévères à risque élevé non contrôlées sous 20 mg, avec suivi régulier et avis spécialisé lors de son initiation.
Contre-indications
Hypersensibilité, affection hépatique évolutive ou transaminases persistantes inexpliquées supérieures à 3 fois la normale, insuffisance rénale sévère, myopathie, grossesse, allaitement ou absence de contraception appropriée. La ciclosporine et certaines associations antivirales sont contre-indiquées. La dose de 40 mg possède des contre-indications supplémentaires, notamment en cas de facteurs de myopathie ou d’insuffisance rénale modérée.
Effets indésirables
Myalgies, troubles digestifs et élévation des transaminases possibles ; légère augmentation du risque de diabète selon terrain. Rarement, myopathie/rhabdomyolyse ou atteinte hépatique. Douleurs musculaires importantes, faiblesse ou urines foncées : suspendre et faire évaluer.
Interactions
La ciclosporine et plusieurs inhibiteurs de transporteurs ou antiviraux augmentent fortement l’exposition et peuvent imposer contre-indication ou réduction de dose. Gemfibrozil, autres fibrates et fortes doses de niacine augmentent le risque musculaire. Espacer d’environ 2 heures un antiacide contenant aluminium ou magnésium. Surveiller l’INR lors de l’instauration, de l’augmentation, de la diminution ou de l’arrêt chez un patient sous antivitamine K.
Repères médecin
La rosuvastatine dépend peu du CYP450 mais reste exposée à des interactions importantes via les transporteurs. Évaluer fonction hépatique, fonction rénale et risque musculaire avant traitement ; CPK initiale seulement si facteurs de risque ou symptômes. Informer de signaler douleurs ou faiblesse musculaires inexpliquées. En cas d’objectif non atteint sous dose maximale tolérée, vérifier l’observance et envisager une association avec l’ézétimibe plutôt qu’un recours banal à 40 mg. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM68 — Ézétimibe
Médicaments
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Noms commerciaux
Ezetrol ; génériques d’ézétimibe ; associations fixes avec une statine disponibles selon les spécialités.
Indications
Hypercholestérolémie insuffisamment contrôlée par une statine tolérée, ou lorsque la statine est contre-indiquée ou mal tolérée. Souvent ajouté pour atteindre la cible de LDL-C.
Ordonnance — LDL-C non contrôlé par la statine seule
Ézétimibe 10 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, à tout moment de la journée, avec ou sans repas, en complément de la statine en cours. Durée : traitement prolongé ; contrôler le bilan lipidique et la tolérance après quelques semaines.
Ordonnance — Statine inappropriée ou mal tolérée
Ézétimibe 10 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, à tout moment de la journée, avec ou sans repas. Durée : traitement prolongé ; réévaluer l’efficacité, la tolérance et l’objectif de LDL-C après quelques semaines.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’ézétimibe. Lorsqu’il est associé à une statine, appliquer également les contre-indications de celle-ci : l’association est notamment contre-indiquée pendant la grossesse ou l’allaitement et en cas d’affection hépatique évolutive ou d’élévation persistante inexpliquée des transaminases.
Effets indésirables
Douleurs abdominales, diarrhée, flatulences ou fatigue possibles. Myalgies et élévation des transaminases, surtout avec statine ; myopathie/rhabdomyolyse rarement rapportée. Faiblesse musculaire importante, urines foncées ou ictère : réévaluation rapide.
Interactions
Administrer l’ézétimibe au moins 2 heures avant ou 4 heures après une résine échangeuse d’ions. Prudence avec la ciclosporine, dont les concentrations doivent être surveillées. L’association à un fibrate peut augmenter le risque de lithiase biliaire et doit être évaluée avec précaution. Surveiller l’INR en cas d’association à un antivitamine K. En association avec une statine, tenir compte de toutes les interactions propres à celle-ci.
Repères médecin
L’ézétimibe complète une statine lorsque l’objectif de LDL-C n’est pas atteint avec la dose maximale tolérée ; il peut être utilisé seul lorsque la statine est inappropriée ou mal tolérée. Aucun ajustement n’est habituellement nécessaire chez le sujet âgé ou l’insuffisant rénal. Il n’est pas recommandé en cas d’insuffisance hépatique modérée ou sévère. Contrôler les transaminases selon le RCP de la statine associée et réévaluer toute douleur ou faiblesse musculaire inexpliquée. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM69 — Solutions salines nasales
Médicaments
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Noms commerciaux
Physiodose, Stérimar isotonique et équivalents unidoses ou sprays salins.
Indications
Lavage nasal en cas de rhinorrhée, obstruction, rhinite ou rhinopharyngite. Première mesure locale, particulièrement chez l’enfant et pendant la grossesse.
Ordonnance — Rhinorrhée ou obstruction nasale
Solution saline nasale isotonique Effectuer un lavage de chaque narine 3 à 6 fois par jour, puis se moucher doucement. Durée : 5 à 7 jours, renouvelable selon les symptômes. Utiliser un dispositif individuel, nettoyer l’embout après usage et jeter une unidose ouverte après utilisation.
Ordonnance pédiatrique — Toilette nasale
Solution saline nasale isotonique Instiller ou irriguer doucement chaque narine plusieurs fois par jour selon l’encombrement. Durée : pendant la période symptomatique. Adapter le volume, la position et la pression à l’âge ; ne pas partager le dispositif.
Contre-indications
Hypersensibilité exceptionnelle à un composant ; éviter une irrigation sous forte pression en cas de chirurgie nasale ou otologique récente sans avis spécialisé.
Effets indésirables
Picotements ou irritation nasale transitoire possibles. Les incidents sont surtout liés à la technique : pression trop forte ou mauvaise position peuvent provoquer douleur/toux et fausse route, notamment chez le nourrisson. Suspendre le lavage si gêne respiratoire et adapter le geste.
Interactions
Pas d’interaction médicamenteuse systémique attendue. Réaliser de préférence le lavage avant un traitement nasal local pour ne pas éliminer celui-ci.
Repères médecin
Option de première intention pour rhume, rhinite et encombrement nasal, notamment chez l’enfant, la femme enceinte, la personne âgée et les patients chez lesquels les vasoconstricteurs sont contre-indiqués. Les produits à base d’eau de mer ne sont pas strictement du chlorure de sodium à 0,9 %, mais ont le même rôle pratique lorsqu’ils sont isotoniques. Référence effets indésirables : Assurance Maladie — utilisation (consultée le 19 octobre 2026).
QM70 — Oxymétazoline nasale — Pernazene 0,05 %
Médicaments
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Noms commerciaux
Pernazene 0,05 %, solution pour pulvérisation nasale. Aturgyl 0,05 % : arrêt de commercialisation signalé le 3 juillet 2026 ; conserver ce nom seulement comme ancien repère.
Indications
Obstruction nasale majeure de courte durée chez un adulte sélectionné. Recours exceptionnel après échec des mesures locales en raison des risques cardiovasculaires et de rebond.
Ordonnance — Obstruction nasale majeure, recours exceptionnel
Oxymétazoline 0,05 % (Pernazene), solution pour pulvérisation nasale Adulte et adolescent de plus de 15 ans : 1 pulvérisation dans chaque narine, 2 à 3 fois par jour. Durée : 3 jours maximum. Ne pas associer à un autre vasoconstricteur. Arrêter en cas de céphalée inhabituelle, palpitations, douleur thoracique ou signe neurologique.
Contre-indications
Enfant de moins de 15 ans, hypersensibilité, antécédent d’AVC ou facteur de risque important, hypertension artérielle sévère ou mal contrôlée, insuffisance coronarienne sévère, glaucome à angle fermé, risque de rétention urinaire, antécédent convulsif ; association à un autre décongestionnant sympathomimétique ou au méthylphénidate contre-indiquée. Grossesse et allaitement : utilisation déconseillée ; vérifier les interactions avec les IMAO.
Effets indésirables
Sécheresse/irritation nasale, palpitations et congestion de rebond en usage prolongé. Hypertension, trouble du rythme et événements cardiovasculaires/neurologiques graves possibles. Céphalée brutale, douleur thoracique ou déficit neurologique : arrêt et urgence.
Interactions
Autres vasoconstricteurs ou sympathomimétiques, IMAO et médicaments susceptibles de majorer les effets cardiovasculaires ou hypertensifs. Ne pas cumuler avec un décongestionnant oral.
Repères médecin
Médicament sur ordonnance, à réserver à une obstruction très gênante après échec des lavages salins. Respecter strictement la courte durée en raison du risque de congestion de rebond et d’effets cardiovasculaires ou neurologiques. Pernazene est la spécialité actuellement commercialisée vérifiée. Flacon vertical, tête légèrement penchée en avant. Le schéma de cette fiche limite à 3 jours ; le RCP prévoit une durée maximale de 3 à 5 jours. Ne pas prolonger sans réévaluation. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026). Actualisation le 23 octobre 2026 : RCP Pernazene ; Vidal — spécialités d’oxymétazoline et commercialisation.
QM71 — Biclotymol
Médicaments
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Noms commerciaux
Hexaspray.
Indications
Soulagement local d’un mal de gorge peu intense sans signe de gravité. Traitement symptomatique de courte durée, sans indication dans une infection profonde.
Ordonnance — Mal de gorge peu intense sans signe de gravité
Biclotymol 2,5 %, suspension pour pulvérisation buccale Effectuer 2 pulvérisations dans la bouche, 3 fois par jour. Durée : 5 jours maximum. Agiter le flacon avant emploi et répartir les pulvérisations dans la cavité buccale.
Contre-indications
Hypersensibilité au biclotymol ou à un excipient ; respecter l’âge minimal et les précautions propres à la présentation. Ne pas prolonger en cas de fièvre, douleur importante ou aggravation.
Effets indésirables
Réactions allergiques cutanées ou locales possibles : éruption, urticaire, œdème des lèvres. Un angio-œdème ou une gêne respiratoire impose l’arrêt et une prise en charge urgente.
Interactions
Éviter l’emploi simultané ou successif rapproché de plusieurs antiseptiques locaux en raison d’interférences possibles et d’un risque d’irritation.
Repères médecin
Traitement local de confort, sans effet démontré sur la durée d’une infection virale et sans substitution au diagnostic d’une angine bactérienne. Réévaluer en cas de fièvre élevée, dysphagie importante, dyspnée, trismus ou persistance au-delà de 5 jours. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM72 — Oxomémazine — Toplexil / Humex Toux sèche
Médicaments
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Noms commerciaux
Toplexil ; Humex Toux sèche oxomémazine 0,33 mg/mL, sirop ou solution buvable sans sucre ; génériques. Vérifier la substance : Humex expectorant contient de la carbocistéine, pas de l’oxomémazine.
Indications
Toux sèche non productive gênante, notamment nocturne. Recours symptomatique bref chez un patient sélectionné ; la sédation n’est pas un objectif de traitement du sommeil.
Ordonnance — Adulte, toux sèche surtout nocturne
Oxomémazine 0,33 mg/mL, solution buvable ou sirop Prendre 10 mL le soir si nécessaire ; autres prises uniquement si besoin, espacées d’au moins 4 heures. Maximum : 4 prises de 10 mL par 24 heures. Durée : quelques jours, sans prolongation au-delà de 5 jours sans réévaluation. Utiliser le doseur.
Contre-indications
Allergie à l’oxomémazine, aux antihistaminiques ou aux excipients ; enfant de moins de 2 ans ; antécédent d’agranulocytose ; risque de rétention urinaire lié à un trouble urétroprostatique ; risque de glaucome par fermeture de l’angle ; association avec cabergoline ou quinagolide.
Effets indésirables
Somnolence marquée, vertiges, bouche sèche, constipation et rétention urinaire ; confusion/chutes surtout chez le sujet âgé. Agitation paradoxale possible, notamment chez l’enfant. Risque majoré avec alcool/sédatifs ; abus et dépendance ont été rapportés.
Interactions
Cabergoline et quinagolide contre-indiqués. Éviter alcool, opioïdes, benzodiazépines, hypnotiques, antidépresseurs sédatifs et autres dépresseurs centraux. Effets anticholinergiques et hypotension majorés par traitements associés ; prudence avec médicaments abaissant le seuil épileptogène. Espacer des antiacides et du charbon de plus de 2 heures si possible.
Repères médecin
Éviter la toux productive et l’association à carbocistéine/acétylcystéine. Risques de somnolence, chute, confusion, constipation et rétention particulièrement chez le sujet âgé ; pas de conduite après prise. Prudence en cas d’épilepsie, maladie cardiovasculaire ou insuffisance rénale/hépatique sévère ; grossesse/allaitement à évaluer. Photosensibilisation et mésusage possibles. Enfant : pas de traitement de routine ; rechercher asthme/reflux, dose selon poids et spécialité si indication retenue. Voir QO08, QO09, QS11 et QM215. Source : RCP Humex oxomémazine sans sucre, consulté le 19 octobre 2026. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM73 — Acétylcystéine mucolytique
Médicaments
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Noms commerciaux
Mucomyst, Exomuc ; génériques d’acétylcystéine.
Indications
Encombrement bronchique avec expectoration difficile lorsque l’hydratation et les mesures simples sont insuffisantes. Intérêt symptomatique limité ; ne pas associer à un antitussif.
Ordonnance — Expectoration difficile
Acétylcystéine 200 mg, sachet Prendre 1 sachet matin, midi et vers 16 heures, dissous dans un verre d’eau. Durée : 5 jours maximum. Boire suffisamment. Ne pas prendre au coucher ni associer à un antitussif.
Ordonnance pédiatrique — Expectoration difficile à partir de 7 ans
Acétylcystéine 200 mg Prendre 200 mg 3 fois par jour. Durée : 5 jours maximum. Adapter la forme à l’âge et réévaluer si l’enfant évacue mal les sécrétions.
Contre-indications
Hypersensibilité, enfant de moins de 2 ans pour les mucolytiques ; respecter les limites d’âge de la présentation. Prudence en cas d’asthme, d’ulcère gastroduodénal ou d’incapacité à expectorer efficacement.
Effets indésirables
Nausées, douleurs abdominales, diarrhée et réactions allergiques possibles. Risque de bronchospasme ou d’encombrement par augmentation des sécrétions chez un patient expectorant mal. Arrêter et réévaluer si gêne respiratoire ou réaction cutanée importante.
Interactions
Ne pas associer à un antitussif ni à un médicament asséchant les sécrétions. Espacer d’au moins 2 heures certains antibiotiques oraux lorsque leur RCP le recommande.
Repères médecin
À réserver aux sécrétions épaisses réellement difficiles à évacuer ; l’intérêt dans une infection respiratoire banale est limité. Arrêter et réévaluer en cas de bronchospasme, d’encombrement accru ou de gêne respiratoire. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM74 — Naproxène
Médicaments
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Noms commerciaux
Apranax, Naprosyne ; génériques de naproxène ou naproxène sodique.
Indications
Douleur inflammatoire aiguë, notamment lombalgie ou radiculalgie, lorsque le paracétamol ne suffit pas et qu’un AINS est approprié. Cure courte.
Ordonnance — Lombalgie ou radiculalgie aiguë
Naproxène sodique 550 mg, comprimé Prendre 1 comprimé matin et soir au cours des repas. Maximum : 1 100 mg par 24 heures. Durée : 3 à 5 jours. Utiliser la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte. Ne pas associer à un autre AINS.
Contre-indications
Hypersensibilité aux AINS ou antécédent d’asthme déclenché par un AINS, ulcère ou hémorragie digestive évolutive ou récidivante, insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque sévère, grossesse à partir de 24 semaines d’aménorrhée ; éviter ou limiter avant ce terme sauf nécessité évaluée.
Effets indésirables
Troubles digestifs : dyspepsie, douleurs abdominales, nausées. Risques graves : ulcère/hémorragie digestive, insuffisance rénale, rétention hydrosodée et événements cardiovasculaires ; allergie ou réaction cutanée sévère possible. Méléna, hématémèse, dyspnée ou baisse de diurèse : arrêt et évaluation rapide.
Interactions
Autres AINS ou aspirine à dose anti-inflammatoire, anticoagulants et antiagrégants, corticoïdes et ISRS, IEC/ARA2 et diurétiques, lithium, méthotrexate, ciclosporine ou tacrolimus.
Repères médecin
Indiqué pour un traitement symptomatique court de certaines lombalgies et radiculalgies. Évaluer les risques digestif, rénal, cardiovasculaire, allergique et obstétrical ; prudence accrue chez la personne âgée. Une gastroprotection ne corrige pas les risques rénal ou cardiovasculaire. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM75 — Tramadol
Médicaments
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Noms commerciaux
Topalgic, Contramal ; génériques de tramadol.
Indications
Douleur aiguë modérée à intense insuffisamment soulagée par les antalgiques non opioïdes. Recours court après évaluation des risques de dépendance, convulsions et interactions sérotoninergiques.
Ordonnance — Douleur aiguë modérée à intense
Tramadol 50 mg, gélule Prendre 1 gélule toutes les 6 heures si besoin. Maximum retenu dans ce schéma ambulatoire : 200 mg par 24 heures. Durée : 3 jours, puis réévaluation. Utiliser la dose minimale efficace. Éviter alcool, conduite et autres sédatifs ; prévenir des nausées, vertiges, somnolence et constipation.
Ordonnance — Douleur rebelle, alternative à la codéine chez l’adulte sélectionné
Topalgic / Contramal — tramadol cinquante milligrammes, libération immédiate (ou générique) Prendre une gélule si douleur, à renouveler après au moins six heures ; au maximum quatre gélules, soit deux cents milligrammes par jour. Durée : deux jours. Arrêter dès disparition du besoin ; ne pas associer à un autre opioïde. Repère médecin : départ prudent sans dose de charge, après évaluation bénéfice/risque ; ordonnance sécurisée. Exclure IMAO actuels ou depuis moins de 14 jours, épilepsie non contrôlée, insuffisance respiratoire sévère. Éviter grossesse/allaitement, grand âge fragile et insuffisance rénale/hépatique sévère dans ce modèle. Rechercher antidépresseurs sérotoninergiques et sédatifs ; pas d’alcool ni de conduite. RCP.
Contre-indications
Hypersensibilité, intoxication aiguë par alcool ou dépresseur central, traitement concomitant ou datant de moins de 14 jours par IMAO, épilepsie non contrôlée, insuffisance respiratoire sévère ; respecter les restrictions pédiatriques et adapter ou éviter en cas d’insuffisance rénale ou hépatique.
Effets indésirables
Nausées, vertiges, somnolence et constipation. Dépendance/sevrage, dépression respiratoire, convulsions et syndrome sérotoninergique sont les risques graves ; hypoglycémie possible. Respiration lente, confusion avec fièvre/rigidité ou crise convulsive : urgence.
Interactions
IMAO, médicaments sérotoninergiques tels que ISRS, IRSNa ou tricycliques, médicaments abaissant le seuil convulsif, alcool, benzodiazépines, gabapentinoïdes et autres dépresseurs du système nerveux central, autres opioïdes ; prudence avec les modificateurs du CYP2D6 ou CYP3A4.
Repères médecin
Opioïde faible réservé aux douleurs modérées à intenses après échec ou contre-indication des antalgiques non opioïdes. Risques de somnolence, chute, convulsions, syndrome sérotoninergique, dépression respiratoire, mésusage et dépendance. Fixer d’emblée l’objectif, la durée et l’arrêt. Prescription sur ordonnance sécurisée ; pour la voie orale, la durée réglementaire maximale reste limitée et toute poursuite doit être réévaluée. Mise à jour dentaire : 5 septembre 2026. Voir QH20, QH21 et QH22. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM76 — Lévocétirizine
Médicaments
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Noms commerciaux
Xyzall ; ou générique de lévocétirizine.
Indications
Rhinite allergique et urticaire. Alternative antihistaminique peu sédative lorsque la cétirizine n’est pas adaptée ou insuffisamment tolérée.
Ordonnance — Rhinite persistante ou urticaire : lévocétirizine, alternative
Xyzall — lévocétirizine 5 mg (ou générique) Adulte : prendre 5 mg par voie orale une fois par jour. Durée : 14 jours, puis réévaluation ; poursuite selon exposition ou activité de l’urticaire. Repère médecin : ne pas associer à la cétirizine ; somnolence possible et adaptation rénale propre à cette molécule, différente de celle de la cétirizine. RCP Xyzall.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Insuffisance rénale terminale : contre-indication selon RCP ; prudence si épilepsie ou rétention urinaire.
Effets indésirables
Somnolence, fatigue, sécheresse buccale et céphalées. Réactions allergiques sévères ou rétention urinaire possibles ; prudence pour la conduite et chez le sujet âgé. Après un traitement prolongé, prurit important parfois rapporté à l’arrêt.
Interactions
Alcool et autres sédatifs peuvent majorer la baisse de vigilance ; éviter les doublons antihistaminiques.
Repères médecin
Anti-H1 de deuxième génération. Choisir un seul anti-H1 oral ; réévaluer si persistance. Une augmentation dans l’urticaire chronique relève d’une décision encadrée hors AMM. Ne traite pas l’anaphylaxie. Adapter l’intervalle au rein : ne pas maintenir automatiquement 5 mg/j en insuffisance rénale. La cétirizine et la lévocétirizine sont des alternatives, pas une association. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM77 — Loratadine
Médicaments
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Noms commerciaux
Clarityne ; ou générique de loratadine.
Indications
Rhinite allergique et urticaire. Option peu sédative, utilisable dans certains profils avec insuffisance rénale ou allaitement après vérification individuelle.
Ordonnance — Rhinite ou urticaire chronique, notamment insuffisance rénale : loratadine
Clarityne — loratadine 10 mg (ou générique) Adulte : prendre 10 mg par voie orale une fois par jour. Durée : 14 jours, puis réévaluation ; poursuivre si exposition ou urticaire persistante. Repère médecin : pas d’adaptation rénale usuelle selon le RCP ; si insuffisance hépatique sévère, dose initiale de 10 mg tous les deux jours. Somnolence rare mais possible, y compris chez la personne âgée. RCP loratadine.
Ordonnance — Rhinite ou urticaire chez une mère qui allaite
Clarityne — loratadine 10 mg (ou générique) Prendre 10 mg par voie orale une fois par jour. Durée initiale : 7 jours, puis réévaluer si poursuite nécessaire. Repère médecin : option préférée par le NHS SPS pour un nourrisson né à terme et en bonne santé ; surveiller somnolence, tétées et prise de poids. Avis spécifique si prématurité, nouveau-né fragile ou polymédication. Cette appréciation spécialisée est plus permissive que certains RCP français. SPS, antihistaminiques et allaitement.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients.
Effets indésirables
Céphalées, somnolence ou fatigue ; nervosité possible chez l’enfant. Réactions allergiques sévères, palpitations et atteinte hépatique rarement rapportées. Arrêter et évaluer en cas d’œdème ou de gêne respiratoire.
Interactions
Inhibiteurs du CYP3A4 ou du CYP2D6 : exposition accrue possible. Éviter les doublons anti-H1.
Repères médecin
Anti-H1 de deuxième génération. Choisir un seul anti-H1 oral ; réévaluer si persistance. Une augmentation dans l’urticaire chronique relève d’une décision encadrée hors AMM. Ne traite pas l’anaphylaxie. Insuffisance hépatique sévère chez l’adulte : dose initiale 10 mg un jour sur deux. Pas d’adaptation rénale usuelle. En allaitement, recommandations citées pour nourrisson à terme en bonne santé. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM78 — Fexofénadine
Médicaments
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Noms commerciaux
Telfast ; ou générique de fexofénadine. Vérifier l’indication propre aux dosages 120 et 180 mg.
Indications
Rhinite allergique saisonnière et urticaire chronique. Alternative peu sédative utile lorsque la vigilance doit être préservée.
Ordonnance — Rhinite allergique saisonnière, alternative peu sédative : fexofénadine
Telfast — fexofénadine 120 mg (ou générique) Adulte : prendre 120 mg par voie orale une fois par jour avec de l’eau. Durée : pendant la période symptomatique d’exposition ; réévaluation à 2 à 4 semaines. Repère médecin : espacer d’au moins 2 heures les antiacides contenant aluminium ou magnésium ; vérifier la tolérance avant la conduite. RCP fexofénadine 120 mg.
Ordonnance — Prurit d’urticaire chronique : fexofénadine
Telfast — fexofénadine 180 mg (ou générique) Adulte : prendre 180 mg par voie orale une fois par jour avec de l’eau. Durée initiale : 4 semaines, puis réévaluer le contrôle et la nécessité de poursuivre. Repère médecin : dosage destiné à l’urticaire chronique ; ne pas cumuler avec le 120 mg. Prudence si antécédents cardiovasculaires, tachycardie ou palpitations. RCP Telfast 180 mg.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas de cardiopathie et chez les insuffisants rénaux ou hépatiques.
Effets indésirables
Céphalées, somnolence, vertiges et nausées ; fatigue possible. Réactions d’hypersensibilité et palpitations ont été rapportées. Adapter les activités si baisse de vigilance ; réaction respiratoire ou malaise : avis rapide.
Interactions
Antiacides aluminium/magnésium : espacer de 2 heures. Inhibiteurs de transporteurs, notamment érythromycine et kétoconazole : exposition accrue. Prendre avec de l’eau.
Repères médecin
Anti-H1 de deuxième génération. Choisir un seul anti-H1 oral ; réévaluer si persistance. Une augmentation dans l’urticaire chronique relève d’une décision encadrée hors AMM. Ne traite pas l’anaphylaxie. 120 mg : rhinite saisonnière ; 180 mg : urticaire chronique. Ne pas cumuler les deux dosages. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM79 — Ébastine
Médicaments
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Noms commerciaux
Kestin, Kestinlyo ; ou générique d’ébastine.
Indications
Rhinite allergique et urticaire. Antihistaminique oral alternatif selon réponse, tolérance et interactions.
Ordonnance — Rhinite ou urticaire : ébastine, autre alternative
Kestin — ébastine 10 mg (ou générique) Adulte : prendre 10 mg par voie orale une fois par jour. Durée : 14 jours, puis réévaluation selon symptômes et exposition. Repère médecin : contrôler QT, kaliémie si contexte à risque et interactions, notamment macrolides et azolés. Ne pas dépasser 10 mg/j en insuffisance hépatique sévère. RCP Kestin.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence si QT long, hypokaliémie ou insuffisance hépatique sévère.
Effets indésirables
Bouche sèche, somnolence et céphalées. Palpitations/tachycardie et hypersensibilité sévère possibles ; risque de trouble du rythme surtout en terrain prédisposé ou avec interactions. Syncope ou palpitations avec malaise : avis urgent.
Interactions
Azolés, macrolides et autres inhibiteurs enzymatiques : risque d’exposition accrue ; prudence avec médicaments allongeant le QT. Rifampicine : efficacité diminuée.
Repères médecin
Anti-H1 de deuxième génération. Choisir un seul anti-H1 oral ; réévaluer si persistance. Une augmentation dans l’urticaire chronique relève d’une décision encadrée hors AMM. Ne traite pas l’anaphylaxie. En insuffisance hépatique sévère, ne pas dépasser 10 mg/j. Vérifier les excipients de la forme orodispersible. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM80 — Fluticasone furoate nasale
Médicaments
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Noms commerciaux
Avamys — fluticasone furoate 27,5 µg/pulvérisation. Ne pas confondre avec fluticasone propionate.
Indications
Rhinite allergique avec obstruction nasale dominante ou symptômes persistants. Alternative locale puissante, notamment si un antihistaminique oral ne suffit pas.
Ordonnance — Obstruction nasale : fluticasone furoate, alternative
Avamys — furoate de fluticasone 27,5 µg/pulvérisation Adulte et adolescent à partir de 12 ans : 2 pulvérisations dans chaque narine une fois par jour ; réduire à 1 pulvérisation par narine et par jour après contrôle. Durée : 2 à 4 semaines, puis poursuite pendant l’exposition si nécessaire. Repère médecin : ne pas confondre avec le propionate de fluticasone et ses dosages. Attention aux inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat. RCP Avamys, EMA.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence sur muqueuse lésée ou après chirurgie nasale.
Effets indésirables
Épistaxis, irritation/sécheresse nasale et céphalées ; ulcération ou perforation septale rarement rapportée. Aux doses élevées ou prolongées, effets systémiques corticoïdes possibles, notamment oculaires et sur la croissance. Réévaluer saignements persistants ou troubles visuels.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes.
Repères médecin
Utilisation régulière, à la dose minimale efficace. Diriger le jet vers la paroi externe, loin de la cloison. Épistaxis persistante, ulcération ou trouble visuel : réévaluer. Surveiller la croissance lors d’un traitement pédiatrique prolongé. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM81 — Budésonide nasal
Médicaments
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Noms commerciaux
Rhinocort ; ou générique de budésonide nasal, dosage vérifié.
Indications
Rhinite allergique persistante, particulièrement avec congestion. Corticoïde nasal de première intention possible, y compris dans certains contextes de grossesse après évaluation.
Ordonnance — Rhinite persistante : budésonide nasal, alternative
Rhinocort — budésonide 64 µg/dose (ou générique) Adulte : 2 pulvérisations dans chaque narine le matin, soit 256 µg/j. Après contrôle, réduire à la dose minimale efficace. Durée : 2 à 4 semaines ; poursuite selon exposition, après réévaluation. Repère médecin : vérifier épistaxis, troubles de coagulation, infection et interactions avec inhibiteurs puissants du CYP3A4. RCP budésonide nasal, RCP Rhinocort.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Évaluer toute infection nasale et attendre la cicatrisation après chirurgie/traumatisme.
Effets indésirables
Épistaxis, irritation/sécheresse nasale et céphalées ; ulcération ou perforation septale rarement rapportée. Aux doses élevées ou prolongées, effets systémiques corticoïdes possibles, notamment oculaires et sur la croissance. Réévaluer saignements persistants ou troubles visuels.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes.
Repères médecin
Utilisation régulière, à la dose minimale efficace. Diriger le jet vers la paroi externe, loin de la cloison. Épistaxis persistante, ulcération ou trouble visuel : réévaluer. Surveiller la croissance lors d’un traitement pédiatrique prolongé. Ne pas confondre avec Pulmicort destiné aux bronches. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM82 — Azélastine nasale
Médicaments
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Noms commerciaux
Allergodil ; ou équivalent d’azélastine nasale vérifié.
Indications
Rhinite allergique avec éternuements, prurit et rhinorrhée dominants. Option locale rapide lorsque les symptômes restent principalement nasaux.
Ordonnance — Éternuements et rhinorrhée isolés : antihistaminique nasal
Allergodil — azélastine 0,127 mg/dose, spray nasal Adulte : 1 pulvérisation dans chaque narine matin et soir. Durée initiale : 7 à 14 jours ; poursuite pendant l’exposition si nécessaire, réévaluation à 2 à 4 semaines. Repère médecin : amertume, irritation et somnolence possibles ; garder la tête légèrement inclinée vers l’avant. Ne pas confondre spray nasal et collyre. RCP Allergodil nasal.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients.
Effets indésirables
Goût amer, irritation nasale, éternuements, épistaxis ou céphalées ; somnolence possible. Réactions allergiques rarement rapportées. Vérifier le geste d’administration si goût désagréable ou irritation persistante.
Interactions
Alcool et autres sédatifs peuvent majorer la baisse de vigilance ; éviter les doublons antihistaminiques.
Repères médecin
Anti-H1 local ; tête droite, ne pas renverser en arrière pour limiter le goût amer. Vérifier l’âge de la présentation. Une obstruction persistante peut nécessiter un corticoïde nasal. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM83 — Azélastine + fluticasone nasales
Médicaments
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Noms commerciaux
Dymista — azélastine/fluticasone propionate 137/50 µg par pulvérisation ; ou générique de même association et dosage.
Indications
Rhinite allergique modérée à sévère insuffisamment contrôlée par un antihistaminique nasal ou un corticoïde nasal seul. Association locale de recours après vérification de l’observance.
Ordonnance — Rhinite modérée à sévère insuffisamment contrôlée par un seul traitement nasal
Dymista — azélastine 137 µg / propionate de fluticasone 50 µg par pulvérisation (ou générique si disponible) Adulte et adolescent à partir de 12 ans : 1 pulvérisation dans chaque narine matin et soir, régulièrement. Durée : pendant l’exposition ; contrôler efficacité et tolérance après 2 à 4 semaines. Repère médecin : une seule spécialité, mais deux substances actives. Réserver à l’insuffisance d’un anti-H1 nasal ou d’un corticoïde nasal seul ; remplacer le spray précédent pour éviter le doublon. RCP Dymista.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence si infection nasale, chirurgie récente, ulcération, glaucome ou cataracte.
Effets indésirables
Épistaxis, goût désagréable, céphalées ou irritation nasale ; somnolence possible. Aux doses élevées/prolongées : effets systémiques corticoïdes possibles, notamment oculaires et surrénaliens. Saignement persistant ou trouble visuel : réévaluation.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes. Alcool et autres sédatifs peuvent majorer la baisse de vigilance ; éviter les doublons antihistaminiques.
Repères médecin
Utilisation régulière, à la dose minimale efficace. Diriger le jet vers la paroi externe, loin de la cloison. Épistaxis persistante, ulcération ou trouble visuel : réévaluer. Surveiller la croissance lors d’un traitement pédiatrique prolongé. Association fixe pour rhinite modérée à sévère insuffisamment soulagée par un seul composant. Éviter le doublon avec un autre spray de même classe. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM84 — Kétotifène oculaire
Médicaments
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Noms commerciaux
Zalerg (sans conservateur), Zaditen selon présentation ; ou générique de kétotifène oculaire.
Indications
Conjonctivite allergique avec prurit et larmoiement. Option locale antihistaminique, notamment en formulation sans conservateur si usage répété.
Ordonnance — Yeux qui grattent et larmoient : kétotifène sans conservateur
Zalerg — kétotifène 0,25 mg/mL, collyre sans conservateur Adulte et enfant à partir de 3 ans : 1 goutte dans chaque œil atteint matin et soir. Durée initiale : 7 à 14 jours ; réévaluer si absence d’amélioration en quelques jours et avant prolongation. Repère médecin : utile si intolérance aux conservateurs. Retirer les lentilles pendant la poussée ; fermer les paupières et comprimer l’angle interne 1 à 2 minutes. Grossesse : préférer une option mieux adaptée. RCP Zalerg.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients.
Effets indésirables
Irritation/douleur oculaire, kératite ponctuée ; vision floue transitoire ou sécheresse possibles. Réactions allergiques parfois rapportées. Douleur persistante, photophobie ou baisse de vision : réévaluation ophtalmologique.
Interactions
Espacer les autres collyres d’au moins 5 minutes ; pommade ophtalmique en dernier. Ne pas multiplier les antihistaminiques sans indication. Prudence avec les sédatifs si somnolence.
Repères médecin
Voie oculaire uniquement. Douleur, photophobie, baisse visuelle ou œil rouge unilatéral inhabituel : examen. Éviter les lentilles pendant la poussée ; ne pas toucher l’œil avec l’embout. Occlusion lacrymale après instillation pour limiter le passage systémique. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM85 — Olopatadine oculaire
Médicaments
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Noms commerciaux
Opatanol ; ou générique d’olopatadine oculaire.
Indications
Conjonctivite allergique saisonnière. Alternative antihistaminique oculaire lorsque lavage et éviction ne suffisent pas.
Ordonnance — Conjonctivite allergique saisonnière : olopatadine, alternative
Opatanol — olopatadine 1 mg/mL, collyre (ou générique) Adulte et enfant à partir de 3 ans : 1 goutte dans chaque œil atteint deux fois par jour, à environ 8 heures d’intervalle. Durée initiale : 14 jours ; poursuite selon exposition après réévaluation. Repère médecin : anti-H1 avec action antiallergique locale ; ne pas cumuler systématiquement les collyres antiallergiques. RCP Opatanol, EMA.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients.
Effets indésirables
Douleur ou irritation oculaire, sécheresse et sensation anormale dans l’œil ; céphalées ou goût désagréable possibles. Vision floue transitoire après instillation. Baisse visuelle persistante ou douleur importante : avis ophtalmologique.
Interactions
Espacer les autres collyres d’au moins 5 minutes ; pommade ophtalmique en dernier. Ne pas multiplier les antihistaminiques sans indication.
Repères médecin
Voie oculaire uniquement. Douleur, photophobie, baisse visuelle ou œil rouge unilatéral inhabituel : examen. Éviter les lentilles pendant la poussée ; ne pas toucher l’œil avec l’embout. Occlusion lacrymale après instillation pour limiter le passage systémique. Vérifier conservateur et délai de remise des lentilles sur le produit exact. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM86 — Lévocabastine oculaire
Médicaments
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Noms commerciaux
Levophta ; ou équivalent de lévocabastine oculaire vérifié.
Indications
Conjonctivite allergique avec prurit oculaire dominant. Traitement local rapide, alternatif aux autres antihistaminiques oculaires.
Ordonnance — Prurit oculaire : lévocabastine, alternative
Levophta — lévocabastine 0,05 %, collyre Adulte et enfant à partir de 6 ans : 1 goutte dans chaque œil atteint matin et soir ; agiter le flacon avant emploi. Durée : 5 jours, puis réévaluation avant poursuite. Repère médecin : possibilité d’augmenter à 3 à 4 administrations/j selon symptômes et RCP, après adaptation de la prescription. Présence de conservateur ; éviter les lentilles. RCP Levophta.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas d’insuffisance rénale.
Effets indésirables
Douleur/irritation oculaire, brûlure ou vision floue transitoire ; céphalées possibles. Réaction allergique parfois rapportée. Réévaluer si douleur, photophobie ou baisse visuelle persistante.
Interactions
Espacer les autres collyres d’au moins 5 minutes ; pommade ophtalmique en dernier. Ne pas multiplier les antihistaminiques sans indication.
Repères médecin
Voie oculaire uniquement. Douleur, photophobie, baisse visuelle ou œil rouge unilatéral inhabituel : examen. Éviter les lentilles pendant la poussée ; ne pas toucher l’œil avec l’embout. Occlusion lacrymale après instillation pour limiter le passage systémique. Suspension : agiter avant utilisation. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM87 — Cromoglicate de sodium oculaire
Médicaments
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Noms commerciaux
Opticron ; ou générique/équivalent de cromoglicate de sodium oculaire 2 %.
Indications
Conjonctivite allergique aiguë ou saisonnière. Option locale stabilisatrice des mastocytes, particulièrement lorsque les antihistaminiques sont inadaptés.
Ordonnance — Conjonctivite allergique, notamment grossesse ou allaitement : cromoglicate
Opticron unidose — cromoglicate de sodium 2 %, collyre (ou générique) Adulte : instiller 1 goutte dans chaque œil atteint 4 fois par jour à intervalles réguliers. Jeter l’unidose après usage. Durée initiale : 14 jours ; poursuite selon exposition, réévaluer si efficacité insuffisante. Repère médecin : stabilisateur mastocytaire, dose autorisée de 2 à 6 administrations/j selon symptômes. Utilisable pendant grossesse et allaitement selon le RCP. RCP Opticron.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients.
Effets indésirables
Picotements, brûlure ou irritation oculaire transitoire ; hypersensibilité possible. Ne pas banaliser une douleur importante ou une baisse visuelle persistante : réévaluation ophtalmologique.
Interactions
Espacer les autres collyres d’au moins 5 minutes ; pommade ophtalmique en dernier. Ne pas multiplier les antihistaminiques sans indication.
Repères médecin
Voie oculaire uniquement. Douleur, photophobie, baisse visuelle ou œil rouge unilatéral inhabituel : examen. Éviter les lentilles pendant la poussée ; ne pas toucher l’œil avec l’embout. Occlusion lacrymale après instillation pour limiter le passage systémique. Stabilisateur mastocytaire local. Prise régulière pendant l’exposition ; vérifier le conservateur et la durée de conservation après ouverture. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM88 — Désonide cutané
Médicaments
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Noms commerciaux
Tridesonit 0,05 % ; Locapred selon présentation. Vérifier concentration et véhicule.
Indications
Dermatoses inflammatoires corticosensibles limitées du visage ou des plis, notamment eczéma de contact. Dermocorticoïde de faible activité pour cures courtes.
Ordonnance — Eczéma de contact limité du visage ou des plis, hors paupières
Tridesonit — désonide 0,05 %, crème Adulte : appliquer une couche mince sur les seules lésions une fois par jour. Durée initiale : 5 jours, puis réévaluation ; espacer les applications si poursuite décidée médicalement. Repère médecin : dermocorticoïde d’activité modérée ; éviction du contact causal indispensable. Pas sur une infection non traitée, une rosacée ou une acné ; éviter contact oculaire, occlusion et traitement prolongé. Ne traite pas l’urticaire. RCP Tridesonit.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Infection cutanée non traitée, ulcération, acné, rosacée ; pas d’application oculaire.
Effets indésirables
Brûlure, prurit ou irritation locale possibles. Usage prolongé, sous occlusion ou sur grande surface : atrophie cutanée, vergetures, télangiectasies et infections ; passage systémique avec freinage surrénalien possible, surtout chez l’enfant.
Interactions
Pas d’interaction systémique majeure attendue sur petite surface et cure courte. Prudence si autres corticoïdes, grande surface ou occlusion.
Repères médecin
Dermocorticoïde pour eczéma inflammatoire, sans effet utile sur une urticaire. Couche fine sur lésions, durée courte au visage ; éviter paupières, occlusion et peau saine. Risque d’atrophie et d’effets systémiques si usage étendu. Émollient associé à distance. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM89 — Bétaméthasone dipropionate cutanée
Médicaments
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Noms commerciaux
Diprosone 0,05 % ; ou générique de bétaméthasone dipropionate cutanée. Ne pas confondre avec association calcipotriol/bétaméthasone QM42.
Indications
Dermatoses inflammatoires corticosensibles du tronc ou des membres, notamment eczéma marqué. Dermocorticoïde puissant réservé aux zones adaptées et aux cures courtes.
Ordonnance — Eczéma de contact inflammatoire du tronc ou des membres
Diprosone — bétaméthasone 0,05 % sous forme de dipropionate, crème (ou générique si disponible) Adulte : appliquer une couche mince sur les lésions une fois par jour. Durée initiale : 7 jours, puis réévaluation ; arrêt ou espacement selon guérison. Repère médecin : dermocorticoïde fort ; éviter visage, plis, organes génitaux, occlusion et grandes surfaces sans indication adaptée. Pas sur infection cutanée non traitée ; choisir la quantité selon surface. RCP Diprosone.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Infection cutanée non traitée, lésions ulcérées, acné, rosacée ; éviter visage et plis dans ce schéma.
Effets indésirables
Brûlure, prurit ou irritation locale possibles. Usage prolongé, sous occlusion ou sur grande surface : atrophie cutanée, vergetures, télangiectasies et infections ; passage systémique avec freinage surrénalien possible, surtout chez l’enfant.
Interactions
Absorption accrue sous occlusion, sur grande surface ou peau lésée ; addition des autres corticoïdes. Pas d’interaction majeure attendue lors d’une petite cure localisée.
Repères médecin
Dermocorticoïde d’activité forte : eczéma du tronc/membres, pas urticaire. Couche fine ; pas d’extension ou de prolongation autonome. Surveiller atrophie et infection ; prudence accrue chez l’enfant. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM90 — Montélukast
Médicaments
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Noms commerciaux
Singulair ; ou générique de montélukast.
Indications
Traitement additionnel de l’asthme insuffisamment contrôlé, surtout avec rhinite allergique ou bronchoconstriction d’effort. Alternative au renforcement inhalé dans des profils sélectionnés, après information sur les effets neuropsychiatriques.
Ordonnance — Asthme avec composante d’effort ou rhinite associée : antileucotriène en complément
Singulair — montelukast 10 mg (ou générique) Adulte et adolescent à partir de 15 ans : prendre 10 mg par voie orale le soir. Durée d’essai : 2 à 4 semaines ; arrêter si absence de bénéfice après réévaluation. Repère médecin : complément sélectionné, généralement moins efficace qu’un CSI pour prévenir les exacerbations ; ne remplace pas automatiquement celui-ci. Pas de traitement de crise. Informer sur cauchemars, agitation, modification de l’humeur ou idées suicidaires : arrêt et contact médical si apparition. RCP Singulair, alerte ANSM.
Ordonnance — Enfant de 6 à 14 ans : montelukast si complément justifié
Singulair — montelukast 5 mg (ou générique) Prendre 5 mg par voie orale une fois par jour le soir ; pour le comprimé à croquer, au moins 1 heure avant ou 2 heures après le repas. Durée d’essai : 2 à 4 semaines, puis réévaluation. Repère médecin : dose d’AMM par âge, pas en mg/kg. Risque neuropsychiatrique à expliquer à l’enfant et aux parents. L’alternative au CSI seul reste exceptionnelle, selon les critères précis du RCP ; préférer résoudre les difficultés d’inhalation. RCP Singulair 5 mg.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients.
Effets indésirables
Douleurs abdominales et céphalées. Troubles neuropsychiatriques parfois graves : cauchemars, agitation, modification du comportement, dépression ou idées suicidaires. Arrêter et contacter rapidement le prescripteur si ces manifestations apparaissent.
Interactions
Inducteurs enzymatiques (rifampicine, phénytoïne, phénobarbital) : efficacité possiblement diminuée. Gemfibrozil : exposition accrue.
Repères médecin
Antileucotriène additionnel sélectionné, moins efficace qu’un CSI pour prévenir les exacerbations. Pas pour une crise ni une rhinite isolée de routine. Prévenir des troubles neuropsychiatriques ; arrêter et contacter le médecin si cauchemars, changement de comportement, dépression ou idées suicidaires. Ne pas arrêter brutalement le CSI. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2, Référence 3. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM91 — Adrénaline — auto-injecteurs
Médicaments
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Noms commerciaux
Epipen, Jext, Anapen — adrénaline. Former au stylo réellement délivré ; dosages et gestes propres à chaque dispositif.
Indications
Traitement d’urgence de l’anaphylaxie chez les patients à risque de récidive. L’auto-injecteur est prescrit avec plan d’action et apprentissage, selon le poids.
Ordonnance — Kit d’urgence pour risque d’anaphylaxie, adulte ou poids supérieur à 30 kg
Epipen — adrénaline 300 µg, auto-injecteur : délivrer 2 stylos En cas de signes d’anaphylaxie, injecter immédiatement 1 stylo dans la face externe de la cuisse par voie intramusculaire, puis appeler le 15/112. Si absence d’amélioration ou aggravation, utiliser le second stylo après 5 à 15 minutes. Durée : conserver les deux stylos sur soi tant que persiste le risque ; renouveler après utilisation ou avant péremption. Repère médecin : former avec le dispositif exact délivré ; Jext et Anapen sont d’autres marques d’adrénaline, avec des gestes propres. Le dosage peut nécessiter une adaptation individuelle. Urgence hospitalière même après amélioration. RCP Epipen.
Ordonnance — Kit d’urgence pour risque d’anaphylaxie, enfant de 15 à 30 kg
Epipen — adrénaline 150 µg, auto-injecteur : délivrer 2 stylos En cas de signes d’anaphylaxie, injecter immédiatement 1 stylo dans la face externe de la cuisse ; immobiliser la jambe et appeler le 15/112. Si absence d’amélioration ou aggravation, seconde injection après 5 à 15 minutes. Durée : disponibilité permanente tant que persiste le risque ; renouvellement après usage ou avant péremption. Repère médecin : dose fixe liée au dispositif et au poids ; ne pas fractionner un stylo. En dehors de cette tranche de poids, choix individualisé. Plan écrit, formation des proches et PAI si indiqué. RCP Epipen, adaptation pédiatrique.
Contre-indications
Aucune contre-indication absolue à l’adrénaline intramusculaire en cas d’anaphylaxie menaçante.
Effets indésirables
Palpitations, tremblements, céphalées, anxiété et pâleur transitoires. Troubles du rythme ou poussée hypertensive possibles ; injection accidentelle dans un doigt : urgence. Ces risques ne doivent pas retarder l’adrénaline devant une anaphylaxie.
Interactions
Bêtabloquants : réponse parfois diminuée ; tricycliques, IMAO et autres sympathomimétiques : effets majorés. Ces interactions ne doivent pas retarder l’injection en urgence.
Repères médecin
Premier traitement de l’anaphylaxie ; les anti-H1 et corticoïdes ne la remplacent pas. Deux stylos disponibles, formation, plan écrit, vérification péremption et aspect. Ne pas injecter dans la fesse, la main ou par voie IV. Rester allongé, jambes surélevées si toléré ; ne pas se lever brusquement. Surveillance médicale après toute utilisation. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM92 — Dexchlorphéniramine
Médicaments
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Noms commerciaux
Polaramine — dexchlorphéniramine.
Indications
Manifestations allergiques prurigineuses chez un adulte sélectionné. Option sédative de courte durée lorsque les antihistaminiques peu sédatifs ne conviennent pas.
Ordonnance — Manifestation allergique chez l’adulte, option sédative sélectionnée
Polaramine — dexchlorphéniramine 2 mg, comprimé. Prendre 1 comprimé par voie orale 3 fois par jour, prises espacées d’au moins 4 heures. Durée : 3 jours, puis réévaluation. Ne pas dépasser 4 comprimés/j. Éviter conduite et alcool.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Glaucome par fermeture de l’angle ou risque de rétention urinaire ; comprimé contre-indiqué avant 6 ans. Généralement déconseillé pendant l’allaitement.
Effets indésirables
Somnolence, sécheresse buccale, constipation, troubles de l’accommodation et rétention urinaire. Confusion, hypotension/chutes ou agitation paradoxale, surtout chez le sujet âgé/l’enfant. Prudence avec conduite, alcool et autres sédatifs.
Interactions
Alcool et autres sédatifs peuvent majorer la baisse de vigilance ; éviter les doublons antihistaminiques. Addition des effets anticholinergiques.
Repères médecin
Anti-H1 de première génération, rarement préférable aux anti-H1 non sédatifs. Éviter chez personne âgée, conducteur, patient à risque de chute. Privilégier une première prise le soir. Ne traite pas l’anaphylaxie. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM93 — Prednisone — cure courte
Médicaments
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Noms commerciaux
Cortancyl ; ou générique de prednisone.
Indications
Exacerbation d’asthme de l’adulte justifiant une corticothérapie systémique après évaluation. Cure courte ; ne remplace pas le traitement inhalé de fond.
Ordonnance — Exacerbation d’asthme de l’adulte après évaluation
Cortancyl — prednisone 20 mg, ou générique. Prendre 40 mg par voie orale le matin au repas pendant 5 jours. Réévaluer avant toute prolongation. Ce médicament complète les traitements inhalés nécessaires.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Infection non contrôlée, virose évolutive (notamment herpès, varicelle), trouble psychotique non contrôlé ; vaccins vivants selon dose et durée immunosuppressives. Une indication vitale nécessite une décision adaptée au contexte.
Effets indésirables
Insomnie, agitation ou modification de l’humeur, augmentation de l’appétit, hyperglycémie et rétention hydrosodée possibles, même en cure courte. Plus rarement, trouble psychiatrique sévère ou infection aggravée/masquée. Les risques métaboliques, osseux et surrénaliens augmentent avec les doses et les cures répétées/prolongées.
Interactions
AINS : risque digestif accru ; anticoagulants : surveillance. Antidiabétiques, hypokaliémiants, inhibiteurs ou inducteurs du CYP3A4 : adaptation ou surveillance. Vérifier les vaccins vivants selon exposition.
Repères médecin
Cure d’exacerbation après examen, en complément du traitement inhalé. Pas de prescription systématique pour rhinite ou urticaire simple. Surveiller glycémie, sommeil, humeur et infection. Une cure isolée courte ne nécessite généralement pas de décroissance ; une corticothérapie prolongée préexistante impose un schéma individuel. Alternative à la prednisolone, jamais association des deux. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM94 — Terbutaline inhalée
Médicaments
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Noms commerciaux
Bricanyl Turbuhaler 500 µg/dose — terbutaline.
Indications
Bronchodilatation de secours dans l’asthme lorsque la poudre sèche et le débit inspiratoire sont adaptés. Alternative au salbutamol, intégrée à une stratégie anti-inflammatoire.
Ordonnance — Secours en poudre sèche si technique et débit inspiratoire adaptés
Bricanyl Turbuhaler 500 µg/dose — terbutaline Adulte : 1 inhalation en cas de symptômes ; renouvelable après quelques minutes si persistance. Maximum habituel : 8 inhalations par 24 heures. Durée : secours ponctuel ; avis médical rapide si besoins augmentent. Repère médecin : alternative au salbutamol, avec stratégie contenant un CSI ; pas de cumul de SABA. La poudre sèche peut être inadaptée en dyspnée importante. RCP Bricanyl.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas de tachyarythmie, cardiopathie, hyperthyroïdie, diabète ou hypokaliémie.
Effets indésirables
Tremblements, céphalées, tachycardie ou palpitations. À fortes doses : hypokaliémie, troubles du rythme et acidose lactique possibles. Aggravation immédiate de la respiration après inhalation : évoquer un bronchospasme paradoxal et prendre en charge sans délai.
Interactions
Bêtabloquants, y compris collyres : antagonisme et bronchospasme. Autres sympathomimétiques, médicaments allongeant le QT et traitements hypokaliémiants : prudence, surveillance selon terrain et doses.
Repères médecin
SABA de secours, sans rôle anti-inflammatoire. Débit inspiratoire et technique nécessaires pour la poudre. Ne pas laisser un asthme sous terbutaline seule. Besoin croissant ou efficacité insuffisante : réévaluer, urgence si détresse. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM95 — Budésonide inhalé
Médicaments
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Noms commerciaux
Pulmicort Turbuhaler ; Pulmicort pour nébulisation ou générique adapté. Ne pas confondre les formes.
Indications
Traitement de fond de l’asthme persistant par corticoïde inhalé. Option seule aux premiers paliers ou en nébulisation chez certains enfants ne maîtrisant pas les inhalateurs.
Ordonnance — Traitement de fond initial par CSI seul : budésonide
Pulmicort Turbuhaler 200 µg/dose — budésonide (ou équivalent adapté) Adulte : inhaler 1 dose matin et soir, tous les jours. Se rincer la bouche puis recracher après la prise. Durée initiale : 1 mois, puis adaptation ; poursuivre même sans symptômes jusqu’à réévaluation. Repère médecin : 400 µg/j ; prévoir un secours distinct. Option notamment si schéma AIR non retenu. Utilisable pendant grossesse et allaitement selon le RCP ; ne pas changer un traitement déjà efficace uniquement pour une grossesse. RCP Pulmicort.
Ordonnance — Enfant ne pouvant utiliser efficacement les inhalateurs : CSI nébulisé
Pulmicort 0,5 mg/2 mL — budésonide, suspension pour nébulisation (ou générique) Nébuliser 0,5 mg matin et soir avec un appareil compatible, sous surveillance d’un adulte ; rincer la bouche et laver le visage après masque. Durée initiale : 4 semaines, puis adaptation à la dose minimale efficace. Repère médecin : uniquement si aérosol avec chambre ou poudre inadaptés ; dose de départ à individualiser selon sévérité, non calculée en mg/kg. Ce CSI nébulisé ne traite pas la crise ; prévoir le secours. Entretien rigoureux du matériel. RCP Pulmicort nébulisé.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas d’infection respiratoire, notamment tuberculose.
Effets indésirables
Candidose oropharyngée, dysphonie et irritation/toux possibles : rinçage buccal après inhalation. Aux doses élevées/prolongées, effets systémiques corticoïdes, notamment surrénaliens, osseux, oculaires et sur la croissance. Bronchospasme paradoxal immédiat : prise en charge rapide.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes.
Repères médecin
CSI de fond : aucune action de secours. Prévoir un plan d’action et le secours adapté. Rincer la bouche puis recracher ; vérifier la technique et le dispositif. Dose minimale efficace après contrôle durable. Surveiller candidose, dysphonie et croissance chez l’enfant ; les doses ne sont pas interchangeables entre dispositifs. Budésonide : recul important pendant la grossesse. Après nébulisation avec masque, laver le visage et entretenir le matériel. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM96 — Fluticasone propionate inhalée
Médicaments
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Noms commerciaux
Flixotide ; ou équivalent de fluticasone propionate inhalée vérifié.
Indications
Traitement de fond de l’asthme persistant par corticoïde inhalé. Particulièrement utile lorsqu’un aérosol pressurisé avec chambre est adapté au patient ou à l’enfant.
Ordonnance — Fond par CSI seul avec aérosol pressurisé : fluticasone
Flixotide 125 µg/dose — propionate de fluticasone (ou équivalent adapté) Adulte : inhaler 1 bouffée matin et soir, quotidiennement ; chambre compatible si besoin. Se rincer la bouche et recracher. Durée initiale : 1 mois, puis adaptation au contrôle. Repère médecin : prévoir un secours distinct. Candidose et dysphonie possibles ; attention au ritonavir, cobicistat et autres inhibiteurs puissants du CYP3A4. RCP Flixotide.
Ordonnance — Enfant de 6 à 11 ans : fond par CSI pressurisé
Flixotide 50 µg/dose — propionate de fluticasone Inhaler 1 bouffée matin et soir, tous les jours, avec chambre adaptée et supervision. Rincer la bouche et recracher. Durée initiale : 4 semaines ; réévaluer symptômes, technique et besoin d’adaptation. Repère médecin : exemple de faible dose, à adapter au contrôle et au risque ; secours séparé prévu dans le plan. Surveiller la croissance. La dose inhalée dépend de l’âge, du produit et du dispositif, pas d’un calcul universel en mg/kg. RCP Flixotide 50.
Ordonnance — Jeune enfant de 1 à 4 ans : fond par CSI après diagnostic clinique étayé
Flixotide 50 µg/dose — propionate de fluticasone Administrer 2 bouffées matin et soir, une bouffée à la fois dans la chambre d’inhalation adaptée avec masque étanche. Nettoyer le visage après le masque et la bouche selon l’âge. Durée d’essai : 4 semaines, puis réévaluation clinique. Repère médecin : pas pour toute toux ni pour une bronchiolite isolée. Vérifier diagnostic, technique, croissance et plan de secours ; suivi pédiatrique si crises répétées ou réponse insuffisante. RCP Flixotide, SP2A 2024.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence si infection respiratoire ou risque d’insuffisance surrénalienne.
Effets indésirables
Candidose oropharyngée, dysphonie et irritation/toux possibles : rinçage buccal après inhalation. Aux doses élevées/prolongées, effets systémiques corticoïdes, notamment surrénaliens, osseux, oculaires et sur la croissance. Bronchospasme paradoxal immédiat : prise en charge rapide.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes.
Repères médecin
CSI de fond : aucune action de secours. Prévoir un plan d’action et le secours adapté. Rincer la bouche puis recracher ; vérifier la technique et le dispositif. Dose minimale efficace après contrôle durable. Surveiller candidose, dysphonie et croissance chez l’enfant ; les doses ne sont pas interchangeables entre dispositifs. Aérosol avec chambre adaptée chez l’enfant, masque si nécessaire. Ne pas confondre propionate et furoate. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM97 — Béclométasone inhalée
Médicaments
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Noms commerciaux
Qvar Autohaler ; autres spécialités de béclométasone selon dispositif. Ne pas convertir les doses automatiquement.
Indications
Traitement de fond de l’asthme persistant par corticoïde inhalé. Certaines présentations facilitent l’utilisation lorsque la coordination main-inspiration est difficile.
Ordonnance — Fond par CSI, difficulté de coordination main-inspiration
Qvar Autohaler 100 µg/dose — dipropionate de béclométasone extrafine Adulte : 1 bouffée matin et soir, tous les jours. Se rincer la bouche et recracher. Durée initiale : 1 mois, puis réévaluation. Repère médecin : déclenchement inspiratoire à tester avec le patient. Les doses extrafines ne sont pas équivalentes µg pour µg aux autres formulations de béclométasone ; prévoir un secours distinct. RCP Qvar Autohaler.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas de tuberculose ou infection respiratoire.
Effets indésirables
Candidose oropharyngée, dysphonie et irritation/toux possibles : rinçage buccal après inhalation. Aux doses élevées/prolongées, effets systémiques corticoïdes, notamment surrénaliens, osseux, oculaires et sur la croissance. Bronchospasme paradoxal immédiat : prise en charge rapide.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes.
Repères médecin
CSI de fond : aucune action de secours. Prévoir un plan d’action et le secours adapté. Rincer la bouche puis recracher ; vérifier la technique et le dispositif. Dose minimale efficace après contrôle durable. Surveiller candidose, dysphonie et croissance chez l’enfant ; les doses ne sont pas interchangeables entre dispositifs. Autohaler : déclenchement inspiratoire ; vérifier une démonstration réelle. Dose extrafine non équivalente µg pour µg aux autres formulations. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM98 — Ciclésonide inhalée
Médicaments
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Noms commerciaux
Alvesco — ciclésonide.
Indications
Traitement de fond de l’asthme persistant chez l’adulte ou l’adolescent selon présentation. Option en une prise quotidienne lorsque la simplification favorise l’observance.
Ordonnance — Fond par CSI en une prise quotidienne
Alvesco 160 µg/dose — ciclésonide Adulte et adolescent à partir de 12 ans : 1 bouffée une fois par jour, de préférence le soir, à heure régulière. Durée initiale : 1 mois ; réévaluer avant prolongation à la dose minimale efficace. Repère médecin : option si une prise quotidienne facilite l’observance ; pas un traitement de crise. Prévoir un secours distinct. RCP Alvesco.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence si infection respiratoire active.
Effets indésirables
Candidose oropharyngée, dysphonie et irritation/toux possibles : rinçage buccal après inhalation. Aux doses élevées/prolongées, effets systémiques corticoïdes, notamment surrénaliens, osseux, oculaires et sur la croissance. Bronchospasme paradoxal immédiat : prise en charge rapide.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes.
Repères médecin
CSI de fond : aucune action de secours. Prévoir un plan d’action et le secours adapté. Rincer la bouche puis recracher ; vérifier la technique et le dispositif. Dose minimale efficace après contrôle durable. Surveiller candidose, dysphonie et croissance chez l’enfant ; les doses ne sont pas interchangeables entre dispositifs. Schéma à partir de 12 ans. Réévaluer si augmentation du secours. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM99 — Budésonide + formotérol
Médicaments
▼
Noms commerciaux
Symbicort Turbuhaler ; DuoResp Spiromax, Bufomix Easyhaler selon présentation ; ou générique/équivalent vérifié.
Indications
Traitement de l’asthme nécessitant corticoïde inhalé et formotérol. Selon le dispositif et le schéma validé, peut être utilisé en traitement de fond et de secours anti-inflammatoire.
Ordonnance — Symptômes peu fréquents chez l’adulte : secours anti-inflammatoire seul, hors AMM française du RCP cité
Symbicort Turbuhaler 200/6 µg — budésonide/formotérol Inhaler 1 dose à la demande en cas de symptômes ; si nécessaire, reprendre 1 dose après quelques minutes. Pas de prise quotidienne programmée dans ce schéma. Maximum : 12 inhalations au total par 24 heures ; besoin croissant ou réponse insuffisante = avis médical le jour même, sans attendre le plafond. Durée initiale : 1 mois, puis réévaluation du contrôle et du risque. Repère médecin : stratégie AIR de GINA pour certains asthmes légers ; hors AMM pour l’usage à la demande seul dans le RCP français vérifié : décision documentée, information du patient et mentions réglementaires adaptées. Dose délivrée : 160/4,5 µg. GINA 2026, RCP français.
Ordonnance — Symptômes fréquents ou réveils nocturnes : budésonide/formotérol en fond et secours
Symbicort Turbuhaler 200/6 µg — budésonide/formotérol À partir de 12 ans : 1 inhalation matin et soir, et 1 inhalation supplémentaire si symptômes ; renouvelable après quelques minutes si nécessaire. Maximum : 6 inhalations en une occasion et 12 au total par 24 heures, fond compris. Au-delà de 8/j ou si aggravation : réévaluation rapide. Durée : 1 mois, puis adaptation ; traitement prolongé si indiqué. Repère médecin : schéma MART autorisé pour ce dosage ; le 400/12 ne sert pas de secours. RCP Symbicort.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas de tachyarythmie, cardiopathie, hyperthyroïdie, diabète ou hypokaliémie.
Effets indésirables
Candidose buccale, dysphonie ou irritation pharyngée ; tremblements et palpitations liés au bêta-2 agoniste. Hypokaliémie/trouble du rythme et effets systémiques corticoïdes possibles aux fortes doses. Une aggravation respiratoire immédiate évoque un bronchospasme paradoxal.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes. Bêtabloquants, y compris collyres : antagonisme et bronchospasme. Autres sympathomimétiques, médicaments allongeant le QT et traitements hypokaliémiants : prudence, surveillance selon terrain et doses.
Repères médecin
Association CSI/LABA. Le produit, la dose délivrée et l’AMM déterminent l’usage en fond/secours : ne pas transposer les plafonds entre inhalateurs. AIR seul explicitement hors AMM française du RCP cité ; MART selon prescription. Le dosage fort 400/12 ne sert pas de secours. Rincer puis recracher après les prises d’entretien. Éviter tout autre LABA. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM100 — Fluticasone + salmétérol
Médicaments
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Noms commerciaux
Seretide Diskus ; ou générique/équivalent de fluticasone propionate/salmétérol vérifié.
Indications
Traitement de fond de l’asthme insuffisamment contrôlé par corticoïde inhalé seul. Association CSI/LABA avec traitement de secours distinct.
Ordonnance — Fond CSI/LABA en poudre sèche : fluticasone/salmétérol
Seretide Diskus 250/50 µg/dose — propionate de fluticasone/salmétérol (ou générique) Adulte : 1 inhalation matin et soir, tous les jours. Se rincer la bouche et recracher. Durée initiale : 1 mois, puis adaptation à la dose minimale efficace. Repère médecin : pour un patient nécessitant cette dose de CSI et un LABA ; pas d’initiation automatique à cette dose. Ne sert pas de secours : prévoir un inhalateur rapide distinct. RCP Seretide Diskus.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas de tachyarythmie, cardiopathie, hyperthyroïdie, diabète ou hypokaliémie.
Effets indésirables
Candidose buccale, dysphonie ou irritation pharyngée ; tremblements et palpitations liés au bêta-2 agoniste. Hypokaliémie/trouble du rythme et effets systémiques corticoïdes possibles aux fortes doses. Une aggravation respiratoire immédiate évoque un bronchospasme paradoxal.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes. Bêtabloquants, y compris collyres : antagonisme et bronchospasme. Autres sympathomimétiques, médicaments allongeant le QT et traitements hypokaliémiants : prudence, surveillance selon terrain et doses.
Repères médecin
CSI de fond : aucune action de secours. Prévoir un plan d’action et le secours adapté. Rincer la bouche puis recracher ; vérifier la technique et le dispositif. Dose minimale efficace après contrôle durable. Surveiller candidose, dysphonie et croissance chez l’enfant ; les doses ne sont pas interchangeables entre dispositifs. Traitement de fond uniquement, jamais MART ; maintenir un secours distinct. Vérifier les protéines de lait présentes dans certaines poudres en cas d’allergie sévère. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM101 — Fluticasone + formotérol
Médicaments
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Noms commerciaux
Flutiform — fluticasone propionate/formotérol.
Indications
Traitement de fond de l’asthme insuffisamment contrôlé par corticoïde inhalé seul. Alternative CSI/LABA en aérosol pressurisé, avec secours distinct.
Ordonnance — Fond CSI/LABA pressurisé, alternative : fluticasone/formotérol
Flutiform 125/5 µg/dose — propionate de fluticasone/formotérol Adulte : inhaler 2 bouffées matin et soir ; rincer la bouche et recracher. Durée initiale : 1 mois, puis réévaluation. Repère médecin : malgré le formotérol, ce produit n’est pas à utiliser en MART ou à la demande ; secours distinct obligatoire. Choix de dose selon traitement antérieur. RCP Flutiform.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas de tachyarythmie, cardiopathie, hyperthyroïdie, diabète ou hypokaliémie.
Effets indésirables
Candidose buccale, dysphonie ou irritation pharyngée ; tremblements et palpitations liés au bêta-2 agoniste. Hypokaliémie/trouble du rythme et effets systémiques corticoïdes possibles aux fortes doses. Une aggravation respiratoire immédiate évoque un bronchospasme paradoxal.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes. Bêtabloquants, y compris collyres : antagonisme et bronchospasme. Autres sympathomimétiques, médicaments allongeant le QT et traitements hypokaliémiants : prudence, surveillance selon terrain et doses.
Repères médecin
CSI de fond : aucune action de secours. Prévoir un plan d’action et le secours adapté. Rincer la bouche puis recracher ; vérifier la technique et le dispositif. Dose minimale efficace après contrôle durable. Surveiller candidose, dysphonie et croissance chez l’enfant ; les doses ne sont pas interchangeables entre dispositifs. Flutiform ne s’utilise pas en MART : ne pas extrapoler l’usage de Symbicort ou Innovair. Prévoir un secours distinct. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM102 — Fluticasone furoate + vilantérol
Médicaments
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Noms commerciaux
Relvar Ellipta — fluticasone furoate/vilantérol.
Indications
Traitement de fond de l’asthme nécessitant une association CSI/LABA. Option en une prise quotidienne lorsque la simplification peut améliorer l’observance.
Ordonnance — Fond CSI/LABA en une prise quotidienne, observance difficile
Relvar Ellipta 92/22 µg — furoate de fluticasone/vilantérol Adulte et adolescent à partir de 12 ans : 1 inhalation une fois par jour, à heure fixe. Maximum : 1 inhalation/j. Rincer la bouche et recracher. Durée initiale : 1 mois, puis adaptation. Repère médecin : chez un patient nécessitant une association CSI/LABA. Pas de secours ; ne pas prendre une dose supplémentaire pour traiter une crise. Le 184/22 est un autre dosage, à choisir médicalement selon le besoin en CSI. RCP Relvar, EMA.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas de tachyarythmie, cardiopathie, hyperthyroïdie, diabète ou hypokaliémie.
Effets indésirables
Céphalées, candidose buccale, dysphonie ; tremblements/palpitations possibles. Pneumonie, particulièrement en BPCO, et effets corticoïdes systémiques à fortes doses. Aggravation respiratoire immédiate, fièvre ou douleur thoracique : réévaluation rapide.
Interactions
Inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat et azolés : risque d’exposition corticoïde accrue ; éviter ou surveiller selon le produit. Addition des expositions aux autres corticoïdes. Bêtabloquants, y compris collyres : antagonisme et bronchospasme. Autres sympathomimétiques, médicaments allongeant le QT et traitements hypokaliémiants : prudence, surveillance selon terrain et doses.
Repères médecin
CSI de fond : aucune action de secours. Prévoir un plan d’action et le secours adapté. Rincer la bouche puis recracher ; vérifier la technique et le dispositif. Dose minimale efficace après contrôle durable. Surveiller candidose, dysphonie et croissance chez l’enfant ; les doses ne sont pas interchangeables entre dispositifs. Une prise quotidienne, aucun usage de secours. Ne pas doubler la dose en cas de symptôme. Vérifier les protéines de lait de la poudre en cas d’allergie sévère. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM103 — Tiotropium inhalé
Médicaments
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Noms commerciaux
Spiriva Respimat — tiotropium 2,5 µg par bouffée. HandiHaler a une autre présentation/indication.
Indications
Traitement additionnel de l’asthme sévère avec exacerbations malgré CSI/LABA optimisé. Recours après vérification du diagnostic, de la technique et de l’observance, généralement spécialisé.
Ordonnance — Asthme sévère avec exacerbations malgré traitement optimisé : ajout d’un LAMA
Spiriva Respimat 2,5 µg/dose — tiotropium Adulte : 2 bouffées successives une fois par jour à heure fixe, soit 5 µg/j. Maximum : 2 bouffées/j. Durée initiale : 1 à 3 mois, selon le suivi pneumologique ; poursuivre seulement si bénéfice. Repère médecin : traitement additionnel, jamais substitut au CSI/LABA ; indication d’asthme sévère avec au moins une exacerbation sévère l’année précédente. Pas de secours. Prudence si glaucome à angle fermé, rétention urinaire ou insuffisance rénale ; éviter la projection oculaire. RCP Spiriva.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Hypersensibilité à l’atropine ou dérivés ; prudence si glaucome à angle fermé, rétention urinaire, insuffisance rénale ou arythmie.
Effets indésirables
Sécheresse buccale, constipation et irritation pharyngée. Rétention urinaire, glaucome aigu en cas de contact oculaire et tachyarythmie possibles. Douleur oculaire avec halos/baisse visuelle ou impossibilité d’uriner : avis urgent.
Interactions
Éviter l’association chronique à un autre anticholinergique inhalé. Vérifier notamment les triples associations contenant déjà un LAMA.
Repères médecin
LAMA additionnel dans l’asthme sévère après traitement optimisé ; jamais secours ni remplacement du CSI/LABA. Éviter projection oculaire ; surveiller sécheresse buccale, constipation et troubles urinaires. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM104 — Ipratropium — nébulisation
Médicaments
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Noms commerciaux
Atrovent Adultes ; ou générique de bromure d’ipratropium pour nébulisation.
Indications
Traitement additionnel bronchodilatateur d’une exacerbation d’asthme aigu grave. Utilisation nébulisée en structure de soins avec un bêta2-agoniste, sans place comme secours isolé habituel.
Ordonnance — Asthme aigu grave de l’adulte : ajout d’ipratropium en structure de soins
Atrovent Adultes 0,5 mg/2 mL — bromure d’ipratropium, solution pour nébulisation (ou générique) Administrer 0,5 mg par nébulisation ; dilution au sérum physiologique pour un volume total de 5 mL selon le RCP. Répétition possible toutes les 20 à 30 minutes sous surveillance médicale. Durée : phase aiguë uniquement, réévaluation après chaque séance. Repère médecin : cette ligne complète obligatoirement le bêta2-mimétique rapide et la prise en charge hospitalière ; ne suffit jamais seule. Éviter le contact oculaire, prudence si glaucome ou rétention urinaire. Respecter les conditions de prescription de cette présentation. RCP Atrovent.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Hypersensibilité à l’atropine ou dérivés ; prudence si glaucome à angle fermé ou rétention urinaire.
Effets indésirables
Sécheresse buccale, toux, irritation pharyngée, céphalées ou nausées. Projection dans l’œil : risque de glaucome aigu ; rétention urinaire et bronchospasme paradoxal possibles. Utiliser un dispositif évitant le contact oculaire et évaluer rapidement toute aggravation respiratoire.
Interactions
Autres anticholinergiques : effets cumulés. Association au bêta2-mimétique rapide intentionnelle dans l’asthme aigu grave, sous surveillance.
Repères médecin
Antimuscarinique court en complément dans l’urgence sévère. Jamais seul pour une exacerbation. Éviter le contact avec les yeux, surtout avec masque ; douleur oculaire et halos imposent un avis urgent. Respecter les conditions de prescription des nébulisations. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM105 — Omalizumab
Médicaments
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Noms commerciaux
Xolair — omalizumab ; biosimilaire uniquement s’il est autorisé et adapté à l’indication.
Indications
Traitement additionnel de l’urticaire chronique spontanée résistante aux antihistaminiques et de certains asthmes allergiques sévères. Initiation et suivi spécialisés selon critères d’éligibilité.
Ordonnance — Urticaire chronique spontanée résistante, à partir de 12 ans
Xolair — omalizumab 300 mg par voie sous-cutanée toutes les 4 semaines, en traitement additionnel après décision spécialisée. Durée : première prescription pour 3 mois, réévaluation spécialisée avant poursuite ; respecter les règles de délivrance.
Ordonnance — Asthme allergique sévère, renouvellement spécialisé individualisé
Omalizumab par voie sous-cutanée : reprendre la dose et l’intervalle de 2 ou 4 semaines établis par le spécialiste à partir du poids et des IgE initiales. Durée : jusqu’au prochain contrôle spécialisé, date à reporter sur la prescription. Modèle à compléter impérativement avec dose en mg, présentation, nombre d’injections et date du contrôle avant signature ; aucune dose standard transposable.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients.
Effets indésirables
Céphalées et réactions au site d’injection ; douleurs abdominales/fièvre notamment chez l’enfant. Anaphylaxie possible, parfois retardée après l’injection : informer et organiser la prise en charge. Gêne respiratoire, œdème ou malaise : urgence.
Interactions
Pas d’interaction métabolique attendue ; données limitées avec immunosuppresseurs. Ne pas modifier simultanément les traitements de fond sans suivi.
Repères médecin
Traitement additionnel spécialisé, sans action sur une crise. Maintenir les inhalateurs prescrits et ne pas diminuer brutalement les corticoïdes. Vérifier indication, âge, conditions françaises de prescription et remboursement. Former à l’injection si auto-administration retenue ; tracer produit/lot et surveiller hypersensibilité. Poursuite conditionnée au bénéfice lors des contrôles spécialisés. Asthme allergique sévère : éligibilité dès 6 ans selon critères. Ne pas recalculer la dose sur des IgE totales mesurées sous traitement. Vigilance parasitoses en zone à risque. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM106 — Mépolizumab
Médicaments
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Noms commerciaux
Nucala — mépolizumab.
Indications
Traitement additionnel de l’asthme sévère éosinophilique insuffisamment contrôlé. Biothérapie spécialisée après caractérisation du phénotype et optimisation du traitement inhalé.
Ordonnance — Asthme sévère éosinophilique, adulte ou adolescent à partir de 12 ans
Nucala — mépolizumab 100 mg par voie sous-cutanée toutes les 4 semaines, après décision spécialisée. Durée initiale de prescription : 3 mois ; poursuite selon réponse et contrôle spécialisé.
Ordonnance — Asthme sévère éosinophilique de l’enfant de 6 à 11 ans
Nucala — mépolizumab 40 mg par voie sous-cutanée toutes les 4 semaines, dans le parcours spécialisé pédiatrique. Durée : 3 mois puis réévaluation. Dose fixe d’AMM, pas une extrapolation en mg/kg ; présentation pédiatrique adaptée.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients.
Effets indésirables
Céphalées, réactions au site d’injection et douleurs dorsales. Réactions d’hypersensibilité, dont anaphylaxie, et zona ont été rapportés. Dyspnée inhabituelle, œdème ou malaise après administration : prise en charge urgente.
Interactions
Pas d’étude formelle d’interactions ; ne pas interpréter cette absence comme une absence de risque. Réévaluer les autres traitements immunomodulateurs.
Repères médecin
Traitement additionnel spécialisé, sans action sur une crise. Maintenir les inhalateurs prescrits et ne pas diminuer brutalement les corticoïdes. Vérifier indication, âge, conditions françaises de prescription et remboursement. Former à l’injection si auto-administration retenue ; tracer produit/lot et surveiller hypersensibilité. Poursuite conditionnée au bénéfice lors des contrôles spécialisés. Anti-IL-5 pour asthme sévère éosinophilique. Traiter les helminthiases préexistantes. Les autres indications de Nucala ont des posologies différentes. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM107 — Benralizumab
Médicaments
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Noms commerciaux
Fasenra — benralizumab.
Indications
Traitement additionnel de l’asthme sévère éosinophilique de l’adulte insuffisamment contrôlé. Biothérapie spécialisée après confirmation du phénotype.
Ordonnance — Asthme sévère éosinophilique de l’adulte, schéma spécialisé
Fasenra — benralizumab 30 mg par voie sous-cutanée à S0, S4 et S8, puis toutes les 8 semaines (injection suivante à S16). Durée : phase initiale puis entretien prolongé selon bénéfice ; inscrire les dates et prévoir le contrôle spécialisé avant renouvellement.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients.
Effets indésirables
Céphalées, pharyngite et réactions au site d’injection. Hypersensibilité, y compris anaphylaxie parfois retardée : informer des signes et de la conduite à tenir. Gêne respiratoire, œdème ou malaise : urgence.
Interactions
Pas d’étude formelle d’interactions ; coordination nécessaire avec les autres traitements immunomodulateurs.
Repères médecin
Traitement additionnel spécialisé, sans action sur une crise. Maintenir les inhalateurs prescrits et ne pas diminuer brutalement les corticoïdes. Vérifier indication, âge, conditions françaises de prescription et remboursement. Former à l’injection si auto-administration retenue ; tracer produit/lot et surveiller hypersensibilité. Poursuite conditionnée au bénéfice lors des contrôles spécialisés. Anti-récepteur IL-5. Traiter une helminthiase avant initiation ; réévaluer en cas d’infection résistante sous traitement. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM108 — Dupilumab
Médicaments
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Noms commerciaux
Dupixent — dupilumab.
Indications
Traitement additionnel de certains asthmes sévères de type 2 ou corticodépendants. Décision spécialisée après caractérisation du phénotype et optimisation du traitement inhalé.
Ordonnance — Asthme sévère de type 2, à partir de 12 ans, schéma spécialisé usuel
Dupixent — dupilumab : dose initiale 400 mg sous-cutanés (2 injections de 200 mg), puis 200 mg sous-cutanés toutes les 2 semaines. Durée initiale de prescription : 3 mois ; réévaluation spécialisée avant poursuite.
Ordonnance — Asthme sévère corticodépendant, à partir de 12 ans
Dupixent — dupilumab : dose initiale 600 mg sous-cutanés (2 injections de 300 mg), puis 300 mg sous-cutanés toutes les 2 semaines. Durée initiale : 3 mois puis réévaluation spécialisée. Même schéma possible selon comorbidités précisées au RCP ; ne pas choisir le dosage sans validation du profil.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients.
Effets indésirables
Réactions au site d’injection, conjonctivite et hyperéosinophilie ; arthralgies/herpès oral possibles. Douleur oculaire ou baisse visuelle : avis rapide. Plus rarement, hypersensibilité sévère ou complication liée à l’éosinophilie : évaluer symptômes respiratoires/neurologiques nouveaux.
Interactions
Éviter les vaccins vivants ou vivants atténués pendant le traitement ; mettre à jour les vaccinations avant initiation si possible. Coordination avec les autres immunomodulateurs.
Repères médecin
Traitement additionnel spécialisé, sans action sur une crise. Maintenir les inhalateurs prescrits et ne pas diminuer brutalement les corticoïdes. Vérifier indication, âge, conditions françaises de prescription et remboursement. Former à l’injection si auto-administration retenue ; tracer produit/lot et surveiller hypersensibilité. Poursuite conditionnée au bénéfice lors des contrôles spécialisés. Anti-IL-4/IL-13 pour asthme sévère de type 2. Traiter les helminthiases préexistantes. Surveiller symptômes oculaires et manifestations d’hyperéosinophilie ; douleur oculaire ou baisse visuelle : avis rapide. Enfant de 6–11 ans : schéma pondéral spécialisé distinct, ne pas copier les doses ci-dessous. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM109 — Tézépélumab
Médicaments
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Noms commerciaux
Tezspire — tézépélumab.
Indications
Traitement additionnel de l’asthme sévère non contrôlé malgré traitement optimisé, à partir de l’âge autorisé. Biothérapie spécialisée pouvant convenir à plusieurs phénotypes après évaluation.
Ordonnance — Asthme sévère non contrôlé, à partir de 12 ans
Tezspire — tézépélumab 210 mg par voie sous-cutanée toutes les 4 semaines, après sélection spécialisée. Durée initiale de prescription : 3 mois ; poursuite selon réponse et réévaluation spécialisée.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients.
Effets indésirables
Pharyngite, arthralgies, éruption et réactions au site d’injection possibles. Hypersensibilité sévère, dont anaphylaxie, rapportée après commercialisation : gêne respiratoire, œdème ou malaise imposent une prise en charge urgente.
Interactions
Éviter les vaccins vivants atténués pendant le traitement ; coordination des autres immunomodulateurs.
Repères médecin
Traitement additionnel spécialisé, sans action sur une crise. Maintenir les inhalateurs prescrits et ne pas diminuer brutalement les corticoïdes. Vérifier indication, âge, conditions françaises de prescription et remboursement. Former à l’injection si auto-administration retenue ; tracer produit/lot et surveiller hypersensibilité. Poursuite conditionnée au bénéfice lors des contrôles spécialisés. Anti-TSLP pour asthme sévère non contrôlé. Traiter une helminthiase avant initiation. Évaluation au moins annuelle de la pertinence de poursuivre. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM110 — Phléole des prés — immunothérapie sublinguale
Médicaments
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Noms commerciaux
Grazax — extrait allergénique de Phleum pratense, 75 000 SQ-T ; pas de substitution avec Oralair.
Indications
Immunothérapie allergénique de la rhinoconjonctivite aux pollens de graminées confirmée, lorsque les symptômes restent gênants malgré traitement symptomatique. Sélection et initiation spécialisées.
Ordonnance — Rhinoconjonctivite aux graminées, dès 5 ans, après bilan spécialisé
Grazax 75 000 SQ-T : 1 lyophilisat sous la langue chaque jour. Ne pas déglutir pendant 1 minute, ni manger/boire pendant 5 minutes. Première prise surveillée 20 à 30 minutes. Débuter idéalement au moins 4 mois avant la saison pollinique. Durée : traitement quotidien pendant 3 ans si efficace et toléré ; réévaluer dès la première saison.
Contre-indications
Allergie à un excipient, maladie maligne ou systémique immunitaire, inflammation buccale sévère ; asthme non contrôlé ou sévère (VEMS < 70 % adulte, < 80 % enfant après traitement adapté).
Effets indésirables
Prurit oral, irritation de gorge et œdème buccal, surtout au début. Réaction allergique systémique/anaphylaxie ou aggravation d’asthme possibles : suspendre et prendre en charge en urgence selon gravité. Dysphagie/douleur thoracique persistante : rechercher une œsophagite à éosinophiles.
Interactions
Les traitements symptomatiques anti-allergiques peuvent modifier la tolérance ; prévenir le spécialiste de leur arrêt. Bêtabloquants et certains antidépresseurs peuvent compliquer le traitement d’une anaphylaxie : bilan préalable.
Repères médecin
Immunothérapie après confirmation de l’allergène et évaluation respiratoire. Première prise dans une structure capable de traiter une réaction systémique. Arrêter et consulter si dysphagie persistante, dyspnée, modification de voix ou réaction générale ; 15/112 si gravité. Suspendre pour lésions/chirurgie buccales jusqu’à cicatrisation. Ne pas initier pendant la grossesse. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM111 — Cinq graminées — immunothérapie sublinguale
Médicaments
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Noms commerciaux
Oralair — extraits de cinq pollens de graminées, 100 IR et 300 IR ; unités non interchangeables avec Grazax.
Indications
Immunothérapie allergénique de la rhinoconjonctivite aux graminées confirmée. Option modifiant l’histoire naturelle chez un patient symptomatique sélectionné après bilan allergologique.
Ordonnance — Rhinoconjonctivite aux graminées, dès 5 ans, initiation spécialisée
Oralair : jour 1, 100 IR ; jour 2, 200 IR (2 comprimés de 100 IR) ; puis 300 IR une fois par jour dès le jour 3. Laisser fondre sous la langue au moins 1 minute ; pas d’aliment/boisson pendant 5 minutes. Première prise sous surveillance au moins 30 minutes. Durée : commencer environ 4 mois avant les pollens, poursuivre jusqu’à la fin de saison ; cycles annuels selon bénéfice et suivi spécialisé.
Contre-indications
Allergie à un excipient ; asthme sévère, non contrôlé ou instable (VEMS < 80 %), exacerbation sévère dans les 3 mois ; maladie auto-immune active, déficit/immunosuppression, cancer évolutif, inflammation buccale sévère. Initiation pendant la grossesse contre-indiquée.
Effets indésirables
Prurit oral, irritation de gorge et œdème buccal, surtout au début. Réaction allergique systémique/anaphylaxie ou aggravation d’asthme possibles : suspendre et prendre en charge en urgence selon gravité. Dysphagie/douleur thoracique persistante : rechercher une œsophagite à éosinophiles.
Interactions
Les traitements symptomatiques anti-allergiques peuvent modifier la tolérance ; prévenir le spécialiste de leur arrêt. Bêtabloquants et certains antidépresseurs peuvent compliquer le traitement d’une anaphylaxie : bilan préalable.
Repères médecin
Immunothérapie après confirmation de l’allergène et évaluation respiratoire. Première prise dans une structure capable de traiter une réaction systémique. Arrêter et consulter si dysphagie persistante, dyspnée, modification de voix ou réaction générale ; 15/112 si gravité. Suspendre pour lésions/chirurgie buccales jusqu’à cicatrisation. Ne pas initier pendant la grossesse. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM112 — Acariens — immunothérapie sublinguale
Médicaments
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Noms commerciaux
Acarizax — extraits de Dermatophagoides pteronyssinus et farinae, 12 SQ-HDM.
Indications
Immunothérapie allergénique de la rhinite aux acariens confirmée, avec ou sans asthme contrôlé selon les critères du produit. Réservée aux patients sélectionnés après bilan spécialisé.
Ordonnance — Allergie aux acariens confirmée, après sélection spécialisée
Acarizax 12 SQ-HDM : 1 lyophilisat sublingual par jour. Ne pas déglutir pendant 1 minute ni manger/boire pendant 5 minutes. Première prise surveillée au moins 30 minutes. Durée : projet d’immunothérapie généralement de 3 ans ; arrêter si aucune amélioration pendant la première année. Toute interruption de plus de 7 jours nécessite un avis avant reprise.
Contre-indications
Allergie à un excipient ; VEMS < 70 % après traitement adapté, exacerbation sévère dans les 3 mois, infection respiratoire aiguë chez l’asthmatique ; maladie auto-immune active, déficit/immunosuppression, cancer évolutif, plaies ou inflammation buccales sévères.
Effets indésirables
Prurit oral, irritation de gorge et œdème buccal, surtout au début. Réaction allergique systémique/anaphylaxie ou aggravation d’asthme possibles : suspendre et prendre en charge en urgence selon gravité. Dysphagie/douleur thoracique persistante : rechercher une œsophagite à éosinophiles.
Interactions
Les traitements symptomatiques anti-allergiques peuvent modifier la tolérance ; prévenir le spécialiste de leur arrêt. Bêtabloquants et certains antidépresseurs peuvent compliquer le traitement d’une anaphylaxie : bilan préalable.
Repères médecin
Immunothérapie après confirmation de l’allergène et évaluation respiratoire. Première prise dans une structure capable de traiter une réaction systémique. Arrêter et consulter si dysphagie persistante, dyspnée, modification de voix ou réaction générale ; 15/112 si gravité. Suspendre pour lésions/chirurgie buccales jusqu’à cicatrisation. Ne pas initier pendant la grossesse. Rhinite persistante sélectionnée : 5–65 ans ; indication asthmatique : adultes 18–65 ans avec rhinite associée. Ne pas extrapoler l’indication asthme aux enfants. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM113 — Salmétérol inhalé seul
Médicaments
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Noms commerciaux
Serevent Diskus — salmétérol 50 µg/dose.
Indications
Bronchodilatateur de longue durée dans l’asthme uniquement avec un corticoïde inhalé effectivement poursuivi. Renouvellement exceptionnel d’un schéma séparé déjà établi.
Ordonnance — Asthme de l’adulte, renouvellement avec CSI séparé effectivement poursuivi
Serevent Diskus — salmétérol 50 µg : inhaler 1 dose matin et soir. Durée : 1 mois, puis réévaluation. Condition impérative : corticoïde inhalé quotidien maintenu et secours distinct déjà prescrits ; cette ligne seule n’est pas une stratégie complète.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas de tachyarythmie, cardiopathie, hyperthyroïdie, diabète ou hypokaliémie.
Effets indésirables
Tremblements, palpitations, céphalées et crampes musculaires. Hypokaliémie, trouble du rythme ou bronchospasme paradoxal possibles. Aggravation immédiate de la respiration après inhalation ou palpitations avec malaise : prise en charge rapide.
Interactions
Bêtabloquants, y compris collyres : antagonisme et bronchospasme. Autres sympathomimétiques, médicaments allongeant le QT et traitements hypokaliémiants : prudence, surveillance selon terrain et doses. Inhibiteurs puissants du CYP3A4 : risque d’effets cardiovasculaires accru.
Repères médecin
LABA : jamais sans CSI dans l’asthme. Préférer l’association fixe lorsque possible pour éviter la prise isolée du bronchodilatateur. Ne traite pas une crise et ne s’utilise pas en MART. Ne pas ajouter à un autre LABA. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM114 — Formotérol inhalé seul
Médicaments
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Noms commerciaux
Foradil ; ou générique de formotérol 12 µg, gélule pour inhalation avec le dispositif fourni.
Indications
Bronchodilatateur de longue durée dans l’asthme uniquement avec un corticoïde inhalé maintenu. Peut aussi entrer dans certains schémas fond-secours lorsqu’il est associé au CSI approprié, jamais seul.
Ordonnance — Asthme adulte, renouvellement sélectionné avec CSI séparé maintenu
Foradil — formotérol 12 µg, ou générique : inhaler le contenu de 1 gélule matin et soir avec le dispositif adapté. Durée : 1 mois, puis contrôle. Ce schéma suppose un CSI effectivement poursuivi et un plan de secours distinct ; pas d’augmentation autonome.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Prudence en cas de tachyarythmie, cardiopathie, hyperthyroïdie, diabète ou hypokaliémie.
Effets indésirables
Tremblements, palpitations, céphalées et crampes musculaires. Hypokaliémie, trouble du rythme ou bronchospasme paradoxal possibles. Aggravation immédiate de la respiration après inhalation ou palpitations avec malaise : prise en charge rapide.
Interactions
Bêtabloquants, y compris collyres : antagonisme et bronchospasme. Autres sympathomimétiques, médicaments allongeant le QT et traitements hypokaliémiants : prudence, surveillance selon terrain et doses.
Repères médecin
LABA : jamais sans CSI dans l’asthme. Une gélule s’inhale, elle ne s’avale pas. Association fixe CSI/LABA préférable lorsque possible. Formotérol seul ne constitue pas un secours anti-inflammatoire ; ne pas lui appliquer les schémas MART. Éviter un autre LABA. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM115 — Théophylline — traitement exceptionnel
Médicaments
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Noms commerciaux
Théostat LP — théophylline ; vérifier la disponibilité effective de la spécialité avant prescription.
Indications
Traitement de recours exceptionnel de l’asthme dans un schéma spécialisé déjà équilibré. Place limitée par la marge thérapeutique étroite et les interactions.
Ordonnance — Renouvellement exceptionnel d’un traitement spécialisé déjà équilibré
Théophylline LP : reprendre uniquement la spécialité, la dose en mg et les horaires de l’ordonnance spécialisée après vérification de la tolérance, des interactions et de la théophyllinémie. Durée : jusqu’au contrôle programmé, date à inscrire. Modèle non signable avant renseignement de ces paramètres. Pas de dose empirique d’initiation en médecine générale.
Contre-indications
Hypersensibilité aux xanthines ; association à l’énoxacine ou au millepertuis contre-indiquée. Prudence majeure si épilepsie, arythmie ou insuffisance hépatique/cardiaque.
Effets indésirables
Nausées, vomissements, douleurs digestives, céphalées, insomnie et palpitations. Marge thérapeutique étroite : tachyarythmie et convulsions peuvent traduire une intoxication. Vomissements répétés ou signes neurologiques/cardiaques : suspendre et évaluer en urgence avec dosage.
Interactions
Nombreuses interactions : macrolides, fluoroquinolones, fluvoxamine, cimétidine, inducteurs enzymatiques. Le tabagisme et son arrêt modifient les concentrations. Vérifier systématiquement toute nouvelle prescription.
Repères médecin
Marge thérapeutique étroite ; place devenue exceptionnelle, pas de traitement de crise. Nausées persistantes, vomissements, tremblements, tachycardie ou convulsion : suspecter surdosage et évaluer en urgence. Suivi par théophyllinémie, avec horaire du prélèvement adapté à la forme. Fièvre prolongée, changement de tabagisme ou de traitement : réévaluation. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM116 — Sulfate de magnésium IV — urgence spécialisée
Médicaments
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Noms commerciaux
Sulfate de magnésium Lavoisier, Renaudin, Proamp selon concentration ; prescription en grammes de sulfate, pas en volume seul.
Indications
Traitement intraveineux additionnel d’une exacerbation d’asthme sévère réfractaire aux traitements initiaux. Usage exclusif en structure d’urgence ou de réanimation.
Ordonnance — Adulte avec exacerbation sévère réfractaire, exclusivement en structure d’urgence
Sulfate de magnésium : 2 g par perfusion intraveineuse sur 20 minutes, dose unique après décision du médecin d’urgence/réanimation. Durée : administration unique, sous surveillance continue ; pas de répétition automatique. Complète la prise en charge initiale, ne la remplace pas.
Contre-indications
Insuffisance rénale sévère selon RCP ; prudence si trouble de conduction, myasthénie ou risque de dépression respiratoire.
Effets indésirables
Chaleur, vasodilatation, hypotension et douleur à l’injection. Surdosage/hypermagnésémie : abolition des réflexes, faiblesse, dépression respiratoire et arrêt cardiaque, surtout si insuffisance rénale ou injection trop rapide. Administration sous surveillance spécialisée.
Interactions
Curares : bloc neuromusculaire majoré. Autres médicaments hypotenseurs ou dépresseurs neuromusculaires : surveillance ; vérifier la compatibilité des perfusions.
Repères médecin
Aucune ordonnance ambulatoire. Pas d’usage systématique dans l’exacerbation ; décision spécialisée pour forme sévère réfractaire au traitement initial. Usage asthmatique hors AMM du RCP cité. Surveillance tension, ECG, ventilation, réflexes et fonction rénale ; risque d’hypotension et d’hypermagnésémie. Dilution et débit selon protocole local. Voir QH18 (allergies) et QH19 (asthme). Vérification documentaire : 5 septembre 2026. Référence 1, Référence 2, Référence 3. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM117 — Azithromycine
Médicaments
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Noms commerciaux
Zithromax ; ou générique d’azithromycine au même dosage.
Indications
Infections bactériennes sensibles lorsque l’azithromycine est recommandée, notamment certaines situations d’allergie confirmée aux pénicillines. En dentaire, alternative ciblée plutôt que choix de première intention.
Ordonnance — Allergie confirmée aux pénicillines, adulte : azithromycine
Zithromax — azithromycine 250 mg (ou générique) Prendre 2 comprimés ensemble, soit 500 mg une fois par jour, pendant 3 jours. Réévaluation à 48–72 heures. Repère médecin : macrolide réservé à l’impossibilité du premier choix ; vérifier QT, hypokaliémie, médicaments proarythmogènes, digoxine, colchicine et atteinte hépatique. Ne pas prolonger automatiquement à 7 jours. RCP actualisé en août 2026.
Contre-indications
Allergie à l’azithromycine, aux macrolides/kétolides ou aux excipients. Éviter en cas de risque important de torsades de pointes ; évaluer l’atteinte hépatique et la myasthénie.
Effets indésirables
Diarrhée, nausées, douleurs abdominales et céphalées. Risques graves : allongement du QT/torsades de pointes, hépatotoxicité et réaction allergique/cutanée sévère. Syncope, ictère ou diarrhée persistante/sanglante : réévaluation rapide.
Interactions
Médicaments allongeant le QT et hypokaliémiants, digoxine, colchicine, anticoagulants ; éviter les dérivés de l’ergot. Vérifier toutes les associations au RCP.
Repères médecin
Macrolide de recours lorsque le premier choix ne convient pas. Le RCP d’août 2026 inclut abcès dentaire et parodontite chez l’adulte et l’adolescent ≥ 45 kg ; ne pas extrapoler automatiquement ce schéma aux moins de 45 kg. Fonction rénale très altérée : prudence. Grossesse/allaitement : décision selon bénéfice/risque. Diarrhée importante, ictère, réaction cutanée ou malaise rythmique : réévaluation immédiate. Le traitement de 3 jours n’est pas à prolonger par réflexe. RCP. Les antibiotiques complètent les soins du foyer et ne les remplacent pas. Pas de prescription systématique pour une douleur isolée ou une infection strictement locale accessible aux soins chez l’immunocompétent. Extension rapide, dysphagie, dyspnée ou altération générale : orientation urgente. Contrôle à 48–72 heures. Les schémas curatifs de 7 jours cités proviennent du référentiel français 2011, à adapter au protocole actualisé applicable. ANSM. Mise à jour dentaire : 5 septembre 2026. Voir QH20, QH21 et QH22. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM118 — Spiramycine
Médicaments
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Noms commerciaux
Rovamycine ; ou générique de spiramycine. Vérifier le dosage en millions UI.
Indications
Infections sensibles aux macrolides dans des situations où cette molécule est recommandée. En infection dentaire, alternative après vérification des interactions et des recommandations locales.
Ordonnance — Alternative macrolide après vérification des interactions
Rovamycine — spiramycine 3 millions UI (ou générique) Adulte : prendre 3 millions UI matin, midi et soir pendant 7 jours ; total 9 millions UI/j. Contrôle à 48–72 heures. Repère médecin : alternative du référentiel français historique, pas un ajout à l’amoxicilline ni une option équivalente dans toute infection. Attention QT, hypokaliémie, déficit en G6PD et lévodopa/carbidopa. RCP spiramycine.
Contre-indications
Hypersensibilité à la spiramycine ou aux excipients. Évaluer risque de QT long, troubles électrolytiques et déficit en G6PD avant prescription.
Effets indésirables
Douleurs abdominales, nausées, vomissements ou diarrhée. Allongement du QT/torsades de pointes et réactions allergiques/cutanées sévères possibles. Malaise/syncope, éruption avec atteinte muqueuse ou diarrhée importante : avis rapide.
Interactions
Médicaments pouvant provoquer des torsades de pointes ; vérifier les contre-indications d’association au RCP. Lévodopa/carbidopa : diminution possible de l’effet. Anticoagulants : surveillance selon contexte.
Repères médecin
Macrolide ; la spiramycine seule et l’association spiramycine/métronidazole ne sont pas interchangeables. Pas d’adaptation rénale habituelle ; cela n’en fait pas le premier choix de toute infection chez l’insuffisant rénal. Grossesse : utilisable si nécessaire après évaluation ; allaitement à discuter selon RCP. Pas d’usage pédiatrique automatique du modèle adulte. RCP. Les antibiotiques complètent les soins du foyer et ne les remplacent pas. Pas de prescription systématique pour une douleur isolée ou une infection strictement locale accessible aux soins chez l’immunocompétent. Extension rapide, dysphagie, dyspnée ou altération générale : orientation urgente. Contrôle à 48–72 heures. Les schémas curatifs de 7 jours cités proviennent du référentiel français 2011, à adapter au protocole actualisé applicable. ANSM. Mise à jour dentaire : 5 septembre 2026. Voir QH20, QH21 et QH22. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM119 — Clindamycine
Médicaments
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Noms commerciaux
Dalacine ; ou générique de clindamycine.
Indications
Infections bactériennes sensibles nécessitant une bonne diffusion tissulaire, dans des situations de recours. En dentaire, à réserver aux patients pour lesquels les options mieux tolérées sont inutilisables, après avis.
Ordonnance — Recours après avis si les options mieux tolérées sont inutilisables
Dalacine — clindamycine 300 mg (ou générique) Adulte : prendre 600 mg matin et soir pendant 7 jours, soit 1,2 g/j. Avaler avec un grand verre d’eau ; rester redressé au moins 30 minutes. Contrôle à 48 heures. Repère médecin : lincosamide à réserver ; risque de colite à Clostridioides difficile. Diarrhée importante pendant ou après traitement : avis immédiat, pas d’antidiarrhéique en automédication. Cette ordonnance est curative, pas une prophylaxie d’endocardite. RCP.
Contre-indications
Hypersensibilité à la clindamycine, à la lincomycine ou aux excipients ; allaitement et enfant de moins de 6 ans pour Dalacine 300 mg selon le RCP cité. Antécédent de colite associée aux antibiotiques : évaluer soigneusement les alternatives.
Effets indésirables
Diarrhée et douleurs abdominales ; risque notable de colite à Clostridioides difficile, pendant ou après traitement. Réaction allergique/cutanée sévère et atteinte hépatique possibles. Diarrhée importante, prolongée ou sanglante : suspendre et évaluer rapidement, sans ralentisseur du transit.
Interactions
Curares : bloc neuromusculaire majoré ; anticoagulants : surveillance de l’INR selon contexte. Inhibiteurs/inducteurs du CYP3A4 : vérifier l’effet sur l’exposition.
Repères médecin
Lincosamide à réserver aux indications sélectionnées : risque de colite à C. difficile pendant ou après la cure. Diarrhée importante : avis rapide, sans automédication ralentissant le transit. Ne pas reprendre une ancienne ordonnance pour prévenir l’endocardite ; référentiel spécifique. Grossesse et maladie hépatique : individualiser ; allaitement contre-indiqué pour la spécialité citée. RCP. Les antibiotiques complètent les soins du foyer et ne les remplacent pas. Pas de prescription systématique pour une douleur isolée ou une infection strictement locale accessible aux soins chez l’immunocompétent. Extension rapide, dysphagie, dyspnée ou altération générale : orientation urgente. Contrôle à 48–72 heures. Les schémas curatifs de 7 jours cités proviennent du référentiel français 2011, à adapter au protocole actualisé applicable. ANSM. Mise à jour dentaire : 5 septembre 2026. Voir QH20, QH21 et QH22. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM120 — Spiramycine + métronidazole — recours dentaire
Médicaments
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Noms commerciaux
Birodogyl : 1,5 million UI/250 mg ; Rodogyl : 0,75 million UI/125 mg. Ou générique au dosage exact si disponible ; ne pas interchanger les nombres de comprimés.
Indications
Infections bucco-dentaires sensibles lorsque les antibiotiques recommandés ne peuvent pas être utilisés. Association fixe de recours, après diagnostic dentaire et justification individuelle.
Contre-indications
Allergie à l’un des composants ou aux imidazolés. Birodogyl : contre-indiqué avant 15 ans. Certaines associations proarythmogènes sont contre-indiquées, notamment hydroxyzine, citalopram/escitalopram, dompéridone, amiodarone et sotalol : vérifier la liste complète du RCP.
Effets indésirables
Troubles digestifs et goût métallique. Risques à connaître : allongement du QT, réaction allergique/cutanée sévère et neurotoxicité du métronidazole. Syncope, neuropathie, ataxie ou confusion : arrêt et évaluation rapide.
Interactions
Alcool et disulfirame, AVK, lithium, busulfan, lévodopa/carbidopa et médicaments allongeant le QT. Rechercher doublon avec spiramycine ou métronidazole séparés.
Repères médecin
Association fixe d’un macrolide et d’un nitro-imidazolé, citée dans QH20–QH22 pour préciser ses limites. Le RCP 2026 réserve son usage aux situations où un autre antibiotique ne peut pas être utilisé et signale une incertitude sur la dose optimale. Pas d’ordonnance automatique dans cette fiche : diagnostic, justification, dose et durée doivent être fixés par le prescripteur avec le dentiste avant délivrance. Ne pas remplacer les schémas validés d’antibiotiques séparés par cette association à doses différentes. À titre de repère de RCP, Birodogyl chez l’adulte : 2 à 3 comprimés/j en 2–3 prises, pendant les repas ; ce repère n’est pas une recommandation de première intention. Soins du foyer indispensables ; contrôle à 48–72 heures. Signes neurologiques, réaction cutanée sévère ou diarrhée importante : arrêter et demander un avis. Terrain hépatique, grossesse et allaitement : décision spécifique. RCP Birodogyl, mai 2026. Mise à jour dentaire : 5 septembre 2026. Voir QH20, QH21 et QH22. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM121 — Metformine — biguanide du diabète de type 2
Médicaments
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Noms commerciaux
Glucophage 500, 850 et 1 000 mg ; génériques de metformine aux mêmes dosages. Stagid contient de l’embonate de metformine : ne pas convertir comprimé pour comprimé sans vérifier l’équivalence.
Indications
Diabète de type 2, notamment en première intention si aucun besoin cardiorénal prioritaire ne dicte un autre choix. Particulièrement adaptée si efficacité, recul, coût et faible risque d’hypoglycémie priment.
Ordonnance — initiation progressive, DFG ≥ 45 mL/min/1,73 m²
Glucophage — metformine 500 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé au dîner pendant 7 jours, puis 1 comprimé matin et soir au cours des repas. Poursuivre jusqu’à la réévaluation de la tolérance et de l’HbA1c avant toute augmentation.
Ordonnance — DFG 30–44, si décision de maintien/initiation individualisée
Glucophage — metformine 500 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé matin et soir au cours des repas jusqu’à réévaluation. Maximum 1 000 mg/j ; surveillance rénale rapprochée.
Contre-indications
DFG < 30, acidose métabolique, déshydratation ou affection aiguë avec hypoxie/insuffisance rénale, insuffisance hépatique sévère, intoxication alcoolique aiguë. Suspendre lors d’une maladie aiguë sévère et selon le protocole des produits de contraste iodés.
Effets indésirables
Nausées, diarrhée, douleurs abdominales et perte d’appétit, surtout à l’initiation ; baisse de vitamine B12 au long cours. Très rarement, acidose lactique grave, favorisée par insuffisance rénale/hypoxie/déshydratation : suspendre et urgence si dyspnée, faiblesse ou douleurs abdominales inhabituelles.
Interactions
Alcool excessif, produits iodés, médicaments altérant la fonction rénale ; certains inhibiteurs des transporteurs OCT augmentent l’exposition.
Repères médecin
Titrer lentement pour limiter diarrhée et nausées. Contrôler DFG avant puis régulièrement ; rechercher vitamine B12 si traitement prolongé, anémie ou neuropathie. Monothérapie sans hypoglycémie habituelle. RCP Glucophage. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM122 — Empagliflozine — inhibiteur de SGLT2
Médicaments
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Noms commerciaux
Jardiance 10 et 25 mg ; Synjardy associe empagliflozine et metformine. Vérifier les indications et conditions de remboursement en vigueur.
Indications
Diabète de type 2 avec bénéfice particulièrement pertinent en cas de maladie cardiovasculaire, insuffisance cardiaque ou maladie rénale chronique. Peut être choisi pour la protection cardiorénale indépendamment du seul niveau d’HbA1c.
Ordonnance — diabète avec maladie cardiovasculaire, insuffisance cardiaque ou rénale
Jardiance — empagliflozine 10 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, avec ou sans repas, jusqu’à réévaluation. Contrôle clinique et rénal après initiation.
Contre-indications
Hypersensibilité. Ne pas utiliser pour traiter une acidocétose ni un diabète de type 1. Grossesse/allaitement : éviter selon RCP ; fonction rénale et indication à vérifier avant prescription.
Effets indésirables
Mycoses génitales, polyurie et déplétion avec hypotension/déshydratation ; hypoglycémie surtout avec insuline/sulfamide. Acidocétose parfois sans hyperglycémie majeure ; rare gangrène de Fournier. Nausées avec dyspnée ou douleur/inflammation périnéale fébrile : arrêt et urgence.
Interactions
Diurétiques et antihypertenseurs : déplétion/hypotension. Insuline ou sulfamide : réduire éventuellement ces derniers pour prévenir l’hypoglycémie.
Repères médecin
Expliquer mycoses génitales, diurèse et règles des jours de maladie. Suspendre en cas de jeûne prolongé, chirurgie majeure ou maladie aiguë grave. Nausées, douleur abdominale, polypnée ou malaise : cétonémie et avis urgent, même si glycémie modérée. RCP Jardiance. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM123 — Dapagliflozine — inhibiteur de SGLT2
Médicaments
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Noms commerciaux
Forxiga 10 mg ou générique ; Xigduo associe dapagliflozine et metformine.
Indications
Diabète de type 2, insuffisance cardiaque ou maladie rénale chronique selon indication et DFG. Particulièrement pertinente lorsque la protection cardiaque ou rénale est prioritaire.
Ordonnance — diabète avec insuffisance cardiaque ou maladie rénale chronique
Forxiga — dapagliflozine 10 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour, avec ou sans repas, jusqu’à réévaluation. Contrôle clinique et rénal après initiation.
Contre-indications
Hypersensibilité. Ne traite pas l’acidocétose et ne doit pas être utilisé dans le diabète de type 1. Grossesse/allaitement et fonction rénale : suivre le RCP selon indication.
Effets indésirables
Mycoses génitales, polyurie et déplétion avec hypotension/déshydratation ; hypoglycémie surtout avec insuline/sulfamide. Acidocétose parfois sans hyperglycémie majeure ; rare gangrène de Fournier. Nausées avec dyspnée ou douleur/inflammation périnéale fébrile : arrêt et urgence.
Interactions
Diurétiques et antihypertenseurs : risque de déplétion. Insuline ou sulfamide : hypoglycémie liée à l’association.
Repères médecin
Prévenir mycoses génitales, hypotension et rare gangrène de Fournier. Pause lors de jeûne, chirurgie ou maladie aiguë grave. Symptômes compatibles : mesurer les cétones même sans hyperglycémie majeure. RCP Forxiga. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM124 — Sémaglutide — Ozempic, diabète de type 2
Médicaments
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Noms commerciaux
Ozempic 0,25, 0,5, 1 et 2 mg pour le diabète de type 2. Wegovy a une indication et une montée de dose distinctes ; ne pas les interchanger.
Indications
Diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, surtout lorsque perte pondérale et forte efficacité glycémique sont recherchées. Choix individualisé selon risque cardiovasculaire, tolérance digestive et disponibilité.
Ordonnance — initiation dans le diabète de type 2
Ozempic — sémaglutide 0,25 mg/dose Injecter 0,25 mg par voie sous-cutanée une fois par semaine pendant 4 semaines, le même jour ; passer ensuite à 0,5 mg une fois par semaine jusqu’à réévaluation. La dose de 0,25 mg n’est pas une dose d’entretien.
Contre-indications
Hypersensibilité. Ne remplace pas l’insuline et ne traite pas le diabète de type 1 ni l’acidocétose. Grossesse : arrêter au moins 2 mois avant une grossesse planifiée ; ne pas utiliser pendant l’allaitement selon RCP.
Effets indésirables
Nausées, vomissements, diarrhée/constipation et douleurs abdominales ; hypoglycémie surtout avec insuline/sulfamide. Risques de déshydratation, pancréatite et complications biliaires ; rétinopathie à surveiller selon terrain. Douleur abdominale persistante ou baisse soudaine de vision : avis urgent.
Interactions
Ralentissement gastrique pouvant modifier l’absorption de médicaments oraux ; insuline/sulfamide augmentent le risque d’hypoglycémie.
Repères médecin
Augmenter lentement ; nausées, vomissements et diarrhée peuvent déshydrater. Douleur abdominale persistante : arrêter et rechercher une pancréatite. Prudence en cas de gastroparésie et de rétinopathie, surtout lors d’une baisse glycémique rapide. RCP Ozempic. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026). Obésité isolée : voir Wegovy QM229 et QH65 ; Ozempic ne remplace pas ce schéma. Ne pas cumuler deux agonistes GLP-1 ni associer à Mounjaro. Une perte soudaine de vision impose un avis ophtalmologique urgent ; arrêter si neuropathie optique ischémique confirmée. Prévenir l’anesthésiste avant sédation/anesthésie ; suivi et alertes QS33/QS34. Complément vérifié le 20 octobre 2026 : RCP Ozempic.
QM125 — Dulaglutide — agoniste du GLP-1
Médicaments
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Noms commerciaux
Trulicity 0,75, 1,5, 3 et 4,5 mg, stylo hebdomadaire.
Indications
Diabète de type 2 insuffisamment contrôlé en association au traitement de fond. Option hebdomadaire pertinente lorsque efficacité glycémique, poids et simplicité sont prioritaires.
Ordonnance — initiation en association
Trulicity — dulaglutide 1,5 mg/dose Injecter 1,5 mg par voie sous-cutanée une fois par semaine, le même jour, jusqu’à réévaluation. Si profil fragile, la présentation 0,75 mg peut être retenue selon le RCP et le plan clinique.
Contre-indications
Hypersensibilité. Ne remplace pas l’insuline et ne traite pas acidocétose/type 1. Grossesse : non recommandé ; allaitement à éviter selon RCP.
Effets indésirables
Nausées, diarrhée, vomissements et douleurs abdominales ; hypoglycémie surtout avec insuline/sulfamide. Déshydratation, pancréatite et complications biliaires possibles. Douleur abdominale intense/persistante ou vomissements empêchant de boire : suspendre et faire évaluer.
Interactions
Ralentissement gastrique ; surveiller les médicaments oraux à marge étroite. Insuline/sulfamide : risque d’hypoglycémie.
Repères médecin
Une augmentation à 3 puis 4,5 mg exige des paliers d’au moins 4 semaines et une nouvelle ordonnance. Douleur abdominale persistante : arrêter et rechercher pancréatite. Surveiller hydratation, tolérance digestive et poids. RCP Trulicity. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM126 — Tirzépatide — Mounjaro, diabète de type 2 et contrôle du poids
Médicaments
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Noms commerciaux
Mounjaro 2,5 à 15 mg/dose en stylo. Indication, disponibilité et remboursement doivent être vérifiés au moment de prescrire.
Indications
Diabète de type 2 insuffisamment contrôlé. Également contrôle du poids chez l’adulte avec IMC initial ≥ 30 kg/m², ou ≥ 27 avec comorbidité liée au poids, en complément de la prise en charge nutritionnelle et de l’activité physique. Conditions de remboursement distinctes selon indication.
Ordonnance — Initiation chez l’adulte, diabète de type 2 ou contrôle du poids
Mounjaro — tirzépatide 2,5 mg/dose Injecter 2,5 mg par voie sous-cutanée une fois par semaine pendant 4 semaines, le même jour ; passer ensuite à 5 mg une fois par semaine jusqu’à réévaluation. 2,5 mg est une dose d’initiation.
Contre-indications
Hypersensibilité. Ne traite pas le type 1 ni l’acidocétose. Ne pas utiliser pendant la grossesse ; contraception recommandée ; arrêter au moins 1 mois avant une grossesse planifiée.
Effets indésirables
Nausées, diarrhée, vomissements, constipation et diminution de l’appétit. Hypoglycémie surtout avec insuline/sulfamide ; déshydratation, pancréatite et complications biliaires possibles. Douleur abdominale intense/persistante ou impossibilité de boire : suspendre et évaluer rapidement.
Interactions
Ralentissement de la vidange gastrique, surtout à l’initiation et aux augmentations ; peut modifier l’absorption de médicaments oraux. Insuline/sulfamide : hypoglycémie.
Repères médecin
Augmentations ultérieures par 2,5 mg après au moins 4 semaines, maximum 15 mg/semaine. Surveiller effets digestifs, déshydratation, lithiase biliaire et pancréatite. RCP Mounjaro. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026). Contrôle du poids : doses d’entretien adultes de 5, 10 ou 15 mg/semaine, selon réponse/tolérance ; les paliers de 7,5/12,5 mg permettent la titration, avec au moins 4 semaines avant chaque augmentation. Traitement prolongé seulement si bénéfice/tolérance confirmés. Oubli : injecter dans les 4 jours, sinon sauter sans doubler ; interruption prolongée : réévaluer la reprise. Pour un remboursement dans l’obésité : vérifier critères restrictifs, initiation par médecin habilité et formulaire d’accompagnement ; renouvellement possible en médecine générale. Hors remboursement, prescription dans l’AMM possible par tout médecin. Pas de cumul avec Wegovy/Ozempic/Saxenda. Prudence si gastroparésie sévère, rétinopathie ou antécédent de pancréatite ; prévenir l’anesthésiste avant sédation/anesthésie. Voir QH65, QS33/QS34 et QC56. Complément vérifié le 20 octobre 2026 : RCP Mounjaro ; Assurance Maladie — accompagnement à la prescription des AGLP-1, juin 2026 ; Assurance Maladie — obésité, traitements et prise en charge, 12 octobre 2026.
QM127 — Sitagliptine — inhibiteur de DPP-4
Médicaments
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Noms commerciaux
Januvia ou Xelevia 25, 50 et 100 mg ; génériques. Janumet/Velmetia associent sitagliptine et metformine.
Indications
Diabète de type 2 lorsque simplicité, neutralité pondérale et faible risque d’hypoglycémie sont prioritaires. Option utile chez le sujet âgé, avec adaptation au DFG.
Ordonnance — DFG ≥ 45 mL/min/1,73 m²
Januvia — sitagliptine 100 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour, avec ou sans repas, jusqu’à réévaluation.
Ordonnance — DFG 30–44 mL/min/1,73 m²
Januvia — sitagliptine 50 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation.
Ordonnance — DFG < 30 ou dialyse
Januvia — sitagliptine 25 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour, indépendamment de l’horaire de dialyse, jusqu’à réévaluation.
Contre-indications
Hypersensibilité. Grossesse et allaitement : ne pas utiliser selon RCP.
Effets indésirables
Hypoglycémie surtout en association avec insuline ou sulfamide. Pancréatite, arthralgies importantes, pemphigoïde bulleuse et hypersensibilité sévère ont été rapportées. Douleur abdominale persistante, bulles cutanées ou angio-œdème : arrêter et évaluer rapidement.
Interactions
Peu d’interactions CYP ; prudence avec digoxine. Réduire éventuellement insuline/sulfamide associés.
Repères médecin
Contrôler le DFG avant et périodiquement. Arrêter si suspicion de pancréatite ; surveiller pemphigoïde bulleuse et réaction d’hypersensibilité. Ne pas associer à un agoniste GLP-1. RCP Januvia. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM128 — Linagliptine — inhibiteur de DPP-4
Médicaments
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Noms commerciaux
Trajenta 5 mg ; Jentadueto associe linagliptine et metformine.
Indications
Diabète de type 2 lorsque faible risque d’hypoglycémie et simplicité sont recherchés. Particulièrement utile en insuffisance rénale car aucune adaptation de dose n’est requise pour la molécule.
Ordonnance — option sans adaptation rénale
Trajenta — linagliptine 5 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, avec ou sans repas, jusqu’à réévaluation.
Contre-indications
Hypersensibilité. Grossesse/allaitement : éviter selon RCP. Ne traite pas type 1 ou acidocétose.
Effets indésirables
Hypoglycémie surtout en association avec insuline ou sulfamide. Pancréatite, arthralgies importantes, pemphigoïde bulleuse et hypersensibilité sévère ont été rapportées. Douleur abdominale persistante, bulles cutanées ou angio-œdème : arrêter et évaluer rapidement.
Interactions
Inducteurs puissants de P-gp/CYP3A4, dont rifampicine, peuvent réduire l’efficacité. Insuline/sulfamide : réduire éventuellement ces derniers.
Repères médecin
Pas d’adaptation rénale de la linagliptine seule, mais vérifier les autres traitements. Arrêter si pancréatite suspectée ; surveiller pemphigoïde bulleuse et hypersensibilité. Ne pas associer à un agoniste GLP-1. Base publique des médicaments. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM129 — Gliclazide à libération modifiée — sulfamide hypoglycémiant
Médicaments
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Noms commerciaux
Diamicron 30 mg LM ou générique ; Diamicron 60 mg LM. Ne pas confondre avec les anciennes formes à libération immédiate.
Indications
Diabète de type 2 nécessitant un sécrétagogue lorsque coût et efficacité priment. À réserver aux patients avec repas réguliers et risque d’hypoglycémie acceptable.
Ordonnance — initiation
Diamicron — gliclazide 30 mg à libération modifiée (ou générique) Prendre 1 comprimé en une prise au petit déjeuner jusqu’à réévaluation. Ne pas prendre si le repas est sauté ; ne pas doubler le lendemain.
Contre-indications
Type 1, acidocétose, insuffisance rénale ou hépatique sévère, grossesse/allaitement, association au miconazole systémique ou gel buccal.
Effets indésirables
Hypoglycémie, parfois sévère ou prolongée, surtout si repas sauté, fragilité ou interaction ; prise de poids et troubles digestifs possibles. Confusion, sueurs ou malaise : mesurer la glycémie et corriger ; trouble de conscience : urgence. Réactions cutanées/hématologiques rares.
Interactions
Nombreuses interactions majorant l’hypoglycémie, dont alcool, miconazole, certains antibiotiques ; corticoïdes et sympathomimétiques peuvent déséquilibrer. Fluoroquinolones : dysglycémie.
Repères médecin
Réserver aux patients avec repas réguliers et faible risque hypoglycémique. Titrer par paliers selon HbA1c/glycémies, maximum 120 mg/j. Éduquer au resucrage et réévaluer après toute hypoglycémie. RCP Diamicron. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM130 — Répaglinide — glinide prandial
Médicaments
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Noms commerciaux
NovoNorm 0,5, 1 et 2 mg ; Enyglid ou génériques.
Indications
Diabète de type 2 avec hyperglycémie postprandiale et horaires de repas variables. Option prandiale lorsque le risque d’hypoglycémie est acceptable et que la prise peut suivre chaque repas.
Ordonnance — initiation chez patient jamais traité
NovoNorm — répaglinide 0,5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé dans les 15 minutes précédant chaque repas principal jusqu’à réévaluation. Si un repas est sauté, sauter la dose ; ne pas doubler.
Contre-indications
Type 1, acidocétose, insuffisance hépatique sévère, grossesse/allaitement, âge < 18 ans, association au gemfibrozil.
Effets indésirables
Hypoglycémie, notamment si prise sans repas, et douleurs abdominales/diarrhée. Hypoglycémie sévère possible avec interactions : sueurs, tremblements, confusion ou malaise imposent contrôle/correction ; trouble de conscience : urgence.
Interactions
Gemfibrozil contre-indiqué ; clopidogrel fortement déconseillé/à gérer selon RCP. Inhibiteurs CYP2C8/3A4 majorent l’exposition ; inducteurs la réduisent.
Repères médecin
Option centrée sur les repas mais provoque des hypoglycémies. Titrer avec prudence ; dose maximale 4 mg par repas et 16 mg/j. Éducation au resucrage indispensable. RCP NovoNorm. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM131 — Acarbose — inhibiteur de l’alpha-glucosidase
Médicaments
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Noms commerciaux
Glucor 50 et 100 mg, avec disponibilité à vérifier ; génériques d’acarbose.
Indications
Diabète de type 2 avec hyperglycémie surtout postprandiale. Option non hypoglycémiante seule lorsque la tolérance digestive est acceptable.
Ordonnance — hyperglycémie postprandiale, initiation
Glucor — acarbose 50 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé au début de chacun des trois repas, avec la première bouchée, jusqu’à réévaluation. Contrôler la tolérance avant toute augmentation.
Contre-indications
Maladie inflammatoire intestinale, ulcération/occlusion ou trouble digestif susceptible d’être aggravé par les gaz, insuffisance rénale sévère, grossesse/allaitement selon RCP.
Effets indésirables
Flatulences, diarrhée et douleurs abdominales, surtout au début. Élévation des transaminases et hépatite rarement rapportées ; distension douloureuse importante : réévaluer. Hypoglycémie liée aux associations : corriger avec glucose, le saccharose étant moins rapidement efficace.
Interactions
Adsorbants intestinaux, cholestyramine et enzymes digestives peuvent modifier l’effet. Digoxine : surveillance. Avec insuline/sécrétagogue, hypoglycémie possible.
Repères médecin
Flatulences et diarrhées sont dose-dépendantes. En cas d’hypoglycémie sous association, utiliser du glucose/dextrose, car le saccharose agit moins vite. RCP Glucor. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM132 — Insuline glargine — insuline basale
Médicaments
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Noms commerciaux
Lantus et Abasaglar 100 unités/mL ; Toujeo 300 unités/mL. Les stylos/concentrations ne sont pas interchangeables unité pour unité sans plan de conversion.
Indications
Insulinothérapie basale du diabète de type 2 en cas d’hyperglycémie symptomatique, insulinopénie ou échec d’une stratégie non insulinique. Peut aussi traiter d’autres diabètes selon un schéma spécialisé.
Ordonnance — initiation prudente dans le diabète de type 2
Lantus SoloStar — insuline glargine 100 unités/mL Injecter 10 unités par voie sous-cutanée une fois par jour à heure fixe jusqu’à réévaluation. Mesurer la glycémie à jeun chaque matin et appliquer uniquement la titration écrite remise séparément. Ne jamais prélever au moyen d’une seringue depuis le stylo.
Contre-indications
Hypersensibilité. Ne pas injecter pendant une hypoglycémie. Prudence insuffisance rénale/hépatique, sujet âgé et troubles cognitifs.
Effets indésirables
Hypoglycémie, parfois grave, et prise de poids. Réactions locales et lipodystrophie/amylose au point d’injection possibles ; varier les sites. Toute modification de dose, de site ou d’apports peut déstabiliser la glycémie ; trouble de conscience : urgence.
Interactions
Nombreux médicaments modifient les besoins ; bêtabloquants masquent certains signes. Alcool imprévisible. Pioglitazone avec insuline : risque d’insuffisance cardiaque.
Repères médecin
Prescrire marque, concentration, dispositif, aiguilles, autosurveillance, cible et règle de réduction en cas d’hypoglycémie. Former et organiser QP06. Ne pas mélanger ni diluer. RCP Lantus. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM133 — Insuline dégludec — insuline basale ultra-longue
Médicaments
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Noms commerciaux
Tresiba FlexTouch ou Penfill 100 unités/mL ; FlexTouch 200 unités/mL. L’afficheur indique les unités : ne pas recalculer ni prélever à la seringue.
Indications
Insuline basale de longue durée pour diabète nécessitant une couverture quotidienne stable. Particulièrement utile lorsqu’une certaine flexibilité horaire ou la réduction des hypoglycémies est recherchée.
Ordonnance — initiation dans le diabète de type 2
Tresiba FlexTouch — insuline dégludec 100 unités/mL Injecter 10 unités par voie sous-cutanée une fois par jour jusqu’à réévaluation. Mesurer la glycémie à jeun et suivre uniquement la règle de titration écrite remise séparément.
Contre-indications
Hypersensibilité. Ne pas administrer pendant une hypoglycémie. Prudence insuffisance rénale/hépatique, grand âge et troubles cognitifs.
Effets indésirables
Hypoglycémie, parfois grave, et prise de poids. Réactions locales et lipodystrophie/amylose au point d’injection possibles ; varier les sites. Toute modification de dose, de site ou d’apports peut déstabiliser la glycémie ; trouble de conscience : urgence.
Interactions
Nombreux médicaments modifient les besoins ; bêtabloquants peuvent masquer les signes ; alcool imprévisible.
Repères médecin
Chez l’adulte, l’horaire peut être adapté si nécessaire en conservant au moins 8 heures entre injections, mais une heure régulière simplifie la sécurité. Prescrire dispositif, aiguilles, autosurveillance, cible et conduite d’hypoglycémie ; organiser QP06. RCP Tresiba. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM134 — Ramipril
Médicaments
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Noms commerciaux
Triatec ; génériques de ramipril.
Indications
Hypertension artérielle, notamment avec insuffisance cardiaque, maladie rénale albuminurique ou autre indication d’un IEC. Option de première intention après vérification rénale et de la kaliémie.
Ordonnance — hypertension, initiation
Triatec — ramipril 2,5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines.
Ordonnance — sujet âgé, déplété ou à risque d’hypotension
Ramipril 1,25 mg Prendre 1 comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation rapprochée.
Contre-indications
Grossesse, antécédent d’angiœdème lié à un IEC ou héréditaire, sténose bilatérale significative des artères rénales, hypotension sévère ; association au sacubitril/valsartan dans les 36 heures et à l’aliskiren chez certains patients diabétiques ou insuffisants rénaux.
Effets indésirables
Toux sèche persistante, vertiges et hypotension. Hyperkaliémie et altération rénale possibles ; contrôler créatinine/kaliémie selon terrain. Angio-œdème, même tardif : arrêt définitif de l’IEC et urgence si atteinte de langue/gorge ou gêne respiratoire.
Interactions
Suppléments ou sels de potassium, diurétiques épargneurs de potassium, ARA2/aliskiren, AINS, lithium, sacubitril/valsartan et médicaments favorisant hypotension, insuffisance rénale ou hyperkaliémie.
Repères médecin
Créatinine/DFG et potassium avant puis 1 à 2 semaines après introduction ou hausse. Toux sèche possible ; œdème de la face/langue = arrêt et urgence. Titration usuelle toutes les 2 à 4 semaines, maximum 10 mg/j selon indication. RCP Triatec. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM135 — Périndopril
Médicaments
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Noms commerciaux
Coversyl ; génériques de périndopril.
Indications
Hypertension artérielle et autres situations bénéficiant d’un IEC, notamment certaines cardiopathies. Option de première intention, avec dose initiale réduite chez le sujet âgé ou déplété.
Ordonnance — hypertension, initiation
Coversyl — périndopril 5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin avant le repas une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines.
Ordonnance — sujet âgé ou risque d’hypotension
Périndopril 2,5 mg Prendre 1 comprimé le matin avant le repas une fois par jour jusqu’à réévaluation rapprochée.
Contre-indications
Grossesse, antécédent d’angiœdème lié à un IEC ou héréditaire, sténose bilatérale significative des artères rénales ; association au sacubitril/valsartan dans les 36 heures et à l’aliskiren chez certains patients diabétiques ou insuffisants rénaux.
Effets indésirables
Toux sèche persistante, vertiges et hypotension. Hyperkaliémie et altération rénale possibles ; contrôler créatinine/kaliémie selon terrain. Angio-œdème, même tardif : arrêt définitif de l’IEC et urgence si atteinte de langue/gorge ou gêne respiratoire.
Interactions
Potassium et diurétiques épargneurs de potassium, ARA2/aliskiren, AINS, lithium, sacubitril/valsartan et médicaments majorant hypotension, insuffisance rénale ou hyperkaliémie.
Repères médecin
Contrôler créatinine/DFG et potassium avant puis 1 à 2 semaines après introduction ou hausse. Après un mois, augmentation possible jusqu’à 10 mg/j selon réponse et tolérance. Toux sèche possible ; angiœdème = urgence. RCP Coversyl. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM136 — Candésartan
Médicaments
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Noms commerciaux
Atacand, Kenzen ; génériques de candésartan cilexétil.
Indications
Hypertension artérielle, notamment si un bloqueur du SRAA est indiqué et qu’un IEC provoque une toux. Aussi utilisé dans certaines insuffisances cardiaques selon indication.
Ordonnance — hypertension, initiation
Atacand — candésartan 8 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 4 semaines.
Ordonnance — déplétion volémique ou risque d’hypotension
Candésartan 4 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation rapprochée.
Contre-indications
Grossesse, insuffisance hépatique sévère ou cholestase ; association à l’aliskiren chez patient diabétique ou avec insuffisance rénale selon le contexte. Prudence sténose bilatérale des artères rénales, hyperkaliémie et déplétion.
Effets indésirables
Vertiges/hypotension ; hyperkaliémie et altération de la fonction rénale, surtout en cas de déshydratation ou d’association à risque. Angio-œdème rarement rapporté : arrêt et urgence si atteinte respiratoire. Contrôler créatinine et kaliémie selon le terrain.
Interactions
IEC/autres bloqueurs du SRAA, aliskiren, potassium et diurétiques épargneurs de potassium, AINS, lithium et médicaments majorant hypotension, insuffisance rénale ou hyperkaliémie.
Repères médecin
Contrôler créatinine/DFG et potassium avant puis 1 à 2 semaines après introduction ou hausse. Effet maximal vers 4 semaines ; augmentation possible à 16 puis 32 mg/j. Ne pas associer à un IEC en routine. RCP candésartan. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM137 — Losartan
Médicaments
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Noms commerciaux
Cozaar ; génériques de losartan.
Indications
Hypertension artérielle, particulièrement en cas de diabète de type 2 avec protéinurie. Alternative à un IEC en cas de toux ou d’intolérance non allergique.
Ordonnance — hypertension, initiation
Cozaar — losartan 50 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 3 à 6 semaines.
Ordonnance — déplétion volémique sélectionnée
Losartan 25 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation rapprochée.
Contre-indications
Grossesse, insuffisance hépatique sévère ; association à l’aliskiren chez patient diabétique ou insuffisant rénal selon le contexte. Prudence sténose bilatérale des artères rénales, hyperkaliémie et déplétion.
Effets indésirables
Vertiges/hypotension ; hyperkaliémie et altération de la fonction rénale, surtout en cas de déshydratation ou d’association à risque. Angio-œdème rarement rapporté : arrêt et urgence si atteinte respiratoire. Contrôler créatinine et kaliémie selon le terrain.
Interactions
IEC/autres bloqueurs du SRAA, aliskiren, potassium et diurétiques épargneurs de potassium, AINS, lithium et médicaments majorant hypotension, insuffisance rénale ou hyperkaliémie.
Repères médecin
Contrôler créatinine/DFG et potassium avant puis 1 à 2 semaines après introduction ou hausse. Effet maximal en 3 à 6 semaines ; augmentation possible à 100 mg/j. Option documentée dans l’HTA avec diabète de type 2 et protéinurie. RCP Cozaar. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM138 — Valsartan
Médicaments
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Noms commerciaux
Tareg, Nisis ; génériques de valsartan.
Indications
Hypertension artérielle, notamment lorsqu’un ARA2 est préféré à un IEC. Peut aussi relever de certaines indications cardiaques selon le contexte.
Ordonnance — hypertension, initiation
Tareg — valsartan 80 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 4 semaines.
Contre-indications
Grossesse, insuffisance hépatique sévère, cirrhose biliaire ou cholestase ; association à l’aliskiren chez patient diabétique ou insuffisant rénal selon le contexte. Prudence sténose bilatérale des artères rénales, hyperkaliémie et déplétion.
Effets indésirables
Vertiges/hypotension ; hyperkaliémie et altération de la fonction rénale, surtout en cas de déshydratation ou d’association à risque. Angio-œdème rarement rapporté : arrêt et urgence si atteinte respiratoire. Contrôler créatinine et kaliémie selon le terrain.
Interactions
IEC/autres bloqueurs du SRAA, aliskiren, potassium et diurétiques épargneurs de potassium, AINS, lithium et médicaments majorant hypotension, insuffisance rénale ou hyperkaliémie.
Repères médecin
Contrôler créatinine/DFG et potassium avant puis 1 à 2 semaines après introduction ou hausse. Effet en 2 semaines, maximal vers 4 semaines ; titration possible à 160 puis 320 mg/j. RCP Tareg. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM139 — Amlodipine
Médicaments
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Noms commerciaux
Amlor ; génériques d’amlodipine.
Indications
Hypertension artérielle et angor. Option de première intention particulièrement adaptée à l’HTA systolique du sujet âgé ou lorsqu’un bloqueur du SRAA est inadapté.
Ordonnance — hypertension, initiation
Amlor — amlodipine 5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines.
Ordonnance — sujet très âgé ou fragile sélectionné
Amlodipine 2,5 mg Prendre un demi-comprimé à 5 mg une fois par jour jusqu’à réévaluation rapprochée, si la spécialité est sécable.
Contre-indications
Hypotension sévère, choc, obstruction sévère de la voie d’éjection du ventricule gauche, insuffisance cardiaque hémodynamiquement instable après infarctus aigu.
Effets indésirables
Œdèmes des chevilles, céphalées, bouffées vasomotrices, palpitations et vertiges. Hypotension possible ; hyperplasie gingivale plus rarement. Réévaluer œdèmes gênants ou malaise plutôt que majorer systématiquement un diurétique.
Interactions
Inhibiteurs ou inducteurs du CYP3A4, autres antihypertenseurs ; limiter la simvastatine à 20 mg/j avec l’amlodipine. Prudence avec tacrolimus, ciclosporine et clarithromycine.
Repères médecin
Œdèmes des chevilles, bouffées vasomotrices, céphalées et palpitations sont dose-dépendants ; hyperplasie gingivale possible. Augmentation possible à 10 mg/j. L’œdème vasodilatateur ne justifie pas automatiquement un diurétique. RCP Amlor. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM140 — Lercanidipine
Médicaments
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Noms commerciaux
Lercan, Zanidip ; génériques de lercanidipine.
Indications
Hypertension artérielle légère à modérée. Alternative dihydropyridinique lorsque l’amlodipine est mal tolérée, notamment en cas d’œdèmes gênants.
Ordonnance — hypertension, initiation
Lercan — lercanidipine 10 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin au moins 15 minutes avant le petit déjeuner jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines.
Contre-indications
Grossesse/allaitement selon RCP, insuffisance hépatique ou rénale sévère, obstruction à l’éjection ventriculaire, insuffisance cardiaque non traitée, angor instable ou infarctus récent. Association aux inhibiteurs puissants du CYP3A4, à la ciclosporine ou au pamplemousse.
Effets indésirables
Céphalées, bouffées vasomotrices, palpitations et œdèmes périphériques. Hypotension ou aggravation d’angor possibles, surtout en contexte prédisposé. Malaise, syncope ou douleur thoracique : évaluation rapide.
Interactions
Inhibiteurs/inducteurs du CYP3A4, ciclosporine, pamplemousse, alcool, autres antihypertenseurs et médicaments modifiant les concentrations de digoxine ou simvastatine.
Repères médecin
Prise avant repas pauvre en graisses ; repas gras augmente fortement l’exposition. Œdèmes, céphalées, bouffées et palpitations possibles. Augmentation à 20 mg/j après au moins 2 semaines si nécessaire. RCP lercanidipine. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM141 — Indapamide LP
Médicaments
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Noms commerciaux
Fludex LP ; génériques d’indapamide LP 1,5 mg.
Indications
Hypertension artérielle, seul ou en association. Diurétique thiazidique apparenté de première intention possible, particulièrement utile dans l’HTA systolique.
Ordonnance — hypertension
Fludex LP — indapamide 1,5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines. Avaler entier.
Contre-indications
Insuffisance rénale sévère, encéphalopathie hépatique ou insuffisance hépatique sévère, hypokaliémie, hypersensibilité à l’indapamide ou aux sulfamides.
Effets indésirables
Hypokaliémie, éruption, vertiges et déshydratation possibles ; hyponatrémie parfois sévère. Hyperuricémie et photosensibilité à connaître. Confusion, faiblesse importante ou palpitations : vérifier rapidement ionogramme et fonction rénale.
Interactions
Lithium, médicaments allongeant le QT ou favorisant les torsades, AINS, autres médicaments abaissant sodium ou potassium, IEC/ARA2 en contexte de déplétion et produits de contraste iodés si déshydratation.
Repères médecin
Contrôler sodium, potassium et créatinine après introduction puis selon terrain ; surveiller goutte, glycémie et hypotension. Augmenter la dose accroît les effets indésirables sans améliorer l’effet antihypertenseur. RCP Fludex LP. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM142 — Hydrochlorothiazide
Médicaments
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Noms commerciaux
Esidrex ; hydrochlorothiazide générique surtout présent dans des associations fixes.
Indications
Hypertension artérielle, seule ou en association. Option thiazidique utilisée directement ou intégrée à une association fixe.
Ordonnance — hypertension
Esidrex — hydrochlorothiazide 25 mg Prendre un demi-comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines.
Ordonnance — dose usuelle supérieure si nécessaire
Esidrex — hydrochlorothiazide 25 mg Prendre 1 comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines.
Contre-indications
Anurie ou insuffisance rénale sévère, insuffisance hépatique sévère, troubles électrolytiques non corrigés, hypersensibilité à l’hydrochlorothiazide ou aux sulfamides.
Effets indésirables
Hypokaliémie, hyponatrémie, déshydratation/hypotension et hyperuricémie ; photosensibilité possible. Risque accru de cancers cutanés non mélanomes avec exposition cumulée. Douleur oculaire/baisse visuelle aiguë ou confusion : évaluation rapide.
Interactions
Lithium, AINS, médicaments allongeant le QT ou favorisant hypo/hyperkaliémie ou hyponatrémie, IEC/ARA2 en contexte de déplétion, digitaliques et antidiabétiques.
Repères médecin
Contrôler sodium, potassium, créatinine, uricémie et glycémie selon terrain. Photosensibilisation et signal de cancers cutanés non mélanocytaires : protection solaire et examen des lésions nouvelles. RCP Esidrex. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM143 — Spironolactone
Médicaments
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Noms commerciaux
Aldactone ; génériques de spironolactone.
Indications
Hyperaldostéronisme, insuffisance cardiaque et états œdémateux selon indication. Dans l’HTA, ajout privilégié pour une résistance vraie après trithérapie optimisée si fonction rénale et kaliémie le permettent.
Ordonnance — hypertension résistante vraie
Aldactone — spironolactone 25 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin une fois par jour jusqu’à réévaluation rapprochée.
Contre-indications
Hyperkaliémie, insuffisance rénale aiguë ou sévère/anurie, maladie d’Addison ; prudence majeure avec DFG bas. Grossesse/allaitement : évaluer selon indication et RCP.
Effets indésirables
Hyperkaliémie, surtout avec insuffisance rénale ou traitements associés ; troubles digestifs, gynécomastie/douleur mammaire et troubles menstruels possibles. Faiblesse, palpitations ou malaise : contrôle rapide de kaliémie/fonction rénale et adaptation du traitement.
Interactions
IEC, ARA2, aliskiren, suppléments et sels de potassium, triméthoprime/cotrimoxazole, AINS, ciclosporine/tacrolimus, héparines et autres médicaments hyperkaliémiants ; lithium et digoxine.
Repères médecin
Réserver à l’HTA résistante confirmée après trithérapie optimisée et bilan des causes. Vérifier potassium et DFG avant, puis dans la semaine et à un mois ; éviter si hyperkaliémie ou DFG < 30 mL/min/1,73 m², et solliciter un avis si DFG < 45 ou K > 4,5 mmol/L. Gynécomastie et troubles sexuels possibles. RCP Aldactone. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM144 — Nifédipine à libération prolongée
Médicaments
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Noms commerciaux
Adalate LP ; génériques de nifédipine à libération prolongée.
Indications
Hypertension artérielle nécessitant une dihydropyridine à libération prolongée. Option possible pendant la grossesse dans un protocole obstétrical spécialisé.
Ordonnance — hypertension pendant la grossesse, option spécialisée
Adalate LP — nifédipine 30 mg (ou générique LP) Prendre 1 comprimé à libération prolongée une fois par jour jusqu’à réévaluation obstétricale rapprochée. Avaler entier, sans croquer ni écraser.
Contre-indications
Choc cardiovasculaire, association à la rifampicine ; prudence sténose aortique sévère, insuffisance cardiaque et atteinte hépatique. Grossesse : seulement si nécessité clinique et selon protocole spécialisé.
Effets indésirables
Céphalées, bouffées vasomotrices, œdèmes, constipation et palpitations. Hypotension et aggravation d’angor possibles ; hyperplasie gingivale plus rarement. Douleur thoracique ou malaise important : évaluation rapide.
Interactions
Inhibiteurs/inducteurs du CYP3A4, pamplemousse, autres antihypertenseurs, tacrolimus et médicaments majorant hypotension ou tachycardie.
Repères médecin
Ne jamais substituer une forme immédiate pour obtenir une baisse rapide. Céphalées, bouffées, palpitations et œdèmes possibles. En grossesse, coordonner avec l’équipe obstétricale et suivre le protocole local. RCP nifédipine LP. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM145 — Méthyldopa
Médicaments
▼
Noms commerciaux
Aldomet ; génériques de méthyldopa selon disponibilité.
Indications
Hypertension artérielle, principalement pendant la grossesse lorsque cette option est retenue. Place limitée hors grossesse par la sédation et les effets indésirables.
Ordonnance — hypertension pendant la grossesse, initiation
Aldomet — méthyldopa 250 mg Prendre 1 comprimé matin et soir jusqu’à réévaluation obstétricale rapprochée.
Contre-indications
Affection hépatique active ou antécédent d’atteinte hépatique liée à la méthyldopa, dépression sévère, phéochromocytome ; association aux inhibiteurs de la monoamine-oxydase.
Effets indésirables
Somnolence/fatigue, sécheresse buccale et hypotension orthostatique. Hépatite, anémie hémolytique et troubles dépressifs possibles. Fièvre inexpliquée, ictère, pâleur ou fatigue inhabituelle : suspendre et contrôler rapidement.
Interactions
IMAO, fer oral réduisant l’absorption, lithium, autres antihypertenseurs et dépresseurs du système nerveux central ; interférence avec certains examens biologiques.
Repères médecin
Somnolence fréquente au début ou après augmentation. Titrer progressivement ; contrôler bilan hépatique et NFS selon durée/contexte, avec test de Coombs si indiqué. Fièvre inexpliquée, ictère ou pâleur = arrêt et bilan urgent. RCP Aldomet 250 mg. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM146 — Nébivolol
Médicaments
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Noms commerciaux
Temerit, Nebilox ; génériques de nébivolol.
Indications
Hypertension artérielle lorsqu’un bêtabloquant est pertinent, notamment avec indication cardiaque ou tachycardie associée. Dose initiale réduite chez le sujet âgé ou insuffisant rénal.
Ordonnance — hypertension avec indication adaptée
Temerit — nébivolol 5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation dans 2 à 4 semaines. Ne pas arrêter brutalement.
Ordonnance — sujet âgé ou insuffisance rénale
Nébivolol 5 mg Prendre un demi-comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation rapprochée.
Contre-indications
Bradycardie, bloc AV de haut degré sans pacemaker, choc cardiogénique, insuffisance cardiaque aiguë décompensée, hypotension, asthme ou bronchospasme sévère, trouble circulatoire périphérique sévère, insuffisance hépatique.
Effets indésirables
Céphalées, fatigue, vertiges et troubles digestifs ; bradycardie/hypotension possibles. Trouble de conduction, décompensation cardiaque ou bronchospasme à connaître. Malaise, syncope ou dyspnée nouvelle : réévaluation rapide.
Interactions
Vérapamil/diltiazem, antiarythmiques et autres bradycardisants, clonidine, digoxine, anesthésiques, bêta2-agonistes et antidiabétiques dont les signes d’hypoglycémie peuvent être masqués.
Repères médecin
Contrôler pouls, conduction, orthostatisme, insuffisance cardiaque et bronchospasme. Le bêtabloquant se choisit surtout pour une indication associée. Effet antihypertenseur après 1 à 2 semaines, parfois 4. RCP nébivolol. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM147 — Périndopril + amlodipine
Médicaments
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Noms commerciaux
Coveram ; génériques de périndopril/amlodipine.
Indications
Hypertension nécessitant périndopril et amlodipine aux dosages correspondants. Association fixe de substitution après adaptation des composants, utile pour simplifier le traitement.
Ordonnance — substitution d’une bithérapie déjà titrée
Coveram — périndopril 5 mg + amlodipine 5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin avant le repas une fois par jour jusqu’à réévaluation.
Contre-indications
Celles du périndopril et de l’amlodipine : grossesse, antécédent d’angiœdème sous IEC, hypotension sévère, choc, obstruction sévère de l’éjection ventriculaire, insuffisance cardiaque instable après infarctus ; association au sacubitril/valsartan dans les 36 heures.
Effets indésirables
Œdèmes des chevilles, céphalées, vertiges, toux sèche et hypotension. Risques liés à l’IEC : hyperkaliémie, altération rénale et angio-œdème. Gonflement de langue/gorge ou gêne respiratoire : arrêt et urgence.
Interactions
Potassium et diurétiques épargneurs de potassium, ARA2/aliskiren, AINS, lithium, sacubitril/valsartan, inhibiteurs/inducteurs du CYP3A4 ; limiter la simvastatine à 20 mg/j avec amlodipine.
Repères médecin
Association de substitution lorsque les deux composants sont déjà adaptés, pas outil de titration initiale. Contrôler créatinine/DFG et potassium ; surveiller toux, angiœdème, hypotension et œdèmes. RCP Coveram. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM148 — Périndopril + indapamide
Médicaments
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Noms commerciaux
Bipreterax, Preterax selon dosage ; génériques de périndopril/indapamide.
Indications
Hypertension nécessitant périndopril et indapamide aux dosages correspondants. Association fixe après adaptation ou contrôle insuffisant par un composant seul.
Ordonnance — substitution d’une bithérapie établie
Bipreterax — périndopril 5 mg + indapamide 1,25 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé le matin avant le repas une fois par jour jusqu’à réévaluation.
Contre-indications
Grossesse, antécédent d’angiœdème sous IEC, insuffisance rénale sévère pour ce dosage, encéphalopathie ou insuffisance hépatique sévère, hypokaliémie ; association au sacubitril/valsartan dans les 36 heures.
Effets indésirables
Toux sèche, vertiges/hypotension ; déshydratation, hyponatrémie et hypo- ou hyperkaliémie possibles. Altération rénale et angio-œdème à connaître. Confusion/faiblesse : bilan rapide ; œdème de langue/gorge ou dyspnée : arrêt et urgence.
Interactions
Lithium, potassium et diurétiques épargneurs de potassium, ARA2/aliskiren, AINS, médicaments allongeant le QT ou favorisant troubles du sodium/potassium, sacubitril/valsartan.
Repères médecin
Privilégier après adaptation des composants. Contrôler créatinine/DFG, sodium et potassium avant puis rapidement après initiation ou hausse. Risques de toux/angiœdème, hypotension, hyponatrémie et hypokaliémie. RCP Bipreterax. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM149 — Valsartan + amlodipine
Médicaments
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Noms commerciaux
Exforge ; génériques de valsartan/amlodipine.
Indications
Hypertension insuffisamment contrôlée par valsartan ou amlodipine seul. Association fixe après sélection des dosages, utile pour simplifier une bithérapie.
Ordonnance — bithérapie fixe après contrôle insuffisant
Exforge — valsartan 80 mg + amlodipine 5 mg (ou générique) Prendre 1 comprimé une fois par jour jusqu’à réévaluation.
Contre-indications
Grossesse, insuffisance hépatique sévère ou cholestase, hypotension sévère, choc, obstruction sévère de l’éjection ventriculaire, insuffisance cardiaque instable après infarctus ; association à l’aliskiren chez patient diabétique ou insuffisant rénal selon le contexte.
Effets indésirables
Œdèmes des chevilles, céphalées, vertiges et hypotension. Hyperkaliémie ou altération rénale possibles avec le valsartan ; angio-œdème rarement rapporté. Gonflement de langue/gorge, dyspnée ou syncope : évaluation urgente.
Interactions
IEC/autres bloqueurs du SRAA, aliskiren, potassium et diurétiques épargneurs de potassium, AINS, lithium, inhibiteurs/inducteurs du CYP3A4 ; limiter la simvastatine à 20 mg/j avec amlodipine.
Repères médecin
Choisir le dosage correspondant aux composants déjà nécessaires ; ce dosage convient lorsque 5 mg d’amlodipine ou 80 mg de valsartan seul contrôle insuffisamment. Contrôler fonction rénale et potassium ; surveiller œdèmes et hypotension. RCP Exforge. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM150 — Pravastatine
Médicaments
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Noms commerciaux
Elisor ; Vasten ; génériques de pravastatine.
Indications
Hypercholestérolémie et prévention cardiovasculaire lorsqu’une statine est indiquée. Particulièrement utile en cas de polymédication ou d’interactions avec le CYP3A4, au prix d’une puissance hypolipémiante plus modérée.
Ordonnance — Initiation
Pravastatine 20 mg Prendre 1 comprimé le soir. Durée : traitement prolongé ; bilan lipidique et tolérance après 4 à 12 semaines, puis adaptation jusqu’à 40 mg/jour si nécessaire.
Contre-indications
Hypersensibilité, affection hépatique évolutive ou élévation persistante inexpliquée des transaminases, grossesse et allaitement.
Effets indésirables
Myalgies, troubles digestifs et élévation des transaminases possibles ; légère augmentation du risque de diabète selon terrain. Rarement, myopathie/rhabdomyolyse ou atteinte hépatique. Douleurs musculaires importantes, faiblesse ou urines foncées : suspendre et faire évaluer.
Interactions
Le risque musculaire augmente avec ciclosporine, macrolides, acide fusidique, colchicine et fibrates, notamment gemfibrozil. Administrer la pravastatine au moins 1 heure avant ou 4 heures après une résine comme la cholestyramine.
Repères médecin
Évaluer risque cardiovasculaire, fonction hépatique et facteurs de myopathie. Adapter en insuffisance rénale significative. Toute douleur ou faiblesse musculaire inexpliquée impose une réévaluation et, selon le contexte, une CPK. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM151 — Simvastatine
Médicaments
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Noms commerciaux
Zocor ; génériques de simvastatine.
Indications
Hypercholestérolémie et prévention cardiovasculaire lorsqu’une statine d’intensité adaptée est indiquée. Surtout pertinente pour poursuivre un traitement stable lorsque les interactions ont été vérifiées ; d’autres statines sont souvent plus simples pour une nouvelle initiation.
Ordonnance — Traitement sélectionné
Simvastatine 20 mg Prendre 1 comprimé le soir. Durée : traitement prolongé ; contrôle du bilan lipidique et de la tolérance après 4 à 12 semaines.
Contre-indications
Hypersensibilité, affection hépatique évolutive, grossesse et allaitement. Association contre-indiquée avec inhibiteurs puissants du CYP3A4, ciclosporine, danazol et gemfibrozil. La dose de 80 mg est réservée à des situations exceptionnelles déjà stabilisées.
Effets indésirables
Myalgies, troubles digestifs et élévation des transaminases possibles ; légère augmentation du risque de diabète selon terrain. Rarement, myopathie/rhabdomyolyse ou atteinte hépatique. Douleurs musculaires importantes, faiblesse ou urines foncées : suspendre et faire évaluer.
Interactions
Nombreuses interactions via le CYP3A4 : macrolides, azolés, antiviraux et jus de pamplemousse augmentent le risque musculaire. Limiter la dose selon les associations, notamment avec amiodarone, amlodipine, vérapamil ou diltiazem ; vérifier le RCP avant prescription.
Repères médecin
Rechercher les facteurs de myopathie et expliquer les signes d’alerte musculaires. En cas d’objectif non atteint, préférer une stratégie plus puissante ou une association validée plutôt qu’une escalade banale vers 80 mg. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM152 — Ézétimibe + atorvastatine
Médicaments
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Noms commerciaux
Liptruzet ; génériques d’ézétimibe/atorvastatine.
Indications
Hypercholestérolémie non contrôlée par l’atorvastatine seule ou simplification chez un patient déjà équilibré par les deux molécules séparées. Certains dosages sont aussi utilisés en prévention cardiovasculaire après événement selon l’indication officielle.
Ordonnance — Association fixe
Ézétimibe 10 mg + atorvastatine 20 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, avec ou sans repas. Durée : traitement prolongé ; choisir le dosage correspondant à la baisse nécessaire et contrôler après 4 à 12 semaines.
Contre-indications
Hypersensibilité, affection hépatique évolutive ou transaminases durablement élevées, grossesse, allaitement et absence de contraception appropriée. Appliquer les contre-indications de l’atorvastatine et de l’ézétimibe.
Effets indésirables
Myalgies, troubles digestifs, fatigue et élévation des transaminases possibles. Rarement, myopathie/rhabdomyolyse ou atteinte hépatique liées notamment à la statine. Faiblesse/douleurs musculaires importantes, urines foncées ou ictère : suspendre et faire évaluer.
Interactions
Interactions de l’atorvastatine avec inhibiteurs du CYP3A4, certains antiviraux, ciclosporine, fibrates, colchicine et acide fusidique ; éviter les grandes quantités de jus de pamplemousse. Espacer des résines et surveiller l’INR avec un antivitamine K.
Repères médecin
Vérifier que le dosage fixe correspond aux doses utiles ; utiliser les composants séparés pendant une titration fine. Surveiller foie et symptômes musculaires selon le terrain et les traitements associés. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM153 — Rosuvastatine + ézétimibe
Médicaments
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Noms commerciaux
Liporosa ; génériques de rosuvastatine/ézétimibe selon disponibilité.
Indications
Substitution chez un patient contrôlé par rosuvastatine et ézétimibe pris séparément aux mêmes doses. Facilite l’observance lorsque l’association est déjà indiquée ; elle ne convient pas à la titration initiale.
Ordonnance — Substitution aux mêmes doses
Rosuvastatine 10 mg + ézétimibe 10 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, avec ou sans repas. Durée : traitement prolongé ; contrôler bilan lipidique et tolérance.
Contre-indications
Hypersensibilité, affection hépatique évolutive, myopathie, insuffisance rénale sévère, grossesse et allaitement. Ciclosporine et certaines associations antivirales sont contre-indiquées ; appliquer les restrictions propres au dosage de rosuvastatine.
Effets indésirables
Myalgies, troubles digestifs, fatigue et élévation des transaminases possibles. Rarement, myopathie/rhabdomyolyse ou atteinte hépatique liées notamment à la statine. Faiblesse/douleurs musculaires importantes, urines foncées ou ictère : suspendre et faire évaluer.
Interactions
Prudence avec fibrates, inhibiteurs de transporteurs, antiviraux et anticoagulants. Espacer les antiacides aluminium/magnésium d’environ 2 heures et l’association d’une résine ; surveiller l’INR avec un antivitamine K.
Repères médecin
Réserver à la substitution de doses déjà déterminées. Évaluer fonction rénale, foie et risque musculaire ; recontrôler devant toute douleur ou faiblesse inexpliquée. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM154 — Acide bempédoïque
Médicaments
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Noms commerciaux
Nilemdo.
Indications
Hypercholestérolémie chez l’adulte lorsque l’objectif n’est pas atteint malgré le traitement toléré. Option particulièrement pertinente en cas d’intolérance ou de contre-indication aux statines, souvent après ézétimibe ; les critères de remboursement sont plus étroits que l’AMM.
Ordonnance — Intolérance aux statines, LDL-C non contrôlé
Acide bempédoïque 180 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, avec ou sans repas. Durée : traitement prolongé ; contrôler bilan lipidique, tolérance et uricémie selon le terrain.
Contre-indications
Hypersensibilité, grossesse et allaitement. Éviter chez la femme en âge de procréer sans contraception efficace ; vérifier le RCP en insuffisance hépatique sévère.
Effets indésirables
Hyperuricémie/crises de goutte, douleurs des extrémités et anémie possibles. Élévation des transaminases ; tendinopathie/rupture tendineuse à connaître. Douleur ou gonflement tendineux : suspendre, éviter l’effort sur le tendon et faire évaluer.
Interactions
Augmente l’exposition à la simvastatine et à la pravastatine, avec risque musculaire : respecter leurs limites de dose et surveiller. Prudence avec médicaments hyperuricémiants et traitements associés exposant aux tendinopathies.
Repères médecin
Rechercher goutte ou hyperuricémie et informer du risque de douleur ou rupture tendineuse. Vérifier l’intolérance aux statines, l’observance de l’ézétimibe et les conditions de prise en charge avant prescription. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026). Complément : FDA — acide bempédoïque, risque tendineux.
QM155 — Acide bempédoïque + ézétimibe
Médicaments
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Noms commerciaux
Nustendi.
Indications
Hypercholestérolémie chez l’adulte insuffisamment contrôlée par le traitement maximal toléré, ou sans statine lorsqu’elle est contre-indiquée ou intolérée et que l’ézétimibe seul ne suffit pas. Peut simplifier la prise des deux composants déjà indiqués.
Ordonnance — Association fixe non statinique
Acide bempédoïque 180 mg + ézétimibe 10 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, avec ou sans repas. Durée : traitement prolongé ; contrôle du bilan lipidique et de la tolérance.
Contre-indications
Hypersensibilité, grossesse et allaitement. Appliquer les précautions hépatiques de l’ézétimibe et vérifier le RCP chez la femme en âge de procréer ou en insuffisance hépatique sévère.
Effets indésirables
Hyperuricémie/goutte, constipation, troubles digestifs, anémie ou douleurs musculaires possibles. Élévation des transaminases ; tendinopathie/rupture tendineuse à connaître. Douleur tendineuse ou faiblesse musculaire importante : suspendre et réévaluer.
Interactions
Espacer d’une résine : au moins 2 heures avant ou 4 heures après. Prudence avec ciclosporine et antivitamines K. L’acide bempédoïque augmente l’exposition à la simvastatine et à la pravastatine.
Repères médecin
Vérifier goutte, uricémie, antécédent tendineux et symptômes musculaires. Confirmer que l’association fixe correspond au profil, aux traitements déjà essayés et aux règles de prise en charge. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026). Complément : FDA — acide bempédoïque, risque tendineux.
QM156 — Évolocumab
Médicaments
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Noms commerciaux
Repatha.
Indications
Hypercholestérolémie familiale ou risque cardiovasculaire très élevé avec LDL-C non contrôlé malgré statine maximale tolérée et ézétimibe. Utilisation spécialisée selon des critères de prescription et de remboursement plus étroits que l’AMM.
Ordonnance — Traitement par anti-PCSK9
Évolocumab 140 mg, stylo prérempli Injecter 1 stylo par voie sous-cutanée toutes les 2 semaines. Durée : traitement prolongé ; contrôle du LDL-C et de l’observance après initiation.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’évolocumab ou à un excipient. Prudence en insuffisance hépatique sévère faute de données suffisantes.
Effets indésirables
Réactions au site d’injection, rhinopharyngite/infection respiratoire, douleurs dorsales ou articulaires. Hypersensibilité parfois sévère, dont angio-œdème : arrêter et prendre en charge rapidement si œdème ou gêne respiratoire.
Interactions
Aucune interaction pharmacocinétique majeure attendue. L’effet peut s’ajouter aux autres hypolipémiants ; conserver une lecture globale du traitement et de la tolérance.
Repères médecin
Respecter les règles d’initiation, de renouvellement et de prise en charge en vigueur. Former à l’injection, à la conservation et à l’alternance des sites ; vérifier observance des traitements de fond et réponse biologique. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM157 — Alirocumab
Médicaments
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Noms commerciaux
Praluent.
Indications
Hypercholestérolémie familiale ou risque cardiovasculaire très élevé avec LDL-C insuffisamment contrôlé malgré traitement maximal toléré. Recours spécialisé soumis à des critères précis de prescription et de remboursement.
Ordonnance — Initiation usuelle
Alirocumab 75 mg, stylo prérempli Injecter 1 stylo par voie sous-cutanée toutes les 2 semaines. Durée : traitement prolongé ; réévaluer le LDL-C après 4 à 8 semaines et adapter en spécialisé.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’alirocumab ou à un excipient. Données limitées en insuffisance hépatique sévère.
Effets indésirables
Réactions au site d’injection, symptômes des voies respiratoires supérieures et prurit. Allergie parfois sévère, dont angio-œdème : arrêter et faire évaluer ; œdème de langue/gorge ou gêne respiratoire : urgence.
Interactions
Aucune interaction pharmacocinétique majeure attendue. Statines et autres hypolipémiants peuvent modifier légèrement l’exposition sans nécessiter habituellement d’ajustement spécifique.
Repères médecin
Les schémas 150 mg toutes les 2 semaines ou 300 mg toutes les 4 semaines relèvent d’une adaptation à la réponse. Former à l’injection et à la conservation ; respecter initiation, renouvellement et prise en charge en vigueur. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM158 — Inclisiran
Médicaments
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Noms commerciaux
Leqvio.
Indications
Hypercholestérolémie primaire ou dyslipidémie mixte chez l’adulte insuffisamment contrôlée par le traitement maximal toléré, ou lorsqu’une statine est contre-indiquée ou intolérée. Recours spécialisé dont la place et la prise en charge doivent être vérifiées.
Ordonnance — Administration programmée
Inclisiran 284 mg, seringue préremplie Injecter par voie sous-cutanée à J0, à 3 mois, puis tous les 6 mois, par un professionnel de santé. Durée : traitement prolongé ; contrôle du LDL-C et du calendrier d’administration.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’inclisiran ou à un excipient. Données limitées en insuffisance hépatique sévère ; prudence en situation aiguë instable.
Effets indésirables
Réactions au site d’injection : douleur, rougeur ou éruption, généralement transitoires. Hypersensibilité sévère rapportée après commercialisation ; œdème de langue/gorge, gêne respiratoire ou malaise après injection : prise en charge urgente.
Interactions
Le risque d’interaction métabolique est faible : l’inclisiran n’est ni substrat ni inhibiteur ou inducteur majeur du CYP450. Aucun ajustement habituel avec statines ou autres hypolipémiants.
Repères médecin
Administration exclusivement par un professionnel de santé. Tracer les dates, anticiper la dose suivante et vérifier les règles de prescription et de remboursement. Réactions au site d’injection fréquentes, le plus souvent modérées. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM159 — Cholestyramine
Médicaments
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Noms commerciaux
Questran.
Indications
Hypercholestérolémie lorsque les traitements usuels sont insuffisants ou inadaptés ; peut aussi être utilisée dans certains prurits cholestatiques. Option particulière en raison de sa tolérance digestive et de ses nombreuses interactions d’absorption.
Ordonnance — Hypercholestérolémie
Cholestyramine 4 g, sachet Prendre 1 sachet trois fois par jour, de préférence au moment des repas, soigneusement dispersé dans un liquide ; ne jamais avaler la poudre sèche. Durée : selon efficacité et tolérance.
Contre-indications
Hypersensibilité, obstruction complète des voies biliaires et affection hépatique sévère selon le RCP. Prudence en constipation importante, troubles de déglutition ou risque de carence en vitamines liposolubles.
Effets indésirables
Constipation, parfois importante, ballonnements et douleurs digestives. Usage prolongé : baisse d’absorption des vitamines liposolubles, avec risque hémorragique par déficit en vitamine K. Arrêter et réévaluer devant douleur/distension importante ou arrêt des gaz/selles.
Interactions
Diminue l’absorption de nombreux médicaments, notamment antivitamines K, hormones thyroïdiennes, digoxine et certaines statines. Administrer les autres traitements au moins 1 heure avant ou 4 à 6 heures après.
Repères médecin
Introduire progressivement si besoin, avec hydratation et fibres adaptées. Surveiller triglycérides, constipation, observance et carences lors d’un traitement prolongé ; éviter si hypertriglycéridémie marquée. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM160 — Fénofibrate
Médicaments
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Noms commerciaux
Lipanthyl ; génériques de fénofibrate.
Indications
Hypertriglycéridémie sévère après correction des causes secondaires et mesures diététiques. Peut être discuté dans certaines dyslipidémies mixtes lorsque la statine est inadaptée ou insuffisante, avec bénéfice cardiovasculaire moins établi.
Ordonnance — Hypertriglycéridémie sélectionnée
Fénofibrate 160 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour au cours d’un repas. Durée : selon réponse ; contrôler lipides, créatinine/DFG, transaminases et tolérance.
Contre-indications
Insuffisance hépatique ou rénale sévère, affection de la vésicule biliaire, pancréatite non liée à une hypertriglycéridémie sévère, antécédent de réaction photoallergique avec fibrate ou kétoprofène, grossesse et allaitement selon le RCP.
Effets indésirables
Troubles digestifs et élévation des transaminases ; calculs biliaires possibles. Risques graves : myopathie/rhabdomyolyse, surtout avec statine ou insuffisance rénale, et atteinte hépatique. Douleur/faiblesse musculaire, urines foncées ou ictère : suspendre et contrôler.
Interactions
Risque musculaire accru avec statines et autres fibrates ; éviter les associations injustifiées. Majore l’effet des antivitamines K, nécessitant réduction et surveillance de l’INR. Prudence avec ciclosporine et médicaments néphrotoxiques.
Repères médecin
Corriger alcool, diabète déséquilibré, hypothyroïdie et médicaments en cause. Réduire ou éviter selon le DFG. Arrêter devant myalgies importantes, hausse marquée de CPK, atteinte hépatique ou dégradation rénale. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM161 — Icosapent éthyl
Médicaments
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Noms commerciaux
Vazkepa.
Indications
Réduction du risque cardiovasculaire chez certains adultes à haut ou très haut risque, sous statine, avec triglycérides persistants élevés. Ne remplace pas la statine et ne correspond pas aux compléments alimentaires usuels d’oméga-3.
Ordonnance — Risque cardiovasculaire élevé avec triglycérides persistants
Icosapent éthyl 998 mg, capsule molle Prendre 2 capsules matin et soir, pendant ou après un repas. Durée : traitement prolongé ; réévaluer tolérance et profil lipidique.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou à un excipient. Prudence en cas d’allergie au poisson ou aux crustacés, faute de certitude sur le risque croisé.
Effets indésirables
Saignements, œdèmes périphériques, constipation, douleurs musculosquelettiques et goutte. Risque de fibrillation/flutter auriculaire, surtout si antécédent. Palpitations prolongées, malaise ou saignement important : évaluation rapide.
Interactions
Peut augmenter le risque hémorragique avec anticoagulants, antiagrégants et autres médicaments favorisant le saignement ; surveillance clinique adaptée. Pas d’interaction CYP majeure attendue.
Repères médecin
Vérifier les critères précis de risque et de triglycérides malgré statine optimisée. Surveiller saignements et fibrillation ou flutter auriculaire, surtout en cas d’antécédent ; réévaluer palpitations, dyspnée ou syncope. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM162 — Fucidine crème — acide fusidique 2 %
Médicaments
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Noms commerciaux
Fucidine 2 %, crème ; génériques d’acide fusidique 2 % crème. Disponibilité de la marque à vérifier : la base publique signale une commercialisation arrêtée ou prochainement arrêtée.
Indications
Infection bactérienne cutanée superficielle localisée à germe sensible. Dans l’impétigo limité, réserver à la deuxième intention en cas d’intolérance ou de résistance à la mupirocine ; la crème convient notamment aux lésions suintantes et aux plis.
Ordonnance — Infection cutanée superficielle localisée, deuxième intention
Acide fusidique 2 %, crème Appliquer en couche fine sur les lésions nettoyées, matin et soir. Durée : 7 jours maximum ; réévaluer avant toute prolongation. Se laver les mains après application ; éviter les yeux.
Contre-indications
Allergie à l’acide fusidique ou à un excipient.
Effets indésirables
Prurit, éruption, irritation, brûlure ou douleur au site d’application. Dermatite de contact et allergie, rarement avec angio-œdème, possibles. Arrêter si réaction importante ou extension de l’éruption.
Interactions
Interactions systémiques jugées minimes avec la forme cutanée, dont l’absorption est négligeable.
Repères médecin
Éviter les cures répétées ou prolongées favorisant les résistances. Réévaluer devant extension, fièvre ou échec ; dans l’impétigo étendu, privilégier l’antibiothérapie générale indiquée sans ajouter systématiquement d’antibiotique local. Arrêter en cas de réaction cutanée allergique. Grossesse et allaitement possibles ; éviter l’application sur le sein. Sources : RCP et disponibilité — BDPM ; place en deuxième intention — HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM163 — Vitamine D3 — gouttes quotidiennes
Médicaments
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Noms commerciaux
Zymad 10 000 UI/mL : 300 UI/goutte. Adrigyl 10 000 UI/mL : 333 UI/goutte. Ne pas transposer le nombre de gouttes entre spécialités.
Indications
Prévention de la carence en vitamine D ; forme adaptée à une prise quotidienne, notamment pédiatrique. La correction d’une carence nécessite un schéma distinct.
Ordonnance — Prévention chez l’adulte à risque
Cholécalciférol, Zymad 10 000 UI/mL Prendre 3 gouttes par jour, soit 900 UI/jour, par voie orale. Durée : 3 mois, puis réévaluer les besoins et la poursuite.
Ordonnance — Prévention chez l’enfant en bonne santé
Cholécalciférol, Zymad 10 000 UI/mL Administrer 2 gouttes une fois par jour, soit 600 UI/jour, dans une petite cuillère. Durée : 3 mois, puis renouveler après réévaluation ; adapter aux facteurs de risque. Prématurité : protocole spécifique.
Contre-indications
Hypersensibilité, hypercalcémie, hypercalciurie, lithiase calcique, néphrocalcinose, hypervitaminose D.
Effets indésirables
Éruption/prurit ou réaction allergique possibles. Surtout en cas de surdosage ou de cumul : hypercalcémie/hypercalciurie avec nausées, constipation, soif, polyurie, calculs ou atteinte rénale. Suspendre et contrôler la calcémie devant ces signes ; vérifier toutes les sources de vitamine D.
Interactions
Thiazidiques et digoxine : surveillance de la calcémie ; inducteurs enzymatiques et corticoïdes : efficacité possiblement réduite. Éloigner les résines de plus de 2 heures si possible.
Repères médecin
Additionner tous les apports. Surveiller davantage en cas d’insuffisance rénale ou de sarcoïdose. Chez l’enfant, prescrire un médicament et préciser la spécialité, les UI et les gouttes ; éviter les compléments alimentaires concentrés. Sources : RCP Zymad ; RCP Adrigyl ; ANSM — prévention des surdosages pédiatriques. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM164 — Vitamine D3 — ampoules et capsules en prises espacées
Médicaments
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Noms commerciaux
Zymad : ampoules buvables 50 000, 80 000 et 200 000 UI ; Uvedose : ampoule 100 000 UI, capsule 50 000 UI ; génériques selon dosage. Les rythmes ne sont pas interchangeables.
Indications
Prévention ou correction de la carence en vitamine D. Prises espacées utiles lorsque l’observance quotidienne est difficile ; privilégier les gouttes quotidiennes chez l’enfant.
Ordonnance — Prévention chez l’adulte à risque
Cholécalciférol 50 000 UI, ampoule buvable Boire 1 ampoule une fois par mois. Durée : 3 mois, puis réévaluer. Ne pas prendre quotidiennement ; ne pas injecter.
Ordonnance — Correction d’une carence chez l’adulte
Cholécalciférol 50 000 UI, ampoule buvable Boire 1 ampoule par semaine pendant 4 semaines. Réévaluer avant poursuite selon sévérité, réponse et bilan phosphocalcique, puis définir l’entretien. Respecter le plafond du RCP : 600 000 UI/an.
Contre-indications
Hypersensibilité, hypercalcémie, hypercalciurie, lithiase calcique, néphrocalcinose, hypervitaminose D.
Effets indésirables
Éruption/prurit ou réaction allergique possibles. Surtout en cas de surdosage ou de cumul : hypercalcémie/hypercalciurie avec nausées, constipation, soif, polyurie, calculs ou atteinte rénale. Suspendre et contrôler la calcémie devant ces signes ; vérifier toutes les sources de vitamine D.
Interactions
Thiazidiques et digoxine : risque lié à l’hypercalcémie ; inducteurs enzymatiques, corticoïdes et résines : diminution possible de l’efficacité.
Repères médecin
Comptabiliser toutes les prises et leurs dates. Surveiller calcémie et calciurie si doses répétées élevées ; prudence rénale et sarcoïdose. Les fortes doses d’Uvedose ne sont pas recommandées pendant grossesse ou allaitement selon leur RCP. Sources : RCP Zymad 50 000 UI ; RCP Uvedose 50 000 UI capsule ; RCP Uvedose 100 000 UI ; présentations Zymad — HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM165 — Vitamine D2 — ergocalciférol en gouttes
Médicaments
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Noms commerciaux
Stérogyl 2 000 000 UI/100 mL : 400 UI de vitamine D2 par goutte.
Indications
Prévention ou traitement de la carence en vitamine D. Autre forme de vitamine D native, avec concentration propre à respecter.
Ordonnance — Prévention chez le sujet âgé
Ergocalciférol, Stérogyl 2 000 000 UI/100 mL Prendre 2 gouttes une fois par jour, soit 800 UI/jour. Diluer dans un peu d’eau, de lait ou de jus de fruit ; ne pas boire pur. Durée : 3 mois, puis réévaluer la poursuite.
Contre-indications
Hypersensibilité, hypercalcémie, hypercalciurie, lithiase calcique, néphrocalcinose, hypervitaminose D et situations entraînant un excès de calcium.
Effets indésirables
Éruption/prurit ou réaction allergique possibles. Surtout en cas de surdosage ou de cumul : hypercalcémie/hypercalciurie avec nausées, constipation, soif, polyurie, calculs ou atteinte rénale. Suspendre et contrôler la calcémie devant ces signes ; vérifier toutes les sources de vitamine D.
Interactions
Thiazidiques et digoxine : surveillance du risque d’hypercalcémie ; inducteurs enzymatiques et corticoïdes : effet diminué. Résines : espacer les prises selon le RCP.
Repères médecin
Vérifier les apports cumulés et éviter la substitution goutte pour goutte avec D3. Les posologies de correction diffèrent de la prévention. Prudence en cas de sarcoïdose ou d’insuffisance rénale. Tenir compte du propylène glycol, notamment chez le petit enfant. Grossesse : pas de prévention systématique avec cette spécialité selon son RCP ; carence à traiter individuellement. Source : RCP Stérogyl. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM166 — Calcium et vitamine D3 — supplémentation combinée
Médicaments
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Noms commerciaux
Cacit Vitamine D3 : comprimés à sucer ou croquer, sachets ; Orocal Vitamine D3 : comprimés à croquer. Vérifier les quantités de calcium élément et de vitamine D de chaque présentation.
Indications
Carence combinée en calcium et vitamine D, notamment chez le sujet âgé et en complément du traitement de l’ostéoporose. Choisir selon les apports alimentaires en calcium.
Ordonnance — Apport combiné chez l’adulte
Calcium élément 1 000 mg + cholécalciférol 880 UI, Cacit Vitamine D3, sachet Prendre 1 sachet par jour, dissous dans un grand verre d’eau. Durée : 3 mois, puis réévaluer les apports, la calcémie et la fonction rénale.
Contre-indications
Hypersensibilité, hypercalcémie, hypercalciurie, lithiase rénale, hypervitaminose D ; vérifier les restrictions propres aux excipients et à la présentation.
Effets indésirables
Constipation, flatulences, nausées ou douleurs abdominales. Hypercalcémie/hypercalciurie, calculs et syndrome lait-alcalins possibles, surtout en cas de cumul. Soif, polyurie, vomissements ou confusion : suspendre et contrôler calcémie/fonction rénale.
Interactions
Espacer le calcium des bisphosphonates d’au moins 2 heures, des tétracyclines de 3 heures, du fer et du zinc de 2 heures ; vérifier les autres traitements chélatés. Thiazidiques et digitaliques : surveillance de la calcémie.
Repères médecin
Éviter les doublons avec vitamine D seule et autres apports calciques. Prudence en cas d’insuffisance rénale ou de sarcoïdose ; avis spécialisé si insuffisance rénale grave. Constipation possible. Le sachet 1 000 mg/880 UI n’est pas destiné à l’enfant ni indiqué pendant grossesse ou allaitement selon son RCP. Sources : RCP Cacit 1 000 mg/880 UI ; Cacit comprimés ; Orocal comprimés. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM167 — Calcifédiol — supplémentation sous surveillance biologique
Médicaments
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Noms commerciaux
Dédrogyl ; Calcifédiol Gerda 15 mg/100 mL. Pour Dédrogyl : 1 goutte = 5 microgrammes de calcifédiol.
Indications
Carence en vitamine D et certaines ostéomalacies. Métabolite 25-hydroxylé de D3 : choix individualisé avec surveillance biologique, plutôt qu’une supplémentation courante sans suivi.
Ordonnance — Carence chez l’adulte, après bilan
Calcifédiol, Dédrogyl 15 mg/100 mL Prendre 2 gouttes par jour, soit 10 microgrammes/jour, diluées dans un peu d’eau, de lait ou de jus de fruit. Durée : 1 mois, puis réévaluation biologique avant renouvellement ; adapter la dose à la réponse.
Contre-indications
Hypersensibilité, hypercalcémie, hypercalciurie, lithiase calcique, néphrocalcinose, hypervitaminose D et situations entraînant un excès de calcium.
Effets indésirables
Hypercalcémie/hypercalciurie, calculs ou néphrocalcinose ; réactions cutanées/allergiques possibles. Nausées, constipation, soif, polyurie ou confusion doivent faire suspendre le traitement et contrôler rapidement calcémie/fonction rénale.
Interactions
Thiazidiques et digoxine : surveillance renforcée. Inducteurs enzymatiques et corticoïdes : effet réduit. Espacer résines et orlistat d’au moins 2 heures.
Repères médecin
Contrôler calcémie et calciurie avant traitement, puis à 1–3 mois et environ tous les 3 mois si poursuite ; surveiller fonction rénale et phosphore selon contexte. Éviter les associations non justifiées avec d’autres formes de vitamine D. Ne pas convertir en UI de D3 pour une substitution. Grossesse, allaitement, insuffisance rénale et sarcoïdose : évaluation spécifique. Sources : RCP Dédrogyl ; groupe générique du calcifédiol. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM168 — Aciclovir local — crème 5 %
Médicaments
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Noms commerciaux
Zovirax, Activir ; génériques d’aciclovir 5 %. Vérifier l’âge autorisé et les indications du produit délivré.
Indications
Herpès labial localisé chez l’immunocompétent, à traiter dès les prodromes. L’aciclovir topique n’est pas recommandé pour l’herpès génital selon la HAS.
Ordonnance — Herpès labial localisé
Aciclovir 5 %, crème cutanée Appliquer en couche fine sur les lésions et leur pourtour 5 fois par jour, en espaçant les applications d’environ 4 heures, sans application nocturne. Durée : 5 jours ; réévaluer si absence de cicatrisation ou aggravation. Commencer dès les picotements ; se laver les mains avant et après application.
Contre-indications
Allergie à l’aciclovir, au valaciclovir ou à un excipient. Pour les présentations conseil citées : enfant de moins de 6 ans ; ne pas appliquer dans l’œil, dans la bouche ou dans le vagin.
Effets indésirables
Brûlure/picotements transitoires, sécheresse, desquamation ou prurit local. Dermatite de contact ou réaction allergique possibles. Arrêter si réaction importante, œdème ou extension cutanée inhabituelle.
Interactions
Pas d’interaction cliniquement significative identifiée en usage cutané. Éviter de superposer d’autres crèmes sur la lésion sans indication.
Repères médecin
La crème cutanée ne remplace pas une préparation ophtalmique ni un traitement oral indiqué. Douleur oculaire, photophobie ou baisse visuelle : avis ophtalmologique urgent. Immunodépression ou lésions étendues : réévaluer la voie de traitement. Irritation et eczéma de contact possibles. Éviter le contact des lésions avec un nouveau-né. Sources : RCP aciclovir crème ; HAS — herpès génital. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM169 — Aciclovir oral
Médicaments
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Noms commerciaux
Zovirax ; génériques d’aciclovir. Comprimés et suspension buvable selon présentation.
Indications
Infections cutanéo-muqueuses à HSV, prévention de certaines récidives et zona. Dans l’herpès génital, alternative au valaciclovir, dont le rythme favorise l’observance.
Ordonnance — Primo-infection génitale, adulte immunocompétent
Aciclovir 200 mg Prendre 200 mg 5 fois par jour, environ toutes les 4 heures pendant la journée, sans prise nocturne. Durée : 5 jours ; réévaluer si lésions persistantes ou forme sévère.
Ordonnance — Zona, adulte immunocompétent
Aciclovir 800 mg Prendre 800 mg 5 fois par jour, environ toutes les 4 heures pendant la journée, sans prise nocturne. Durée : 7 jours. Commencer le plus tôt possible, idéalement dans les 72 heures.
Ordonnance — Suppression des récidives HSV, adulte immunocompétent
Aciclovir 400 mg par prise Prendre 400 mg matin et soir. Durée : 6 mois, puis réévaluer la nécessité de poursuivre.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’aciclovir, au valaciclovir ou à un excipient ; ne pas réintroduire après une réaction cutanée grave imputable à ces antiviraux.
Effets indésirables
Céphalées, vertiges, nausées, diarrhée ou éruption. Insuffisance rénale et neurotoxicité possibles, surtout si dose non adaptée au rein ou déshydratation. Baisse de diurèse, confusion, hallucinations ou tremblements : suspendre et faire évaluer rapidement.
Interactions
Néphrotoxiques : risque rénal accru. Probénécide et cimétidine peuvent augmenter l’exposition ; surveiller aussi la théophylline si associée.
Repères médecin
Schémas ci-dessus pour fonction rénale normale. Si clairance < 10 mL/min : HSV 200 mg toutes les 12 heures ; zona 800 mg toutes les 12 heures. Zona si clairance 10–25 : 800 mg toutes les 8 heures. Dialyse : adaptation spécifique au RCP. Maintenir une hydratation adaptée ; surveiller confusion, hallucinations et atteinte rénale. Atteinte oculaire, neurologique, forme disséminée ou immunodépression : prise en charge spécifique, parfois IV. Grossesse : schéma selon contexte obstétrical. Sources : RCP Zovirax oral ; RCP aciclovir 800 mg ; adaptations rénales — RCP suspension ; HAS — herpès génital. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM170 — Valaciclovir oral
Médicaments
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Noms commerciaux
Zelitrex ; génériques de valaciclovir, notamment comprimés à 500 mg.
Indications
Herpès cutanéo-muqueux et génital, prévention des récidives HSV et zona. Première intention orale dans l’herpès génital selon la HAS, avec moins de prises que l’aciclovir.
Ordonnance — Primo-infection génitale, adulte immunocompétent
Valaciclovir 500 mg Prendre 500 mg matin et soir pendant 5 jours. Réévaluer si persistance ; prolongation possible jusqu’à 10 jours selon évolution.
Ordonnance — Récurrence génitale, adulte immunocompétent
Valaciclovir 500 mg Prendre 500 mg matin et soir pendant 3 jours, dès les prodromes. Alternative courte dans l’AMM. La HAS recommande aussi en première intention 2 000 mg deux fois sur une journée, hors AMM dans cette indication ; ne pas utiliser ce schéma court pendant la grossesse.
Ordonnance — Herpès labial, adulte immunocompétent
Valaciclovir 500 mg Prendre 2 000 mg dès les prodromes, puis 2 000 mg environ 12 heures plus tard, jamais à moins de 6 heures d’intervalle. Durée : une seule journée, soit 8 comprimés au total.
Ordonnance — Zona, adulte immunocompétent
Valaciclovir 500 mg Prendre 1 000 mg 3 fois par jour pendant 7 jours. Débuter le plus tôt possible, idéalement dans les 72 heures.
Ordonnance — Suppression des récidives HSV, adulte immunocompétent
Valaciclovir 500 mg Prendre 500 mg une fois par jour. Durée : 6 mois, puis réévaluer fréquence et retentissement des récidives.
Contre-indications
Allergie au valaciclovir, à l’aciclovir ou à un excipient ; ne pas réintroduire après réaction cutanée grave imputable à l’un de ces antiviraux.
Effets indésirables
Céphalées et nausées ; vertiges ou troubles digestifs possibles. Insuffisance rénale, confusion/hallucinations et convulsions surtout en terrain rénal fragile ou surdosage. Baisse de diurèse, trouble neurologique ou éruption sévère : arrêter et évaluer rapidement.
Interactions
Néphrotoxiques, notamment ciclosporine et tacrolimus : surveillance rénale. Probénécide, cimétidine et médicaments concurrençant la sécrétion tubulaire peuvent augmenter l’exposition à l’aciclovir.
Repères médecin
Schémas ci-dessus pour fonction rénale normale. Adapter à la clairance et à l’indication : zona, 30–49 mL/min = 1 000 mg deux fois/jour ; 10–29 = 1 000 mg/jour ; < 10 = 500 mg/jour. HSV curatif usuel si clairance < 30 : 500 mg/jour ; suppression : 250 mg/jour. Le schéma labial sur un jour impose une réduction dès clairance < 50 : consulter le tableau du RCP. Dialyse : prise après séance. Maintenir une hydratation adaptée ; confusion, hallucinations, baisse de diurèse ou éruption sévère imposent une réévaluation immédiate. Zona ophtalmique : avis ophtalmologique urgent. Immunodépression et grossesse : schémas spécifiques. La suppression n’annule pas la transmission sexuelle. Sources : RCP Zelitrex ; RCP valaciclovir ; HAS — recommandations herpès génital 2024. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM171 — Doxylamine — insomnie occasionnelle
Médicaments
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Noms commerciaux
Donormyl ; génériques de doxylamine 15 mg.
Indications
Insomnie occasionnelle de l’adulte, pour une utilisation très brève après recherche de la cause et mesures de sommeil adaptées.
Ordonnance — Insomnie occasionnelle chez l’adulte
Doxylamine 15 mg, comprimé sécable Prendre ½ comprimé (7,5 mg) le soir, 15 à 30 minutes avant le coucher ; si nécessaire, 1 comprimé (15 mg) selon réponse et tolérance. Durée : 2 à 5 jours maximum ; réévaluer si persistance.
Contre-indications
Allergie aux antihistaminiques ou à un excipient ; antécédents personnels ou familiaux de glaucome aigu par fermeture de l’angle ; troubles urétroprostatiques avec risque de rétention ; moins de 15 ans. L’indication présentée est réservée à l’adulte.
Effets indésirables
Somnolence résiduelle, bouche sèche, constipation, troubles visuels ou rétention urinaire. Confusion/chutes, surtout chez le sujet âgé ; abus/dépendance et rhabdomyolyse rapportés. Douleurs musculaires avec urines foncées ou altération de conscience : avis urgent.
Interactions
Éviter alcool, oxybate de sodium et cumul d’hypnotiques ou autres sédatifs, notamment opioïdes. Les autres anticholinergiques majorent constipation, rétention urinaire et confusion ; antagonisme avec les anticholinestérasiques.
Repères médecin
Somnolence résiduelle : prudence pour la conduite. Chez le sujet âgé, risque de chute et de confusion ; réduire les doses en cas d’insuffisance rénale ou hépatique. Peut aggraver les apnées du sommeil. Éviter les renouvellements répétés et surveiller le mésusage. Allaitement déconseillé ; grossesse possible selon contexte clinique et RCP. Source : RCP Donormyl. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM172 — Daridorexant — Quviviq
Médicaments
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Noms commerciaux
Quviviq 25 mg et 50 mg, comprimés pelliculés.
Indications
Insomnie de l’adulte évoluant depuis au moins 3 mois avec retentissement diurne significatif. Seconde intention après échec des mesures non médicamenteuses, notamment de la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie.
Ordonnance — Insomnie chronique avec retentissement diurne
Daridorexant 50 mg Prendre 1 comprimé une fois par soir, 30 minutes avant le coucher. Maximum : 50 mg/jour. Durée initiale : 30 jours, puis réévaluer efficacité et tolérance ; décider de la poursuite au plus tard à 3 mois, puis périodiquement. Ne pas rattraper une dose oubliée pendant la nuit.
Contre-indications
Hypersensibilité, narcolepsie, association à un inhibiteur puissant du CYP3A4, notamment clarithromycine, itraconazole ou ritonavir.
Effets indésirables
Céphalées, somnolence, fatigue ou vertiges. Paralysie du sommeil, hallucinations à l’endormissement/réveil et comportements complexes pendant le sommeil possibles. Arrêter et contacter le prescripteur si comportement dangereux ou baisse de vigilance importante.
Interactions
Avec un inhibiteur modéré du CYP3A4, notamment diltiazem : dose recommandée de 25 mg le soir. Inducteurs modérés ou puissants : efficacité réduite. Éviter alcool et pamplemousse le soir ; réévaluer le cumul de sédatifs, notamment avec doxylamine. Prudence avec les substrats à marge étroite du CYP3A4 ou de la P-gp.
Repères médecin
Insuffisance hépatique modérée : 25 mg ; sévère : non recommandé. Pas d’adaptation rénale. Prévoir environ 9 heures avant la conduite et ne conduire que parfaitement éveillé. Surveiller somnolence, chutes, hallucinations, paralysie du sommeil et comportements nocturnes complexes. Rechercher dépression et autres causes d’insomnie. Prudence après 75 ans et en cas de BPCO sévère. Arrêt possible sans décroissance. Grossesse et allaitement : évaluation spécifique. Sources : RCP européen — EMA ; modalités d’utilisation — EMA ; place thérapeutique — HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM173 — Zolpidem — insomnie occasionnelle ou transitoire
Médicaments
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Noms commerciaux
Stilnox ; génériques de zolpidem 10 mg.
Indications
Traitement très bref des insomnies sévères occasionnelles ou transitoires de l’adulte. Rechercher la cause et proposer les mesures non médicamenteuses.
Ordonnance — Insomnie occasionnelle sévère chez l’adulte
Zolpidem dix milligrammes, comprimé sécable Prendre un comprimé en une seule prise immédiatement au coucher, sans renouveler pendant la nuit. Durée : deux à cinq jours. Dose maximale : dix milligrammes par jour. Sujet âgé ou fragile, insuffisance hépatique non sévère : cinq milligrammes par soir.
Contre-indications
Hypersensibilité, insuffisance respiratoire ou hépatique sévère, apnées du sommeil, myasthénie, antécédent de comportement complexe du sommeil sous zolpidem.
Effets indésirables
Somnolence diurne, vertiges, amnésie et chutes. Somnambulisme/comportements complexes, dépendance et sevrage possibles ; dépression respiratoire surtout avec opioïdes/alcool. Comportement nocturne dangereux : arrêter et contacter le prescripteur ; respiration lente : urgence.
Interactions
Éviter alcool et cumul de sédatifs ; les opioïdes majorent le risque de dépression respiratoire. Vérifier les interactions métaboliques, notamment avec inhibiteurs ou inducteurs enzymatiques.
Repères médecin
Ordonnance sécurisée, prescription en toutes lettres, limitée à 28 jours ; chevauchement interdit sauf mention expresse. Prévoir au moins 8 heures avant conduite ou activité exigeant de la vigilance. Risques de dépendance, amnésie, chute et comportements nocturnes complexes. Organiser l’arrêt dès l’initiation ; si traitement prolongé, décroissance adaptée. Durée totale maximale habituelle : 4 semaines, réduction comprise. Grossesse et allaitement déconseillés ; pas d’usage pédiatrique. Sources : RCP zolpidem ; conditions de prescription — ANSM. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM174 — Zopiclone — insomnie de courte durée
Médicaments
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Noms commerciaux
Imovane ; génériques de zopiclone 7,5 mg.
Indications
Traitement bref de l’insomnie sévère avec retentissement important chez l’adulte, après recherche de la cause et mesures non médicamenteuses.
Ordonnance — Insomnie sévère de courte durée chez l’adulte
Zopiclone 7,5 mg, comprimé sécable Prendre 1 comprimé en une prise immédiatement au coucher. Maximum : 7,5 mg/jour. Durée initiale : 5 jours, puis réévaluer ; prévoir l’arrêt dès la prescription. Sujet âgé, insuffisance rénale, hépatique non sévère ou respiratoire chronique : débuter à ½ comprimé, soit 3,75 mg.
Contre-indications
Hypersensibilité, myasthénie, insuffisance respiratoire ou hépatique sévère, syndrome d’apnées du sommeil, moins de 18 ans.
Effets indésirables
Goût amer/métallique, sécheresse buccale, somnolence et vertiges. Amnésie, chutes, comportements complexes du sommeil et dépendance/sevrage possibles. Comportement nocturne dangereux : arrêter et contacter le prescripteur ; dépression respiratoire surtout avec autres sédatifs.
Interactions
Éviter alcool et cumul d’hypnotiques ou de sédatifs ; opioïdes : risque de dépression respiratoire. Inhibiteurs du CYP3A4 et pamplemousse : exposition accrue ; inducteurs : efficacité diminuée.
Repères médecin
Traitement aussi bref que possible, généralement quelques jours à 2 semaines, au maximum 4 semaines avec la réduction. Organiser une décroissance selon durée et dépendance. Prévoir 7 à 8 heures de sommeil ; ne pas conduire si vigilance altérée. Risques d’amnésie, chute, dépendance et comportements nocturnes complexes ; arrêter et réévaluer si ces derniers surviennent. Goût amer fréquent. Grossesse et allaitement à éviter. Source : RCP zopiclone. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM175 — Mélatonine LP — insomnie à partir de 55 ans
Médicaments
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Noms commerciaux
Circadin 2 mg, comprimé à libération prolongée ; génériques selon disponibilité.
Indications
En monothérapie, traitement à court terme de l’insomnie primaire avec sommeil de mauvaise qualité chez l’adulte de 55 ans ou plus. Maintenir les mesures non médicamenteuses.
Ordonnance — Insomnie primaire à partir de 55 ans
Mélatonine à libération prolongée 2 mg Prendre 1 comprimé par jour, 1 à 2 heures avant le coucher, après le repas. Avaler entier ; ne pas écraser ni mâcher. Durée initiale : 3 semaines, puis réévaluer ; poursuite possible jusqu’à 13 semaines au total selon bénéfice.
Contre-indications
Hypersensibilité ; vérifier les restrictions liées au lactose de la spécialité.
Effets indésirables
Somnolence, céphalées, vertiges ou rêves anormaux possibles ; irritabilité et troubles digestifs parfois rapportés. Réévaluer si fatigue diurne gênante, troubles de l’humeur ou réaction allergique ; éviter la conduite si somnolence.
Interactions
Éviter la fluvoxamine et l’alcool. Les autres hypnotiques majorent l’altération de la vigilance. Œstrogènes, cimétidine et quinolones peuvent augmenter l’exposition ; carbamazépine, rifampicine et tabagisme peuvent la diminuer.
Repères médecin
Somnolence possible : adapter conduite et activités à risque. Déconseillée en cas d’insuffisance hépatique ou de maladie auto-immune ; prudence rénale. Grossesse et allaitement : utilisation non recommandée. Ne pas transposer ce schéma aux formes à libération immédiate, au décalage horaire ou à la pédiatrie, qui relèvent d’autres indications et présentations. Sources : RCP Circadin — EMA ; indication et utilisation — EMA. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM176 — Alprazolam
Médicaments
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Noms commerciaux
Xanax ; génériques d’alprazolam.
Indications
Traitement symptomatique bref d’une anxiété sévère, invalidante ou entraînant une détresse majeure chez l’adulte. Ne constitue pas un traitement de fond.
Ordonnance — Anxiété sévère chez l’adulte
Alprazolam 0,25 mg Prendre 0,25 mg matin, midi et soir. Durée initiale : 7 jours, puis réévaluation et organisation de l’arrêt. Adapter à la dose minimale efficace ; réduire chez le sujet âgé ou fragile.
Contre-indications
Hypersensibilité, insuffisance respiratoire ou hépatique sévère, apnées du sommeil, myasthénie.
Effets indésirables
Somnolence, baisse de vigilance, amnésie et troubles de l’équilibre/chutes. Agitation ou désinhibition paradoxale possible ; dépendance et sevrage, parfois convulsif, en cas d’arrêt brutal. Dépression respiratoire surtout avec opioïdes/alcool : respiration lente ou conscience altérée = urgence.
Interactions
Éviter alcool, oxybate de sodium et cumul de sédatifs ; opioïdes : risque de dépression respiratoire. Vérifier les inhibiteurs du CYP3A4 pouvant augmenter l’exposition.
Repères médecin
RCP : durée maximale recommandée de 2 à 4 semaines, malgré une limite réglementaire de prescription de 12 semaines. Prévoir une réduction progressive si prises régulières ; ne pas interrompre brutalement un traitement prolongé. Risques de dépendance, rebond, amnésie, chutes et altération de la conduite. Rechercher dépression, risque suicidaire et mésusage. Grossesse ou allaitement : réévaluation spécifique. Pas de prescription pédiatrique courante. Source : RCP alprazolam. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM177 — Bromazépam
Médicaments
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Noms commerciaux
Lexomil ; génériques de bromazépam 6 mg, comprimé quadrisécable.
Indications
Traitement symptomatique bref des manifestations anxieuses sévères ou invalidantes chez l’adulte. Utiliser la dose minimale, avec traitement de la cause.
Ordonnance — Anxiété sévère chez l’adulte
Bromazépam 6 mg, comprimé quadrisécable Prendre ¼ de comprimé le matin, ¼ à midi et ½ le soir, soit 6 mg/jour. Durée initiale : 7 jours, puis réévaluer et préparer l’arrêt. Réduire la dose chez le sujet âgé ou fragile.
Contre-indications
Hypersensibilité aux benzodiazépines ou aux excipients, insuffisance respiratoire ou hépatique sévère, myasthénie, apnées du sommeil.
Effets indésirables
Somnolence, baisse de vigilance, amnésie et troubles de l’équilibre/chutes. Agitation ou désinhibition paradoxale possible ; dépendance et sevrage, parfois convulsif, en cas d’arrêt brutal. Dépression respiratoire surtout avec opioïdes/alcool : respiration lente ou conscience altérée = urgence.
Interactions
Éviter alcool et cumul d’anxiolytiques, d’hypnotiques ou d’autres sédatifs. L’association aux opioïdes augmente les risques de dépression respiratoire, coma et décès.
Repères médecin
Prescription limitée à 12 semaines ; durée globale habituelle au maximum 8 à 12 semaines, réduction incluse, avec objectif beaucoup plus bref. Dépendance et sevrage possibles même à dose thérapeutique ; arrêt progressif adapté à l’exposition. Prudence rénale et hépatique non sévère. Surveiller somnolence, mémoire, chutes et conduite. Grossesse ou allaitement : réévaluer spécifiquement ; éviter les renouvellements automatiques. Source : RCP bromazépam. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM178 — Lorazépam
Médicaments
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Noms commerciaux
Témesta ; génériques de lorazépam.
Indications
Traitement symptomatique bref de l’anxiété sévère ou invalidante chez l’adulte. Le sevrage alcoolique nécessite un protocole et une surveillance propres.
Ordonnance — Anxiété sévère chez l’adulte
Lorazépam 1 mg, comprimé sécable Prendre ½ comprimé le matin, ½ à midi et 1 le soir, soit 2 mg/jour. Durée initiale : 7 jours, puis réévaluation et plan d’arrêt. Réduire d’environ moitié chez le sujet âgé ou affaibli ; adapter au rein et au foie.
Contre-indications
Hypersensibilité, insuffisance respiratoire ou hépatique sévère, apnées du sommeil, myasthénie.
Effets indésirables
Somnolence, baisse de vigilance, amnésie et troubles de l’équilibre/chutes. Agitation ou désinhibition paradoxale possible ; dépendance et sevrage, parfois convulsif, en cas d’arrêt brutal. Dépression respiratoire surtout avec opioïdes/alcool : respiration lente ou conscience altérée = urgence.
Interactions
Éviter alcool, oxybate de sodium et autres sédatifs. Association aux opioïdes : risque majeur de sédation et de dépression respiratoire.
Repères médecin
Dose minimale et durée aussi brève que possible ; maximum habituel 8 à 12 semaines, décroissance incluse. Prescription limitée à 12 semaines. Évaluer dépendance, mésusage et risque suicidaire ; ne pas arrêter brutalement après usage régulier prolongé. Surveiller chutes, confusion, amnésie et aptitude à conduire. Grossesse et allaitement : réévaluation spécifique. Pas d’usage pédiatrique courant. Source : RCP lorazépam. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM179 — Oxazépam
Médicaments
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Noms commerciaux
Séresta ; génériques d’oxazépam.
Indications
Anxiété sévère ou invalidante de l’adulte, en traitement symptomatique bref. Également indiqué dans le sevrage alcoolique, selon protocole distinct.
Ordonnance — Anxiété sévère chez l’adulte
Oxazépam 10 mg Prendre 10 mg matin, midi et soir. Durée initiale : 7 jours, puis réévaluer et organiser l’arrêt. Adapter à la dose minimale efficace ; réduire notamment chez le sujet âgé ou insuffisant rénal.
Contre-indications
Hypersensibilité, insuffisance respiratoire ou hépatique sévère, apnées du sommeil, myasthénie.
Effets indésirables
Somnolence, baisse de vigilance, amnésie et troubles de l’équilibre/chutes. Agitation ou désinhibition paradoxale possible ; dépendance et sevrage, parfois convulsif, en cas d’arrêt brutal. Dépression respiratoire surtout avec opioïdes/alcool : respiration lente ou conscience altérée = urgence.
Interactions
Éviter alcool et autres sédatifs, notamment hypnotiques et antihistaminiques sédatifs. Les opioïdes majorent le risque de dépression respiratoire et de coma.
Repères médecin
Prescription limitée à 12 semaines ; durée totale habituelle au maximum 8 à 12 semaines, décroissance incluse, avec objectif plus bref. Risques de dépendance, sevrage, amnésie, confusion et chutes. Ne pas arrêter brutalement après usage régulier prolongé. Prudence pour la conduite ; rechercher mésusage et dépression. Un sevrage alcoolique à risque de complication relève d’une prise en charge adaptée, parfois hospitalière. Grossesse et allaitement : évaluation spécifique. Source : RCP oxazépam. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM180 — Sertraline
Médicaments
▼
Noms commerciaux
Zoloft ; génériques de sertraline.
Indications
Épisode dépressif caractérisé ; TOC, trouble panique, anxiété sociale et état de stress post-traumatique. ISRS utilisable en première intention lorsqu’un médicament est indiqué.
Ordonnance — Épisode dépressif caractérisé chez l’adulte
Sertraline 50 mg Prendre 50 mg une fois par jour ; pour les gélules, pendant le repas. Durée initiale : 28 jours ; contrôle clinique à 1–2 semaines. Après rémission, poursuivre au moins 6 mois avant arrêt progressif individualisé.
Ordonnance — Trouble panique, ESPT ou anxiété sociale chez l’adulte
Sertraline 25 mg/jour pendant 7 jours, puis 50 mg/jour. Durée initiale : 28 jours ; réévaluer avant poursuite, généralement plusieurs mois selon trouble et réponse.
Contre-indications
Hypersensibilité ; association aux IMAO contre-indiqués selon RCP ou au pimozide. Respecter les délais de relais.
Effets indésirables
Nausées/diarrhée, troubles du sommeil, céphalées et dysfonction sexuelle. Hyponatrémie, saignements et syndrome sérotoninergique possibles ; symptômes de sevrage si arrêt brutal. Agitation inhabituelle, virage maniaque ou idées suicidaires : évaluation rapide, surtout au début/changement de dose.
Interactions
Autres sérotoninergiques, dont tramadol, millepertuis et linézolide : risque de syndrome sérotoninergique. AINS, antiagrégants et anticoagulants : risque hémorragique ; médicaments hyponatrémiants : surveillance.
Repères médecin
Rechercher bipolarité et risque suicidaire ; surveiller activation, surtout au début et après augmentation. Si nécessaire, augmenter de 50 mg à au moins une semaine d’intervalle ; maximum 200 mg/jour. Surveiller troubles sexuels et natrémie si risque. Adapter en cas d’atteinte hépatique ; grossesse et pédiatrie : évaluation spécifique. Source : RCP sertraline. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM181 — Escitalopram
Médicaments
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Noms commerciaux
Seroplex ; génériques d’escitalopram.
Indications
Épisode dépressif caractérisé, anxiété généralisée, trouble panique, anxiété sociale et TOC. ISRS possible en première intention, en tenant compte du risque d’allongement du QT.
Ordonnance — Dépression ou anxiété généralisée chez l’adulte
Escitalopram 10 mg Prendre 10 mg une fois par jour. Durée initiale : 28 jours ; contrôle clinique à 1–2 semaines. Dépression : poursuivre au moins 6 mois après rémission ; anxiété : durée de plusieurs mois selon réponse, puis arrêt progressif.
Contre-indications
Hypersensibilité, IMAO contre-indiqués selon RCP, QT long connu ou congénital et association aux médicaments allongeant le QT, notamment hydroxyzine.
Effets indésirables
Nausées, céphalées, troubles du sommeil et dysfonction sexuelle. Risques importants : allongement du QT, hyponatrémie, saignements et syndrome sérotoninergique. Syncope ou idées suicidaires : avis urgent ; symptômes de sevrage possibles à l’arrêt brutal.
Interactions
Tramadol et autres sérotoninergiques : risque de syndrome sérotoninergique. AINS et antithrombotiques : risque hémorragique. Oméprazole et autres inhibiteurs du CYP2C19 peuvent augmenter l’exposition.
Repères médecin
Maximum adulte 20 mg/jour. Après 65 ans : débuter à 5 mg, maximum 10 mg/jour ; atteinte hépatique : début réduit, maximum usuel 10 mg/jour. Trouble panique : 5 mg/jour la première semaine. Rechercher bipolarité, risque suicidaire et troubles ioniques ; ECG selon risque cardiaque. Surveiller activation, hyponatrémie et effets sexuels. Grossesse : évaluation spécifique ; éviter l’arrêt brutal. Source : RCP escitalopram. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM182 — Paroxétine
Médicaments
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Noms commerciaux
Deroxat, Divarius ; génériques de paroxétine.
Indications
Épisode dépressif caractérisé et plusieurs troubles anxieux : TAG, panique, anxiété sociale, ESPT et TOC. Choix tenant compte du risque de sevrage et des interactions.
Ordonnance — Épisode dépressif caractérisé chez l’adulte
Paroxétine 20 mg Prendre 20 mg le matin au cours du petit-déjeuner. Durée initiale : 28 jours ; contrôle à 1–2 semaines. Poursuivre au moins 6 mois après rémission, puis décroissance individualisée.
Contre-indications
Hypersensibilité ; association aux IMAO contre-indiqués selon RCP, au pimozide ou à la thioridazine. Respecter les délais de relais.
Effets indésirables
Nausées, sueurs, somnolence/insomnie et troubles sexuels ; prise de poids possible. Hyponatrémie, saignements et syndrome sérotoninergique à connaître. Sevrage fréquent si arrêt trop rapide ; agitation, virage maniaque ou idées suicidaires : évaluation rapide.
Interactions
Éviter l’association au tamoxifène si possible, par inhibition du CYP2D6. Vigilance avec tramadol et autres sérotoninergiques, médicaments métabolisés par CYP2D6, AINS et antithrombotiques.
Repères médecin
Rechercher bipolarité et risque suicidaire ; surveiller activation, hyponatrémie, effets sexuels et poids. Dépression : maximum 50 mg/jour ; sujet âgé : 40 mg/jour. Réduire en cas d’insuffisance rénale sévère ou hépatique. Trouble panique : début à 10 mg/jour, schéma distinct. Sevrage parfois marqué : décroissance lente, adaptée aux symptômes. Projet de grossesse : réévaluer le choix sans arrêt brutal. Source : RCP paroxétine. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM183 — Fluoxétine
Médicaments
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Noms commerciaux
Prozac ; génériques de fluoxétine.
Indications
Épisode dépressif caractérisé ; TOC et boulimie avec psychothérapie selon schémas spécifiques. ISRS à longue demi-vie, utile lorsque ce profil convient au patient.
Ordonnance — Épisode dépressif caractérisé chez l’adulte
Fluoxétine 20 mg Prendre 20 mg une fois par jour, de préférence le matin si effet stimulant. Durée initiale : 28 jours ; contrôle à 1–2 semaines. Poursuivre au moins 6 mois après rémission, puis organiser l’arrêt.
Contre-indications
Hypersensibilité ; IMAO non sélectifs irréversibles ; métoprolol utilisé dans l’insuffisance cardiaque.
Effets indésirables
Nausées/diarrhée, céphalées, insomnie et troubles sexuels ; agitation possible en début de traitement. Hyponatrémie, saignements et syndrome sérotoninergique à connaître. Agitation inhabituelle, virage maniaque ou idées suicidaires : avis rapide ; interactions possibles longtemps après l’arrêt.
Interactions
Sérotoninergiques, dont tramadol : syndrome sérotoninergique. Inhibition du CYP2D6 : éviter si possible le tamoxifène, vérifier les autres substrats. AINS et antithrombotiques : risque hémorragique ; prudence avec les médicaments allongeant le QT.
Repères médecin
Rechercher bipolarité et risque suicidaire ; surveiller agitation, insomnie, hyponatrémie et troubles sexuels. Dépression : augmentation prudente si nécessaire, maximum 60 mg/jour. Réduire ou espacer en cas d’atteinte hépatique. Interactions persistantes plusieurs semaines après arrêt : attendre au moins 5 semaines avant un IMAO irréversible, davantage selon exposition. Grossesse et pédiatrie : prise en charge spécifique ; pas d’extrapolation de l’ordonnance adulte. Source : RCP fluoxétine. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM184 — Venlafaxine LP
Médicaments
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Noms commerciaux
Effexor LP ; génériques de venlafaxine à libération prolongée.
Indications
Épisode dépressif caractérisé et prévention des récidives ; TAG, anxiété sociale et trouble panique. IRSNa dont le choix tient compte de la tension artérielle et du risque de sevrage.
Ordonnance — Dépression ou TAG chez l’adulte
Venlafaxine LP 75 mg Prendre 75 mg une fois par jour, au cours d’un repas, à heure fixe. Durée initiale : 28 jours ; contrôle à 1–2 semaines. Dépression : poursuivre au moins 6 mois après rémission ; TAG : réévaluer la durée selon réponse. Arrêt progressif.
Contre-indications
Hypersensibilité ; association aux IMAO irréversibles et non-respect des délais de relais.
Effets indésirables
Nausées, sécheresse buccale, sueurs, troubles du sommeil et troubles sexuels. Élévation de pression artérielle/tachycardie, hyponatrémie, saignements ou syndrome sérotoninergique possibles. Sevrage marqué si arrêt brutal ; idées suicidaires ou agitation inhabituelle : avis rapide.
Interactions
Autres sérotoninergiques, notamment tramadol, linézolide et millepertuis : syndrome sérotoninergique. AINS et antithrombotiques : risque hémorragique. Éviter alcool ; vérifier les médicaments allongeant le QT.
Repères médecin
Rechercher bipolarité et risque suicidaire. Contrôler pression artérielle et fréquence cardiaque avant traitement et après augmentation ; corriger une HTA préexistante. Surveiller natrémie si risque et effets sexuels. Adapter au rein et au foie. Les maxima diffèrent selon indication : 375 mg/jour dans la dépression, 225 mg/jour dans le TAG ; augmentation après réévaluation. Sevrage parfois important : réduction lente, sans arrêt brutal. Grossesse : évaluation spécifique. Source : RCP venlafaxine LP. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM185 — Duloxétine
Médicaments
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Noms commerciaux
Cymbalta ; génériques de duloxétine.
Indications
Dépression, trouble anxiété généralisée et douleur neuropathique diabétique périphérique chez l’adulte. Option pertinente en cas de dépression associée à cette douleur neuropathique.
Ordonnance — Épisode dépressif caractérisé chez l’adulte
Duloxétine 60 mg, gélule gastro-résistante Prendre 60 mg une fois par jour. Durée initiale : 28 jours ; contrôle à 1–2 semaines. Poursuivre au moins 6 mois après rémission, puis arrêt progressif.
Ordonnance — TAG sans dépression associée chez l’adulte
Duloxétine 30 mg une fois par jour ; augmenter à 60 mg/jour selon réponse et tolérance. Durée initiale : 28 jours ; réévaluer avant poursuite, généralement plusieurs mois.
Contre-indications
Hypersensibilité, IMAO non sélectifs irréversibles, maladie hépatique avec insuffisance hépatique, clairance rénale < 30 mL/min, fluvoxamine, ciprofloxacine ou énoxacine ; ne pas initier si HTA non contrôlée.
Effets indésirables
Nausées, sécheresse buccale, céphalées, somnolence/vertiges et troubles sexuels. Hypertension, hépatotoxicité, hyponatrémie et syndrome sérotoninergique possibles. Ictère ou idées suicidaires : évaluation rapide ; éviter l’arrêt brutal exposant au sevrage.
Interactions
Autres sérotoninergiques, dont tramadol et linézolide : risque sérotoninergique. Inhibition du CYP2D6 : vérifier les substrats. AINS et antithrombotiques : risque hémorragique.
Repères médecin
Rechercher bipolarité et risque suicidaire ; surveiller pression artérielle, effets sexuels et hyponatrémie si risque. Symptômes hépatiques : évaluer rapidement. Dépression : pas de bénéfice établi d’une augmentation au-delà de 60 mg chez le non-répondeur. Réduire progressivement à l’arrêt ; grossesse : évaluation spécifique. Source : RCP duloxétine. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM186 — Mirtazapine
Médicaments
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Noms commerciaux
Norset ; génériques de mirtazapine.
Indications
Épisode dépressif caractérisé chez l’adulte. Profil sédatif et stimulant l’appétit pouvant orienter le choix si troubles du sommeil ou perte d’appétit associés à la dépression ; pas d’indication d’insomnie isolée.
Ordonnance — Épisode dépressif caractérisé chez l’adulte
Mirtazapine 15 mg Prendre 15 mg le soir au coucher. Durée initiale : 28 jours ; contrôle à 1–2 semaines et évaluation de la réponse à 2–4 semaines. Poursuivre au moins 6 mois après rémission, puis arrêt progressif.
Contre-indications
Hypersensibilité ; association aux IMAO et délais de relais non respectés. Phénylcétonurie pour les présentations contenant de l’aspartam selon RCP.
Effets indésirables
Somnolence, augmentation de l’appétit/poids et sécheresse buccale. Neutropénie/agranulocytose rares : fièvre, angine ou ulcérations buccales imposent arrêt et NFS rapide. Surveiller idées suicidaires ou virage maniaque ; réactions cutanées sévères et hyponatrémie possibles.
Interactions
Alcool, benzodiazépines, opioïdes et autres sédatifs : sédation accrue. Autres sérotoninergiques : vigilance. Inducteurs ou inhibiteurs enzymatiques : adaptation possible ; contrôler l’INR avec warfarine et vérifier les associations allongeant le QT.
Repères médecin
Rechercher bipolarité et risque suicidaire. Posologie efficace habituelle 15–45 mg/jour ; adapter au rein et au foie. Surveiller somnolence, chutes, poids, appétit et natrémie si risque. Fièvre, angine ou stomatite : arrêt et NFS urgente pour exclure une neutropénie. Éruption sévère : arrêt et évaluation. Grossesse et allaitement : appréciation spécifique. Pas d’usage pédiatrique courant. Source : RCP mirtazapine. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM187 — Azélastine oculaire
Médicaments
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Noms commerciaux
Allergodil 0,05 %, collyre en solution.
Indications
Conjonctivite allergique de l’adulte et de l’enfant de plus de 4 ans. Alternative antihistaminique locale pour prurit et larmoiement ; ne traite pas une infection.
Ordonnance — Conjonctivite allergique
Azélastine 0,05 %, collyre Instiller 1 goutte dans chaque œil atteint matin et soir. Durée initiale : 7 à 14 jours ; réévaluer si persistance ou avant prolongation. Retirer les lentilles pendant la poussée ; ne pas toucher l’œil avec l’embout.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’azélastine ou à un excipient, notamment chlorure de benzalkonium. Utilisation non recommandée avant 4 ans.
Effets indésirables
Brûlure oculaire légère et transitoire, goût amer ; irritation ou allergie de contact selon conservateur. Arrêter et faire évaluer si douleur importante, œdème marqué ou baisse visuelle persistante.
Interactions
Espacer les autres collyres de 15 minutes. Prudence avec alcool et dépresseurs du système nerveux central en cas de somnolence.
Repères médecin
Lavage au sérum physiologique, éviction allergénique et compresses froides selon besoin. Ne pas cumuler les collyres antihistaminiques sans justification. Le conservateur peut irriter une surface oculaire fragile ; vérifier la conservation après ouverture. Douleur, photophobie ou baisse visuelle : avis ophtalmologique urgent. Pas de corticoïde oculaire sans évaluation adaptée. Sources : RCP Allergodil ; conjonctivite — Assurance Maladie. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM188 — Azithromycine oculaire
Médicaments
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Noms commerciaux
Azyter 15 mg/g, collyre en récipient unidose.
Indications
Conjonctivite bactérienne purulente à germe sensible lorsque l’antibiothérapie locale est indiquée. Le schéma bref facilite l’observance ; pas d’intérêt dans la conjonctivite virale habituelle.
Ordonnance — Conjonctivite bactérienne purulente
Azithromycine 15 mg/g, collyre unidose Instiller 1 goutte dans chaque œil atteint matin et soir pendant 3 jours. Ne pas prolonger au-delà de 3 jours, même si des signes résiduels persistent ; réévaluer en l’absence d’amélioration. Jeter l’unidose après usage ; laver les mains avant et après.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’azithromycine ou à un excipient.
Effets indésirables
Brûlure, prurit ou picotements à l’instillation ; vision floue, sensation de corps étranger ou paupières collées. Hypersensibilité parfois avec angio-œdème. Douleur importante, photophobie ou baisse visuelle persistante : réévaluation rapide.
Interactions
Pas d’interaction systémique attendue aux doses oculaires. Espacer les autres collyres de 15 minutes et instiller Azyter en dernier.
Repères médecin
Lavage au sérum physiologique et hygiène ; antibiothérapie non systématique. Retirer les lentilles. Même posologie pédiatrique selon RCP ; un œil purulent chez le nouveau-né nécessite une évaluation rapide, notamment pour gonocoque ou Chlamydia, pouvant imposer un traitement systémique. Douleur, photophobie, baisse visuelle ou suspicion cornéenne : avis urgent. Pas d’association corticoïde empirique. Sources : RCP Azyter ; conjonctivite — Assurance Maladie. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM189 — Tobramycine oculaire
Médicaments
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Noms commerciaux
Tobrex 0,3 % ; Tobrabact 3 mg/mL selon présentation. Ne pas confondre avec une association à un corticoïde.
Indications
Infection bactérienne superficielle à germe sensible, notamment conjonctivite nécessitant un antibiotique local. Les kératites et ulcères cornéens relèvent d’une prise en charge ophtalmologique.
Ordonnance — Conjonctivite bactérienne chez l’adulte
Tobramycine 0,3 %, collyre Instiller 1 goutte dans chaque œil atteint 4 fois par jour pendant 7 jours. Réévaluer si absence d’amélioration à 48–72 heures ou aggravation. Après instillation, fermer l’œil et comprimer l’angle interne pendant 2 minutes.
Contre-indications
Hypersensibilité à la tobramycine ou à un excipient ; tenir compte des allergies croisées aux autres aminosides.
Effets indésirables
Rougeur/gêne oculaire, prurit ou irritation ; allergie aux aminosides possible. Usage prolongé : sélection de germes ou surinfection. Arrêter et réévaluer devant œdème marqué, douleur ou baisse visuelle persistante.
Interactions
Espacer les collyres d’au moins 5 minutes ; pommade en dernier. Ne pas administrer simultanément des tétracyclines oculaires. Prudence avec aminosides systémiques et médicaments néphrotoxiques ou ototoxiques.
Repères médecin
Même dose à partir de 1 an selon le RCP Tobrex ; avant cet âge, évaluation spécifique. Antibiotique non systématique et inutile dans la conjonctivite virale habituelle. Retirer les lentilles ; œil rouge douloureux chez un porteur de lentilles : examen urgent. Prudence en cas de myasthénie. Éviter les cures prolongées ; vérifier la conservation après ouverture. Sources : RCP Tobrex ; conjonctivite — Assurance Maladie. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM190 — Rifamycine oculaire
Médicaments
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Noms commerciaux
Rifamycine Chibret 1 000 000 UI pour cent, collyre en solution.
Indications
Conjonctivite bactérienne à germe sensible lorsque l’antibiothérapie locale est justifiée. Les indications cornéennes nécessitent un avis ophtalmologique.
Ordonnance — Conjonctivite bactérienne chez l’adulte
Rifamycine Chibret 1 000 000 UI pour cent, collyre Instiller 1 goutte dans chaque œil atteint 4 fois par jour pendant 7 jours. Réévaluer en l’absence d’amélioration à 48–72 heures ou si aggravation. Ne pas toucher l’œil avec l’embout ; reboucher après utilisation.
Contre-indications
Hypersensibilité à la rifamycine ou à un constituant du collyre.
Effets indésirables
Irritation oculaire transitoire ; hypersensibilité possible aux antibiotiques/conservateurs/excipients, parfois avec bronchospasme ou anaphylaxie. Arrêter si réaction importante ; gêne respiratoire : urgence.
Interactions
Espacer les autres collyres de 15 minutes pour éviter leur dilution et une diminution d’efficacité.
Repères médecin
Lavage au sérum physiologique et hygiène ; ne pas utiliser systématiquement un antibiotique. La solution colore les lentilles souples et tache vêtements ou lunettes. Thiomersal et sulfites : réactions allergiques possibles, parfois sévères. Suspendre le port de lentilles ; douleur, photophobie, baisse visuelle ou atteinte cornéenne suspectée imposent un avis urgent. Ne pas ajouter empiriquement de corticoïde. Vérifier les modalités de préparation et de conservation du flacon. Sources : RCP Rifamycine Chibret ; conjonctivite — Assurance Maladie. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM191 — Picloxydine oculaire — antiseptique
Médicaments
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Noms commerciaux
Vitabact 0,05 %, collyre ; présentation unidose selon disponibilité et dosage.
Indications
Traitement antiseptique des infections superficielles de l’œil et de ses annexes. Option pour une forme simple après examen ; ne remplace pas un antibiotique lorsqu’il est indiqué.
Ordonnance — Infection oculaire superficielle simple chez l’adulte
Picloxydine, Vitabact 0,05 %, collyre Instiller 1 goutte dans chaque œil atteint 4 fois par jour pendant 5 jours. Réévaluer en l’absence d’amélioration à 48–72 heures ; ne pas dépasser 10 jours sans réévaluation. Laver les mains et éviter le contact de l’embout avec l’œil.
Contre-indications
Hypersensibilité à la picloxydine ou à un excipient.
Effets indésirables
Irritation, brûlure ou sensibilisation locale possibles. Douleur importante, photophobie, œdème marqué ou baisse visuelle persistante : interrompre l’automédication et réévaluer rapidement.
Interactions
Espacer les autres collyres de 15 minutes.
Repères médecin
Associer les lavages au sérum physiologique et l’hygiène ; une conjonctivite virale habituelle relève surtout des lavages. Retirer les lentilles. Nouveau-né, immunodépression ou purulence importante : prise en charge spécifique. Douleur, photophobie ou baisse visuelle : avis ophtalmologique urgent. Pas de corticoïde oculaire empirique. Vérifier la conservation du flacon après ouverture et jeter les unidoses après usage. Sources : RCP Vitabact ; conjonctivite — Assurance Maladie. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM192 — Dexaméthasone oculaire — Dexafree
Médicaments
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Noms commerciaux
Dexafree 1 mg/mL, collyre en unidoses sans conservateur.
Indications
Inflammation non infectieuse du segment antérieur de l’œil, sous contrôle ophtalmologique strict. Ne pas initier pour une rougeur oculaire non diagnostiquée.
Ordonnance — Inflammation non infectieuse confirmée chez l’adulte
Dexaméthasone 1 mg/mL, collyre unidose Après examen ophtalmologique : 1 goutte dans l’œil atteint 4 fois par jour. Durée initiale : 5 jours avec contrôle ; réduction progressive selon évolution et protocole ophtalmologique. Durée habituelle totale : quelques jours à 14 jours maximum. Jeter l’unidose après usage.
Contre-indications
Hypersensibilité ; infection oculaire non contrôlée par traitement anti-infectieux, notamment bactérienne purulente, fongique, mycobactérienne, amibienne ou virale, dont kératite herpétique épithéliale. Perforation, ulcération ou lésion cornéenne avec réépithélialisation incomplète ; hypertension oculaire connue provoquée par les glucocorticoïdes.
Effets indésirables
Brûlure/irritation et vision floue transitoire. Risques corticoïdes oculaires : hypertonie/glaucome, cataracte, retard de cicatrisation et infection aggravée/masquée ; perforation si cornée fragilisée. Douleur ou baisse visuelle : contrôle ophtalmologique rapide.
Interactions
Espacer les autres collyres de 15 minutes. Ritonavir ou cobicistat : risque accru d’effets corticoïdes systémiques ; association à éviter sauf justification surveillée. AINS oculaires : vigilance pour la cicatrisation cornéenne.
Repères médecin
Contrôler cornée et pression intraoculaire ; glaucome préexistant : surveillance renforcée. Risques d’hypertension oculaire, cataracte, retard de cicatrisation et infection masquée ou aggravée. Douleur, photophobie ou baisse visuelle : réévaluation urgente. Pas de renouvellement sans contrôle. Lentilles à suspendre ; pédiatrie, grossesse et allaitement : avis spécifique. Source : RCP Dexafree. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM193 — Fluorométholone oculaire — Flucon
Médicaments
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Noms commerciaux
Flucon, collyre en suspension à base de fluorométholone.
Indications
Certaines inflammations oculaires, notamment allergiques conjonctivo-palpébrales, après examen ophtalmologique. Recours si l’indication d’un corticoïde est confirmée, avec exclusion d’une infection non contrôlée.
Ordonnance — Inflammation oculaire confirmée chez l’adulte
Fluorométholone, Flucon collyre Après examen ophtalmologique : instiller 1 goutte dans l’œil atteint 3 fois par jour. Agiter le flacon avant emploi. Durée initiale : 5 jours, puis contrôle ; poursuite et éventuelle décroissance uniquement selon évolution et prescription ophtalmologique.
Contre-indications
Hypersensibilité ; infections oculaires non contrôlées, notamment infections et lésions cornéennes ou conjonctivales virales, bactériennes, fongiques ou amibiennes. Une suspicion d’herpès épithélial impose de suspendre toute initiation et de demander un avis spécialisé.
Effets indésirables
Brûlure/irritation et vision floue transitoire. Risques corticoïdes oculaires : hypertonie/glaucome, cataracte, retard de cicatrisation et infection aggravée/masquée ; perforation si cornée fragilisée. Douleur ou baisse visuelle : contrôle ophtalmologique rapide.
Interactions
AINS oculaires : majoration du risque de retard de cicatrisation cornéenne. Espacer les autres collyres d’au moins 5 minutes ; pommade en dernier.
Repères médecin
La moindre action hypertensive comparée à certains corticoïdes ne supprime pas le risque de glaucome. Surveiller la pression intraoculaire, surtout si poursuite, et l’état cornéen. Risques de cataracte, infection masquée et perforation si cornée ou sclère amincie. Pas de traitement empirique d’une conjonctivite infectieuse ni de renouvellement automatique. Lentilles à suspendre. Douleur ou baisse visuelle : avis urgent ; enfant, grossesse et allaitement : évaluation spécifique. Source : RCP Flucon. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM194 — Tobramycine + dexaméthasone oculaires — Tobradex
Médicaments
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Noms commerciaux
Tobradex, collyre en suspension : tobramycine 3 mg/mL + dexaméthasone 1 mg/mL.
Indications
Traitement anti-inflammatoire et antibactérien après chirurgie oculaire ou dans certaines infections à composante inflammatoire, sur indication ophtalmologique. Selon la HAS, pas de place dans les conjonctivites infectieuses courantes.
Ordonnance — Indication ophtalmologique confirmée chez l’adulte
Tobramycine + dexaméthasone, Tobradex collyre Instiller 1 goutte dans l’œil atteint toutes les 4 à 6 heures pendant l’éveil, selon le protocole prescrit. Agiter avant emploi. Durée initiale : 7 jours au maximum avant contrôle ; durée totale et diminution progressive selon évolution ophtalmologique.
Contre-indications
Hypersensibilité ; kératite à Herpes simplex ; infections virales cornéennes ou conjonctivales, notamment varicelle ; mycoses oculaires ; infections mycobactériennes et infections parasitaires oculaires non traitées. Tenir compte des allergies croisées aux aminosides.
Effets indésirables
Irritation/prurit, douleur ou allergie locale ; hypertonie oculaire possible. Le corticoïde expose à glaucome, cataracte, retard de cicatrisation et infection aggravée/masquée ; cornée fragile : risque de perforation. Douleur ou baisse visuelle : avis ophtalmologique rapide.
Interactions
Espacer les collyres d’au moins 5 minutes ; pommade en dernier. AINS topiques : cicatrisation cornéenne altérée. Vérifier inhibiteurs du CYP3A4, notamment ritonavir, et aminosides systémiques ou médicaments néphrotoxiques/ototoxiques.
Repères médecin
L’antibiotique ne protège pas des risques du corticoïde en cas d’herpès ou de mycose. Contrôler pression intraoculaire et cornée ; risques de glaucome, cataracte, surinfection et perforation si amincissement. Suspendre les lentilles. Douleur ou baisse visuelle : réévaluation urgente. Pas d’utilisation empirique pour œil rouge. Pédiatrie : indication selon RCP, surveillance accrue ; grossesse/allaitement : évaluation spécifique. Sources : RCP Tobradex ; place thérapeutique — HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM195 — Dexaméthasone + néomycine + polymyxine B — Maxidrol
Médicaments
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Noms commerciaux
Maxidrol, collyre : dexaméthasone + néomycine + polymyxine B.
Indications
Certaines inflammations avec besoin d’une couverture antibactérienne, notamment après chirurgie, sur indication ophtalmologique. Selon la HAS, pas de place dans les conjonctivites infectieuses courantes.
Ordonnance — Indication ophtalmologique confirmée chez l’adulte
Maxidrol, collyre Instiller 1 goutte dans l’œil atteint 4 fois par jour. Agiter avant emploi. Durée : 7 jours, puis contrôle ; toute prolongation ou décroissance dépend de l’examen ophtalmologique.
Contre-indications
Hypersensibilité, notamment à la néomycine ou aux autres composants ; kératite à Herpes simplex ; varicelle et autres infections virales de la cornée ou conjonctive ; mycoses oculaires ; infections parasitaires oculaires non traitées ; infections mycobactériennes.
Effets indésirables
Irritation ou allergie locale, notamment à la néomycine. Risques corticoïdes : hypertonie/glaucome, cataracte, retard de cicatrisation et infection aggravée/masquée ; perforation si cornée fragilisée. Aggravation, douleur ou baisse visuelle : contrôle rapide.
Interactions
Espacer les collyres d’au moins 5 minutes ; pommade en dernier. AINS topiques : risque cornéen accru. Ritonavir ou cobicistat : effets corticoïdes systémiques possibles. Vérifier les traitements néphrotoxiques et les aminosides systémiques.
Repères médecin
Contrôler pression intraoculaire et cornée ; glaucome ou réponse hypertensive antérieure aux corticoïdes : avis spécialisé et surveillance renforcée. Risques de cataracte, retard de cicatrisation, infection masquée et perforation sur cornée amincie. Allergie de contact à la néomycine possible. Les antibiotiques n’autorisent pas un traitement empirique d’un œil rouge. Suspendre les lentilles ; douleur ou baisse visuelle : réévaluation urgente. Grossesse, allaitement et pédiatrie : évaluation spécifique. Sources : RCP Maxidrol ; place thérapeutique — HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM196 — Indométacine oculaire — Indocollyre
Médicaments
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Noms commerciaux
Indocollyre 0,1 %, notamment en unidoses.
Indications
AINS oculaire utilisé surtout autour d’une chirurgie : prévention de l’inflammation après chirurgie de la cataracte ou du segment antérieur, douleur après kératectomie photoréfractive. Pas de traitement usuel d’une conjonctivite infectieuse.
Ordonnance — Prévention inflammatoire périopératoire chez l’adulte
Indométacine 0,1 %, collyre unidose Selon protocole chirurgical : 1 goutte dans l’œil opéré 4 fois par jour, en débutant 24 heures avant l’intervention. Durée : jusqu’à disparition des signes inflammatoires, avec échéance de contrôle fixée par le chirurgien ; pas de prolongation autonome. Jeter l’unidose après usage.
Contre-indications
Allergie à l’indométacine, à l’aspirine ou aux autres AINS, notamment asthme déclenché par ces médicaments ; grossesse à partir de 24 SA ; ulcère gastroduodénal évolutif, insuffisance hépatocellulaire ou rénale sévère ; hypersensibilité à un excipient.
Effets indésirables
Picotements, irritation, douleur oculaire ou vision floue transitoire. Retard de cicatrisation et lésions cornéennes, parfois ulcération/perforation surtout sur œil fragile ; hypersensibilité possible. Douleur croissante ou baisse visuelle : arrêter et avis ophtalmologique urgent.
Interactions
Corticoïdes oculaires : risque accru de mauvaise cicatrisation. Associations généralement déconseillées selon RCP : anticoagulants, héparines, autres AINS, lithium, méthotrexate ≥ 15 mg/semaine. Espacer les autres collyres de 15 minutes.
Repères médecin
Risque de kératite, ulcération et perforation, notamment sur surface fragile : interrompre et faire examiner en cas de lésion épithéliale ou douleur croissante. Prudence si diabète, sécheresse ou chirurgie compliquée. Peut majorer le saignement ; ne traite pas l’infection. Grossesse avant 24 SA : seulement si nécessaire, dose et durée minimales ; allaitement selon avis spécialisé. Source : RCP Indocollyre unidose. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM197 — Albendazole
Médicaments
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Noms commerciaux
Zentel 400 mg ; suspension buvable selon âge et capacité de déglutition.
Indications
Helminthiases intestinales, notamment oxyurose, ascaridiose, ankylostomose et trichocéphalose. Le parasite détermine le schéma ; parasitoses systémiques et anguillulose nécessitent une stratégie spécifique.
Ordonnance — Oxyurose chez l’adulte
Albendazole 400 mg Prendre 400 mg en une prise, puis renouveler une fois 7 jours plus tard selon le RCP Zentel. Associer hygiène des mains, ongles et linge ; prise en charge simultanée de l’entourage selon contexte.
Ordonnance — Ascaridiose ou ankylostomose chez l’adulte
Albendazole 400 mg Prendre 400 mg en une prise unique. Réévaluer si persistance ; ne pas répéter sans réexaminer le diagnostic.
Contre-indications
Hypersensibilité ; grossesse ; femme en âge de procréer sans contraception efficace ; allaitement selon les restrictions du RCP.
Effets indésirables
Douleurs abdominales, nausées/vomissements, céphalées ou vertiges. Atteinte hépatique et cytopénies surtout avec cures longues/fortes doses ; réaction cutanée sévère rare. Ictère, fièvre inhabituelle ou éruption étendue : arrêter et réévaluer.
Interactions
Inducteurs enzymatiques : efficacité diminuée possible. Cimétidine, praziquantel et dexaméthasone peuvent augmenter l’exposition au métabolite actif ; vérifier les associations.
Repères médecin
Test de grossesse négatif avant initiation ; contraception féminine pendant traitement et 6 mois après, masculine ou de la partenaire pendant traitement et 3 mois après selon RCP. Prise unique : interruption de l’allaitement environ 48 heures ; prises répétées contre-indiquées pendant l’allaitement. Avant 2 ans : dose/forme spécifiques. Traitement prolongé : NFS et bilan hépatique ; symptômes neurologiques ou suspicion de cysticercose : avis spécialisé. Source : RCP Zentel. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM198 — Mébendazole
Médicaments
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Noms commerciaux
Vermox, Ovex selon pays. Vérifier la spécialité disponible et les modalités d’accès en France ; les schémas ci-dessous suivent le RCP britannique Vermox. Ne pas confondre avec le flubendazole (Fluvermal).
Indications
Helminthiases intestinales à oxyures, ascaris, trichocéphales et ankylostomes. Le schéma dépend du parasite ; pas de traitement empirique de toute diarrhée.
Ordonnance — Oxyurose chez l’adulte
Mébendazole 100 mg Prendre 100 mg en une prise unique. Une seconde prise à 14 jours est recommandée si réinfestation suspectée ; associer les mesures d’hygiène et la prise en charge de l’entourage.
Ordonnance — Ascaridiose, trichocéphalose ou ankylostomose chez l’adulte
Mébendazole 100 mg Prendre 100 mg matin et soir pendant 3 jours.
Contre-indications
Hypersensibilité ; grossesse selon le RCP de référence. Avant 2 ans : utilisation non courante, avis spécialisé ; ne pas utiliser avant 1 an selon ce RCP.
Effets indésirables
Douleurs abdominales, diarrhée ou flatulences. Hypersensibilité/réaction cutanée sévère possible ; cytopénies et atteinte hépatique surtout lors de traitements prolongés ou à forte dose. Éruption avec atteinte muqueuse, ictère ou fièvre inexpliquée : arrêt et avis rapide.
Interactions
Éviter l’association au métronidazole : signal de réactions cutanées graves, dont Stevens-Johnson/Lyell. Cimétidine : augmentation possible des concentrations.
Repères médecin
Vérifier le dosage exact : pas de substitution automatique avec un comprimé à 500 mg. Adapter la forme à l’âge ; schémas fixes également décrits après 2 ans dans le RCP. Allaitement : prudence. Atteinte hépatique, cures répétées ou prolongées : surveillance adaptée ; pas d’usage pour cysticercose. Source : RCP Vermox — fabricant, Royaume-Uni. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM199 — Tinidazole — giardiase et protozooses
Médicaments
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Noms commerciaux
Fasigyne 500 mg, comprimé.
Indications
Giardiase, également appelée giardiose ou lambliase ; autres protozooses sensibles selon diagnostic. La prise unique est utile lorsque l’observance d’une cure prolongée est difficile.
Ordonnance — Giardiase chez l’adulte
Tinidazole 500 mg Prendre 2 g, soit 4 comprimés, en une seule prise. Durée : une prise unique ; de préférence en dehors des repas selon le RCP français.
Ordonnance — Giardiase chez l’enfant, après évaluation
Tinidazole 50 mg/kg en une prise unique ; maximum 2 g. Le pharmacien adapte la forme à l’âge et au poids ; ne pas imposer les comprimés à un enfant ne pouvant les avaler.
Contre-indications
Hypersensibilité au tinidazole ou à un excipient ; vérifier les antécédents d’allergie aux nitro-imidazolés.
Effets indésirables
Nausées, douleurs digestives, goût métallique, céphalées ou vertiges ; urines foncées possibles. Neuropathie, ataxie ou convulsions imposent l’arrêt et un avis rapide. Réactions allergiques et leucopénie transitoire possibles.
Interactions
Éviter alcool et produits alcoolisés pendant le traitement et 72 heures après. Disulfirame : association déconseillée. AVK : contrôler l’INR et adapter pendant traitement et jusqu’à 8 jours après.
Repères médecin
Confirmer la parasitose selon contexte ; réhydrater et prévenir la réinfestation. Échec : recontrôler diagnostic et observance avant de répéter. Arrêter devant neuropathie, ataxie ou autre signe neurologique. Grossesse : bénéfice-risque spécifique ; éviter pendant l’allaitement. Amibiase invasive : prise en charge distincte, avec discussion d’un amœbicide luminal après traitement tissulaire. Sources : RCP Fasigyne ; Giardia — MSF ; alcool — NHS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM200 — Ciprofloxacine
Médicaments
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Noms commerciaux
Ciflox ; génériques 250 et 500 mg.
Indications
Pyélonéphrite et certaines infections documentées à bacilles Gram négatif. Fluoroquinolone à réserver à une indication justifiée après évaluation des alternatives ; pas de place dans la cystite courante.
Ordonnance — Pyélonéphrite aiguë simple de la femme adulte, sans gravité
Ciprofloxacine 500 mg Prendre 1 comprimé matin et soir pendant 7 jours. Schéma pour fonction rénale compatible, hors grossesse ; éviter en probabiliste si fluoroquinolone reçue dans les 6 derniers mois.
Contre-indications
Allergie aux quinolones ; association à la tizanidine. Éviter après effet indésirable grave sous quinolone. Grossesse, allaitement et pédiatrie : pas d’usage ambulatoire courant, évaluation spécifique.
Effets indésirables
Nausées/diarrhée, céphalées, vertiges ou insomnie. Risques parfois durables : tendinite/rupture tendineuse, neuropathie et troubles neuropsychiatriques ; dysglycémie et allongement du QT possibles. Douleur tendineuse, paresthésies ou trouble psychique nouveau : arrêt et avis rapide.
Interactions
Tizanidine contre-indiquée ; duloxétine : association contre-indiquée selon son RCP. Contrôler théophylline, AVK et médicaments allongeant le QT. Prendre 1 à 2 heures avant ou au moins 4 heures après fer, zinc, antiacides et produits minéraux ; même espacement pour lait/yaourt pris seuls hors repas.
Repères médecin
Arrêter et consulter dès douleur tendineuse, neuropathie ou trouble neuropsychiatrique. Effets parfois durables et irréversibles ; discuter les risques aortiques, cardiaques et glycémiques. Éviter les corticoïdes systémiques associés. ECBU avant traitement, adaptation à l’antibiogramme et réévaluation à 48–72 heures. Fièvre mal tolérée, obstacle, sepsis ou impossibilité de boire : évaluation urgente. Adapter à la clairance rénale. Ne pas assimiler la ciprofloxacine à une fluoroquinolone antipneumococcique. Sources : RCP officiel ; Recommandations HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM201 — Lévofloxacine
Médicaments
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Noms commerciaux
Tavanic ; génériques 500 mg.
Indications
Pyélonéphrite ; certaines infections respiratoires lorsque les antibiotiques habituels sont inappropriés. Prescription de recours avec évaluation des risques des fluoroquinolones.
Ordonnance — Pyélonéphrite aiguë simple de la femme adulte, sans gravité
Lévofloxacine 500 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour pendant 7 jours. Schéma si clairance de la créatinine > 50 mL/min, hors grossesse ; éviter en probabiliste si fluoroquinolone reçue dans les 6 derniers mois.
Contre-indications
Allergie aux quinolones ; épilepsie ; antécédent de tendinopathie sous fluoroquinolone ; enfant/adolescent en croissance ; grossesse et allaitement.
Effets indésirables
Nausées/diarrhée, céphalées, vertiges ou insomnie. Risques parfois durables : tendinite/rupture tendineuse, neuropathie et troubles neuropsychiatriques ; dysglycémie et allongement du QT possibles. Douleur tendineuse, paresthésies ou trouble psychique nouveau : arrêt et avis rapide.
Interactions
Espacer d’au moins 2 heures avec fer, zinc, antiacides et sucralfate. Éviter corticoïdes systémiques et associations allongeant le QT ; surveiller INR sous AVK et glycémie sous antidiabétiques.
Repères médecin
Arrêter et consulter dès douleur tendineuse, neuropathie ou trouble neuropsychiatrique. Effets parfois durables et irréversibles ; discuter les risques aortiques, cardiaques et glycémiques. Éviter les corticoïdes systémiques associés. ECBU avant traitement, adaptation à l’antibiogramme et réévaluation à 48–72 heures. Fièvre mal tolérée, obstacle, sepsis ou impossibilité de boire : évaluation urgente. Adapter dès clairance ≤ 50 mL/min. Pas de prescription banalisée pour bronchite ou cystite. Sources : RCP officiel ; Recommandations HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM202 — Cotrimoxazole — triméthoprime + sulfaméthoxazole
Médicaments
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Noms commerciaux
Bactrim Forte 800 mg/160 mg ; Bactrim 400 mg/80 mg.
Indications
Infections urinaires documentées sensibles, notamment relais de pyélonéphrite. Autres indications spécialisées, dont pneumocystose, avec schémas distincts.
Ordonnance — Relais documenté de pyélonéphrite simple chez la femme adulte
Sulfaméthoxazole 800 mg + triméthoprime 160 mg Prendre 1 comprimé matin et soir au cours des repas. Durée totale d’antibiothérapie efficace : 10 jours ; souche sensible et fonction rénale compatible.
Contre-indications
Allergie aux sulfamides ou au triméthoprime ; déficit en G6PD ; méthotrexate ; atteinte hépatique sévère ; clairance < 15 mL/min hors prise en charge spécialisée ; prématuré/nourrisson de moins de 6 semaines.
Effets indésirables
Nausées, diarrhée et éruption ; hyperkaliémie parfois importante. Risques graves : cytopénie, réaction cutanée sévère, atteinte rénale/hépatique. Fièvre avec éruption/atteinte muqueuse, saignements ou faiblesse inhabituelle : arrêt et bilan rapide.
Interactions
Méthotrexate contre-indiqué. Hyperkaliémie avec IEC, sartans, spironolactone et autres hyperkaliémiants : éviter si possible et surveiller. AVK : INR ; phénytoïne : toxicité accrue.
Repères médecin
Contrôler créatinine et kaliémie, NFS selon terrain/durée. Adapter si clairance 15–30 mL/min. Arrêt immédiat si éruption avec atteinte muqueuse ou signes systémiques. Grossesse : éviter en début de grossesse, décision spécifique ; allaitement à évaluer, notamment déficit G6PD de l’enfant. Réévaluer à 48–72 heures. Sources : RCP officiel ; Recommandations HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM203 — Nitrofurantoïne
Médicaments
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Noms commerciaux
Furadantine 50 mg, gélule.
Indications
Cystite de la femme, notamment à risque de complication selon antibiogramme ou lorsqu’un traitement ne peut être différé. Ne traite ni pyélonéphrite ni prostatite.
Ordonnance — Cystite à risque de complication chez la femme adulte
Nitrofurantoïne 50 mg Prendre 2 gélules, soit 100 mg, trois fois par jour pendant 7 jours, au cours des repas. Après ECBU ; ne pas prolonger ni répéter automatiquement.
Contre-indications
Allergie aux nitrofuranes ; DFG < 45 mL/min ; déficit G6PD ; prophylaxie continue ou intermittente et traitement curatif prolongé ; allergie au blé ; enfant de moins de 6 ans ; travail et accouchement.
Effets indésirables
Nausées, vomissements ou douleurs abdominales. Réactions pulmonaires aiguës, hépatite et neuropathie possibles ; toxicité pulmonaire chronique surtout en usage prolongé. Toux/dyspnée, fièvre, ictère ou paresthésies : arrêt et évaluation rapide.
Interactions
Probénécide et sulfinpyrazone : augmentation de toxicité et diminution des concentrations urinaires. Antiacides contenant du trisilicate de magnésium : absorption diminuée.
Repères médecin
Vérifier la fonction rénale. Répétitions à éviter en raison des atteintes pulmonaires et hépatiques ; arrêter et évaluer devant dyspnée, toux, fièvre inhabituelle ou ictère. Une infection fébrile impose une autre stratégie. Pas d’antibioprophylaxie des cystites récidivantes. Sources : RCP officiel ; Recommandations HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM204 — Triméthoprime
Médicaments
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Noms commerciaux
Delprim 300 mg, comprimé sécable.
Indications
Prévention sélectionnée des cystites récidivantes, après ECBU et échec des mesures non antibiotiques. À distinguer du cotrimoxazole, qui contient aussi du sulfaméthoxazole.
Ordonnance — Prévention des cystites post-coïtales chez la femme adulte
Triméthoprime 300 mg Prendre un demi-comprimé, soit 150 mg, dans les 2 heures précédant ou suivant le rapport sexuel. Maximum : une prise par 24 heures. Prises liées aux rapports pendant la période de prophylaxie définie avec la patiente ; renouvellement uniquement après réévaluation de l’utilité et de la tolérance.
Contre-indications
Allergie ; anémie macrocytaire ; insuffisance rénale sévère (clairance < 15 mL/min) ; insuffisance hépatique sévère ; méthotrexate ; premier trimestre de grossesse.
Effets indésirables
Nausées, diarrhée et éruption possibles. Hyperkaliémie, cytopénies et réaction cutanée sévère à connaître ; hausse de créatinine parfois sans baisse réelle du débit de filtration. Faiblesse, palpitations, fièvre ou atteinte muqueuse : arrêt et bilan rapide selon gravité.
Interactions
Méthotrexate contre-indiqué. IEC, sartans, spironolactone et autres hyperkaliémiants : risque d’hyperkaliémie. Vérifier les associations antifoliques et les traitements néphrotoxiques.
Repères médecin
À discuter surtout si au moins un épisode par mois ; ECBU initial indispensable et mesures comportementales associées. Contrôler créatinine, kaliémie et NFS selon terrain/durée. Hors contexte post-coïtal, la HAS propose 150 mg au coucher, maximum une fois par jour, avec durée et réévaluations individualisées. Ne pas confondre prophylaxie et traitement d’un épisode fébrile. Sources : RCP officiel ; Recommandations HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM205 — Cefpodoxime proxétil
Médicaments
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Noms commerciaux
Orelox ; génériques 100 mg.
Indications
Alternative dans l’angine streptococcique prouvée en cas d’allergie aux pénicillines sans contre-indication aux céphalosporines. Autres infections ORL selon recommandations.
Ordonnance — Angine à TROD positif chez l’adulte
Cefpodoxime proxétil 100 mg Prendre 1 comprimé matin et soir, au cours des repas, pendant 5 jours. Uniquement si allergie aux pénicillines et céphalosporine utilisable.
Contre-indications
Allergie au cefpodoxime ou aux céphalosporines. Antécédent de réaction grave à une autre bêta-lactamine : ne pas proposer sans évaluation allergologique adaptée.
Effets indésirables
Diarrhée, nausées, douleurs abdominales et candidose possibles. Risques graves : allergie/anaphylaxie, réaction cutanée sévère et colite à Clostridioides difficile. Gêne respiratoire, éruption avec atteinte muqueuse ou diarrhée persistante/sanglante : arrêt et évaluation rapide.
Interactions
Antiacides et anti-H2 : baisse possible de l’absorption ; vérifier l’espacement selon RCP. AVK : surveiller INR. Probénécide : augmentation des concentrations.
Repères médecin
Amoxicilline en première intention dans l’angine streptococcique habituelle. Adapter si clairance < 40 mL/min. Diarrhée importante/persistante : rechercher une colite à C. difficile. Le schéma d’angine ne s’applique pas aux autres indications. Sources : RCP officiel ; Recommandations HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM206 — Ceftriaxone
Médicaments
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Noms commerciaux
Rocéphine ; génériques 1 g et 2 g ; présentations IM ou IV distinctes.
Indications
Infections nécessitant une C3G injectable ; en ville, notamment infection gonococcique et certaines pyélonéphrites. Orientation hospitalière si signes de gravité.
Ordonnance — Urétrite ou cervicite gonococcique non compliquée chez l’adulte
Ceftriaxone 1 g par voie intramusculaire, en une injection unique, réalisée par un professionnel de santé. Utiliser la présentation et le solvant adaptés à la voie IM ; rechercher les contre-indications à la lidocaïne si présente. Prélèvement avant traitement ; prise en charge de Chlamydia associée ou non exclue selon résultats et recommandations.
Contre-indications
Allergie aux céphalosporines ou réaction sévère à une autre bêta-lactamine. Contre-indications néonatales spécifiques (prématurité, ictère et calcium IV notamment). Si solvant lidocaïné : allergie aux anesthésiques amides, bloc cardiaque complet ou hypovolémie.
Effets indésirables
Diarrhée, éruption, douleur au site d’injection et élévation des transaminases ; anomalies de NFS possibles. Risques graves : anaphylaxie, colite à Clostridioides difficile et anémie hémolytique. Pseudo-lithiase biliaire possible ; douleur abdominale, ictère ou pâleur brutale : avis rapide.
Interactions
Ne pas mélanger avec des solutions contenant du calcium ; respecter les règles de compatibilité IV. AVK : INR. Une solution reconstituée avec lidocaïne ne doit jamais être injectée par voie IV.
Repères médecin
Bilan des autres IST, partenaires et prévention de réinfection ; consultation de contrôle à J7. Pyélonéphrite simple : HAS 1–2 g/j pendant 7 jours si maintien injectable, mais choisir dose/voie et relais selon contexte et antibiogramme. Jamais de voie sous-cutanée par défaut. Diarrhée sévère, lithiase biliaire et encéphalopathie possibles selon terrain. Sources : RCP officiel ; Recommandations HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM207 — Clarithromycine
Médicaments
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Noms commerciaux
Zeclar ; génériques 250 et 500 mg ; formes à libération immédiate ou modifiée distinctes.
Indications
Alternative dans l’angine streptococcique prouvée si toutes les bêta-lactamines sont contre-indiquées. Autres infections et éradication d’Helicobacter pylori en association selon protocole.
Ordonnance — Angine à TROD positif chez l’adulte, bêta-lactamines contre-indiquées
Clarithromycine 250 mg à libération immédiate Prendre 1 comprimé matin et soir pendant 5 jours. Vérifier l’ensemble des interactions avant prescription ; adaptation en cas d’insuffisance rénale.
Contre-indications
Allergie aux macrolides ; QT long ou antécédent de torsades ; hypokaliémie/hypomagnésémie ; insuffisance hépatique sévère associée à une insuffisance rénale. Nombreuses associations contre-indiquées, notamment colchicine, simvastatine et médicaments à risque rythmique.
Effets indésirables
Troubles digestifs et goût anormal. Allongement du QT/torsades de pointes, hépatotoxicité et réactions cutanées sévères possibles ; interactions pouvant provoquer d’autres toxicités graves. Syncope, ictère ou éruption avec atteinte muqueuse : arrêt et avis urgent.
Interactions
Inhibiteur puissant du CYP3A4 : contrôle systématique de l’ordonnance. Associations contre-indiquées notamment colchicine, simvastatine, quétiapine, dompéridone, ivabradine, éplérénone et ticagrélor ; daridorexant (Quviviq) également contre-indiqué avec un inhibiteur puissant du CYP3A4. Vérifier anticoagulants, digoxine, autres statines et benzodiazépines ; liste non exhaustive.
Repères médecin
Adapter si clairance < 30 mL/min. Ne pas substituer une forme LP au schéma d’angine. Risque de diarrhée à C. difficile et d’atteinte hépatique. Grossesse : décision individualisée. Dans H. pylori, pas de monothérapie ni d’emploi empirique sans tenir compte des résistances. Sources : RCP officiel ; Recommandations HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM208 — Pristinamycine
Médicaments
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Noms commerciaux
Pyostacine 250 et 500 mg.
Indications
Dermohypodermite bactérienne non nécrosante de l’adulte en alternative en cas d’allergie à la pénicilline. Certaines autres infections cutanées selon diagnostic et documentation.
Ordonnance — Dermohypodermite non nécrosante de l’adulte, allergie à la pénicilline
Pristinamycine 500 mg Prendre 2 comprimés, soit 1 g, trois fois par jour pendant 7 jours, au cours des repas. Schéma ambulatoire en l’absence de gravité ; réévaluation clinique indispensable.
Contre-indications
Allergie aux synergistines ; antécédent de réaction cutanée grave ou vascularite sous pristinamycine ; allergie au blé ; association à la colchicine.
Effets indésirables
Nausées, vomissements, douleurs abdominales et diarrhée. Réactions allergiques/cutanées sévères et colite à Clostridioides difficile possibles. Éruption avec fièvre/atteinte muqueuse, gêne respiratoire ou diarrhée importante : arrêt et réévaluation rapide.
Interactions
Colchicine contre-indiquée. AVK : surveiller l’INR ; immunosuppresseurs : contrôler concentrations et fonction rénale selon molécule.
Repères médecin
Amoxicilline en première intention dans la dermohypodermite habituelle. Douleur disproportionnée, nécrose, bulles ou toxicité générale : urgence hospitalière. Surveiller réponse à 48–72 heures. Arrêter si éruption sévère ou signes muqueux. Abcès : drainage prioritaire ; ne pas extrapoler ce schéma à l’angine. Sources : RCP officiel ; Recommandations HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM209 — Céfuroxime axétil — voie orale
Médicaments
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Noms commerciaux
Zinnat ; génériques 250 et 500 mg.
Indications
Alternative dans l’angine streptococcique prouvée en cas d’allergie aux pénicillines sans contre-indication aux céphalosporines. Autres infections ORL selon recommandations.
Ordonnance — Angine à TROD positif chez l’adulte
Céfuroxime axétil 250 mg Prendre 1 comprimé matin et soir, après un repas, pendant 4 jours. Uniquement si allergie aux pénicillines et céphalosporine utilisable.
Contre-indications
Allergie aux céphalosporines ; antécédent de réaction sévère à une autre bêta-lactamine, notamment anaphylaxie.
Effets indésirables
Diarrhée, nausées, douleurs abdominales, céphalées ou candidose. Réactions allergiques/cutanées sévères et colite à Clostridioides difficile possibles. Gêne respiratoire, atteinte muqueuse ou diarrhée persistante/sanglante : arrêt et évaluation rapide.
Interactions
Médicaments diminuant l’acidité gastrique : absorption réduite. Probénécide : augmentation de l’exposition. AVK : surveiller INR.
Repères médecin
Amoxicilline en première intention dans l’angine habituelle. Adapter si clairance < 30 mL/min. Les comprimés et la suspension ne sont pas substituables mg pour mg ; ne pas confondre céfuroxime axétil oral et céfuroxime sodique injectable. Diarrhée importante/persistante : évoquer C. difficile. Sources : RCP officiel ; Recommandations HAS. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM210 — Alginate de sodium + bicarbonate — reflux
Médicaments
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Noms commerciaux
Gaviscon suspension buvable en sachet de 10 mL : alginate de sodium 500 mg + bicarbonate de sodium 267 mg ; génériques correspondants. Les autres formulations ont des compositions et doses différentes.
Indications
Soulagement ponctuel du pyrosis et des régurgitations, notamment après les repas. Option pour symptômes intermittents ; ne remplace pas l’exploration d’un signe d’alarme ni un IPP indiqué pour une œsophagite.
Ordonnance — Reflux intermittent chez l’adulte
Alginate de sodium 500 mg + bicarbonate de sodium 267 mg, sachet de 10 mL Prendre 1 sachet après chacun des 3 repas et, si nécessaire, au coucher. Durée : quelques jours à la demande ; réévaluer si besoin persistant ou absence d’amélioration sous 7 jours.
Contre-indications
Hypersensibilité aux substances actives ou aux excipients. Prudence, sans les confondre avec une contre-indication absolue, si régime hyposodé, insuffisance cardiaque/rénale, hypercalcémie ou calculs calciques.
Effets indésirables
Réactions allergiques rarement rapportées, dont urticaire, anaphylaxie ou bronchospasme. Selon la formulation et le terrain, tenir compte de la charge sodée ; œdèmes ou dyspnée nouvelle : réévaluer.
Interactions
Espacer si possible d’au moins 2 heures avec les autres médicaments oraux ; certains, notamment les fluoroquinolones, demandent un intervalle propre plus long. Vérifier fer, lévothyroxine, cyclines et bisphosphonates.
Repères médecin
Chaque sachet contient 142,5 mg de sodium et du carbonate de calcium. Ne pas augmenter ou prolonger automatiquement les prises. Dysphagie, amaigrissement, hématémèse, méléna ou douleur thoracique : bilan adapté. Voir QH49, QC12 et QS27. Source : RCP Gaviscon. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM211 — Pylera — éradication d’Helicobacter pylori
Médicaments
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Noms commerciaux
Pylera : sous-citrate de bismuth potassique 140 mg + métronidazole 125 mg + tétracycline 125 mg par gélule. Association indispensable à l’oméprazole.
Indications
Éradication d’H. pylori documenté dans une quadrithérapie bismuthée choisie selon antécédents antibiotiques, sensibilité et contre-indications. AMM : association à l’oméprazole dans la maladie ulcéreuse liée à H. pylori, active ou antérieure.
Ordonnance — Adulte, quadrithérapie bismuthée retenue
Pylera Prendre 3 gélules après chacun des 3 repas et 3 gélules au coucher, de préférence après une collation, pendant 10 jours : 12 gélules/jour, 120 au total. Associer oméprazole 20 mg matin et soir, simultanément aux prises après petit-déjeuner et dîner, pendant les mêmes 10 jours. Avaler entier, assis, avec 250 mL d’eau ; ne pas s’allonger immédiatement.
Contre-indications
Grossesse, allaitement, insuffisance rénale ou hépatique, allergie aux composants/nitro-imidazolés, syndrome de Cockayne. Contre-indiqué avant 12 ans et déconseillé entre 12 et 18 ans ; vérifier aussi les contre-indications de l’oméprazole.
Effets indésirables
Nausées, diarrhée, douleurs abdominales et goût métallique ; selles/langue foncées liées au bismuth, généralement sans gravité isolée. Photosensibilité, irritation œsophagienne ou candidose possibles. Confusion/ataxie, neuropathie ou réaction sévère : arrêt et avis rapide.
Interactions
Pas d’alcool pendant et au moins 24 heures après. Éviter disulfirame, rétinoïdes systémiques et méthoxyflurane ; contrôler AVK, lithium, inducteurs enzymatiques et traitements allongeant le QT. Fer, calcium, antiacides, lait et laitages diminuent l’absorption de la tétracycline : ne pas les prendre simultanément et organiser l’espacement avec le pharmacien. Vérifier l’oméprazole, notamment avec clopidogrel.
Repères médecin
Remettre un calendrier des prises. Selles foncées possibles, mais malaise ou saignement suspect ne doit pas être banalisé. Photosensibilisation ; arrêt/évaluation si signes neurologiques ou réaction cutanée sévère. Ne pas répéter une cure en échec sans stratégie guidée. Contrôle d’éradication systématique : QB42 ; observance : QC53. Source : RCP Pylera ; HAS — traitement guidé. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM212 — Lopéramide — diarrhée aiguë non invasive
Médicaments
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Noms commerciaux
Imodium et génériques. Le schéma ci-dessous correspond à Lopéramide Biogaran Conseil 2 mg ; vérifier le RCP de la spécialité délivrée, les limites d’âge et la dose maximale pouvant différer.
Indications
Soulagement très court d’une diarrhée aqueuse aiguë gênante de l’adulte, sans sang, fièvre ni suspicion de colite. Option symptomatique en complément de la réhydratation, jamais systématique.
Ordonnance — Adulte, diarrhée aqueuse sans signe invasif
Lopéramide 2 mg, gélule Prendre 2 gélules initialement puis 1 après chaque selle non moulée. Maximum pour cette spécialité : 6 gélules (12 mg) par 24 heures, dose initiale comprise ; durée maximale 2 jours. Arrêter dès normalisation.
Contre-indications
Allergie ; âge inférieur à 15 ans pour cette spécialité ; dysenterie, entérocolite bactérienne invasive, colite post-antibiotique/C. difficile, poussée aiguë de rectocolite hémorragique ou situation où ralentir le transit expose à iléus/mégacôlon.
Effets indésirables
Constipation, flatulences, nausées et céphalées. Distension/iléus ou mégacôlon possibles ; troubles du rythme graves surtout en surdosage/mésusage. Arrêter si ventre gonflé, arrêt du transit ou douleur importante ; syncope : urgence.
Interactions
Inhibiteurs de P-glycoprotéine/CYP3A4/CYP2C8 (notamment itraconazole, kétoconazole, gemfibrozil) : exposition augmentée ; desmopressine orale : exposition augmentée. Éviter les associations ralentissant fortement le transit.
Repères médecin
Arrêter devant constipation, distension ou douleur croissante. Surdosage : risque d’arythmie grave, jamais dépasser dose/durée. Prudence hépatique ; grossesse/allaitement : évaluation spécifique. Ne pas associer plusieurs antidiarrhéiques par défaut. Hydratation prioritaire ; voir QH04, QS26, QS28 et QM12. Source : RCP Lopéramide Biogaran Conseil. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM213 — Hélicidine 10 % — toux sèche
Médicaments
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Noms commerciaux
Hélicidine 10 %, notamment sirop sans sucre. Vérifier la présentation et ses excipients.
Indications
Traitement symptomatique bref d’une toux sèche non productive réellement gênante. Ne traite pas la cause ; pas de prescription systématique pour une toux virale banale.
Ordonnance — Adulte, toux sèche gênante
Hélicidine 10 %, sirop Prendre 30 mL trois fois par jour, mesurés avec un dispositif adapté. Durée : quelques jours, uniquement aux horaires gênants ; arrêter si amélioration et réévaluer en cas de persistance ou aggravation.
Contre-indications
Allergie à l’hélicidine ou aux excipients ; allergie connue ou suspectée aux escargots ou à la tropomyosine ; enfant de moins de 2 ans en raison du risque de surencombrement bronchique.
Effets indésirables
Réactions cutanées/allergiques possibles : prurit, urticaire, éruption ou angio-œdème, exceptionnellement anaphylaxie. Arrêter en cas d’allergie ; œdème de langue/gorge ou gêne respiratoire : urgence. Un encombrement bronchique peut être aggravé chez les patients expectorant mal.
Interactions
Pas d’interaction médicamenteuse significative identifiée dans le RCP. Éviter le cumul d’antitussifs et l’association à un mucolytique/expectorant ou à un médicament asséchant les sécrétions.
Repères médecin
Origine : mucoglycoprotéine extraite d’escargot. Prudence si allergie aux crustacés, acariens ou blattes, par réaction croisée possible. « Sans sucre » n’exclut pas maltitol, risque digestif ou sodium ; vérifier la présentation. Grossesse/allaitement : vérifier le RCP et le bénéfice attendu avant emploi. Toux grasse, dyspnée, fièvre persistante, hémoptysie ou maladie bronchopulmonaire : rechercher une cause et adapter la prise en charge. Ne pas extrapoler la dose adulte à l’enfant. Voir QO08, QO09 et QS11. Source : RCP Hélicidine sans sucre, consulté le 19 octobre 2026. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM214 — Oxéladine — Paxeladine sirop
Médicaments
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Noms commerciaux
Paxeladine 0,2 %, sirop : citrate d’oxéladine 2 mg/mL, soit 10 mg par dose de 5 mL.
Indications
Traitement symptomatique court d’une toux sèche ou d’irritation non productive et gênante. Intérêt limité ; rechercher une cause spécifique avant prescription.
Ordonnance — Adulte, toux sèche gênante
Paxeladine 0,2 %, sirop Prendre 5 mL par prise ; renouveler si nécessaire après au moins 4 heures. Maximum : 5 prises par jour, soit 25 mL/jour. Durée : quelques jours, limitée aux horaires où la toux gêne ; réévaluer plutôt qu’augmenter si échec.
Contre-indications
Allergie à un composant. Usage réservé aux patients de plus de 30 mois et de plus de 15 kg ; ne pas utiliser en dessous de ces limites, et ne pas appliquer le schéma adulte à l’enfant.
Effets indésirables
Réactions d’hypersensibilité : éruption, urticaire ou angio-œdème. Arrêter si allergie ; œdème de langue/gorge, gêne respiratoire ou malaise : prise en charge urgente.
Interactions
Pas d’interaction cliniquement significative identifiée dans le RCP. Ne pas associer à un autre antitussif ni à un expectorant/mucolytique.
Repères médecin
Respecter la toux productive. Chaque dose de 5 mL contient 4,25 g de saccharose et 24 mg d’éthanol ; tenir compte du diabète et des intolérances aux sucres. Grossesse/allaitement : évaluation préalable selon RCP. Pas de traitement prolongé masquant asthme, infection, reflux ou toux médicamenteuse. Dyspnée, douleur thoracique, hémoptysie, altération générale ou fièvre persistante : réévaluation rapide. Voir QO08, QO09 et QS11. Source : RCP Paxeladine, consulté le 19 octobre 2026. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM215 — Carbocistéine 5 % — Humex expectorant
Médicaments
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Noms commerciaux
Humex 5 % Adultes expectorant sans sucre ; Rhinathiol et génériques selon présentation. Le schéma ci-dessous concerne Humex à 50 mg/mL, pas les sachets concentrés ni les formes pédiatriques.
Indications
Difficulté d’expectoration lors d’une affection respiratoire récente avec sécrétions épaisses, chez un patient sélectionné. C’est un fluidifiant, pas un antitussif : il ne vise pas à supprimer une toux grasse utile.
Ordonnance — Adulte, expectoration difficile
Carbocistéine 5 %, solution buvable à 50 mg/mL Prendre 15 mL, soit 750 mg, trois fois par jour avec le dispositif doseur. Durée : 5 jours maximum ; réévaluer si persistance ou aggravation.
Contre-indications
Hypersensibilité à la carbocistéine ou à un excipient. Cette présentation est réservée à l’adulte et à l’adolescent de plus de 15 ans ; les mucolytiques sont contre-indiqués avant 2 ans.
Effets indésirables
Douleurs gastriques, nausées et diarrhée ; éruption/prurit, urticaire ou œdème du visage possibles. Arrêter si réaction allergique importante ou aggravation de l’encombrement bronchique ; gêne respiratoire : avis urgent.
Interactions
Ne pas associer à un antitussif (oxomémazine, dextrométhorphane, oxéladine notamment) ni à un médicament asséchant les sécrétions : risque de rétention des sécrétions bronchiques.
Repères médecin
Ne pas utiliser systématiquement pour une bronchite banale ni une toux sèche. Prudence si ulcère gastroduodénal ou risque hémorragique digestif ; arrêter et évaluer devant un saignement digestif. Vérifier grossesse/allaitement et excipients ; pour Humex cité, sodium et parahydroxybenzoate de méthyle. Dyspnée, douleur thoracique, fièvre persistante ou expectoration sanglante : rechercher une cause nécessitant un traitement spécifique. Voir QO10, QS11, QM73 et QS27. Source : RCP Humex 5 % expectorant, consulté le 19 octobre 2026. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM216 — Clotrimazole 1 % — crème vulvaire
Médicaments
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Noms commerciaux
MycoHydralin et génériques de clotrimazole 1 %, crème. Canesten est un nom utilisé dans d’autres pays ; vérifier l’AMM locale. La présentation française citée est destinée aux atteintes vulvaires, pas à toutes les mycoses cutanées.
Indications
Candidose vulvaire associée à une mycose vulvovaginale à levures sensibles, chez l’adulte. La crème externe ne remplace pas le traitement intravaginal lorsqu’il est indiqué.
Ordonnance — Atteinte vulvaire candidosique chez l’adulte
Clotrimazole 1 %, crème Appliquer une fine couche sur la zone vulvaire atteinte matin et soir, après toilette douce et séchage. Durée : 7 jours ; réévaluer si persistance ou récidive.
Contre-indications
Allergie aux imidazolés ou à un excipient. Présentation réservée à l’adulte ; grossesse et allaitement : vérifier la spécialité et l’indication avant utilisation.
Effets indésirables
Brûlure, prurit, rougeur, douleur ou irritation vulvaire ; dermatite de contact possible. Réaction allergique parfois généralisée : arrêter si œdème important, urticaire ou gêne respiratoire.
Interactions
Vérifier les précautions du produit pour préservatifs et diaphragmes en latex : efficacité/solidité potentiellement altérées selon formulation. Éviter autres produits irritants locaux et douches vaginales.
Repères médecin
Premier épisode atypique, récidives, pertes malodorantes, douleur pelvienne ou fièvre : examen et prélèvement selon contexte plutôt que renouvellement empirique. Irritation/eczéma de contact possibles. Ne pas appliquer dans l’œil ni utiliser une crème externe comme comprimé vaginal. Pour une dermatophytie du corps ou du pied, préférer une spécialité dont l’AMM convient, QM36/QM37. Voir QS12 et QS30. Source : RCP clotrimazole crème, consulté le 19 octobre 2026. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM217 — Ciclopirox olamine 1 % — crème
Médicaments
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Noms commerciaux
Mycoster 1 % crème ; génériques. À distinguer du vernis unguéal, QM41.
Indications
Mycoses cutanées sensibles : dermatophyties hors teignes, candidoses cutanées et pityriasis versicolor. Également dermatite séborrhéique légère à modérée du visage selon RCP.
Ordonnance — Mycose cutanée limitée chez l’adulte
Ciclopirox olamine 1 %, crème Appliquer sur peau propre et sèche matin et soir. Durée : environ 21 jours ; réévaluer selon site et évolution.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance ou aux excipients. Ne pas appliquer sur plaie ouverte, dans l’œil ou sur une muqueuse.
Effets indésirables
Brûlure, rougeur ou prurit, parfois aggravés transitoirement après application ; allergie de contact possible. Arrêter et réévaluer si irritation importante, persistante ou extension de l’éruption.
Interactions
Pas d’étude d’interaction spécifique ; exposition systémique faible en usage local limité. Éviter la superposition injustifiée de traitements, notamment un corticoïde sur une mycose non contrôlée.
Repères médecin
Arrêter si irritation importante ou sensibilisation. La crème ne remplace pas automatiquement un vernis ou un traitement oral pour l’ongle ; décision selon atteinte et prélèvement. Grossesse, allaitement ou enfant : vérifier le RCP et adapter l’indication. Dermatite séborrhéique : schéma différent, à ne pas confondre avec celui d’une mycose. Voir QH48, QH59 et QS30. Source : RCP Mycoster crème, consulté le 19 octobre 2026. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM218 — Kétoconazole 2 % — gel unidose pour pityriasis versicolor
Médicaments
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Noms commerciaux
Kétoderm 2 % gel en récipient unidose ; génériques en tube unidose de 20 g. Ne pas confondre avec les sachets destinés à d’autres schémas ni avec la crème.
Indications
Pityriasis versicolor de l’adulte et de l’adolescent à partir de 12 ans. Traitement local de première intention si diagnostic compatible.
Ordonnance — Pityriasis versicolor, adulte ou adolescent ≥ 12 ans
Kétoconazole 2 %, gel en tube unidose de 20 g Sur peau et cuir chevelu mouillés, appliquer le contenu entier sur l’ensemble du corps, cuir chevelu compris, en évitant yeux et muqueuses. Faire mousser, laisser agir au moins 5 minutes puis rincer soigneusement. Durée : une application unique.
Contre-indications
Allergie au kétoconazole ou aux excipients. Efficacité/sécurité non établies avant 12 ans pour cette présentation ; ne pas extrapoler le schéma.
Effets indésirables
Irritation, brûlure, prurit ou rougeur locale ; sécheresse ou modification des cheveux possibles. Réaction allergique, dont urticaire/angio-œdème, rarement rapportée. Arrêter en cas de réaction importante ou généralisée.
Interactions
Interactions systémiques peu probables après application locale. En cas de dermocorticoïde utilisé longtemps sur la zone, discuter son arrêt progressif avec le prescripteur pour éviter un rebond.
Repères médecin
Usage cutané exclusivement. Une différence de coloration peut persister après guérison et ne justifie pas une nouvelle cure isolément. Réévaluer si échec clinique, diagnostic douteux ou récidives gênantes. Le kétoconazole oral n’est pas une alternative de routine pour les mycoses superficielles. Voir QH61 et QS30. Source : RCP kétoconazole unidose, consulté le 19 octobre 2026. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM219 — Terbinafine orale — dermatophyties et onychomycose
Médicaments
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Noms commerciaux
Lamisil 250 mg ; génériques. À distinguer de la crème, QM36.
Indications
Onychomycose à dermatophyte documentée justifiant un traitement systémique ; dermatophytie cutanée étendue ou résistante aux traitements locaux. Pas d’efficacité orale dans le pityriasis versicolor ni la candidose vaginale.
Ordonnance — Onychomycose à dermatophyte chez l’adulte
Terbinafine 250 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour, de préférence au cours d’un repas. Durée usuelle : 6 semaines pour les mains ; 12 semaines pour les pieds. Réévaluer avant toute prolongation. Avant traitement : confirmation mycologique, bilan hépatique, fonction rénale et vérification des interactions.
Contre-indications
Allergie ; maladie hépatique chronique ou active ; insuffisance rénale sévère avec clairance < 30 mL/min. Entre 30 et 50 mL/min, usage non recommandé faute de données suffisantes. Grossesse : évaluation spécifique ; traitement déconseillé pendant l’allaitement.
Effets indésirables
Troubles digestifs, céphalées, éruption et troubles du goût/odorat, parfois prolongés. Hépatotoxicité, réaction cutanée sévère et cytopénie rares. Ictère, urines foncées, fièvre/angine ou éruption étendue : arrêter et faire évaluer rapidement.
Interactions
Inhibiteur du CYP2D6 : vérifier antidépresseurs, bêtabloquants, antiarythmiques et dextrométhorphane. Rifampicine : exposition réduite ; autres inhibiteurs enzymatiques : exposition augmentée. Contrôler l’ensemble de l’ordonnance.
Repères médecin
Contrôler le bilan hépatique après 4–6 semaines, puis selon contexte. Arrêter et évaluer rapidement si ictère, urines foncées, nausées persistantes, anorexie, douleur hépatique ou éruption importante ; arrêt si élévation des enzymes hépatiques. Troubles du goût/odorat possibles. La repousse saine prend plusieurs mois : pas de cure prolongée pour seul aspect encore dystrophique. Voir QH59, QB45 et QB16. Source : RCP terbinafine Teva, consulté le 19 octobre 2026. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM220 — Itraconazole oral — recours pour mycose superficielle
Médicaments
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Noms commerciaux
Sporanox ; génériques 100 mg en gélules. Les solutions buvables ne sont pas interchangeables avec les gélules.
Indications
Pityriasis versicolor ou dermatophytie cutanée ne pouvant être traités localement du fait de l’étendue ou d’un échec confirmé. Traitement de recours après réévaluation diagnostique ; pas de prescription automatique pour toute mycose.
Ordonnance — Pityriasis versicolor étendu/résistant chez l’adulte
Itraconazole 100 mg, gélule Prendre 2 gélules, soit 200 mg, une fois par jour immédiatement après un repas, pendant 7 jours. Avaler entier ; prescription après contrôle du terrain et de toutes les interactions.
Contre-indications
Allergie ; dysfonction ventriculaire ou antécédent d’insuffisance cardiaque pour ces indications superficielles ; grossesse. Nombreuses associations contre-indiquées avec substrats sensibles du CYP3A4. Contraception efficace pendant traitement jusqu’aux règles suivant l’arrêt ; allaitement à évaluer.
Effets indésirables
Nausées, douleurs abdominales et céphalées. Risques graves : hépatotoxicité, insuffisance cardiaque/œdème pulmonaire et réaction cutanée sévère ; nombreuses toxicités d’interaction. Dyspnée, œdèmes, ictère ou éruption étendue : arrêt et avis rapide.
Interactions
Inhibiteur puissant du CYP3A4 : contrôle systématique, notamment simvastatine, lovastatine, quétiapine, midazolam oral, triazolam, lercanidipine, éplérénone, ivabradine, dabigatran et ticagrélor ; daridorexant également contre-indiqué avec un inhibiteur puissant. Liste non exhaustive. IPP/anti-H2 et antiacides peuvent diminuer l’absorption des gélules ; inducteurs enzymatiques réduisent l’efficacité.
Repères médecin
Vérifier fonction hépatique et antécédents cardiaques ; surveillance adaptée à la durée/au terrain. Arrêter si signes d’hépatite, dyspnée/œdèmes ou éruption sévère. Le RCP français cité ne retient pas l’onychomycose comme indication établie : ne pas transposer des schémas étrangers. Mycose profonde, kératite ou immunodépression : cadre spécialisé. Voir QH61, QS30 et QB16. Source : RCP itraconazole Sandoz, consulté le 19 octobre 2026. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM221 — Isotrétinoïne orale — acné sévère, prescription encadrée
Médicaments
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Noms commerciaux
Curacné, Procuta, Acnetrait, Contracné ; capsules de dosages différents. Vérifier excipients, notamment soja/arachide selon spécialité.
Indications
Acné sévère nodulaire, conglobata ou à risque de cicatrices définitives, résistante à un traitement classique approprié comportant antibiotique systémique et topique. Prescription initiale réservée au dermatologue ; renouvellement possible par tout médecin respectant le cadre de surveillance.
Ordonnance — Repère de traitement après initiation dermatologique
Isotrétinoïne orale Dose initiale habituelle : 0,5 mg/kg/jour, adaptée par le dermatologue, généralement 0,5 à 1 mg/kg/jour selon réponse et tolérance. Prendre au cours des repas en 1 ou 2 prises. Renouveler la dose validée, sans réinitiation autonome ; chez la patiente en âge de procréer, prescription limitée à un mois et nouvelle vérification avant chaque renouvellement. Cure souvent de 16–24 semaines ; dose cumulée/durée individualisées par le prescripteur.
Contre-indications
Grossesse, allaitement ; patiente en âge de procréer ne remplissant pas toutes les conditions du programme de prévention de la grossesse ; insuffisance hépatique, hyperlipidémie, hypervitaminose A, allergie au produit/excipients ; association aux tétracyclines, vitamine A ou autres rétinoïdes systémiques.
Effets indésirables
Sécheresse des lèvres/peau/yeux, épistaxis, douleurs musculaires/articulaires et élévation des lipides/transaminases. Risques graves : tératogénicité, pancréatite et hypertension intracrânienne. Troubles de l’humeur/idées suicidaires rapportés : évaluation rapide ; céphalée intense avec trouble visuel ou douleur abdominale importante : arrêt et urgence.
Interactions
Tétracyclines dont doxycycline : contre-indiquées, risque d’hypertension intracrânienne. Vitamine A et autres rétinoïdes systémiques contre-indiqués. Éviter topiques antiacnéiques irritants/exfoliants associés ; contrôler les traitements pouvant compromettre la contraception.
Repères médecin
Information préalable, temps de réflexion et deux consultations avant initiation selon ANSM. Si grossesse possible : contraception conforme au PPG au moins 1 mois avant, pendant et 1 mois après ; méthode hautement efficace indépendante de l’observance ou deux méthodes complémentaires. Tests sanguins avant puis mensuels dans les 3 jours avant prescription et 1 mois après arrêt ; carte-patiente/accord de soins, délivrance sous 7 jours. Bilan hépatique/lipidique et suivi psychique : QB46/QS31. Pas de don de sang pendant et 1 mois après. Grossesse suspectée ou signes sévères : arrêt et prise en charge rapide. Voir QC54 et QL14. Sources : RCP Curacné ; ANSM — guide médecin ; ANSM — initiation en deux consultations. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM222 — Adapalène 0,1 % — rétinoïde local
Médicaments
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Noms commerciaux
Différine 0,1 %, gel/crème ; génériques. Ne pas confondre avec l’association au peroxyde de benzoyle, QM224.
Indications
Acné notamment rétentionnelle/comédonienne. Traitement local de fond et entretien selon tolérance ; bénéfice progressif.
Ordonnance — Acné comédonienne, adulte ou adolescent ≥ 12 ans
Adapalène 0,1 % Appliquer une fine couche le soir sur l’ensemble des zones acnéiques propres et sèches. Si irritation : espacer les applications puis augmenter selon tolérance. Durée initiale : 3 mois avant réévaluation.
Contre-indications
Allergie ; grossesse et projet de grossesse. Éviter peau lésée, eczéma, coup de soleil, yeux et muqueuses.
Effets indésirables
Sécheresse, rougeur, desquamation, irritation ou brûlure, surtout au début ; espacer si mal toléré. Réaction allergique ou brûlure importante possible : suspendre et réévaluer.
Interactions
Éviter autres rétinoïdes et cumul de produits irritants, exfoliants ou alcoolisés. Si peroxyde de benzoyle séparé, organiser les applications selon prescription pour limiter l’irritation.
Repères médecin
Hydratant non comédogène et photoprotection ; ne pas traiter seulement chaque bouton isolément. Ne pas augmenter la quantité pour accélérer l’effet. Arrêter et informer le médecin si grossesse découverte. Irritation importante : pause/réévaluation. Voir QH06 et QM224. Source : RCP Différine. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM223 — Peroxyde de benzoyle — acné
Médicaments
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Noms commerciaux
Cutacnyl 2,5 % ou 5 % ; autres présentations selon disponibilité. Choisir explicitement la concentration.
Indications
Acné légère à modérée, notamment inflammatoire. Traitement non antibiotique utile seul ou en association ; accompagne une antibiothérapie d’acné lorsqu’elle est justifiée.
Ordonnance — Acné inflammatoire limitée
Peroxyde de benzoyle 2,5 %, gel Appliquer une fine couche une fois par jour sur les zones atteintes, sur peau nettoyée et sèche. Espacer au début si peau sensible. Durée initiale : 3 mois puis réévaluation et entretien selon besoin.
Contre-indications
Hypersensibilité au peroxyde ou aux excipients. Ne pas appliquer sur peau lésée, yeux, lèvres ou muqueuses.
Effets indésirables
Sécheresse, rougeur, desquamation, brûlure et prurit, surtout au début. Allergie de contact ou hypersensibilité sévère possibles : arrêter si œdème, vésicules ou réaction étendue ; gêne respiratoire : urgence. Peut décolorer cheveux et textiles.
Interactions
Irritation additive avec rétinoïdes, exfoliants et cosmétiques irritants. Éviter duplication avec une association fixe contenant déjà du peroxyde de benzoyle.
Repères médecin
Peut décolorer cheveux/textiles ; irritation fréquente à distinguer d’une allergie avec œdème/vésicules. Hydratation et photoprotection. Grossesse/allaitement : vérifier le contexte et le RCP ; pas d’application mammaire avant tétée. Pas d’antibiotique antiacnéique isolé ni de répétition prolongée sans bilan. Voir QH03/QH06, QM22 et QM224. Source : RCP Cutacnyl. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM224 — Adapalène + peroxyde de benzoyle — Epiduo
Médicaments
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Noms commerciaux
Epiduo 0,1 %/2,5 %, gel ; génériques. Les dosages à 0,3 % d’adapalène ne sont pas interchangeables sans adaptation.
Indications
Acné avec comédons, papules et pustules. Association locale non antibiotique ; ne pas cumuler avec les composants déjà prescrits séparément.
Ordonnance — Acné inflammatoire légère à modérée
Adapalène 0,1 % + peroxyde de benzoyle 2,5 %, gel Appliquer une fine couche le soir sur l’ensemble des zones atteintes propres et sèches. Réduire la fréquence si irritation. Durée initiale : 3 mois, puis réévaluation/entretien selon réponse.
Contre-indications
Grossesse, projet de grossesse, hypersensibilité. Présentation 0,1 %/2,5 % autorisée à partir de 9 ans ; pas d’extrapolation à une autre force ou à l’acné prépubertaire atypique.
Effets indésirables
Sécheresse, rougeur, desquamation et brûlure, souvent en début de traitement. Brûlures cutanées ou hypersensibilité sévère possibles : suspendre si réaction importante ; œdème/gêne respiratoire : urgence. Peut décolorer cheveux et textiles.
Interactions
Éviter autres rétinoïdes, peroxyde de benzoyle et produits très irritants/exfoliants en doublon. Organisation du traitement local avec une cycline si indiquée ; pas de cycline associée à l’isotrétinoïne orale.
Repères médecin
Éviter yeux, muqueuses, peau lésée et soleil excessif ; hydratant non comédogène. Décoloration des textiles possible. Si grossesse découverte : interrompre et prévenir le médecin. Réévaluer tolérance/observance avant escalade. Voir QH06, QM222 et QM223. Source : RCP Epiduo. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM225 — Acide azélaïque 20 % — acné
Médicaments
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Noms commerciaux
Skinoren 20 %, crème. Ne pas transposer aux gels à 15 % ou aux cosmétiques de composition différente.
Indications
Traitement local de l’acné vulgaire, notamment si une autre option locale est mal tolérée ou inadaptée.
Ordonnance — Acné chez l’adulte ou adolescent ≥ 12 ans
Acide azélaïque 20 %, crème Appliquer sur les zones atteintes matin et soir après nettoyage doux et séchage. Si irritation, réduire temporairement à une application par jour. Durée initiale : 3 mois puis réévaluer ; amélioration souvent après environ 4 semaines.
Contre-indications
Hypersensibilité au produit ou aux excipients. Sécurité/efficacité non établies avant 12 ans ; éviter yeux et muqueuses.
Effets indésirables
Brûlure, prurit et rougeur au site d’application, surtout au début ; sécheresse ou desquamation possibles. Plus rarement, hypersensibilité, dépigmentation locale ou aggravation d’asthme : arrêter et faire évaluer si réaction importante.
Interactions
Éviter produits cosmétiques ou thérapeutiques irritants concomitants ; pas de superposition systématique de plusieurs antiacnéiques.
Repères médecin
Brûlure, prurit et rougeur possibles ; adapter la fréquence, interrompre si réaction importante. Grossesse/allaitement : décision adaptée au contexte, pas d’application mammaire exposant le nourrisson. Voir QH06. Source : RCP Skinoren. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM226 — Flurbiprofène — Antadys, règles douloureuses
Médicaments
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Noms commerciaux
Antadys 100 mg, comprimé. « Antadis » est une variante de recherche ; vérifier le nom et le dosage sur l’ordonnance.
Indications
Dysménorrhées après recherche étiologique, chez l’adulte et l’adolescente à partir de 15 ans. AINS symptomatique ; pas de supériorité présumée sur tous les autres AINS.
Ordonnance — Dysménorrhée, âge ≥ 15 ans
Flurbiprofène 100 mg Prendre 1 comprimé matin et soir ; une troisième prise seulement si nécessaire, maximum 300 mg/jour. Dès le début des douleurs, au cours des repas avec de l’eau, jusqu’à leur disparition ; dose minimale et durée la plus courte, habituellement quelques jours par cycle.
Contre-indications
Allergie/asthme déclenché par AINS ou aspirine ; ulcère évolutif, ulcères/hémorragies récidivants, antécédent d’hémorragie/perforation sous AINS ; insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque sévère ; moins de 15 ans ; grossesse dès 24 SA.
Effets indésirables
Troubles digestifs : dyspepsie, douleurs abdominales, nausées. Risques graves : ulcère/hémorragie digestive, insuffisance rénale, rétention hydrosodée et événements cardiovasculaires ; allergie ou réaction cutanée sévère possible. Méléna, hématémèse, dyspnée ou baisse de diurèse : arrêt et évaluation rapide.
Interactions
Ne pas associer à ibuprofène, kétoprofène, naproxène, aspirine antalgique ou autre AINS. Anticoagulants, antiagrégants, corticoïdes et ISRS : risque hémorragique ; IEC/ARA2 et diurétiques : risque rénal surtout si déshydratation. Vérifier lithium, méthotrexate et autres traitements à risque.
Repères médecin
Grossesse possible : exclure avant de traiter comme des règles ; éviter pendant la grossesse avant 24 SA sauf nécessité médicale évaluée. Un IPP ne prévient pas les risques rénaux/cardiaques. Fièvre, douleur atypique ou unilatérale, malaise : tri urgent. Dysménorrhée progressive/résistante : rechercher cause secondaire. Voir QH63/QH64, QS32 et QO55. Source : RCP Antadys. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM227 — Éthinylestradiol + lévonorgestrel — Leeloo, Optilova, Minidril
Médicaments
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Noms commerciaux
Éthinylestradiol 20 µg + lévonorgestrel 100 µg : Leeloo (21 actifs), Optilova et Leeloo Continu (21 actifs + 7 placebos). Éthinylestradiol 30 µg + lévonorgestrel 150 µg : Minidril (21 actifs). Vérifier boîte et calendrier ; les ordonnances ci-dessous sont des alternatives, à ne pas cumuler.
Indications
Contraception orale combinée si absence de contre-indication. Option hormonale discutée dans la dysménorrhée lorsqu’une contraception est souhaitée ; AMM de la spécialité : contraception.
Ordonnance — Option Optilova, après bilan
Optilova 20 µg/100 µg Prendre 1 comprimé par jour à heure régulière, dans l’ordre : 21 actifs puis 7 placebos, puis nouvelle plaquette sans jour supplémentaire d’arrêt. Première initiation sans contraception antérieure : début à J1 des règles après vérification de l’absence de grossesse. Prescription initiale : 3 mois puis réévaluation ; relais/début différent : protocole et protection complémentaire selon RCP.
Ordonnance — Option Leeloo 20 µg/100 µg, 21 actifs
Leeloo 0,1 mg/0,02 mg Prendre 1 comprimé par jour à heure régulière pendant 21 jours, puis arrêt de 7 jours ; reprendre au 8e jour même si les saignements persistent. Première initiation : J1 des règles après évaluation du risque de grossesse ; autre début/relais selon RCP. Prescription initiale 3 mois puis réévaluation. Leeloo Continu a 7 placebos : suivre les 28 comprimés puis enchaîner sans arrêt supplémentaire.
Ordonnance — Option Minidril 30 µg/150 µg, selon profil
Minidril Prendre 1 comprimé par jour à heure régulière pendant 21 jours, puis arrêt de 7 jours ; reprendre au 8e jour. Première initiation : J1 des règles après évaluation ; autre début/relais selon RCP. Prescription initiale 3 mois puis réévaluation. Choisir le dosage selon bénéfice, tolérance et risque ; ne pas changer de plaquette sans consigne.
Contre-indications
Antécédent/présence ou haut risque de thrombose veineuse/artérielle, thrombophilie, migraine avec aura, HTA sévère, diabète avec atteinte vasculaire, atteinte hépatique sévère, tumeur hormono-dépendante, saignement inexpliqué, allergie. Évaluer l’ensemble des risques, notamment tabac et âge ; grossesse et postpartum demandent une stratégie spécifique.
Effets indésirables
Nausées, douleurs abdominales, céphalées, tension mammaire, spotting et modifications de l’humeur. Risque grave de thrombose veineuse/artérielle : jambe gonflée douloureuse, dyspnée brutale, douleur thoracique ou déficit neurologique = urgence. Réévaluer dépression ou céphalée inhabituelle/aura.
Interactions
Inducteurs enzymatiques (certains antiépileptiques, rifampicine, millepertuis notamment) : efficacité réduite ; vérifier certains antiviraux contre-indiqués. Peut diminuer la concentration de lamotrigine. Vomissements/diarrhée et oublis : appliquer la conduite du RCP, discuter contraception d’urgence selon exposition.
Repères médecin
PA, antécédents personnels/familiaux de thrombose, migraine, tabac, médicaments et préférence avant choix. Douleur thoracique/dyspnée, jambe unilatéralement gonflée ou déficit neurologique : urgence. Les prises continues pour douleur relèvent d’un schéma explicité séparément ; ne pas modifier seule le calendrier. Ne protège pas des IST. Sous isotrétinoïne, une pilule seule ne satisfait pas le PPG : méthode hautement efficace ou deux méthodes complémentaires. Voir QH63/QH64 et QM221. Sources : RCP Optilova ; Assurance Maladie — règles douloureuses. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026). Oubli/absorption : QS35 ; contraception d’urgence et reprise après ulipristal : QS36. Bilan ciblé QB48, choix/suivi QO85 et conseils QC58. Tabagisme après 35 ans ou facteur vasculaire nouveau : réévaluer le choix avant renouvellement. Complément vérifié le 20 octobre 2026 : RCP Leeloo ; RCP Minidril ; HAS — prescriptions et conseils en contraception.
QM228 — Diénogest 2 mg — endométriose, non contraceptif
Médicaments
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Noms commerciaux
Visanne et génériques de diénogest 2 mg seul. Ne pas confondre avec une association estroprogestative contraceptive.
Indications
Traitement de l’endométriose dans une stratégie adaptée au projet de grossesse, aux douleurs et à la tolérance. Ne constitue pas une contraception validée.
Ordonnance — Endométriose, traitement retenu avec le spécialiste
Diénogest 2 mg Prendre 1 comprimé une fois par jour à heure fixe, en continu sans interruption, indépendamment des saignements. Traitement prolongé avec réévaluation clinique à 3 mois puis régulière ; ne pas cumuler avec une autre contraception hormonale. Contraception non hormonale si nécessaire.
Contre-indications
Thromboembolie veineuse en cours, affection artérielle/cardiovasculaire actuelle ou antérieure, diabète vasculaire, atteinte hépatique sévère non normalisée ou tumeur hépatique, tumeur hormono-dépendante, saignement vaginal inexpliqué, allergie. Pas d’utilisation pendant une grossesse ; allaitement à évaluer.
Effets indésirables
Saignements irréguliers/aménorrhée, céphalées, gêne mammaire, acné ou humeur dépressive. Saignements prolongés pouvant entraîner une anémie ; baisse de densité osseuse notamment chez l’adolescente. Réévaluer pertes importantes, fatigue marquée ou dépression ; idées suicidaires : avis urgent.
Interactions
Inducteurs/inhibiteurs du CYP3A4 modifient l’exposition ; vérifier antiépileptiques, rifampicine, millepertuis, antifongiques azolés et antiviraux. Ne pas associer automatiquement à un autre traitement hormonal.
Repères médecin
Informer sur spotting/saignements et surveiller anémie si pertes importantes, humeur et risques osseux selon terrain, particulièrement chez l’adolescente. Douleur ou saignement inhabituel : réévaluer, y compris grossesse possible. Pas de traitement avant puberté ; suivi individualisé des progestatifs. Voir QH64 et QL15. Source : RCP Visanne. Référence effets indésirables : RCP / information officielle (consultée le 19 octobre 2026).
QM229 — Sémaglutide — Wegovy injectable, contrôle du poids
Médicaments
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Noms commerciaux
Wegovy FlexTouch, sémaglutide injectable hebdomadaire ; présentations françaises usuelles de 0,25 à 2,4 mg/dose. Ozempic (QM124) et les formes orales ont leurs propres indications et schémas : pas d’équivalence automatique.
Indications
Contrôle du poids chez l’adulte avec IMC initial ≥ 30 kg/m², ou ≥ 27 avec au moins une comorbidité liée au poids, en complément d’une prise en charge nutritionnelle et de l’activité physique. Seconde intention après échec d’une prise en charge globale ; critères de remboursement plus restrictifs que l’AMM.
Ordonnance — Initiation chez l’adulte éligible
Wegovy — sémaglutide 0,25 mg/dose Injecter 0,25 mg par voie sous-cutanée une fois par semaine, le même jour, pendant 4 semaines. Puis, après validation de la tolérance : 0,5 mg/semaine pendant 4 semaines, 1 mg pendant 4 semaines, 1,7 mg pendant 4 semaines, puis 2,4 mg/semaine en entretien. Prescrire successivement le dosage correspondant au palier. Traitement prolongé uniquement si bénéfice/tolérance confirmés ; ne pas augmenter en cas de troubles digestifs significatifs.
Contre-indications
Hypersensibilité au produit/excipients. Ne pas utiliser pendant grossesse/allaitement ; arrêter au moins 2 mois avant une grossesse planifiée. Non recommandé notamment si gastroparésie sévère, DFG < 30, insuffisance hépatique sévère ou rétinopathie diabétique non contrôlée/instable ; évaluation préalable si antécédent de pancréatite.
Effets indésirables
Nausées, vomissements, diarrhée/constipation et douleurs abdominales. Déshydratation, pancréatite, complications biliaires et hypoglycémie surtout avec insuline/sulfamide. Très rarement, neuropathie optique ischémique : baisse soudaine de vision = urgence ; douleur abdominale intense persistante : suspendre et évaluer.
Interactions
Ne pas associer à Ozempic, à un autre agoniste GLP-1 ou au tirzépatide. Insuline/sulfamide : réévaluer les doses et surveiller la glycémie. Vidange gastrique ralentie : vérifier les médicaments oraux sensibles ; surveillance de l’INR si AVK selon RCP.
Repères médecin
Oubli : injecter dans les 5 jours, sinon sauter sans doubler ; après plusieurs oublis, réévaluer la dose de reprise. Le RCP 2026 prévoit une option à 7,2 mg/semaine chez certains adultes avec IMC initial ≥ 30 après au moins 4 semaines à 2,4 mg : décision individualisée avec vérification de la présentation et de la prise en charge, hors schéma initial ci-dessus. Adolescent : critères et suivi spécialisés, pas d’extrapolation des fortes doses. Prévenir l’anesthésiste avant sédation/anesthésie ; arrêt éventuel décidé avec l’équipe. En France, distinguer prescription dans l’AMM et remboursement : pour la prise en charge de l’obésité, initiation par médecin habilité, critères restrictifs et formulaire ; renouvellement possible en médecine générale. Vérifier les règles en vigueur. Suivi QS33, alertes QS34, bilan QB47 et conseils QC56. Sources vérifiées le 20 octobre 2026 : RCP Wegovy ; Assurance Maladie — accompagnement à la prescription des AGLP-1, juin 2026 ; Assurance Maladie — obésité, traitements et prise en charge, 12 octobre 2026.
QM230 — Liraglutide — Saxenda, contrôle du poids
Médicaments
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Noms commerciaux
Saxenda 6 mg/mL, stylo prérempli ; doses de 0,6 à 3 mg, une fois par jour. Victoza utilise le même principe actif dans le diabète avec un autre schéma : pas d’interchangeabilité automatique.
Indications
Contrôle du poids chez l’adulte avec IMC initial ≥ 30 kg/m², ou ≥ 27 avec comorbidité liée au poids, en complément de l’alimentation et de l’activité physique. Option après échec de la prise en charge globale ; non remboursé en France à la date de vérification.
Ordonnance — Initiation et réévaluation chez l’adulte
Saxenda — liraglutide 6 mg/mL Injecter 0,6 mg sous la peau une fois par jour pendant 1 semaine ; puis 1,2 mg/j, 1,8 mg/j et 2,4 mg/j, chaque palier durant au moins une semaine, puis 3 mg/j en entretien. Réévaluer à chaque palier ; envisager l’arrêt si l’augmentation reste intolérable pendant 2 semaines. Arrêter si perte de poids < 5 % du poids initial après 12 semaines à 3 mg/j ; poursuite sinon selon bénéfice/tolérance, avec réévaluation régulière.
Contre-indications
Hypersensibilité au liraglutide/excipients. Ne pas utiliser pendant grossesse/allaitement ; arrêter avant un projet de grossesse. Non recommandé notamment si insuffisance rénale sévère, insuffisance hépatique sévère, âge ≥ 75 ans ou gastroparésie ; prudence en cas de pancréatite antérieure ou maladie thyroïdienne.
Effets indésirables
Nausées, vomissements, diarrhée/constipation ; céphalées et réactions d’injection possibles. Pancréatite, complications biliaires, déshydratation/atteinte rénale et tachycardie à connaître. Douleur abdominale persistante ou palpitations durables au repos : suspendre et évaluer ; hypoglycémie surtout avec insuline/sulfamide.
Interactions
Ne pas associer à un autre GLP-1, au tirzépatide ou à un autre liraglutide. Insuline/sulfamide : risque d’hypoglycémie, adaptation individualisée. Vidange gastrique ralentie et diarrhée : vigilance pour les médicaments oraux ; surveillance accrue de l’INR si AVK selon RCP.
Repères médecin
Injection quotidienne, et non hebdomadaire. Oubli : prendre dans les 12 heures suivant l’heure habituelle, sinon sauter ; jamais doubler. Former au stylo, alterner les sites, vérifier aiguilles et conservation selon notice. Surveiller pouls, alimentation, masse/fonction musculaire et tolérance ; prévenir l’anesthésiste avant un geste. Obésité pédiatrique : autres critères et prise en charge experte selon RCP, ne pas appliquer cette ordonnance adulte. Voir QH65, QS33/QS34 et QC56. Sources vérifiées le 20 octobre 2026 : RCP Saxenda ; Assurance Maladie — obésité, traitements et prise en charge, 12 octobre 2026.
QM231 — Désogestrel 75 µg — Optimizette, pilule progestative
Médicaments
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Noms commerciaux
Optimizette, Cerazette, Antigone, Elfasette et génériques de désogestrel 75 µg. Plaquettes de 28 comprimés actifs, sans placebo.
Indications
Contraception orale sans estrogène, notamment si ce dernier est inadapté et si le terrain autorise un progestatif. Utilisable pendant l’allaitement ; choix et calendrier du post-partum individualisés.
Ordonnance — Première initiation sans contraception préalable
Désogestrel 75 µg Prendre 1 comprimé par jour à heure fixe, sans interruption entre les plaquettes, même en cas de saignements. Début à J1 des règles après évaluation du risque de grossesse ; si début J2–J5, préservatifs pendant les 7 premiers jours. Autre début ou relais : protocole spécifique. Prescription initiale pour 3 mois, puis réévaluation ; poursuite selon choix et tolérance, avec revue annuelle.
Contre-indications
Thrombose veineuse évolutive, affection hépatique sévère non normalisée, tumeur connue/suspectée sensible aux hormones, saignement génital inexpliqué, hypersensibilité. Méningiome actuel ou antérieur : ne pas utiliser selon ANSM 2026. Pas d’indication pendant une grossesse connue.
Effets indésirables
Saignements irréguliers ou aménorrhée, céphalées, acné, douleur mammaire et troubles de l’humeur. Risque très faible de méningiome, surtout avec durée prolongée/âge : réévaluation régulière. Céphalées persistantes inhabituelles, trouble visuel ou neurologique : avis rapide ; dépression marquée : réévaluer.
Interactions
Inducteurs enzymatiques, dont certains antiépileptiques, rifampicine et millepertuis : efficacité réduite ; méthode adaptée nécessaire. Ulipristal : interaction avec les progestatifs, organiser la reprise selon QS36. Vomissements/diarrhée sévère : possible défaut d’absorption, conduite d’oubli.
Repères médecin
Retard > 12 h : prendre le dernier oublié, poursuivre et préservatifs 7 jours ; évaluer contraception d’urgence selon rapports et contexte, QS35. Informer sur l’irrégularité des saignements sans banaliser douleur ou saignement abondant. Pas de protection IST. ANSM : réévaluation annuelle, vigilance à partir de 45 ans, au-delà de 5 ans d’utilisation et après d’autres progestatifs à risque. Pas d’IRM systématique ; symptômes évocateurs ou exposition antérieure > 1 an à un progestatif à risque : évaluer l’indication. Ne pas interrompre sans organiser une contraception alternative, sauf situation imposant un arrêt urgent. Sources vérifiées le 20 octobre 2026 : RCP Optimizette ; ANSM — désogestrel et méningiome, septembre 2026.
QM232 — Drospirénone 4 mg — Slinda, pilule progestative
Médicaments
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Noms commerciaux
Slinda 4 mg : 24 comprimés actifs blancs puis 4 placebos verts par plaquette. Progestatif seul, à distinguer des pilules associant drospirénone et estrogène.
Indications
Contraception orale sans estrogène. Alternative selon préférence, tolérance et terrain ; vérifier notamment fonction rénale et médicaments hyperkaliémiants.
Ordonnance — Première initiation sans contraception préalable
Slinda 4 mg Prendre 1 comprimé par jour à heure fixe dans l’ordre : 24 actifs puis 4 placebos ; commencer la plaquette suivante sans jour supplémentaire d’arrêt. Début à J1 des règles après évaluation du risque de grossesse ; autre début/relais selon protocole du RCP. Prescription initiale pour 3 mois, puis réévaluation ; poursuite selon choix et tolérance.
Contre-indications
Thrombose veineuse en cours, affection hépatique sévère non normalisée, insuffisance rénale sévère ou aiguë, tumeur connue/suspectée sensible aux hormones, saignement génital inexpliqué, hypersensibilité. Pas d’indication pendant une grossesse connue.
Effets indésirables
Saignements irréguliers/aménorrhée, céphalées, acné, douleurs mammaires ou troubles de l’humeur. Hyperkaliémie possible, surtout en terrain rénal ou avec médicaments associés. Faiblesse inhabituelle/palpitations ou dépression marquée : réévaluation rapide.
Interactions
Inducteurs enzymatiques : efficacité diminuée. Médicaments épargneurs de potassium, IEC/ARA2 ou autres traitements hyperkaliémiants : évaluer kaliémie et rein. Ulipristal : organiser la reprise hormonale, QS36 ; troubles digestifs sévères : défaut d’absorption possible.
Repères médecin
Retard d’un actif > 24 h : dernier oublié, poursuite et protection complémentaire 7 jours selon contexte ; oubli en fin d’actifs : supprimer les placebos, QS35. Placebo oublié : jeter sans prolonger l’intervalle. Kaliémie avant/premier cycle si terrain ou association à risque, pas chez toute utilisatrice. Ne protège pas des IST. Source vérifiée le 20 octobre 2026 : RCP Slinda.
QM233 — Lévonorgestrel 1,5 mg — contraception d’urgence
Médicaments
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Noms commerciaux
Norlevo 1,5 mg et génériques de lévonorgestrel 1,5 mg. Prise unique de contraception d’urgence, à distinguer d’une pilule quotidienne.
Indications
Après rapport non ou mal protégé, le plus tôt possible et au plus tard dans les 72 heures. Ne protège pas les rapports ultérieurs et n’interrompt pas une grossesse déjà installée.
Ordonnance — Contraception d’urgence orale
Lévonorgestrel 1,5 mg Prendre 1 comprimé par voie orale immédiatement, en prise unique, au plus tard 72 h après le rapport à risque. Si vomissement dans les 3 h, reprendre une dose. Ne pas différer la délivrance pour obtenir une ordonnance ; accès gratuit sans ordonnance en pharmacie en France. Reprendre/débuter la contraception régulière sans délai avec protection complémentaire, QS36.
Contre-indications
Hypersensibilité au produit/excipients. Grossesse connue : aucune indication, sans être une méthode abortive. Atteinte hépatique sévère, malabsorption ou risque de grossesse extra-utérine : choix et évaluation individualisés, sans retarder la prise en charge.
Effets indésirables
Nausées, céphalées, douleurs abdominales, fatigue, vertiges et modifications des règles/spotting. Retard de règles, douleur pelvienne importante ou saignement inhabituel : test et évaluation, notamment pour exclure une grossesse extra-utérine.
Interactions
Inducteurs enzymatiques pris dans les 4 dernières semaines : efficacité réduite, privilégier DIU cuivre. Si impossible/refusé, le RCP prévoit 3 mg en une prise dans les 72 h, après conseil professionnel. Ne pas associer à l’ulipristal.
Repères médecin
Vérifier tous les rapports à risque, date, contraception habituelle et médicaments. DIU cuivre : option d’urgence la plus efficace et contraception durable, à organiser rapidement ; ne pas retarder une option orale disponible. Test de grossesse 3 semaines après le dernier rapport à risque, plus tôt si retard/symptômes. Allaitement : selon RCP, prise après tétée puis interruption ≥ 8 h avec lait tiré jeté. Voir QS36 et QC58. Sources vérifiées le 20 octobre 2026 : RCP Norlevo ; Assurance Maladie — accès à la contraception d’urgence ; OMS — contraception d’urgence et reprise hormonale.
QM234 — Ulipristal 30 mg — contraception d’urgence
Médicaments
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Noms commerciaux
ellaOne 30 mg et génériques d’ulipristal acétate 30 mg. Ne pas confondre avec l’ulipristal 5 mg utilisé dans d’autres indications.
Indications
Contraception d’urgence après rapport non ou mal protégé, le plus tôt possible et jusqu’à 120 heures. Le choix tient compte d’une contraception progestative récente et des interactions ; DIU cuivre à discuter.
Ordonnance — Contraception d’urgence orale
Ulipristal acétate 30 mg Prendre 1 comprimé par voie orale immédiatement, en prise unique, au plus tard 120 h après le rapport à risque. Si vomissement dans les 3 h, reprendre une dose. Délivrance gratuite sans ordonnance en pharmacie en France : ne pas attendre une consultation. Organiser contraception barrière et reprise hormonale, QS36.
Contre-indications
Hypersensibilité au produit/excipients. Ne pas utiliser pour une grossesse connue : aucune efficacité abortive. Non recommandé en cas d’atteinte hépatique sévère ou d’asthme sévère traité par glucocorticoïde oral ; privilégier une option adaptée.
Effets indésirables
Céphalées, nausées, douleurs abdominales/pelviennes, fatigue, vertiges et décalage des règles. Retard, douleur pelvienne importante ou saignement anormal : test et évaluation. Réaction allergique sévère possible, nécessitant une prise en charge urgente.
Interactions
Inducteurs enzymatiques actuels ou dans les 4 dernières semaines : éviter, privilégier DIU cuivre. Les progestatifs peuvent diminuer l’effet de l’ulipristal ; ne pas associer à la contraception d’urgence au lévonorgestrel. Organiser la reprise de la pilule avec un professionnel.
Repères médecin
Stratégie OMS : attendre 5 jours complets avant reprise/début d’une contraception contenant un progestatif (J6), puis protection complémentaire jusqu’à efficacité ; QS36. Le RCP permet une poursuite immédiate avec barrière jusqu’aux règles : retenir un plan explicite, expliqué et cohérent, sans donner deux consignes contradictoires à la patiente. Test 3 semaines après le dernier rapport à risque, plus tôt si retard/symptômes ; aucun effet protecteur sur un nouveau rapport. Allaitement : le RCP recommande une interruption d’une semaine avec lait tiré jeté ; discuter les alternatives. Voir QM233, QS36 et QC58. Sources vérifiées le 20 octobre 2026 : RCP ulipristal 30 mg ; OMS — contraception d’urgence et reprise hormonale ; Assurance Maladie — accès à la contraception d’urgence.
QM235 — Minoxidil local 2 % et 5 % — alopécie androgénétique
Médicaments
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Noms commerciaux
Alopexy 2 %, Minoxidil Cooper 5 % et autres spécialités : vérifier concentration, forme et population autorisée.
Indications
Alopécie androgénétique modérée : Alopexy 2 % chez l’adulte homme ou femme ; Cooper 5 % chez l’homme de 18 à 65 ans. Pas un traitement de toute chute de cheveux.
Ordonnance — Alopécie androgénétique confirmée
Minoxidil, solution cutanée 2 % ou 5 % selon indication ci-dessus. Appliquer 1 mL matin et soir sur cuir chevelu sec et sain ; maximum 2 mL/j, quelle que soit la surface. Se laver les mains. Réévaluer vers 4–6 mois ; poursuivre si bénéfice et bonne tolérance. Le bénéfice régresse après arrêt. Vérifier la notice pour la réévaluation propre à la spécialité.
Contre-indications
Allergie au produit. Cooper 5 % : femme, âge < 18 ou > 65 ans, cuir chevelu pathologique, intolérance au 2 %. Alopexy 2 % : éviter cuir chevelu lésé/inflammatoire ; non recommandé avant 18 ans, après 65 ans, pendant grossesse ou sans contraception si grossesse possible ; ne pas utiliser pendant l’allaitement.
Effets indésirables
Irritation, prurit, dermatite et pilosité indésirable ; chute transitoirement accentuée au début. Palpitations, douleur thoracique, malaise, œdèmes ou prise de poids inexpliquée : arrêter et consulter rapidement. Réaction allergique sévère : urgence.
Interactions
Éviter d’associer d’autres médicaments sur le cuir chevelu, notamment ceux modifiant la barrière cutanée. Prudence avec vasodilatateurs/antihypertenseurs : hypotension possible.
Repères médecin
Évaluer les antécédents cardiovasculaires. Éviter tout contact des enfants avec les zones traitées ; ingestion accidentelle potentiellement grave. Ne pas extrapoler ces doses aux mousses. Le minoxidil oral est hors AMM dans l’alopécie en France : voir QS37. Voir QH11 et QC59. Sources vérifiées le 21 octobre 2026 : RCP Cooper 5 % ; RCP Alopexy 2 %.
QM236 — Kétoconazole 2 % en sachets — dermite séborrhéique
Médicaments
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Noms commerciaux
Kétoderm 2 %, gel moussant en sachets de 6 g, et génériques correspondants. Présentation distincte de l’unidose de 20 g pour pityriasis versicolor, QM218.
Indications
Dermite séborrhéique de l’adulte et de l’adolescent : cuir chevelu et/ou peau. Ne traite pas directement une alopécie androgénétique.
Ordonnance — Poussée de dermite séborrhéique
Kétoconazole 2 %, gel en sachets de 6 g. Deux applications par semaine pendant 4 semaines ; un sachet suffit par application. Sur zones mouillées, faire mousser, laisser agir au moins 5 minutes puis rincer soigneusement. Si nécessaire, entretien : une application par semaine ou par quinzaine, avec réévaluation selon récidives.
Contre-indications
Hypersensibilité au kétoconazole ou aux excipients. Avant 12 ans, efficacité et sécurité non établies ; éviter l’emploi sans avis adapté. Éviter les yeux, rincer à l’eau en cas de contact.
Effets indésirables
Irritation, prurit, brûlure ou sécheresse locale ; modification des cheveux ou chute parfois rapportées. Dermatite de contact et allergie possibles : arrêter si réaction importante. Gonflement du visage ou gêne respiratoire : urgence.
Interactions
Interactions systémiques peu probables après application locale. Si dermocorticoïde utilisé au long cours, organiser sa diminution progressive sur 2–3 semaines pour limiter un rebond.
Repères médecin
Réévaluer si échec, pustules, douleur, plaques alopéciques ou cheveux cassés : rechercher notamment une teigne, QH66. Voir QO65 et QC27. Source : RCP Kétoderm 2 %, gel en sachet, vérifié le 21 octobre 2026.
QM237 — Sterdex — dexaméthasone / oxytétracycline ophtalmique
Médicaments
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Noms commerciaux
Sterdex, pommade ophtalmique unidose : dexaméthasone 0,267 mg et oxytétracycline 1,335 mg par capsule.
Indications
Inflammation oculaire avec infection à germe sensible, ou suites de chirurgie ophtalmologique. Pas de prescription empirique pour tout œil rouge ou conjonctivite banale.
Ordonnance — Indication ophtalmologique établie
Adulte et enfant de plus de 8 ans : 1 à 3 applications par jour dans le cul-de-sac conjonctival inférieur de l’œil atteint, éventuellement sur le bord palpébral selon indication. Durée moyenne : 7 jours ; prolongation uniquement sous surveillance ophtalmologique stricte. Mains propres, ouvrir avec des ciseaux propres, éviter le contact de l’embout avec l’œil ; jeter immédiatement l’unidose après usage. Pas de lentilles.
Contre-indications
Allergie aux composants/cyclines ; kératite herpétique épithéliale dendritique, kératite mycosique, kératoconjonctivite virale épidémique précoce ; rétinoïdes oraux ; grossesse dès le deuxième trimestre. Réservé aux plus de 8 ans ; allaitement déconseillé.
Effets indésirables
Allergie et vision temporairement trouble. Corticoïde : hypertonie/glaucome, cataracte, retard de cicatrisation et infection masquée ou aggravée, surtout si usage prolongé. Douleur ou baisse visuelle : réévaluation rapide.
Interactions
Rétinoïdes oraux contre-indiqués : hypertension intracrânienne. Vigilance avec AVK (INR), médicaments torsadogènes et inhibiteurs puissants du CYP3A4, notamment ritonavir/cobicistat. Espacer les autres collyres de 15 minutes.
Repères médecin
Vérifier la cornée et le diagnostic avant corticoïde. Douleur, photophobie, baisse visuelle ou porteur de lentilles symptomatique : avis ophtalmologique rapide. Pas de renouvellement sans réévaluation ; surveiller la pression oculaire si prolongation. Ne pas conduire tant que la vision est trouble. Source vérifiée le 23 octobre 2026 : RCP Sterdex.
QM238 — Emla 5 % crème — anesthésie cutanée, mode d’emploi
Médicaments
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Noms commerciaux
Emla 5 %, Anesderm et génériques lidocaïne 2,5 % + prilocaïne 2,5 %, crème. Ne pas confondre avec les pansements médicamenteux.
Indications
Anesthésie superficielle avant ponction veineuse ou petit geste cutané. Protocoles distincts pour ulcères de jambe et muqueuses génitales, non détaillés ici.
Ordonnance — Peau intacte, adulte et adolescent ≥ 12 ans
Emla 5 %, crème + pansement occlusif adapté. Petit geste : environ 2 g sur le site prévu, ou environ 1,5 g/10 cm² selon surface. Application unique, au moins 1 heure avant le geste ; 1–2 heures sont habituellement nécessaires pour une anesthésie fiable selon le geste. Ne pas dépasser 5 heures de pose. 1. Repérer le site avec le soignant ; peau propre, sèche, intacte. 2. Déposer en monticule/couche épaisse, sans masser ni faire pénétrer ; respecter la quantité prescrite. 3. Couvrir d’un pansement occlusif, sans écraser/étaler la crème ; bien fermer les bords et noter l’heure. 4. Juste avant le geste, retirer pansement et crème ; nettoyer puis désinfecter selon le geste. L’anesthésie persiste généralement au moins 2 heures après une pose de 1–2 heures, moins longtemps au visage.
Ordonnance — Enfant < 12 ans, petit geste sur peau intacte
Environ 1 g/10 cm² pendant 1 heure, avec prescription précise des sites et quantités. Plafonds totaux par application, tous sites additionnés : 0–2 mois, né à terme : 1 g / 10 cm², 1 heure maximum, une seule dose/24 h. 3–11 mois : 2 g / 20 cm² ; pose usuelle 1 heure. 1–5 ans : 10 g / 100 cm² ; 6–11 ans : 20 g / 200 cm² ; pose 1 à 5 heures selon geste. Dès 3 mois, au maximum deux doses/24 h espacées d’au moins 12 heures. Ces plafonds ne sont pas des doses à appliquer systématiquement. Dermatite atopique : durée réduite, généralement 15–30 minutes ; 30 minutes pour curetage de molluscum, sur décision médicale.
Contre-indications
Allergie aux anesthésiques locaux amides ou aux excipients. Ne pas utiliser chez le prématuré < 37 semaines d’âge gestationnel, ni avant 12 mois sous médicament méthémoglobinisant. Éviter yeux, tympan lésé et plaies ouvertes hors protocole d’ulcère. Déficit G6PD/méthémoglobinémie : avis médical préalable et prudence renforcée.
Effets indésirables
Pâleur/rougeur, œdème ou brûlure locale transitoires. Rarement allergie sévère, méthémoglobinémie ou toxicité neurologique/cardiaque, surtout en surdosage. Cyanose, dyspnée, malaise ou convulsion : retirer la crème et appeler les urgences.
Interactions
Autres anesthésiques locaux : toxicité additive ; antiarythmiques, notamment amiodarone : surveillance adaptée. Médicaments méthémoglobinisants (sulfamides, nitrofurantoïne…) : risque accru ; vérifier les associations, surtout chez le nourrisson.
Repères médecin
Ne pas appliquer un tube entier par défaut ; prescrire quantité totale, surface et durée. Surveiller l’enfant pour éviter ingestion/contact oculaire. Grossesse : emploi prudent après évaluation. Soulage la douleur cutanée, sans supprimer pression ni douleur profonde ; ne remplace pas une anesthésie complémentaire si nécessaire. Source vérifiée le 23 octobre 2026 : RCP et notice Emla crème.
QM239 — Berocca Énergie — vitamines et minéraux, complément alimentaire
Médicaments
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Noms commerciaux
Berocca Énergie : comprimés à avaler ou effervescents orange/cassis. Complément alimentaire, sans AMM de médicament ; distinct de l’ancien Berocca médicament et de Berocca Boost avec caféine.
Indications
Apport complémentaire de vitamines et minéraux chez l’adulte. Ne constitue pas un traitement étiologique de l’asthénie ni d’une carence documentée nécessitant un traitement spécifique.
Ordonnance — Conseil d’utilisation chez l’adulte
Berocca Énergie, présentation précisée. Un comprimé par jour : à avaler avec de l’eau ou, pour la forme effervescente, à dissoudre dans un grand verre d’eau. Durée : 30 jours ; réévaluer avant renouvellement. Ne pas dépasser la dose ni cumuler plusieurs multivitamines.
Contre-indications
Hypersensibilité aux ingrédients. Réservé à l’adulte ; grossesse/allaitement déconseillés. Produit non adapté en cas de troubles rénaux selon le fabricant. Vérifier les excipients de la boîte choisie et les restrictions alimentaires éventuelles.
Effets indésirables
Intolérance digestive ou réaction allergique possibles ; arrêter si réaction. Urines jaune vif liées à la vitamine B2, sans gravité. L’excès prolongé de vitamine B6, notamment par cumul de produits, expose à une neuropathie : fourmillements persistants, arrêt et avis médical.
Interactions
Les minéraux peuvent diminuer l’absorption de certains traitements, notamment cyclines/fluoroquinolones : organiser l’espacement selon leur notice avec le pharmacien. Vérifier tous les compléments et médicaments associés pour éviter les apports excessifs.
Repères médecin
Formule Énergie classique vérifiée : vitamines B et C (500 mg), magnésium 100 mg, calcium 100 mg, zinc 10 mg ; vitamine B6 8,22 mg. Sans caféine. Vérifier l’étiquette : autres variantes de gamme non équivalentes. Fatigue persistante, inexpliquée ou associée à d’autres symptômes : évaluation clinique, QO68/QT02 ; bilan ciblé si indiqué, QB06. Ne pas présenter les allégations nutritionnelles comme une preuve de traitement d’une fatigue pathologique. Signaler les compléments au laboratoire, notamment la biotine en cas d’analyses. Sources vérifiées le 23 octobre 2026 : Bayer — comprimé à avaler ; Bayer — effervescent ; Bayer — FAQ ; Lareb — vitamine B6 et neuropathie ; ANSM — interactions des minéraux.
QO01 — Rhinopharyngite / symptômes nasaux aigus
Portes
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🌰 Nutshell
Le plus souvent, tableau viral banal associant obstruction ou rhinorrhée, éternuements, gêne pharyngée et parfois toux ou fébricule, avec amélioration spontanée en quelques jours. L’enjeu est surtout de distinguer une infection virale simple d’une complication ORL ou respiratoire : sinusite bactérienne, otite, pneumopathie ou exacerbation d’asthme. En l’absence de signe de gravité, la prise en charge est symptomatique et les antibiotiques ne sont pas indiqués.
Questions clés
- Début, durée et évolution : amélioration, stabilité ou aggravation secondaire ? - Fièvre : intensité et durée ? - Obstruction nasale, rhinorrhée claire ou purulente, éternuements ? - Mal de gorge, toux, expectoration ? - Douleur faciale ou dentaire, surtout unilatérale ? - Otalgie ou baisse auditive ? - Dyspnée, douleur thoracique, sifflements ? - Terrain : asthme, BPCO, immunodépression, grossesse, âge avancé ? - Traitements déjà utilisés, notamment vasoconstricteurs nasaux ?
Drapeaux rouges
- Dyspnée, désaturation, douleur thoracique ou altération importante de l’état général. - Fièvre élevée persistante ou réapparition après amélioration initiale. - Douleur faciale très intense, œdème péri-orbitaire ou trouble visuel. - Raideur méningée, confusion ou céphalée inhabituelle intense. - Décompensation d’une pathologie respiratoire chronique. - Sujet très fragile ou immunodéprimé avec tableau inhabituel.
Examen clinique ciblé
- Température, fréquence respiratoire, SpO₂ si symptômes respiratoires. - Inspection ORL : fosses nasales, pharynx, amygdales. - Palpation sinusienne si douleur faciale. - Otoscopie si otalgie ou baisse auditive. - Auscultation pulmonaire si toux importante, dyspnée ou terrain respiratoire.
Diagnostic différentiel
Fréquents : rhinopharyngite virale, rhinite allergique, COVID-19 ou autre virose respiratoire. Selon le contexte : sinusite aiguë, angine, otite moyenne aiguë, exacerbation d’asthme. À ne pas manquer : pneumopathie, complication orbitaire ou neurologique d’une sinusite.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique en première intention. Selon le contexte : test COVID/grippe si le résultat modifie la conduite, TDR streptococcique si tableau d’angine, radiographie thoracique si suspicion de pneumopathie. L’imagerie sinusienne n’est pas indiquée dans une rhinopharyngite simple.
Conduite pratique
Lavages de nez au sérum physiologique, hydratation, paracétamol si douleur ou fièvre. Éviter les antibiotiques sans argument pour infection bactérienne. Les vasoconstricteurs nasaux ont des contre-indications et doivent rester d’usage très limité lorsqu’ils sont utilisés. Reconsulter en cas d’aggravation secondaire, fièvre persistante, dyspnée, douleur faciale importante ou apparition d’un nouveau symptôme focal.
QO02 — Mal de gorge / odynophagie
Portes
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🌰 Nutshell
La plupart des maux de gorge aigus sont viraux. L’objectif est d’identifier les situations où une angine streptococcique mérite d’être testée et traitée, tout en ne manquant pas une complication profonde ou une atteinte menaçant les voies aériennes. Une odynophagie avec rhinorrhée, toux ou conjonctivite évoque plutôt une origine virale. Unilatéralité marquée, trismus, voix étouffée ou dyspnée imposent une évaluation présentielle rapide.
Questions clés
- Début, durée, intensité et évolution ? - Fièvre, frissons, altération de l’état général ? - Toux, rhinorrhée, conjonctivite ou enrouement ? - Dysphagie vraie, hypersialorrhée, impossibilité d’avaler les liquides ? - Douleur très unilatérale, irradiation vers l’oreille ? - Trismus, voix étouffée, gêne respiratoire ? - Adénopathies cervicales ? - Éruption cutanée ? - Exposition infectieuse, contexte de collectivité ? - Immunodépression ou comorbidité importante ?
Drapeaux rouges
- Dyspnée, stridor, hypersialorrhée, impossibilité d’avaler ou signes d’obstruction. - Trismus, bombement unilatéral, voix étouffée : abcès péri-amygdalien possible. - Douleur cervicale importante avec tuméfaction ou raideur. - Altération majeure de l’état général ou sepsis. - Immunodépression avec tableau sévère ou atypique.
Examen clinique ciblé
- Température, fréquence respiratoire, SpO₂ si gêne respiratoire. - Inspection du pharynx et des amygdales : érythème, exsudat, asymétrie. - Recherche de trismus et déviation de la luette. - Palpation cervicale : adénopathies, tuméfaction, douleur. - Inspection cutanée si éruption.
Diagnostic différentiel
Fréquents : pharyngite virale, angine streptococcique. Selon le contexte : mononucléose infectieuse, aphte ou lésion locale, reflux, candidose. À ne pas manquer : abcès péri-amygdalien, infection profonde cervicale, épiglottite ou autre obstruction des voies aériennes.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique si tableau clairement viral. TDR streptococcique selon âge, contexte et recommandations locales lorsque le résultat conditionne une antibiothérapie. NFS, bilan hépatique ou sérologie EBV seulement si mononucléose suspectée et intérêt clinique. Imagerie ou avis ORL urgent si suspicion de complication profonde.
Conduite pratique
Hydratation, aliments adaptés à la douleur, paracétamol en première intention. Antibiothérapie uniquement si indication documentée ou fortement retenue selon les recommandations en vigueur. Éviter l’amoxicilline si mononucléose probable sans clarification. Réévaluer rapidement en cas d’aggravation, trismus, dysphagie croissante, dyspnée ou absence d’amélioration attendue.
QO03 — Otalgie
Portes
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🌰 Nutshell
L’otalgie peut être d’origine auriculaire, le plus souvent otite moyenne, otite externe ou bouchon de cérumen, mais aussi projetée depuis le pharynx, les dents ou l’articulation temporo-mandibulaire. L’enjeu est de repérer une infection compliquée, une mastoïdite, une atteinte neurologique ou une douleur atypique persistante, surtout chez l’adulte. L’otoscopie est centrale dès que possible.
Questions clés
- Début, durée, intensité, unilatérale ou bilatérale ? - Fièvre, rhinopharyngite récente ? - Baisse auditive, acouphènes, sensation d’oreille bouchée ? - Otorrhée ? - Douleur majorée à la traction du pavillon ou au tragus ? - Baignade, manipulation du conduit, coton-tige ? - Douleur dentaire, mal de gorge, douleur à la mastication ? - Vertige, paralysie faciale, céphalée inhabituelle ? - Diabète, immunodépression, âge avancé ?
Drapeaux rouges
- Douleur rétro-auriculaire avec tuméfaction ou décollement du pavillon : mastoïdite possible. - Paralysie faciale, vertige intense ou déficit neurologique. - Otalgie très intense avec diabète ou immunodépression : otite externe nécrosante à évoquer. - Altération importante de l’état général ou sepsis. - Otalgie persistante sans anomalie auriculaire évidente chez l’adulte, surtout avec facteurs de risque ORL.
Examen clinique ciblé
- Température. - Inspection pavillon, tragus, région mastoïdienne. - Otoscopie : conduit, cérumen, tympan, perforation, épanchement. - Examen ORL si otoscopie normale ou douleur projetée suspectée. - Examen dentaire et ATM selon contexte. - Examen neurologique facial si anomalie.
Diagnostic différentiel
Fréquents : otite moyenne aiguë, otite externe, bouchon de cérumen, dysfonction tubaire. Douleurs projetées : angine, pathologie dentaire, dysfonction de l’ATM. À ne pas manquer : mastoïdite, otite externe nécrosante, zona auriculaire, tumeur ORL en cas d’otalgie persistante inexpliquée.
Examens complémentaires
Aucun examen biologique ou d’imagerie dans la majorité des otalgies simples. Audiométrie si baisse auditive persistante ou inexpliquée. Imagerie et avis ORL si complication, mastoïdite, atteinte neurologique ou douleur persistante atypique.
Conduite pratique
Antalgie adaptée. Traiter l’étiologie après examen du conduit et du tympan : otite moyenne, otite externe, bouchon ou cause projetée. Éviter les gouttes auriculaires potentiellement ototoxiques si perforation tympanique non exclue. Réévaluation rapide si aggravation, fièvre persistante, tuméfaction mastoïdienne, déficit facial ou vertige.
QO04 — Douleur du conduit auditif / otite externe présumée
Portes
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🌰 Nutshell
Une douleur du conduit majorée par la pression du tragus ou la traction du pavillon évoque fortement une otite externe, souvent favorisée par baignade, humidité ou microtraumatismes. La priorité est de vérifier l’état du conduit, l’intégrité du tympan et l’absence de terrain à risque. Chez un patient diabétique ou immunodéprimé avec douleur intense ou disproportionnée, penser à une otite externe nécrosante.
Questions clés
- Baignade, douche fréquente, coton-tige ou autre manipulation ? - Douleur au tragus ou à la traction du pavillon ? - Prurit, sensation d’oreille pleine, otorrhée ? - Baisse auditive ? - Fièvre ou altération de l’état général ? - Diabète, immunodépression, âge avancé ? - Traitement local déjà essayé ? - Perforation tympanique connue ou drains transtympaniques ?
Drapeaux rouges
- Diabète ou immunodépression avec douleur intense, nocturne ou disproportionnée. - Extension inflammatoire au pavillon ou aux tissus voisins. - Fièvre importante ou altération générale. - Paralysie faciale ou autre atteinte neurologique. - Suspicion de mastoïdite ou d’infection profonde.
Examen clinique ciblé
- Inspection du pavillon et de la région péri-auriculaire. - Douleur provoquée par tragus et traction du pavillon. - Otoscopie : œdème, érythème, débris, sécrétions, calibre du conduit. - Visualisation du tympan si possible. - Recherche de cellulite locale ou atteinte mastoïdienne.
Diagnostic différentiel
Fréquents : otite externe diffuse, furoncle du conduit, eczéma du conduit. Selon le contexte : otite moyenne avec otorrhée sur perforation, corps étranger, otomycose. À ne pas manquer : otite externe nécrosante, mastoïdite, zona auriculaire avec atteinte neurologique.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique pour une otite externe simple. Prélèvement si forme récidivante, sévère, atypique ou résistante au traitement. Imagerie et avis ORL urgent si suspicion d’otite externe nécrosante ou extension profonde.
Conduite pratique
Nettoyage atraumatique du conduit si nécessaire et possible, maintien de l’oreille au sec, traitement local adapté en tenant compte de l’intégrité tympanique. Antalgie. Éviter coton-tiges et manipulations. Réévaluer si absence d’amélioration en 48 à 72 heures ou plus tôt en cas d’aggravation, fièvre ou extension locale.
QO05 — Sinusalgie / douleur faciale
Portes
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🌰 Nutshell
Une douleur faciale aiguë dans un contexte de rhinopharyngite est le plus souvent virale. Une sinusite bactérienne devient plus probable en cas de symptômes prolongés sans amélioration, d’aggravation secondaire après amélioration initiale ou de douleur faciale unilatérale intense avec fièvre. L’enjeu principal est de repérer une complication orbitaire, neurologique ou une origine dentaire.
Questions clés
- Localisation : maxillaire, frontale, ethmoïdale, diffuse ? - Unilatérale ou bilatérale ? - Durée et évolution : amélioration puis rechute ? - Fièvre ? - Obstruction nasale, rhinorrhée purulente ? - Douleur dentaire ou soins dentaires récents ? - Douleur majorée en antéflexion ? - Œdème palpébral, trouble visuel, diplopie ? - Céphalée inhabituelle, vomissements, raideur de nuque ? - Immunodépression ?
Drapeaux rouges
- Œdème péri-orbitaire, douleur oculaire, baisse visuelle, diplopie ou limitation des mouvements oculaires. - Céphalée intense inhabituelle, signes neurologiques, confusion ou méningisme. - Douleur frontale sévère avec gonflement local. - Altération majeure de l’état général. - Immunodépression avec tableau sévère.
Examen clinique ciblé
- Température. - Inspection nasale et faciale. - Palpation sinusienne ciblée. - Examen dentaire si suspicion odontogène. - Examen oculaire : vision, motricité, douleur, œdème. - Examen neurologique si céphalée ou symptôme atypique.
Diagnostic différentiel
Fréquents : rhinopharyngite virale, sinusite aiguë, douleur dentaire, céphalée primaire. Selon le contexte : dysfonction de l’ATM, névralgie faciale. À ne pas manquer : complication orbitaire ou intracrânienne d’une sinusite.
Examens complémentaires
Aucune imagerie dans une sinusite aiguë simple. Scanner sinusien ou imagerie adaptée si complication, tableau atypique sévère, récidives complexes ou avant prise en charge spécialisée. Bilan dentaire si origine odontogène suspectée.
Conduite pratique
Antalgie, lavages de nez, hydratation et traitement symptomatique. Antibiothérapie seulement si arguments suffisants pour une sinusite bactérienne selon la présentation et les recommandations en vigueur. Réévaluation rapide en cas d’aggravation, signes oculaires, céphalée intense, fièvre persistante ou absence d’amélioration.
QO06 — Oreille bouchée / baisse auditive aiguë
Portes
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🌰 Nutshell
Une sensation d’oreille bouchée est souvent liée à un bouchon de cérumen ou à une dysfonction tubaire après rhinopharyngite, mais toute baisse auditive apparue brutalement doit faire distinguer une surdité de transmission d’une surdité neurosensorielle. Une surdité brusque neurosensorielle est une urgence ORL : ne pas la banaliser comme simple « oreille bouchée ».
Questions clés
- Installation brutale en quelques heures ou progressive ? - Unilatérale ou bilatérale ? - Acouphènes associés ? - Vertige ou déséquilibre ? - Otalgie, otorrhée, rhinopharyngite récente ? - Vol, plongée ou variation de pression ? - Manipulation du conduit ou antécédent de bouchon ? - Traumatisme sonore récent ? - Médicaments potentiellement ototoxiques ? - Antécédents ORL ou neurologiques ?
Drapeaux rouges
- Baisse auditive unilatérale brutale sans obstacle évident : surdité brusque neurosensorielle possible. - Vertige aigu important associé à une baisse auditive. - Déficit neurologique ou paralysie faciale. - Traumatisme crânien ou barotraumatisme sévère. - Otorrhée sanglante ou suspicion de perforation traumatique.
Examen clinique ciblé
- Otoscopie bilatérale : bouchon, conduit, tympan, épanchement. - Tests de Weber et Rinne si disponibles. - Examen neurologique, notamment nerfs crâniens. - Recherche de nystagmus si vertige. - Comparaison subjective de l’audition des deux côtés.
Diagnostic différentiel
Fréquents : bouchon de cérumen, dysfonction tubaire, otite séromuqueuse, otite moyenne. Selon le contexte : barotraumatisme. À ne pas manquer : surdité brusque neurosensorielle, atteinte labyrinthique ou neurologique.
Examens complémentaires
Audiométrie rapide si baisse auditive aiguë inexpliquée ou persistante. Tympanométrie selon contexte. Imagerie spécialisée secondairement selon l’avis ORL si atteinte neurosensorielle.
Conduite pratique
Traiter une cause de transmission évidente lorsqu’elle est confirmée, par exemple bouchon ou dysfonction tubaire. Ne pas irriguer une oreille si perforation tympanique possible. Toute suspicion de surdité brusque neurosensorielle justifie une orientation ORL urgente, idéalement le jour même ou très rapidement.
QO07 — Douleur dentaire / gingivale
Portes
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🌰 Nutshell
La douleur dentaire aiguë est le plus souvent liée à une carie profonde, une pulpite ou une infection péri-apicale. Les antibiotiques ne remplacent pas le traitement dentaire et ne sont généralement indiqués qu’en cas d’extension infectieuse, de signes généraux ou de terrain particulier. La priorité est de ne pas manquer une cellulite cervico-faciale ou une infection profonde pouvant menacer les voies aériennes.
Questions clés
- Dent précise ou douleur diffuse ? - Douleur spontanée, pulsatile, provoquée par chaud/froid ou mastication ? - Gonflement gingival ou facial ? - Fièvre ou frissons ? - Dysphagie, trismus, hypersialorrhée ? - Soins dentaires récents ou dent cassée ? - Mauvais goût, écoulement purulent ? - Immunodépression, diabète, anticoagulants ? - Traitements antalgiques ou antibiotiques déjà pris ?
Drapeaux rouges
- Gonflement sous-mandibulaire ou cervical, élévation du plancher buccal. - Dysphagie, dyspnée, hypersialorrhée, voix modifiée. - Trismus important. - Fièvre élevée, sepsis ou extension rapide du gonflement. - Immunodépression avec infection évolutive.
Examen clinique ciblé
- Inspection visage et cou : asymétrie, œdème, cellulite. - Inspection buccale : dent cariée ou fracturée, gingive, abcès, fistule. - Percussion dentaire si possible. - Recherche de fluctuation, trismus et atteinte du plancher buccal. - Palpation cervicale et sous-mandibulaire.
Diagnostic différentiel
Fréquents : carie, pulpite, abcès péri-apical, gingivite ou parodontite. Selon le contexte : péricoronarite, dysfonction de l’ATM, sinusite maxillaire. À ne pas manquer : cellulite cervico-faciale, angine de Ludwig, infection profonde.
Examens complémentaires
Le diagnostic est surtout clinique et dentaire. Radiographie dentaire ciblée par le chirurgien-dentiste selon le contexte. Imagerie cervico-faciale en urgence si extension profonde suspectée.
Conduite pratique
Antalgie adaptée et orientation dentaire rapide, car le traitement causal est souvent local. Antibiothérapie uniquement si signes d’extension, infection systémique ou indication spécifique. Éviter de retarder les soins dentaires par une succession d’antibiotiques. Urgence hospitalière si menace des voies aériennes ou cellulite profonde.
QO08 — Toux aiguë
Portes
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🌰 Nutshell
Une toux aiguë de moins de trois semaines est le plus souvent virale, souvent dans le cadre d’une rhinopharyngite ou d’une bronchite aiguë. L’enjeu est surtout d’exclure une pneumopathie, une exacerbation d’asthme/BPCO, une insuffisance cardiaque ou plus rarement une embolie pulmonaire. Chez un patient stable, sans dyspnée ni anomalie des constantes, aucun examen complémentaire n’est généralement nécessaire.
Questions clés
- Durée exacte et évolution ? - Fièvre, frissons ? - Dyspnée, douleur thoracique, sifflements ? - Expectoration : quantité, couleur, sang ? - Symptômes ORL associés ? - Contact infectieux, COVID/grippe ? - Asthme, BPCO, insuffisance cardiaque ? - Tabac ou exposition irritante ? - Médicaments récents, notamment IEC ? - Risque thromboembolique si douleur thoracique ou dyspnée ?
Drapeaux rouges
- Dyspnée importante, SpO₂ basse, polypnée. - Douleur thoracique, hémoptysie. - Confusion, hypotension ou altération marquée de l’état général. - Fièvre élevée persistante avec foyer pulmonaire suspect. - Terrain fragile : âge avancé, immunodépression, comorbidité sévère. - Suspicion d’embolie pulmonaire.
Examen clinique ciblé
- Température, fréquence respiratoire, fréquence cardiaque, SpO₂. - Auscultation pulmonaire : râles focaux, sibilants, diminution du murmure. - Examen ORL si syndrome viral. - Recherche de signes d’insuffisance cardiaque ou de TVP selon contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : infection virale respiratoire, bronchite aiguë. Selon le contexte : pneumopathie, exacerbation d’asthme ou BPCO, reflux, écoulement postérieur. À ne pas manquer : embolie pulmonaire, insuffisance cardiaque aiguë, pneumothorax.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique chez un patient sans signe de gravité. Radiographie thoracique si suspicion de pneumopathie ou tableau atypique. Test viral si utile à la conduite. ECG, D-dimères ou autres explorations uniquement selon les diagnostics envisagés.
Conduite pratique
Hydratation, traitement symptomatique, paracétamol si douleur ou fièvre. Les antibiotiques ne sont pas indiqués dans une bronchite aiguë virale simple. Bronchodilatateur seulement s’il existe un bronchospasme. Conseiller une réévaluation si aggravation, dyspnée, fièvre persistante, hémoptysie ou toux qui se prolonge au-delà de l’évolution attendue.
QO09 — Toux persistante
Portes
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🌰 Nutshell
Une toux qui persiste au-delà de l’épisode viral habituel mérite une réévaluation étiologique. Les causes fréquentes sont la toux post-infectieuse, l’asthme, le syndrome de toux des voies aériennes supérieures, le reflux et les médicaments comme les IEC. Une radiographie thoracique devient pertinente selon la durée, le terrain et les signes associés. L’enjeu est de ne pas méconnaître une pneumopathie, une tuberculose, un cancer bronchique ou une autre pathologie thoracique.
Questions clés
- Durée précise : plusieurs semaines ou plusieurs mois ? - Début après infection respiratoire ? - Toux sèche ou productive ? - Dyspnée, sifflements, toux nocturne ou à l’effort ? - Rhinorrhée, raclement de gorge, écoulement postérieur ? - Pyrosis, régurgitations, toux post-prandiale ? - Fièvre prolongée, sueurs nocturnes, amaigrissement ? - Hémoptysie ? - Tabagisme actuel ou ancien ? - Exposition professionnelle ou tuberculose ? - Médicaments, notamment IEC ?
Drapeaux rouges
- Hémoptysie. - Dyspnée progressive ou désaturation. - Amaigrissement inexpliqué, sueurs nocturnes ou fièvre prolongée. - Douleur thoracique persistante. - Tabagisme important avec modification récente de la toux. - Immunodépression ou risque de tuberculose.
Examen clinique ciblé
- Température, fréquence respiratoire, SpO₂. - Auscultation pulmonaire. - Examen ORL. - Recherche de signes d’insuffisance cardiaque. - Adénopathies, amaigrissement ou autres signes systémiques.
Diagnostic différentiel
Fréquents : toux post-infectieuse, asthme, syndrome de toux des voies aériennes supérieures, reflux, IEC. Selon le contexte : bronchite chronique, infection persistante. À ne pas manquer : cancer bronchique, tuberculose, pneumopathie interstitielle, insuffisance cardiaque.
Examens complémentaires
Radiographie thoracique selon la durée, le terrain, l’examen et les signes associés. Spirométrie si asthme ou BPCO suspectés. NFS, CRP ou autres bilans ciblés si syndrome inflammatoire ou systémique. Recherche de tuberculose selon exposition et tableau clinique.
Conduite pratique
Traiter la cause probable lorsqu’elle est identifiable : arrêter ou remplacer un IEC si pertinent, prendre en charge rhinite, asthme ou reflux selon le contexte. Éviter les traitements empiriques multiples prolongés sans réévaluation. Programmer un suivi et élargir le bilan si la toux persiste ou si des signes d’alarme apparaissent.
QO10 — Toux avec expectoration
Portes
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🌰 Nutshell
Une toux productive aiguë est souvent liée à une infection respiratoire virale ou à une bronchite aiguë ; la couleur des expectorations, à elle seule, ne prouve pas une infection bactérienne. L’enjeu est d’identifier une pneumopathie, une exacerbation de BPCO, des bronchectasies ou une hémoptysie vraie. La décision d’antibiothérapie dépend du tableau clinique global, pas simplement de l’aspect des crachats.
Questions clés
- Durée et évolution ? - Quantité, couleur et odeur des expectorations ? - Sang franc ou stries sanglantes ? - Fièvre et frissons ? - Dyspnée, douleur thoracique, sifflements ? - Asthme, BPCO, bronchectasies connues ? - Tabagisme ? - Infections respiratoires répétées ? - Amaigrissement, sueurs nocturnes ? - Traitement antibiotique récent ?
Drapeaux rouges
- Hémoptysie significative. - Dyspnée importante, désaturation ou polypnée. - Douleur thoracique aiguë ou suspicion d’embolie pulmonaire. - Sepsis, confusion ou hypotension. - Fièvre élevée persistante avec foyer pulmonaire. - Terrain très fragile ou immunodépression.
Examen clinique ciblé
- Température, fréquence respiratoire, fréquence cardiaque, SpO₂. - Auscultation pulmonaire : râles crépitants, ronchi, sibilants, foyer localisé. - Recherche de signes de détresse respiratoire. - Examen cardiovasculaire et signes d’insuffisance cardiaque selon contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : infection virale, bronchite aiguë. Selon le contexte : pneumopathie bactérienne, exacerbation de BPCO, bronchectasies, asthme avec hypersécrétion. À ne pas manquer : embolie pulmonaire avec hémoptysie, cancer bronchique, tuberculose.
Examens complémentaires
Radiographie thoracique si suspicion de pneumopathie, terrain à risque ou symptômes persistants. Examen microbiologique des expectorations surtout si maladie respiratoire chronique, infection sévère, récidive ou échec thérapeutique. Autres examens selon contexte : NFS/CRP, tests viraux, exploration de tuberculose.
Conduite pratique
Hydratation et traitement symptomatique. Bronchodilatateur si bronchospasme. Antibiothérapie seulement si indication clinique documentée ou suffisamment probable. La purulence isolée des expectorations ne suffit pas à justifier un antibiotique. Reconsulter en cas de dyspnée, hémoptysie, fièvre persistante, aggravation ou absence d’amélioration.
QO11 — Dyspnée / gêne respiratoire
Portes
▼
🌰 Nutshell
La dyspnée est une porte d’entrée potentiellement grave : il faut d’abord apprécier la sévérité et rechercher une cause nécessitant une prise en charge urgente. Les causes fréquentes en médecine générale sont infection respiratoire, asthme/BPCO, insuffisance cardiaque, anxiété ou déconditionnement, mais une embolie pulmonaire, un pneumothorax, un syndrome coronarien ou une obstruction des voies aériennes doivent être éliminés selon le contexte. Une dyspnée aiguë ou inhabituelle impose volontiers un examen présentiel avec constantes et SpO₂.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? Durée et évolution ? - Dyspnée au repos, à l’effort, en position couchée ? - Douleur thoracique, palpitations, malaise ou syncope ? - Toux, fièvre, expectoration, sifflements ? - Hémoptysie ? - Orthopnée, œdèmes des membres inférieurs, prise de poids rapide ? - Douleur ou gonflement unilatéral d’un mollet ? - Asthme, BPCO, cardiopathie, anémie, antécédent thromboembolique ? - Immobilisation, chirurgie récente, voyage prolongé, cancer, grossesse/post-partum ? - Nouveau médicament ou exposition allergique ?
Drapeaux rouges
- Dyspnée au repos, incapacité à parler normalement, cyanose ou signes de lutte. - SpO₂ basse ou chute inhabituelle par rapport au niveau habituel. - Douleur thoracique, syncope, hémoptysie. - Début brutal avec douleur pleurale : embolie pulmonaire ou pneumothorax possible. - Stridor, œdème facial ou lingual : obstruction/anaphylaxie possible. - Confusion, hypotension, tachycardie marquée ou altération importante de l’état général.
Examen clinique ciblé
- Fréquence respiratoire, SpO₂, fréquence cardiaque, pression artérielle, température. - Inspection : travail respiratoire, cyanose, capacité à parler. - Auscultation pulmonaire : sibilants, crépitants, asymétrie, silence auscultatoire. - Auscultation cardiaque. - Recherche d’œdèmes, turgescence jugulaire ou signes de TVP. - Débit expiratoire de pointe si asthme connu et mesure réalisable.
Diagnostic différentiel
Fréquents : infection respiratoire, exacerbation d’asthme/BPCO, insuffisance cardiaque, anxiété/hyperventilation. Selon le contexte : anémie, déconditionnement, épanchement pleural. À ne pas manquer : embolie pulmonaire, pneumothorax, syndrome coronarien aigu, anaphylaxie, obstruction des voies aériennes.
Examens complémentaires
Selon la présentation : ECG, radiographie thoracique, NFS, CRP, BNP/NT-proBNP, gaz du sang ou biologie ciblée. D-dimères et imagerie thoracique uniquement selon probabilité clinique d’embolie pulmonaire. Spirométrie plutôt à distance d’un épisode aigu pour explorer asthme/BPCO.
Conduite pratique
Toute dyspnée aiguë sévère ou associée à un drapeau rouge nécessite une orientation urgente. En situation stable, traiter la cause probable : bronchodilatateur si bronchospasme, prise en charge infectieuse ou cardiaque selon le tableau. Ne pas attribuer une dyspnée à l’anxiété avant d’avoir évalué les causes organiques plausibles. Programmer un suivi si la dyspnée est persistante ou progressive.
QO12 — Syndrome grippal / syndrome viral respiratoire
Portes
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🌰 Nutshell
Un syndrome grippal associe typiquement fièvre, asthénie, myalgies/céphalées et symptômes respiratoires. La majorité des cas sont viraux et relèvent d’un traitement symptomatique. L’enjeu est d’identifier les patients à risque de complication et de ne pas manquer une pneumopathie, une décompensation respiratoire ou cardiaque, voire une infection bactérienne secondaire. Le contexte épidémique et le terrain influencent l’intérêt des tests virologiques et d’un traitement antiviral.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? Durée ? - Fièvre, frissons, courbatures, céphalées ? - Toux, rhinorrhée, mal de gorge ? - Dyspnée ou douleur thoracique ? - Vomissements, diarrhée, mauvaise hydratation ? - Amélioration puis aggravation secondaire ? - Contact avec grippe/COVID ou contexte épidémique ? - Grossesse, âge avancé, immunodépression ? - Cardiopathie, maladie respiratoire chronique, diabète ou autre comorbidité importante ? - Vaccination grippe/COVID selon contexte ?
Drapeaux rouges
- Dyspnée, SpO₂ basse, douleur thoracique. - Confusion, somnolence inhabituelle ou hypotension. - Déshydratation importante ou impossibilité de boire. - Aggravation nette après amélioration initiale. - Fièvre persistante avec foyer clinique évocateur de complication. - Patient très fragile, immunodéprimé ou à haut risque avec symptômes marqués.
Examen clinique ciblé
- Température, fréquence respiratoire, SpO₂, fréquence cardiaque. - État d’hydratation et état général. - Examen ORL. - Auscultation pulmonaire. - Recherche de signes de décompensation d’une maladie chronique.
Diagnostic différentiel
Fréquents : grippe, COVID-19, autres viroses respiratoires. Selon le contexte : angine, bronchite aiguë, gastro-entérite virale. À ne pas manquer : pneumopathie, sepsis, décompensation d’asthme/BPCO ou insuffisance cardiaque.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique chez un adulte jeune sans facteur de risque ni signe de gravité. Test grippe/COVID si le résultat modifie la prise en charge, l’isolement ou un traitement spécifique. Radiographie thoracique si suspicion de pneumopathie. Biologie si tableau sévère, prolongé ou atypique.
Conduite pratique
Repos, hydratation, paracétamol si douleur ou fièvre. Éviter les antibiotiques en l’absence d’argument pour complication bactérienne. Un antiviral peut être discuté selon le virus, le délai d’évolution, le terrain et les recommandations en vigueur. Informer sur les signes devant faire reconsulter rapidement : dyspnée, douleur thoracique, confusion, déshydratation ou aggravation secondaire.
QO13 — Symptômes respiratoires chez un patient asthmatique
Portes
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🌰 Nutshell
Chez un patient asthmatique présentant toux, sifflements ou dyspnée, il faut d’abord évaluer la gravité de l’exacerbation et la réponse au traitement de secours. Les déclencheurs fréquents sont infection virale, allergène, mauvaise observance ou exposition irritante. Une difficulté à parler, une SpO₂ basse, un silence auscultatoire ou une mauvaise réponse au bronchodilatateur imposent une prise en charge urgente. Après l’épisode, rechercher les facteurs de mauvais contrôle et vérifier le traitement de fond.
Questions clés
- Symptômes actuels : dyspnée, sifflements, toux, oppression ? - Début et évolution ? - Réveils nocturnes ou limitation des activités ? - Nombre de prises de bronchodilatateur de secours ? - Réponse au salbutamol ? - Débit expiratoire de pointe habituel et actuel si disponible ? - Infection respiratoire, allergène, fumée ou autre déclencheur ? - Traitement de fond : lequel, observance, technique d’inhalation ? - Exacerbations antérieures, urgences, hospitalisation ou intubation ? - Grossesse ou comorbidités cardio-respiratoires ?
Drapeaux rouges
- Difficulté à parler en phrases, agitation, épuisement ou confusion. - SpO₂ basse ou cyanose. - Silence auscultatoire ou diminution marquée du murmure vésiculaire. - Débit expiratoire très abaissé par rapport au meilleur personnel. - Absence d’amélioration après bronchodilatateur de secours. - Antécédent d’exacerbation grave ou d’intubation avec tableau actuel important.
Examen clinique ciblé
- Fréquence respiratoire, SpO₂, fréquence cardiaque. - Capacité à parler et signes de lutte. - Auscultation : sibilants, diminution du murmure, silence auscultatoire. - Débit expiratoire de pointe si disponible et réalisable. - Température et recherche d’infection déclenchante.
Diagnostic différentiel
Fréquents : exacerbation d’asthme, infection virale associée. Selon le contexte : dysfonction des cordes vocales, anxiété/hyperventilation. À ne pas manquer : pneumopathie, pneumothorax, embolie pulmonaire, anaphylaxie.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique dans une exacerbation légère typique bien répondante au traitement. Radiographie thoracique si suspicion de pneumopathie, pneumothorax ou évolution atypique. ECG/biologie selon contexte. Spirométrie plutôt à distance de l’épisode aigu.
Conduite pratique
Administrer le bronchodilatateur de secours selon le plan d’action et les recommandations en vigueur. Une corticothérapie systémique peut être indiquée dans certaines exacerbations modérées à sévères. Orientation urgente si signes de gravité ou réponse insuffisante. Après stabilisation : vérifier traitement de fond, technique d’inhalation, observance, facteurs déclenchants et plan d’action écrit.
QO14 — Douleur du genou
Portes
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🌰 Nutshell
La douleur du genou est le plus souvent mécanique : surmenage, syndrome fémoro-patellaire, tendinopathie, arthrose ou lésion méniscale. Après traumatisme, rechercher fracture ou lésion ligamentaire. Sans traumatisme, le diagnostic grave à ne pas manquer est surtout l’arthrite septique, en particulier devant un genou chaud, très douloureux, gonflé et associé à de la fièvre. La conduite dépend principalement du mécanisme, de l’appui, de l’épanchement et des signes inflammatoires.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? Traumatisme, torsion, chute, choc direct ? - Localisation : antérieure, médiale, latérale, postérieure ou diffuse ? - Appui possible ? Boiterie ? - Gonflement immédiat ou secondaire ? - Blocage, accrochage, dérobement, sensation d’instabilité ? - Douleur au repos, nocturne ou uniquement à l’effort ? - Rougeur, chaleur, fièvre ? - Activité sportive ou professionnelle inhabituelle ? - Antécédents : entorse, chirurgie, arthrose, goutte, maladie inflammatoire ? - Traitement anticoagulant ou immunosuppresseur ?
Drapeaux rouges
- Genou rouge, chaud, très douloureux avec fièvre : arthrite septique jusqu’à preuve du contraire. - Traumatisme important avec déformation ou impossibilité d’appui. - Blocage articulaire vrai après traumatisme. - Déficit vasculo-nerveux distal. - Gonflement brutal sous anticoagulant ou contexte hémorragique. - Douleur associée à mollet gonflé ou dyspnée : maladie thromboembolique à envisager.
Examen clinique ciblé
- Inspection debout et couché : œdème, épanchement, rougeur, déformation. - Température locale et douleur à la palpation. - Amplitudes actives et passives. - Recherche d’épanchement. - Palpation interlignes articulaires, rotule, tendons, insertions. - Tests ligamentaires et méniscaux selon le contexte traumatique. - Comparaison controlatérale. - Examen neurovasculaire distal. - Examen du mollet si œdème ou douleur postérieure.
Diagnostic différentiel
Fréquents : syndrome fémoro-patellaire, tendinopathie, entorse bénigne, lésion méniscale, arthrose. Selon le contexte : bursite, kyste poplité, tendinopathie rotulienne, goutte ou chondrocalcinose. À ne pas manquer : fracture, rupture ligamentaire significative, arthrite septique, hémarthrose, thrombose veineuse profonde si tableau compatible.
Examens complémentaires
Pas d’imagerie systématique pour une douleur mécanique récente sans traumatisme ni signe d’alarme. Radiographie si traumatisme répondant aux critères cliniques, douleur persistante, suspicion d’arthrose ou lésion osseuse. Échographie utile pour certaines lésions tendineuses, bursites ou kystes. IRM surtout en cas de suspicion méniscale ou ligamentaire persistante lorsque le résultat modifierait la prise en charge. Ponction articulaire urgente si suspicion d’arthrite septique ou arthrite microcristalline importante.
Conduite pratique
Repos relatif, maintien d’une activité compatible avec la douleur, glace en phase traumatique aiguë, antalgiques ± AINS si absence de contre-indication. Éviter l’immobilisation prolongée sans indication. Kinésithérapie si douleur mécanique persistante, faiblesse musculaire ou trouble fonctionnel. Orientation rapide si suspicion de fracture, instabilité importante, blocage vrai ou arthrite septique.
QO15 — Douleur de cheville
Portes
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🌰 Nutshell
Après un traumatisme de cheville, l’entorse latérale bénigne est fréquente, mais il faut rechercher une fracture, une lésion syndesmotique ou une atteinte tendineuse. Hors traumatisme, penser notamment à tendinopathie, arthrite, goutte ou infection selon le contexte. L’impossibilité d’appui, une douleur osseuse focale ou une déformation orientent vers une imagerie et un examen présentiel.
Questions clés
- Traumatisme par torsion, chute ou choc direct ? - Mécanisme en inversion ou éversion ? - Appui possible immédiatement puis actuellement ? - Localisation précise : malléole, ligament latéral, médial, arrière-pied ? - Gonflement et ecchymose : immédiats ou différés ? - Craquement ressenti ? - Sensation d’instabilité ? - Douleur ou gonflement sans traumatisme ? - Fièvre, rougeur, chaleur ? - Antécédents d’entorses répétées ?
Drapeaux rouges
- Déformation ou suspicion de luxation. - Impossibilité totale d’appui avec douleur osseuse marquée. - Déficit vasculaire ou neurologique distal. - Douleur disproportionnée ou syndrome de loge suspecté. - Cheville rouge, chaude, très douloureuse avec fièvre. - Plaie ouverte associée au traumatisme.
Examen clinique ciblé
- Inspection : œdème, ecchymose, déformation. - Palpation des malléoles, base du 5e métatarsien, naviculaire. - Palpation des ligaments latéraux et médiaux. - Mobilité active et passive si possible. - Recherche d’instabilité selon tolérance. - Palpation du tendon d’Achille et test de Thompson si suspicion de rupture. - Examen neurovasculaire distal.
Diagnostic différentiel
Fréquents : entorse latérale, contusion, tendinopathie. Selon le contexte : fracture malléolaire, lésion syndesmotique, goutte, arthrite. À ne pas manquer : fracture déplacée, luxation, rupture du tendon d’Achille, arthrite septique.
Examens complémentaires
Radiographie selon critères cliniques validés après traumatisme, notamment douleur osseuse focale ou impossibilité d’appui. Échographie ou IRM si suspicion tendineuse/ligamentaire persistante ou diagnostic incertain. Biologie/ponction si articulation chaude fébrile.
Conduite pratique
Protection relative, glace, compression et élévation en phase aiguë si approprié, avec reprise progressive de l’appui selon la douleur. Antalgie ± AINS si absence de contre-indication. Rééducation proprioceptive après entorse. Orientation rapide si fracture, luxation, rupture tendineuse, instabilité majeure ou suspicion infectieuse.
QO16 — Douleur du pied
Portes
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🌰 Nutshell
La douleur du pied recouvre des causes très diverses, souvent mécaniques : surcharge, métatarsalgie, tendinopathie, arthrose ou traumatisme mineur. L’interrogatoire doit préciser la localisation et le rapport à l’appui. Une douleur osseuse focale après traumatisme ou surmenage peut révéler une fracture, y compris de fatigue. Rougeur, chaleur et douleur aiguë imposent aussi de considérer goutte, infection ou arthrite.
Questions clés
- Localisation : avant-pied, médio-pied, bord externe, plante, dos du pied ? - Traumatisme récent ou augmentation d’activité ? - Douleur à l’appui ou au repos ? - Gonflement, ecchymose, rougeur, chaleur ? - Point osseux très douloureux ? - Chaussures nouvelles ou inadaptées ? - Engourdissement ou brûlure des orteils ? - Diabète, neuropathie, artériopathie ? - Goutte ou maladie inflammatoire ? - Plaie, ampoule ou corps étranger ?
Drapeaux rouges
- Déformation post-traumatique ou impossibilité d’appui. - Pied froid, pâle ou déficit vasculaire. - Déficit neurologique aigu. - Pied diabétique avec plaie, infection ou inflammation. - Rougeur chaude extensive avec fièvre. - Douleur disproportionnée ou suspicion de syndrome de loge.
Examen clinique ciblé
- Inspection en charge si possible : appui, déformation, œdème. - Palpation méthodique des métatarsiens, naviculaire, base du 5e métatarsien. - Mobilité des articulations. - Recherche de douleur plantaire ou inter-métatarsienne. - Examen cutané, pouls périphériques et sensibilité chez le diabétique. - Comparaison controlatérale.
Diagnostic différentiel
Fréquents : surcharge/métatarsalgie, entorse, tendinopathie, arthrose. Selon le contexte : névrome de Morton, goutte, fracture de fatigue. À ne pas manquer : fracture, infection, ischémie aiguë, complication du pied diabétique.
Examens complémentaires
Radiographie si traumatisme, douleur osseuse focale persistante ou suspicion de fracture. Une fracture de fatigue peut être initialement invisible ; une imagerie complémentaire peut être nécessaire si la suspicion persiste. Biologie ou imagerie ciblée selon suspicion inflammatoire ou infectieuse.
Conduite pratique
Adapter temporairement l’appui et l’activité, chaussures appropriées, antalgie. Glace si traumatisme aigu. Semelles ou avis podologique selon les troubles mécaniques. Réévaluer une douleur persistante malgré mesures simples, surtout si point osseux focal ou terrain à risque.
QO17 — Douleur du talon / région achilléenne
Portes
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🌰 Nutshell
La douleur du talon est souvent mécanique. Une douleur plantaire au premier appui matinal évoque une aponévrosite plantaire ; une douleur postérieure liée à l’effort évoque une tendinopathie achilléenne. Après effort brutal, sensation de claquement et difficulté à pousser sur l’avant-pied doivent faire rechercher une rupture du tendon d’Achille. Une douleur osseuse focale peut évoquer une fracture de fatigue ou une autre lésion du calcanéum.
Questions clés
- Douleur plantaire ou postérieure ? - Premier pas du matin particulièrement douloureux ? - Douleur pendant ou après l’effort ? - Augmentation récente de course, marche ou sport ? - Claquement ou sensation de coup derrière la cheville ? - Capacité à se mettre sur la pointe du pied ? - Chaussures récentes ou modification d’appui ? - Gonflement, rougeur, chaleur ? - Fluoroquinolone récente ou corticothérapie ? - Maladie inflammatoire ou antécédent de tendinopathie ?
Drapeaux rouges
- Claquement avec déficit de flexion plantaire : rupture d’Achille possible. - Déformation ou traumatisme important. - Rougeur chaude avec fièvre. - Douleur osseuse intense ou impossibilité d’appui. - Plaie ou infection sur terrain diabétique.
Examen clinique ciblé
- Inspection du tendon et du talon. - Palpation de l’aponévrose plantaire, insertion calcanéenne et tendon d’Achille. - Test de Thompson si rupture suspectée. - Mise sur pointe du pied si possible. - Mobilité de cheville et souplesse du triceps sural. - Examen de l’appui et des chaussures.
Diagnostic différentiel
Fréquents : aponévrosite plantaire, tendinopathie achilléenne. Selon le contexte : bursite rétrocalcanéenne, enthésopathie inflammatoire, fracture de fatigue. À ne pas manquer : rupture du tendon d’Achille, infection, fracture.
Examens complémentaires
Aucune imagerie systématique dans une aponévrosite ou tendinopathie typique. Échographie utile si doute sur une lésion tendineuse. Radiographie ou IRM selon suspicion de fracture, lésion osseuse ou évolution atypique.
Conduite pratique
Réduire temporairement les activités déclenchantes sans immobilisation prolongée, adapter les chaussures, étirements progressifs du triceps sural et de l’aponévrose selon le diagnostic. Antalgie. Kinésithérapie si persistance. Urgence relative si rupture d’Achille suspectée afin d’organiser rapidement immobilisation et avis spécialisé.
QO18 — Pied ou cheville gonflé(e)
Portes
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🌰 Nutshell
Un gonflement du pied ou de la cheville peut être local, traumatique ou inflammatoire, mais aussi vasculaire ou systémique. Un œdème unilatéral aigu impose notamment de considérer une thrombose veineuse profonde, surtout s’il s’étend au mollet ou s’accompagne de facteurs de risque. Rougeur, chaleur et douleur orientent vers infection, goutte ou arthrite. Un œdème bilatéral évoque plus volontiers insuffisance veineuse, cardiaque, rénale ou médicamenteuse.
Questions clés
- Unilatéral ou bilatéral ? - Début brutal ou progressif ? - Traumatisme récent ? - Douleur, rougeur ou chaleur ? - Gonflement limité à la cheville ou remontant au mollet ? - Dyspnée ou douleur thoracique ? - Immobilisation, chirurgie, voyage prolongé, cancer ? - Fièvre ? - Insuffisance cardiaque, rénale ou hépatique ? - Nouveaux médicaments, notamment inhibiteurs calciques ? - Gonflement prédominant le soir ou chronique ?
Drapeaux rouges
- Œdème unilatéral aigu avec douleur du mollet et facteurs de risque de TVP. - Dyspnée ou douleur thoracique associée. - Rougeur chaude extensive avec fièvre : cellulite ou arthrite septique possible. - Ischémie : pied froid, pâle, douleur intense. - Traumatisme avec déformation ou déficit neurovasculaire. - Œdème massif bilatéral avec dyspnée ou signes d’insuffisance cardiaque aiguë.
Examen clinique ciblé
- Comparaison bilatérale et mesure du périmètre si utile. - Recherche d’œdème prenant le godet. - Inspection cutanée : rougeur, plaie, porte d’entrée. - Palpation du mollet, cheville et pied. - Pouls périphériques, température et coloration. - Auscultation cardio-pulmonaire si œdèmes bilatéraux ou dyspnée. - Recherche de signes d’insuffisance veineuse chronique.
Diagnostic différentiel
Fréquents : traumatisme, insuffisance veineuse, œdème médicamenteux. Selon le contexte : goutte, cellulite, arthrite, insuffisance cardiaque. À ne pas manquer : TVP, ischémie aiguë, arthrite septique, infection sévère.
Examens complémentaires
Écho-Doppler veineux si suspicion de TVP selon probabilité clinique. Radiographie si traumatisme. Biologie ciblée si suspicion infectieuse ou cause systémique. ECG, fonction rénale, BNP/NT-proBNP ou autres examens selon contexte cardio-rénal.
Conduite pratique
Traiter la cause. Élévation et mobilisation peuvent aider dans l’œdème veineux simple, mais éviter une contention non évaluée en cas d’artériopathie ou de suspicion aiguë. Orientation urgente en cas de suspicion de TVP compliquée, ischémie, infection sévère ou décompensation cardio-respiratoire.
QO19 — Douleur d’épaule
Portes
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🌰 Nutshell
La douleur d’épaule est le plus souvent liée à la coiffe des rotateurs, à une bursite ou à une limitation mécanique. Le contexte traumatique fait rechercher fracture, luxation ou rupture tendineuse. Une douleur très inflammatoire avec fièvre impose d’évoquer une arthrite septique. Une douleur d’épaule peut aussi être projetée, notamment d’origine cervicale ou plus rarement cardiaque, surtout si elle s’accompagne de symptômes thoraciques.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? Traumatisme ? - Localisation et irradiation ? - Douleur à l’élévation du bras, à l’habillage, la nuit ? - Perte de force ou impossibilité de lever le bras ? - Raideur globale progressive ? - Claquement ou sensation de déboîtement ? - Douleur cervicale ou paresthésies ? - Fièvre, rougeur, chaleur ? - Douleur thoracique, dyspnée, malaise ? - Activité répétitive professionnelle ou sportive ?
Drapeaux rouges
- Traumatisme avec déformation ou impossibilité majeure de mobilisation. - Déficit neurovasculaire du membre. - Épaule rouge, chaude, très douloureuse avec fièvre. - Douleur d’épaule associée à douleur thoracique, dyspnée ou malaise. - Déficit moteur aigu important non expliqué par la douleur.
Examen clinique ciblé
- Inspection : asymétrie, amyotrophie, déformation. - Mobilités actives puis passives. - Recherche d’arc douloureux. - Tests de la coiffe selon tolérance. - Palpation acromio-claviculaire, bicipitale et sous-acromiale. - Examen cervical et neurologique du membre supérieur si irradiation. - Pouls et sensibilité distale après traumatisme.
Diagnostic différentiel
Fréquents : tendinopathie de la coiffe, bursite sous-acromiale, capsulite, arthrose acromio-claviculaire. Selon le contexte : tendinopathie du long biceps, douleur cervicale projetée. À ne pas manquer : fracture, luxation, rupture tendineuse aiguë importante, arthrite septique, douleur cardiaque projetée.
Examens complémentaires
Pas d’imagerie systématique pour une douleur mécanique récente non traumatique. Radiographie si traumatisme, perte importante de mobilité ou suspicion osseuse. Échographie utile pour la coiffe et les bursites. IRM si suspicion de lésion complexe ou avant avis spécialisé lorsque le résultat modifie la prise en charge.
Conduite pratique
Maintenir une mobilité douce compatible avec la douleur et éviter l’immobilisation prolongée. Antalgie ± AINS si absence de contre-indication. Kinésithérapie si douleur mécanique persistante ou perte fonctionnelle. Orientation rapide si traumatisme sévère, déficit neurovasculaire, suspicion infectieuse ou douleur thoracique associée.
QO20 — Douleur du cou / cervicalgie
Portes
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🌰 Nutshell
La cervicalgie aiguë est le plus souvent mécanique ou musculaire, parfois après posture prolongée ou faux mouvement. Il faut néanmoins rechercher un traumatisme significatif, une atteinte neurologique, une infection, une méningite ou plus rarement une pathologie vasculaire. Une douleur irradiant dans le bras avec déficit moteur ou troubles sensitifs évoque une radiculopathie et nécessite un examen neurologique complet.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? Faux mouvement ou traumatisme ? - Localisation et irradiation vers épaule, bras ou occiput ? - Raideur ou limitation des mouvements ? - Paresthésies, faiblesse du bras ou de la main ? - Céphalée inhabituelle ? - Fièvre, frissons, photophobie ? - Vertige, diplopie, trouble de la parole ou de la marche ? - Douleur nocturne ou amaigrissement ? - Antécédent de cancer, immunodépression, infection ? - Manipulation cervicale récente ou traumatisme à haute énergie ?
Drapeaux rouges
- Traumatisme significatif avec douleur médiane ou déficit neurologique. - Déficit moteur, troubles sphinctériens ou signes de myélopathie. - Fièvre avec raideur cervicale, céphalée intense ou altération générale. - Céphalée brutale ou symptômes neurologiques postérieurs inhabituels. - Douleur persistante nocturne avec cancer connu ou signes généraux. - Douleur cervicale associée à syndrome coronarien possible selon le contexte.
Examen clinique ciblé
- Inspection et amplitudes cervicales. - Palpation musculaire et rachidienne. - Examen neurologique des membres supérieurs : force, sensibilité, réflexes. - Recherche de signes de myélopathie si contexte. - Examen de l’épaule si diagnostic différentiel. - Température et signes méningés si tableau fébrile.
Diagnostic différentiel
Fréquents : cervicalgie musculaire, torticolis, arthrose cervicale. Selon le contexte : radiculopathie cervicale, céphalée cervicogène. À ne pas manquer : fracture, compression médullaire, infection rachidienne, méningite, cause vasculaire cervicale.
Examens complémentaires
Aucune imagerie systématique dans une cervicalgie mécanique simple sans drapeau rouge. Radiographie ou scanner après traumatisme selon critères cliniques. IRM si déficit neurologique, suspicion de myélopathie, infection, tumeur ou radiculopathie persistante sévère.
Conduite pratique
Maintenir une activité et des mouvements doux selon tolérance, éviter le repos prolongé et les immobilisations inutiles. Antalgie ± AINS si absence de contre-indication, chaleur locale possible. Kinésithérapie si persistance ou récidive. Orientation urgente si déficit neurologique, traumatisme sévère, syndrome infectieux ou suspicion vasculaire.
QO21 — Lombalgie
Portes
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🌰 Nutshell
La lombalgie aiguë est le plus souvent mécanique et non spécifique. L’objectif principal est d’identifier les rares causes graves : syndrome de la queue de cheval, infection rachidienne, fracture, cancer ou cause viscérale. En l’absence de drapeau rouge et de déficit neurologique, l’imagerie n’est généralement pas utile en première intention. La prise en charge repose surtout sur le maintien de l’activité, l’antalgie et une réévaluation si l’évolution n’est pas favorable.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? Effort, faux mouvement, traumatisme ? - Douleur axiale ou irradiation dans un membre inférieur ? - Intensité, évolution, douleur nocturne ou au repos ? - Faiblesse, engourdissement, troubles sensitifs ? - Troubles urinaires, rétention, incontinence, anesthésie en selle ? - Fièvre, frissons, infection récente ? - Amaigrissement, cancer connu ? - Ostéoporose, corticothérapie, traumatisme même mineur chez sujet fragile ? - Antécédents de lombalgie ou chirurgie rachidienne ? - Douleur abdominale, urinaire ou gynécologique associée ?
Drapeaux rouges
- Rétention urinaire, incontinence récente, anesthésie en selle ou déficit moteur bilatéral. - Déficit moteur progressif ou important. - Fièvre, immunodépression ou contexte infectieux avec douleur rachidienne. - Traumatisme significatif ou fragilité osseuse. - Cancer connu, amaigrissement ou douleur nocturne inhabituelle. - Douleur lombaire avec hypotension, douleur abdominale ou suspicion de cause vasculaire/viscérale.
Examen clinique ciblé
- Inspection et mobilité du rachis selon tolérance. - Palpation rachidienne et musculaire. - Examen neurologique des membres inférieurs : force, sensibilité, réflexes. - Lasègue si irradiation radiculaire. - Marche, appui sur talons et pointes si possible. - Examen abdominal et urinaire si contexte non mécanique.
Diagnostic différentiel
Fréquents : lombalgie mécanique non spécifique, contracture musculaire, arthrose. Selon le contexte : hernie discale sans complication, douleur sacro-iliaque. À ne pas manquer : syndrome de la queue de cheval, fracture, infection rachidienne, cancer, anévrisme aortique ou cause viscérale.
Examens complémentaires
Aucune imagerie systématique dans une lombalgie aiguë non compliquée. Radiographie, scanner ou IRM selon drapeaux rouges, traumatisme, déficit neurologique ou douleur persistante avec suspicion spécifique. Biologie ciblée si suspicion infectieuse, inflammatoire ou néoplasique.
Conduite pratique
Maintenir autant que possible les activités habituelles et éviter le repos au lit prolongé. Antalgie adaptée ± AINS si absence de contre-indication. Chaleur locale et exercices doux selon tolérance. Kinésithérapie si persistance, récidive ou retentissement fonctionnel. Réévaluation rapide si apparition de déficit neurologique, troubles sphinctériens, fièvre ou aggravation inhabituelle.
QO22 — Lombalgie avec irradiation / sciatalgie
Portes
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🌰 Nutshell
Une lombalgie irradiant dans la jambe évoque le plus souvent une radiculalgie, souvent liée à une hernie discale. La priorité est de rechercher un déficit moteur, un syndrome de la queue de cheval ou une douleur rapidement progressive. En l’absence de déficit ou de drapeau rouge, l’évolution est souvent favorable avec traitement conservateur. L’IRM n’est pas systématique en phase initiale si le tableau est typique et non compliqué.
Questions clés
- Trajet de l’irradiation : fesse, face postérieure, latérale ou antérieure de la jambe ? - Douleur sous le genou ? - Paresthésies ou engourdissement ? - Faiblesse du pied, difficulté sur talons ou pointes ? - Toux/éternuement majorant la douleur ? - Troubles urinaires, anesthésie en selle ? - Début après effort ou spontanément ? - Douleur nocturne, fièvre ou altération générale ? - Antécédent de hernie discale ou chirurgie ?
Drapeaux rouges
- Rétention urinaire, incontinence, anesthésie en selle. - Déficit moteur important ou progressif. - Sciatalgie bilatérale ou symptômes pluriradiculaires. - Fièvre ou suspicion d’infection rachidienne. - Cancer connu, traumatisme ou fragilité osseuse avec douleur atypique.
Examen clinique ciblé
- Force segmentaire des membres inférieurs. - Sensibilité par territoires radiculaires. - Réflexes rotulien et achilléen. - Lasègue et éventuellement Lasègue croisé. - Marche sur talons et pointes. - Recherche de signes de syndrome de la queue de cheval si contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : radiculalgie L5/S1 sur hernie discale, cruralgie L3/L4. Selon le contexte : canal lombaire étroit, syndrome piriforme, douleur de hanche projetée. À ne pas manquer : syndrome de la queue de cheval, compression neurologique sévère, infection ou tumeur rachidienne.
Examens complémentaires
IRM si déficit moteur important/progressif, syndrome de la queue de cheval, suspicion infectieuse/néoplasique ou douleur persistante sévère lorsque le résultat modifierait la prise en charge. Pas d’imagerie systématique au début d’une sciatalgie typique non compliquée.
Conduite pratique
Maintenir une activité compatible avec la douleur, antalgie ± AINS si absence de contre-indication. Éviter le repos prolongé. Kinésithérapie selon évolution. Orientation urgente si déficit moteur progressif ou signes de queue de cheval. Réévaluer si douleur persistante, invalidante ou atypique.
QO23 — Dorsalgie
Portes
▼
🌰 Nutshell
La dorsalgie est souvent musculosquelettique, mais une douleur thoracique postérieure peut aussi être projetée d’origine pulmonaire, cardiaque, digestive ou vasculaire. Une douleur nouvelle intense, non mécanique, associée à dyspnée, douleur thoracique antérieure, signes neurologiques ou altération générale doit être prise au sérieux. En contexte mécanique typique sans drapeau rouge, la prise en charge est conservatrice.
Questions clés
- Localisation précise : interscapulaire, paravertébrale, unilatérale ? - Début après effort, posture ou traumatisme ? - Douleur liée aux mouvements, à la respiration ou aux repas ? - Dyspnée, toux, fièvre, douleur thoracique ? - Irradiation vers bras, abdomen ou ceinture thoracique ? - Paresthésies, faiblesse ou troubles de la marche ? - Traumatisme, ostéoporose, corticothérapie ? - Cancer connu, amaigrissement, douleur nocturne ? - Éruption cutanée douloureuse ?
Drapeaux rouges
- Douleur brutale intense avec dyspnée ou douleur thoracique. - Déficit neurologique ou signes médullaires. - Traumatisme significatif ou fragilité osseuse. - Fièvre, immunodépression, cancer ou amaigrissement. - Douleur thoracique transfixiante ou suspicion vasculaire.
Examen clinique ciblé
- Inspection et mobilité du rachis thoracique. - Palpation vertébrale et musculaire. - Auscultation cardio-pulmonaire si symptômes associés. - Examen neurologique si irradiation ou signes médullaires. - Inspection cutanée à la recherche d’un zona.
Diagnostic différentiel
Fréquents : douleur musculaire/posturale, dysfonction costo-vertébrale. Selon le contexte : fracture vertébrale, zona, douleur pleurale ou digestive projetée. À ne pas manquer : syndrome coronarien, embolie pulmonaire, dissection aortique, infection ou compression médullaire.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique dans une dorsalgie mécanique typique. ECG, radiographie thoracique, imagerie rachidienne ou biologie selon les diagnostics envisagés et les drapeaux rouges.
Conduite pratique
Activité adaptée, chaleur locale, antalgiques ± AINS si absence de contre-indication. Corriger les facteurs posturaux et envisager kinésithérapie si persistance. Orientation urgente si tableau cardio-respiratoire, vasculaire ou neurologique suspect.
QO24 — Douleur de hanche / région inguinale
Portes
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🌰 Nutshell
La douleur de hanche peut être articulaire, péri-articulaire ou projetée depuis le rachis. Une douleur inguinale mécanique évoque volontiers une atteinte coxo-fémorale, tandis qu’une douleur latérale évoque plutôt un syndrome trochantérien. Chez le sujet âgé après chute, une fracture du col fémoral doit être éliminée même si le traumatisme paraît modéré. Une hanche très douloureuse avec fièvre fait évoquer une arthrite septique.
Questions clés
- Localisation : aine, face latérale, fesse ? - Traumatisme ou chute récente ? - Appui possible ? - Douleur à la marche, au lever, à la rotation ? - Douleur nocturne ou au repos ? - Irradiation lombaire ou dans la cuisse ? - Fièvre ou altération générale ? - Âge, ostéoporose, corticothérapie ? - Antécédents d’arthrose ou de prothèse ? - Douleur abdominale, pelvienne ou herniaire associée ?
Drapeaux rouges
- Chute avec impossibilité d’appui ou douleur importante chez sujet âgé. - Déformation ou raccourcissement du membre. - Hanche très douloureuse, chaude, avec fièvre. - Déficit neurovasculaire. - Douleur inguinale aiguë avec masse irréductible : hernie compliquée possible.
Examen clinique ciblé
- Marche et appui si possibles. - Amplitudes actives et passives, notamment rotations. - Palpation trochantérienne. - Comparaison des membres. - Examen lombaire et neurologique si irradiation. - Examen abdominal/inguinal selon contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : arthrose de hanche, syndrome douloureux trochantérien, douleur lombaire projetée. Selon le contexte : tendinopathie, bursite, hernie inguinale. À ne pas manquer : fracture du col fémoral, arthrite septique, fracture de fatigue, hernie étranglée.
Examens complémentaires
Radiographie si traumatisme, suspicion d’arthrose ou douleur persistante. Si suspicion de fracture malgré radiographie normale, imagerie complémentaire selon contexte. Biologie et ponction si arthrite septique suspectée.
Conduite pratique
Adapter l’appui et l’activité, antalgie ± AINS si approprié. Kinésithérapie pour causes mécaniques persistantes. Orientation urgente si fracture, incapacité d’appui, infection ou hernie compliquée.
QO25 — Douleur ou traumatisme d’un doigt
Portes
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🌰 Nutshell
Après traumatisme d’un doigt, les diagnostics fréquents sont contusion, entorse, fracture ou luxation. Le point clé est de vérifier l’axe, la mobilité active, les tendons et l’état neurovasculaire. Une déformation, une perte d’extension ou de flexion active, une plaie sur fracture ou un déficit sensitif justifient une prise en charge plus rapide. Hors traumatisme, penser aussi à panaris, arthrite ou ténosynovite.
Questions clés
- Mécanisme : choc, torsion, écrasement, coup direct ? - Déformation initiale ou réduction spontanée ? - Douleur localisée sur une articulation ou une phalange ? - Mobilité active possible en flexion et extension ? - Gonflement ou ecchymose ? - Plaie, morsure, corps étranger ? - Engourdissement ou changement de couleur ? - Sport avec ballon ou traumatisme en hyperextension ? - Fièvre ou douleur pulsatile sans traumatisme ?
Drapeaux rouges
- Déformation persistante ou luxation. - Plaie ouverte avec suspicion de fracture. - Déficit vasculaire ou sensitif. - Incapacité d’extension ou de flexion active évoquant une lésion tendineuse. - Infection rapidement progressive ou ténosynovite infectieuse possible.
Examen clinique ciblé
- Inspection de l’axe et de la rotation. - Palpation osseuse et articulaire. - Flexion/extension active de chaque articulation. - Tests tendineux ciblés selon le niveau lésé. - Sensibilité, recoloration capillaire. - Recherche de plaie et état unguéal.
Diagnostic différentiel
Fréquents : contusion, entorse interphalangienne, fracture, luxation. Selon le contexte : doigt en maillet, lésion du tendon fléchisseur, panaris. À ne pas manquer : fracture ouverte, lésion tendineuse complète, infection profonde.
Examens complémentaires
Radiographie face/profil ± oblique si douleur osseuse, gonflement important, déformation ou limitation persistante. Échographie ou avis spécialisé pour certaines lésions tendineuses.
Conduite pratique
Glace, élévation, antalgie et immobilisation simple/strapping selon la lésion. Éviter une immobilisation prolongée inutile. Référer rapidement en cas de déformation, fracture déplacée, lésion tendineuse ou plaie complexe.
QO26 — Douleur d’un membre après traumatisme
Portes
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🌰 Nutshell
Après traumatisme d’un membre, la priorité est de distinguer contusion ou entorse simple d’une fracture, luxation, lésion tendineuse ou atteinte neurovasculaire. Le mécanisme, la capacité d’appui ou d’utilisation, la déformation et la douleur osseuse focale orientent la décision d’imagerie. Une douleur disproportionnée, un déficit vasculaire ou neurologique, ou un gonflement tendu doivent faire rechercher une complication urgente.
Questions clés
- Mécanisme et énergie du traumatisme ? - Chute de hauteur, choc direct, torsion ou écrasement ? - Appui ou utilisation du membre possible ? - Déformation ou craquement ? - Gonflement rapide, ecchymose ? - Douleur osseuse focale ? - Engourdissement, faiblesse, froideur du membre ? - Plaie ou saignement ? - Anticoagulants, ostéoporose, fragilité osseuse ?
Drapeaux rouges
- Déformation évidente ou luxation. - Déficit neurovasculaire distal. - Douleur disproportionnée, gonflement tendu : syndrome de loge possible. - Plaie ouverte sur foyer fracturaire. - Hémorragie importante. - Traumatisme à haute énergie ou polytraumatisme.
Examen clinique ciblé
- Inspection du membre entier. - Palpation osseuse et articulaire. - Mobilité active et passive prudente selon contexte. - Examen neurovasculaire distal systématique. - Recherche de plaie, hématome ou tension des loges. - Comparaison controlatérale si utile.
Diagnostic différentiel
Fréquents : contusion, entorse, hématome. Selon le contexte : fracture, luxation, lésion tendineuse. À ne pas manquer : fracture ouverte, syndrome de loge, lésion vasculaire ou nerveuse.
Examens complémentaires
Radiographie ciblée selon la zone douloureuse et les critères cliniques. Scanner ou autre imagerie si lésion complexe ou radiographie non contributive malgré forte suspicion. Biologie rarement utile sauf contexte particulier.
Conduite pratique
Protection du membre, glace, compression/élévation si approprié, antalgie. Immobiliser si fracture ou luxation suspectée avant évaluation définitive. Orientation urgente si déficit neurovasculaire, fracture ouverte, déformation majeure ou syndrome de loge suspect.
QO27 — Myalgies / douleurs musculaires diffuses
Portes
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🌰 Nutshell
Les myalgies diffuses sont souvent bénignes : infection virale, effort inhabituel, manque de récupération ou effet médicamenteux. Le contexte et les symptômes associés orientent le diagnostic. Une faiblesse musculaire vraie, des urines foncées, une douleur musculaire intense après effort extrême ou médicament à risque doivent faire rechercher une rhabdomyolyse. Fièvre prolongée, amaigrissement ou signes inflammatoires imposent un bilan plus large.
Questions clés
- Début et durée ? - Infection virale récente ou fièvre ? - Effort musculaire inhabituel ou intense ? - Faiblesse vraie ou seulement douleur ? - Urines foncées ? - Statine ou autre médicament récemment introduit ? - Alcool, drogues ou compléments/suppléments ? - Crampes, paresthésies ? - Douleurs articulaires ou éruption ? - Fatigue prolongée, amaigrissement, symptômes systémiques ?
Drapeaux rouges
- Faiblesse musculaire importante ou progressive. - Urines brunâtres, douleur intense et contexte compatible avec rhabdomyolyse. - Fièvre élevée persistante ou sepsis. - Déshydratation importante. - Douleur thoracique, dyspnée ou symptômes neurologiques associés.
Examen clinique ciblé
- Température et état général. - Force musculaire proximale et distale. - Palpation musculaire. - Recherche d’œdème, éruption ou atteinte articulaire. - Évaluation de l’hydratation.
Diagnostic différentiel
Fréquents : virose, effort inhabituel, effet médicamenteux. Selon le contexte : hypothyroïdie, carence, syndrome inflammatoire. À ne pas manquer : rhabdomyolyse, myosite inflammatoire, infection systémique.
Examens complémentaires
Aucun bilan systématique si myalgies transitoires clairement liées à une virose ou à l’effort. CPK, créatinine, ionogramme et bandelette urinaire si rhabdomyolyse suspectée. TSH, CRP/VS ou autres examens selon contexte persistant.
Conduite pratique
Repos relatif, hydratation habituelle, antalgie. Adapter ou suspendre un médicament suspect uniquement selon le contexte clinique et la balance bénéfice-risque. Urgence si rhabdomyolyse probable, faiblesse importante ou signes systémiques sévères.
QO28 — Céphalée
Portes
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🌰 Nutshell
La majorité des céphalées en médecine générale sont primaires, surtout migraine ou céphalée de tension. La priorité est d’identifier une céphalée secondaire potentiellement grave : début brutal maximal d’emblée, déficit neurologique, fièvre avec méningisme, grossesse/post-partum, immunodépression, cancer ou nouvelle céphalée inhabituelle après 50 ans. Une céphalée connue, stéréotypée et sans signe d’alarme peut généralement être prise en charge en ambulatoire.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? Première céphalée ou habituelle ? - Localisation, intensité, caractère pulsatile ou pression ? - Durée et fréquence ? - Nausées, vomissements, photophobie, phonophobie ? - Aura ou symptômes neurologiques ? - Fièvre, raideur de nuque ? - Traumatisme récent ? - Grossesse ou post-partum ? - Cancer, immunodépression, anticoagulants ? - Nouvelle céphalée après 50 ans ? - Déclencheurs : effort, toux, rapport sexuel ?
Drapeaux rouges
- Céphalée « coup de tonnerre », maximale en quelques secondes/minutes. - Déficit neurologique, confusion, convulsion. - Fièvre avec raideur méningée. - Nouvelle céphalée en grossesse/post-partum avec HTA ou symptômes neurologiques. - Nouvelle céphalée après 50 ans avec symptômes systémiques. - Cancer, immunodépression ou anticoagulation avec céphalée nouvelle. - Céphalée après traumatisme significatif.
Examen clinique ciblé
- Pression artérielle, température. - Examen neurologique complet. - Fond d’œil si suspicion d’hypertension intracrânienne et compétence disponible. - Recherche de raideur méningée. - Palpation temporale si artérite temporale suspectée. - Examen cervical selon contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : migraine, céphalée de tension. Selon le contexte : céphalée cervicogène, sinusalgie, abus médicamenteux. À ne pas manquer : hémorragie sous-arachnoïdienne, méningite, AVC, hypertension intracrânienne, artérite temporale, prééclampsie.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique pour une céphalée primaire typique et stable. Imagerie cérébrale, ponction lombaire ou biologie selon les drapeaux rouges et le diagnostic suspecté. VS/CRP si artérite temporale envisagée.
Conduite pratique
Traiter selon le type de céphalée probable, limiter le risque d’abus d’antalgiques et donner des consignes de reconsultation. Toute céphalée avec drapeau rouge nécessite une évaluation urgente ou rapide selon le contexte.
QO29 — Migraine
Portes
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🌰 Nutshell
La migraine est une céphalée récurrente souvent unilatérale et pulsatile, modérée à sévère, aggravée par l’activité et associée à nausées et/ou photo-phonophobie. Le diagnostic est clinique lorsque les épisodes sont stéréotypés et l’examen neurologique normal. Il faut toutefois réévaluer toute modification inhabituelle du profil, tout déficit neurologique prolongé ou tout début brutal. La prise en charge associe traitement de crise, mesures déclenchantes et prévention si les crises sont fréquentes ou invalidantes.
Questions clés
- Crises similaires antérieures ? - Unilatérale ou bilatérale ? Pulsatile ? - Durée typique ? - Nausées, vomissements, photophobie, phonophobie ? - Aggravation par l’effort ? - Aura visuelle, sensitive ou langagière ? - Fréquence mensuelle et retentissement ? - Menstruations, sommeil, stress, alcool ou autres déclencheurs ? - Médicaments utilisés et fréquence des prises ? - Contraception estroprogestative, tabagisme si aura ?
Drapeaux rouges
- Première céphalée très intense ou brutale. - Déficit neurologique atypique, prolongé ou incompletement régressif. - Fièvre, méningisme, confusion. - Changement majeur du profil habituel. - Grossesse/post-partum avec céphalée inhabituelle. - Nouvelle migraine supposée après 50 ans.
Examen clinique ciblé
- Pression artérielle si contexte. - Examen neurologique. - Recherche de signes secondaires si épisode atypique. - Examen cervical si composante mécanique.
Diagnostic différentiel
Fréquents : migraine avec ou sans aura, céphalée de tension. Selon le contexte : céphalée cervicogène, algie vasculaire de la face. À ne pas manquer : AVC/AIT, hémorragie sous-arachnoïdienne, méningite, hypertension intracrânienne.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique si migraine typique, stable et examen neurologique normal. Imagerie si premier épisode atypique, modification du profil ou drapeau rouge.
Conduite pratique
Traitement de crise précoce : antalgique ou AINS selon le profil et les contre-indications, puis triptan si indication et absence de contre-indication. Éviter la surconsommation d’antalgiques. Identifier les déclencheurs et discuter un traitement préventif si crises fréquentes, prolongées ou invalidantes.
QO30 — Céphalée avec symptômes visuels / aura
Portes
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🌰 Nutshell
Une aura migraineuse typique entraîne des symptômes neurologiques réversibles, le plus souvent visuels, qui s’installent progressivement sur plusieurs minutes et durent habituellement moins d’une heure. Un déficit brutal, purement négatif, persistant ou inhabituel doit faire envisager un AIT/AVC ou une autre cause neurologique. Un premier épisode d’aura, surtout après 40–50 ans ou avec facteurs vasculaires, mérite une évaluation plus prudente.
Questions clés
- Symptômes visuels positifs : scintillements, zigzags, scotome ? - Installation progressive ou brutale ? - Un seul œil ou les deux champs visuels ? - Durée des symptômes ? - Céphalée avant, pendant ou après ? - Paresthésies ou trouble du langage associés ? - Déficit moteur ? - Épisodes identiques antérieurs ? - Facteurs vasculaires, contraception estroprogestative, tabac ? - Grossesse/post-partum ?
Drapeaux rouges
- Déficit brutal maximal d’emblée. - Symptôme monoculaire persistant ou perte visuelle complète. - Déficit moteur. - Symptômes durant nettement plus longtemps qu’une aura habituelle ou non totalement régressifs. - Premier épisode tardif ou très atypique. - Céphalée brutale ou signes neurologiques persistants.
Examen clinique ciblé
- Examen neurologique complet. - Acuité visuelle et champs visuels grossiers si possible. - Pression artérielle. - Examen oculaire si symptôme monoculaire.
Diagnostic différentiel
Fréquents : migraine avec aura visuelle. Selon le contexte : migraine rétinienne rare, trouble ophtalmologique. À ne pas manquer : AIT/AVC, décollement de rétine ou autre urgence ophtalmologique, crise focale.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique si aura typique connue et stéréotypée. Imagerie neurologique ou évaluation vasculaire si premier épisode atypique, déficit persistant ou facteurs de risque. Avis ophtalmologique urgent si atteinte monoculaire persistante ou symptômes rétiniens atypiques.
Conduite pratique
Traiter la migraine selon le tableau clinique et informer sur le caractère réversible attendu de l’aura typique. Réévaluer toute modification du profil. Chez une patiente avec migraine avec aura, discuter les facteurs de risque vasculaire et la contraception estroprogestative selon les recommandations en vigueur.
QO31 — Céphalée occipitale / cervico-occipitale
Portes
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🌰 Nutshell
Une céphalée occipitale est souvent d’origine cervicale ou musculaire, parfois compatible avec une céphalée cervicogène ou une névralgie d’Arnold. Le diagnostic reste clinique et dépend du caractère mécanique, de la douleur provoquée par les mouvements cervicaux et d’une éventuelle irradiation depuis la nuque vers le scalp. Toute céphalée occipitale brutale, inhabituelle, associée à déficit neurologique, vertige intense, traumatisme ou signes infectieux doit faire rechercher une cause secondaire.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? - Douleur unilatérale ou bilatérale ? - Point de départ cervical ou sous-occipital ? - Irradiation vers le vertex, la tempe ou derrière l’œil ? - Douleur électrique, en décharges, ou plutôt tension continue ? - Déclenchement par rotation/extension du cou ou pression locale ? - Traumatisme cervical ou manipulation récente ? - Vertige, diplopie, dysarthrie, paresthésies ou déficit moteur ? - Fièvre, raideur méningée ? - Antécédents de migraine ou cervicalgie ?
Drapeaux rouges
- Céphalée brutale maximale d’emblée. - Déficit neurologique, ataxie, diplopie, dysarthrie ou syncope. - Traumatisme cervical récent avec douleur inhabituelle. - Fièvre avec raideur cervicale ou altération de l’état général. - Céphalée nouvelle très atypique chez patient à risque vasculaire.
Examen clinique ciblé
- Pression artérielle et température selon contexte. - Examen neurologique complet. - Mobilité cervicale. - Palpation des muscles cervicaux et zones sous-occipitales. - Recherche d’une douleur reproduite sur le trajet du nerf occipital. - Recherche de signes méningés si contexte infectieux.
Diagnostic différentiel
Fréquents : céphalée cervicogène, contracture musculaire, migraine. Selon le contexte : névralgie d’Arnold. À ne pas manquer : dissection artérielle cervicale, hémorragie sous-arachnoïdienne, méningite, lésion intracrânienne.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique si tableau mécanique typique, ancien ou récurrent, avec examen neurologique normal. Imagerie neurologique ou vasculaire si début brutal, traumatisme, déficit neurologique ou présentation atypique.
Conduite pratique
Antalgie, chaleur locale, mobilisation douce et correction des facteurs posturaux. Kinésithérapie si composante cervicale persistante. Réévaluation si douleur inhabituelle, persistante ou associée à un symptôme neurologique. Orientation urgente en présence d’un drapeau rouge.
QO32 — Vertige
Portes
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🌰 Nutshell
Le vertige correspond à une illusion de mouvement et doit être distingué d’une lipothymie ou d’un simple déséquilibre. Les causes périphériques sont les plus fréquentes, notamment VPPB, neurite vestibulaire et maladie de Ménière. La priorité est d’identifier une cause neurologique centrale, surtout devant déficit focal, ataxie majeure, céphalée inhabituelle ou impossibilité de marcher. Le contexte temporel et les déclencheurs positionnels sont particulièrement discriminants.
Questions clés
- Sensation rotatoire vraie ou impression de malaise ? - Début brutal ou progressif ? Durée de chaque épisode ? - Déclenché par changement de position de la tête ? - Nausées/vomissements ? - Acouphènes, baisse auditive, plénitude auriculaire ? - Céphalée, diplopie, dysarthrie, faiblesse ou engourdissement ? - Marche possible ? - Infection virale récente ? - Médicaments sédatifs ou hypotenseurs ? - Antécédents de migraine ou épisodes similaires ?
Drapeaux rouges
- Déficit neurologique focal. - Ataxie sévère ou impossibilité de tenir debout/marcher. - Céphalée aiguë inhabituelle. - Vertige aigu avec nouvelle surdité unilatérale. - Douleur cervicale ou céphalée après traumatisme/manipulation. - Facteurs vasculaires importants avec syndrome vestibulaire aigu atypique.
Examen clinique ciblé
- Pression artérielle et fréquence cardiaque. - Examen neurologique, coordination et marche. - Recherche de nystagmus. - Head impulse test si compétence et contexte adaptés. - Manœuvre de Dix-Hallpike si VPPB suspecté. - Otoscopie et examen auditif grossier.
Diagnostic différentiel
Fréquents : VPPB, neurite vestibulaire, migraine vestibulaire. Selon le contexte : maladie de Ménière, otite/labyrinthite, hypotension orthostatique. À ne pas manquer : AVC postérieur, dissection cervicale, cause neurologique centrale.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique pour un VPPB typique. Audiométrie si symptômes auditifs persistants. Imagerie cérébrale/vasculaire si signes neurologiques, syndrome central suspect ou présentation atypique.
Conduite pratique
Manœuvre de repositionnement si VPPB confirmé. Traitement symptomatique bref si nausées importantes. Rééducation vestibulaire si persistance ou récidive. Urgence en cas de signes neurologiques, ataxie majeure ou suspicion de cause centrale.
QO33 — Malaise / lipothymie
Portes
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🌰 Nutshell
Un malaise ou une lipothymie nécessite de distinguer présyncope, syncope vraie, vertige, hypoglycémie et manifestation anxieuse. Les causes bénignes comme malaise vagal ou hypotension orthostatique sont fréquentes, mais une syncope d’effort, associée à douleur thoracique, palpitations, dyspnée ou cardiopathie connue doit faire rechercher une cause cardiaque. La description précise de l’épisode et les constantes sont essentielles.
Questions clés
- Perte de connaissance complète ou sensation de voile noir ? - Durée de l’épisode et récupération immédiate ou confusion prolongée ? - Déclencheur : chaleur, émotion, douleur, station debout prolongée ? - Survenue à l’effort ou en position couchée ? - Palpitations, douleur thoracique, dyspnée ? - Mouvements anormaux, morsure de langue, perte d’urines ? - Hypoglycémie possible, jeûne, diabète ? - Médicaments hypotenseurs ou psychotropes ? - Saignement récent, règles abondantes, déshydratation ? - Antécédents cardiaques ou familiaux de mort subite ?
Drapeaux rouges
- Syncope à l’effort ou en décubitus. - Douleur thoracique, dyspnée ou palpitations associées. - ECG anormal ou cardiopathie connue. - Antécédent familial de mort subite. - Déficit neurologique focal. - Traumatisme sévère lié à la chute. - Saignement actif, hypotension persistante ou altération générale.
Examen clinique ciblé
- Pression artérielle couchée puis debout si possible. - Fréquence cardiaque, SpO₂, glycémie capillaire selon contexte. - Auscultation cardiaque. - Examen neurologique. - Recherche de signes de déshydratation ou d’anémie. - Examen traumatique si chute.
Diagnostic différentiel
Fréquents : malaise vagal, hypotension orthostatique, déshydratation. Selon le contexte : hypoglycémie, anxiété, effet médicamenteux. À ne pas manquer : trouble du rythme, sténose aortique, embolie pulmonaire, hémorragie, crise épileptique.
Examens complémentaires
ECG souvent indiqué après syncope vraie ou si contexte incertain. NFS, glycémie, ionogramme ou autres bilans selon contexte. Holter, échocardiographie ou avis cardiologique si suspicion cardiaque.
Conduite pratique
Traiter la cause probable et corriger les facteurs déclenchants. Conseiller hydratation et lever progressif en cas d’hypotension orthostatique. Toute syncope à risque cardiaque ou associée à un drapeau rouge justifie une évaluation urgente ou spécialisée.
QO34 — Paresthésies / engourdissement
Portes
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🌰 Nutshell
Les paresthésies sont fréquentes et souvent liées à une compression nerveuse, une radiculopathie ou une neuropathie périphérique. La topographie, le caractère uni- ou bilatéral et la présence d’un déficit moteur orientent rapidement. Un début brutal focal avec faiblesse, trouble du langage ou asymétrie faciale doit faire évoquer un AVC/AIT. Des symptômes progressifs symétriques font davantage rechercher diabète, carence en vitamine B12, alcool ou autre neuropathie.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? - Un membre, un territoire nerveux ou atteinte symétrique ? - Paresthésies intermittentes ou permanentes ? - Faiblesse associée ? - Douleur cervicale ou lombaire irradiée ? - Symptômes nocturnes des mains ? - Troubles de l’équilibre ou marche ? - Diabète, alcool, chimiothérapie ? - Régime à risque de carence B12 ou malabsorption ? - Médicaments ou toxiques ?
Drapeaux rouges
- Début brutal avec déficit moteur ou autre signe neurologique focal. - Troubles sphinctériens ou anesthésie en selle. - Faiblesse progressive rapide. - Troubles respiratoires ou atteinte ascendante. - Paresthésies avec altération aiguë de la marche ou de l’équilibre.
Examen clinique ciblé
- Force musculaire. - Sensibilité superficielle et profonde. - Réflexes. - Coordination et marche. - Tests de provocation selon suspicion de canal carpien. - Examen rachidien si radiculopathie suspectée.
Diagnostic différentiel
Fréquents : compression nerveuse, radiculopathie, canal carpien. Selon le contexte : neuropathie diabétique, carence B12, anxiété/hyperventilation. À ne pas manquer : AVC/AIT, syndrome de Guillain-Barré, compression médullaire.
Examens complémentaires
Selon contexte : glycémie/HbA1c, vitamine B12, TSH, NFS, ionogramme. ENMG si neuropathie ou compression persistante. Imagerie rachidienne ou cérébrale selon topographie et signes associés.
Conduite pratique
Traiter ou corriger la cause probable, adapter les gestes/postures en cas de compression, réévaluer si persistance ou progression. Orientation urgente en cas de déficit focal brutal, faiblesse progressive ou signes médullaires.
QO35 — Douleur abdominale diffuse
Portes
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🌰 Nutshell
La douleur abdominale diffuse est fréquente et souvent bénigne, mais peut révéler une urgence digestive ou extra-digestive. La priorité est d’identifier un abdomen aigu : douleur intense progressive, défense/rigidité, vomissements incoercibles, arrêt des gaz/selles, hémorragie digestive ou instabilité hémodynamique. L’âge, le contexte chirurgical, la grossesse et les comorbidités modifient fortement le niveau de risque.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? Durée et évolution ? - Intensité et caractère : colique, brûlure, crampe, continu ? - Vomissements, diarrhée, constipation, arrêt des gaz ? - Fièvre ? - Sang dans les selles ou vomissements sanglants ? - Symptômes urinaires ? - Grossesse possible ou symptômes gynécologiques ? - Chirurgie abdominale antérieure ? - Médicaments : AINS, anticoagulants, opioïdes ? - Alcool ou repas inhabituel ?
Drapeaux rouges
- Instabilité hémodynamique, syncope ou altération générale. - Défense, rigidité ou douleur à la décompression. - Douleur brutale très intense. - Vomissements persistants avec distension et arrêt des matières/gaz. - Hémorragie digestive. - Grossesse avec douleur importante ou saignement. - Sujet âgé ou immunodéprimé avec tableau atypique.
Examen clinique ciblé
- Température, fréquence cardiaque, pression artérielle. - Inspection abdominale. - Auscultation si utile. - Palpation douce puis profonde, recherche de défense. - Recherche de hernie. - Touchers pelvien/rectal uniquement si indication clinique. - Examen cardio-pulmonaire si douleur atypique.
Diagnostic différentiel
Fréquents : gastro-entérite, constipation, syndrome fonctionnel, dyspepsie. Selon le contexte : infection urinaire, pancréatite, colique biliaire. À ne pas manquer : occlusion, perforation, ischémie mésentérique, péritonite, grossesse extra-utérine, anévrisme aortique.
Examens complémentaires
Selon contexte : NFS, CRP, ionogramme, fonction rénale, lipase, bilan hépatique, β-hCG. Imagerie abdominale selon suspicion diagnostique, souvent échographie ou scanner.
Conduite pratique
Une douleur abdominale diffuse avec drapeau rouge nécessite une évaluation présentielle urgente. Sinon, traitement symptomatique prudent, hydratation et réévaluation rapprochée si diagnostic incertain. Éviter de masquer durablement une douleur évolutive sans réévaluation.
QO36 — Douleur abdominale localisée
Portes
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🌰 Nutshell
Une douleur abdominale localisée oriente davantage vers un organe ou une région anatomique, mais le diagnostic dépend de la localisation, de l’âge, du sexe et des symptômes associés. Les diagnostics fréquents varient de la dyspepsie à la colique biliaire, diverticulite ou infection urinaire. Une douleur focale intense, progressive, avec fièvre, défense ou signes généraux doit faire rechercher une urgence chirurgicale ou inflammatoire.
Questions clés
- Localisation exacte et irradiation ? - Début et évolution ? - Lien avec repas, défécation, mouvements ? - Fièvre, nausées ou vomissements ? - Diarrhée ou constipation ? - Symptômes urinaires ? - Grossesse possible ou symptômes gynécologiques ? - Antécédents digestifs ou chirurgicaux ? - Perte de poids ou rectorragies ?
Drapeaux rouges
- Défense ou rigidité localisée. - Douleur croissante avec fièvre. - Hypotension, malaise ou altération générale. - Vomissements incoercibles. - Saignement digestif. - Grossesse possible avec douleur pelvienne ou saignement.
Examen clinique ciblé
- Constantes. - Palpation ciblée puis examen de l’ensemble de l’abdomen. - Recherche de signes péritonéaux. - Recherche de hernie. - Examen urinaire/gynécologique selon contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : dyspepsie, constipation, colique biliaire, diverticulite, infection urinaire. Selon localisation : appendicite, pathologie gynécologique, colique néphrétique. À ne pas manquer : perforation, péritonite, grossesse extra-utérine, ischémie.
Examens complémentaires
Biologie et imagerie guidées par la localisation et les diagnostics envisagés. Échographie souvent utile pour pathologie biliaire, pelvienne ou urinaire ; scanner si suspicion d’appendicite, diverticulite ou complication.
Conduite pratique
Orientation urgente si signes péritonéaux, instabilité ou douleur sévère inexpliquée. Sinon, prise en charge étiologique et réévaluation programmée si le diagnostic reste incertain.
QO37 — Douleur de fosse iliaque droite
Portes
▼
🌰 Nutshell
La douleur de fosse iliaque droite doit faire envisager en priorité une appendicite, mais aussi des causes urinaires, gynécologiques ou digestives. Chez une femme en âge de procréer, grossesse extra-utérine et torsion ovarienne doivent être considérées selon le contexte. L’évolution de la douleur, la fièvre, les nausées et les signes péritonéaux orientent le niveau d’urgence.
Questions clés
- Début péri-ombilical puis migration en FID ? - Fièvre, nausées, vomissements, anorexie ? - Diarrhée ou constipation ? - Symptômes urinaires ? - Dernières règles et possibilité de grossesse ? - Métrorragies ou pertes vaginales ? - Douleur brutale ou progressive ? - Antécédents appendicectomie, kyste ovarien, maladie inflammatoire digestive ?
Drapeaux rouges
- Défense ou rigidité de FID. - Douleur croissante avec fièvre et vomissements. - Instabilité hémodynamique. - Grossesse possible avec douleur et saignement. - Douleur pelvienne brutale intense avec vomissements : torsion ovarienne possible.
Examen clinique ciblé
- Constantes. - Palpation abdominale, défense, douleur provoquée. - Recherche de signes péritonéaux. - Examen gynécologique si indiqué. - Percussion lombaire si cause urinaire possible.
Diagnostic différentiel
Fréquents/importants : appendicite, infection urinaire, colique néphrétique. Chez la femme : grossesse extra-utérine, kyste/torsion ovarienne. Selon contexte : adénolymphite mésentérique, iléite terminale, maladie de Crohn.
Examens complémentaires
NFS, CRP, bandelette urinaire/ECBU selon contexte, β-hCG chez femme en âge de procréer. Échographie ou scanner selon âge, sexe et probabilité clinique.
Conduite pratique
Toute suspicion raisonnable d’appendicite ou de complication gynécologique nécessite une évaluation présentielle rapide. Ne pas retarder l’imagerie ou l’avis chirurgical si signes péritonéaux ou aggravation.
QO38 — Diarrhée aiguë
Portes
▼
🌰 Nutshell
La diarrhée aiguë est le plus souvent infectieuse et spontanément résolutive. La priorité est d’évaluer la déshydratation et de rechercher les formes invasives ou compliquées : sang dans les selles, forte fièvre, douleurs abdominales importantes, sepsis, immunodépression ou âge extrême. Les antibiotiques et examens de selles ne sont pas systématiques.
Questions clés
- Durée, nombre de selles par jour ? - Sang, glaires ou selles noires ? - Fièvre ? - Vomissements ? - Douleur abdominale importante ? - Voyage récent, aliment suspect, entourage atteint ? - Antibiotiques récents ou hospitalisation ? - Immunodépression ? - Capacité à boire et uriner ? - Traitements ralentisseurs déjà pris ?
Drapeaux rouges
- Signes de déshydratation importante. - Sang dans les selles avec fièvre. - Douleur abdominale intense ou défense. - Sepsis ou altération générale. - Immunodépression sévère. - Diarrhée importante chez sujet très âgé ou fragile.
Examen clinique ciblé
- Température, fréquence cardiaque, pression artérielle. - État d’hydratation. - Palpation abdominale. - Recherche de signes péritonéaux.
Diagnostic différentiel
Fréquents : gastro-entérite virale, toxi-infection alimentaire. Selon contexte : diarrhée bactérienne invasive, diarrhée médicamenteuse. À ne pas manquer : colite sévère, infection à C. difficile, syndrome hémolytique et urémique selon contexte.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique dans une diarrhée aiguë simple. Coproculture/PCR ou recherche de C. difficile selon sang, fièvre importante, immunodépression, contexte épidémique, antibiothérapie récente ou persistance.
Conduite pratique
Réhydratation orale en priorité. Alimentation adaptée selon tolérance. Antidiarrhéiques à éviter en cas de diarrhée sanglante ou fébrile. Antibiothérapie seulement dans certaines situations ciblées. Réévaluer si aggravation, persistance ou incapacité à maintenir l’hydratation.
QO39 — Diarrhée persistante / post-voyage
Portes
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🌰 Nutshell
Une diarrhée persistant au-delà d’environ deux semaines, notamment après voyage, élargit le diagnostic vers parasitoses, infections bactériennes prolongées, syndrome post-infectieux ou causes non infectieuses. Giardia est une cause fréquente après exposition à eau/aliments contaminés. La présence de sang, fièvre, amaigrissement, déshydratation ou immunodépression justifie un bilan plus rapide.
Questions clés
- Pays visités, dates et durée ? - Eau non potable, aliments à risque, baignade ? - Nombre et aspect des selles ? - Sang ou glaires ? - Fièvre ? - Ballonnements, flatulences, selles graisseuses ? - Amaigrissement ? - Antibiotiques pris pendant ou après le voyage ? - Autres voyageurs malades ? - Immunodépression ou maladie digestive connue ?
Drapeaux rouges
- Déshydratation ou altération générale. - Sang dans les selles avec fièvre. - Amaigrissement important. - Douleur abdominale intense. - Immunodépression. - Persistance prolongée avec retentissement majeur.
Examen clinique ciblé
- Constantes. - État d’hydratation et poids. - Palpation abdominale. - Recherche de signes carentiels ou systémiques si évolution prolongée.
Diagnostic différentiel
Fréquents : giardiase, syndrome post-infectieux. Selon contexte : amibiase, infection bactérienne persistante, C. difficile. Non infectieux : intolérance secondaire au lactose, maladie inflammatoire digestive, maladie cœliaque.
Examens complémentaires
Examen parasitologique des selles, idéalement selon protocole local et exposition, ± recherche ciblée Giardia/Entamoeba. Coproculture/PCR selon tableau. Recherche C. difficile si antibiotiques récents. NFS, CRP, ionogramme ou autres bilans si retentissement ou persistance.
Conduite pratique
Réhydratation et alimentation adaptée. Traitement antiparasitaire ou antibiotique seulement selon diagnostic probable/documenté et contexte. Réévaluer en cas de persistance malgré traitement ou signes d’alarme.
QO40 — Nausées / vomissements
Portes
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🌰 Nutshell
Nausées et vomissements ont de nombreuses causes, le plus souvent digestives ou virales, mais peuvent aussi révéler grossesse, migraine, effet médicamenteux, occlusion ou cause neurologique. La priorité est d’évaluer l’hydratation et de rechercher douleur abdominale intense, signes neurologiques, hématémèse ou impossibilité totale de boire.
Questions clés
- Début, durée et fréquence ? - Vomissements alimentaires, bilieux ou sanglants ? - Diarrhée associée ? - Douleur abdominale et localisation ? - Fièvre ? - Céphalée, vertige ou symptômes neurologiques ? - Grossesse possible ? - Médicaments nouveaux, alcool ou toxiques ? - Arrêt des matières et gaz ? - Capacité à boire et uriner ?
Drapeaux rouges
- Hématémèse. - Déshydratation importante ou hypotension. - Douleur abdominale intense avec distension ou arrêt des gaz. - Céphalée sévère avec déficit neurologique ou méningisme. - Vomissements persistants chez femme enceinte avec retentissement. - Altération importante de l’état général.
Examen clinique ciblé
- Température, fréquence cardiaque, pression artérielle. - État d’hydratation. - Palpation abdominale. - Examen neurologique si céphalée ou vertige. - Recherche de signes de grossesse selon contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : gastro-entérite, intoxication alimentaire, effet médicamenteux, migraine. Selon contexte : grossesse, vertige vestibulaire, reflux. À ne pas manquer : occlusion, appendicite, pancréatite, hémorragie digestive, hypertension intracrânienne.
Examens complémentaires
Selon contexte : β-hCG, ionogramme, fonction rénale, lipase, bilan hépatique, glycémie. Imagerie abdominale ou cérébrale selon les diagnostics envisagés.
Conduite pratique
Réhydratation orale fractionnée si possible, alimentation progressive selon tolérance, antiémétique si indiqué. Orientation urgente si déshydratation sévère, hémorragie, douleur abdominale importante, signes neurologiques ou impossibilité persistante de boire.
QO41 — Dyspepsie / épigastralgie / reflux
Portes
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🌰 Nutshell
La dyspepsie et le reflux sont fréquents et souvent bénins, liés à un reflux gastro-œsophagien, une gastrite fonctionnelle ou médicamenteuse. L’objectif est surtout de repérer les signes d’alarme : dysphagie, amaigrissement, anémie, hémorragie digestive, vomissements persistants ou début récent chez un patient plus âgé. Une douleur épigastrique atypique peut aussi être d’origine biliaire, pancréatique ou cardiaque.
Questions clés
- Brûlure rétro-sternale, douleur épigastrique ou pesanteur post-prandiale ? - Régurgitations acides ? - Lien avec repas, alcool, café, décubitus ? - Dysphagie ou odynophagie ? - Nausées ou vomissements ? - Selles noires, hématémèse ? - Amaigrissement ou anorexie ? - AINS, aspirine, corticoïdes ou anticoagulants ? - Antécédent d’ulcère ou Helicobacter pylori ? - Douleur thoracique ou dyspnée associée ?
Drapeaux rouges
- Hématémèse ou méléna. - Dysphagie progressive. - Amaigrissement inexpliqué ou anémie. - Vomissements persistants. - Douleur thoracique évocatrice d’une cause cardiaque. - Douleur épigastrique intense irradiant dans le dos avec altération générale.
Examen clinique ciblé
- Constantes si tableau aigu. - Palpation abdominale, notamment épigastre et hypochondre droit. - Recherche de défense. - Examen cardio-pulmonaire si douleur thoracique possible. - Recherche de pâleur ou signes d’anémie.
Diagnostic différentiel
Fréquents : reflux gastro-œsophagien, dyspepsie fonctionnelle, gastrite. Selon le contexte : ulcère gastroduodénal, lithiase biliaire. À ne pas manquer : syndrome coronarien, pancréatite, hémorragie digestive, cancer digestif.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique dans un reflux typique sans signe d’alarme. Recherche d’Helicobacter pylori selon âge, contexte et stratégie locale. NFS si suspicion d’anémie ou saignement. Endoscopie si signes d’alarme, symptômes persistants ou récidivants selon le contexte.
Conduite pratique
Mesures hygiéno-diététiques ciblées selon déclencheurs, éviter les repas tardifs si reflux. Traitement antiacide ou IPP selon la situation clinique. Réévaluer si persistance malgré traitement, récidives fréquentes ou apparition d’un signe d’alarme.
QO42 — Constipation
Portes
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🌰 Nutshell
La constipation est souvent fonctionnelle ou liée à l’alimentation, au mode de vie ou aux médicaments. Le premier enjeu est de distinguer une constipation simple d’une occlusion, d’un fécalome ou d’une cause secondaire. Une constipation récente avec amaigrissement, rectorragies, anémie ou modification durable du transit doit être explorée davantage, surtout chez le sujet âgé.
Questions clés
- Depuis quand ? Modification récente du transit ? - Fréquence des selles, consistance, efforts de poussée ? - Sensation d’évacuation incomplète ? - Douleur abdominale ou distension ? - Nausées/vomissements, arrêt des gaz ? - Sang dans les selles ? - Alimentation, hydratation, activité physique ? - Médicaments constipants : opioïdes, fer, anticholinergiques, certains psychotropes ? - Amaigrissement, fatigue, antécédents familiaux digestifs ? - Troubles neurologiques ou endocriniens connus ?
Drapeaux rouges
- Arrêt des matières et des gaz avec douleur/distension et vomissements. - Rectorragies importantes ou méléna. - Amaigrissement inexpliqué. - Anémie ou altération générale. - Début récent inhabituel chez sujet âgé. - Douleur abdominale importante ou défense.
Examen clinique ciblé
- Palpation abdominale. - Recherche de distension ou masse. - Examen ano-rectal si indication : fécalome, saignement, douleur. - Recherche de signes d’hypothyroïdie ou neurologiques selon contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : constipation fonctionnelle, alimentation pauvre en fibres, médicament. Selon le contexte : syndrome de l’intestin irritable, trouble de l’exonération, hypothyroïdie. À ne pas manquer : occlusion, cancer colorectal, fécalome compliqué.
Examens complémentaires
Aucun bilan systématique dans une constipation chronique typique sans drapeau rouge. TSH, calcémie, NFS ou autres examens selon contexte. Exploration colique si signe d’alarme ou indication de dépistage.
Conduite pratique
Augmenter progressivement fibres alimentaires, hydratation adaptée et activité physique. Laxatif osmotique en première intention si besoin. Éviter l’usage chronique non encadré des laxatifs stimulants. Rechercher et corriger les médicaments contributifs. Réévaluer si absence d’amélioration ou apparition de drapeaux rouges.
QO43 — Prurit ou gêne ano-rectale
Portes
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🌰 Nutshell
Le prurit ou l’inconfort anal est le plus souvent lié à irritation locale, hémorroïdes, fissure, macération ou dermatoses. Les oxyures sont surtout à évoquer chez l’enfant ou en contexte familial typique. Il faut rechercher saignement inhabituel, douleur intense, masse, écoulement ou signes infectieux. Un prurit persistant sans cause évidente justifie un examen local.
Questions clés
- Prurit, brûlure, douleur ou sensation de masse ? - Saignement rouge après les selles ? - Douleur à la défécation ? - Constipation ou diarrhée ? - Prurit surtout nocturne ? - Écoulement, suintement ou mauvaise hygiène locale ? - Nouvelle crème, savon ou lingettes ? - Rapports anaux ou risque d’IST ? - Amaigrissement ou modification du transit ?
Drapeaux rouges
- Saignement important ou répété inexpliqué. - Douleur intense avec fièvre : abcès possible. - Masse ano-rectale inhabituelle. - Écoulement purulent. - Amaigrissement ou modification durable du transit.
Examen clinique ciblé
- Inspection péri-anale. - Recherche de fissure, hémorroïdes externes, dermatose, fistule ou abcès. - Toucher rectal si indication. - Anuscopie selon disponibilité et contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : irritation locale, hémorroïdes, fissure anale. Selon le contexte : oxyurose, candidose, eczéma, psoriasis. À ne pas manquer : abcès, fistule, lésion tumorale, IST anale.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique si cause locale évidente. Test à la cellophane adhésive si oxyurose suspectée. Exploration proctologique ou colique si saignement persistant ou signes d’alarme.
Conduite pratique
Hygiène douce, éviter savons agressifs et macération, traiter constipation ou diarrhée si contributives. Traitement local selon diagnostic. Réévaluer si persistance, douleur croissante, fièvre ou saignement inexpliqué.
QO44 — Dysurie / brûlures mictionnelles
Portes
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🌰 Nutshell
Chez une femme adulte non enceinte, des brûlures mictionnelles avec pollakiurie/urgenturie et sans symptôme vaginal évoquent d’abord une cystite aiguë simple. Le principal diagnostic à ne pas manquer est une infection urinaire haute : fièvre, frissons, douleur lombaire ou altération de l’état général. Chez l’homme, pendant la grossesse, en cas de récidives, d’anomalie urologique ou de symptômes après rapport sexuel à risque, la situation nécessite une évaluation plus large.
Questions clés
- Brûlure pendant ou après la miction ? - Pollakiurie, urgenturie, pesanteur sus-pubienne ? - Hématurie ? - Fièvre, frissons, nausées ou vomissements ? - Douleur lombaire ou du flanc ? - Symptômes vaginaux : leucorrhées, prurit, dyspareunie ? - Rapport sexuel récent ou exposition à risque d’IST ? - Grossesse possible ou connue ? - Homme : écoulement urétral, douleur testiculaire, symptômes prostatiques ? - Épisodes antérieurs, antibiotiques récents, résistance connue ?
Drapeaux rouges
- Fièvre, frissons ou douleur lombaire : pyélonéphrite possible. - Vomissements ou mauvaise tolérance orale. - Sepsis ou altération importante de l’état général. - Grossesse avec symptômes urinaires. - Homme fébrile ou douleur périnéale : prostatite possible. - Rétention urinaire. - Douleur lombaire intense avec hématurie, surtout si fièvre associée.
Examen clinique ciblé
- Température, fréquence cardiaque, pression artérielle si suspicion systémique. - Palpation abdominale et sus-pubienne. - Percussion lombaire. - Examen génital ou gynécologique si symptômes locaux ou suspicion d’IST. - Chez l’homme : examen génital, et examen prostatique si contexte compatible et présentiel indiqué.
Diagnostic différentiel
Fréquents : cystite aiguë, irritation urinaire ou vulvo-vaginale. Selon le contexte : urétrite à Chlamydia ou gonocoque, vaginite, balanite, prostatite, lithiase. À ne pas manquer : pyélonéphrite, obstacle urinaire infecté, rétention aiguë.
Examens complémentaires
Bandelette urinaire selon contexte. ECBU notamment si grossesse, homme, récidive, symptômes atypiques, pyélonéphrite, échec thérapeutique, anomalie urologique ou risque de résistance. PCR/NAAT pour Chlamydia et gonocoque si suspicion d’urétrite ou exposition sexuelle à risque.
Conduite pratique
Traiter selon le profil clinique, le sexe, la grossesse éventuelle, les résultats microbiologiques lorsqu’ils sont indiqués et les recommandations locales. Hydratation habituelle. Antalgie si nécessaire. Reconsulter rapidement en cas de fièvre, douleur lombaire, vomissements, aggravation ou absence d’amélioration.
QO45 — Pollakiurie / urgenturie
Portes
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🌰 Nutshell
La pollakiurie et l’urgenturie peuvent traduire une cystite, une vessie hyperactive, une irritation vésicale ou, chez l’homme, une pathologie prostatique. Une polyurie vraie doit être distinguée d’émissions fréquentes de petits volumes. Le contexte de fièvre, douleurs, hématurie ou rétention oriente vers une cause plus urgente.
Questions clés
- Petits volumes fréquents ou gros volumes urinaires ? - Brûlures mictionnelles ? - Urgenturie avec fuites ? - Nycturie ? - Soif importante ou polyurie ? - Hématurie ? - Douleur pelvienne ou lombaire ? - Fièvre ? - Chez l’homme : jet faible, hésitation, vidange incomplète ? - Caféine, alcool, diurétiques ? - Diabète connu ou suspicion ?
Drapeaux rouges
- Rétention aiguë ou incapacité à uriner. - Fièvre avec douleur lombaire ou périnéale. - Hématurie macroscopique persistante. - Altération générale. - Douleur importante avec globe vésical.
Examen clinique ciblé
- Température selon contexte. - Palpation sus-pubienne. - Recherche de globe vésical. - Examen génital/prostatique si indiqué. - Recherche d’œdèmes ou signes de diabète selon contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : cystite, vessie hyperactive. Selon contexte : diabète, diurétiques, hypertrophie prostatique, syndrome douloureux vésical. À ne pas manquer : infection haute, rétention, tumeur urinaire si hématurie.
Examens complémentaires
Bandelette urinaire ± ECBU selon contexte. Glycémie/HbA1c si polyurie ou symptômes métaboliques. Échographie avec résidu post-mictionnel si suspicion de mauvaise vidange.
Conduite pratique
Traiter la cause identifiée. Mesures comportementales pour vessie hyperactive si approprié. Réduire les irritants urinaires si pertinents. Orientation urologique si symptômes persistants, résidu important, hématurie ou trouble obstructif.
QO46 — Symptômes urinaires récidivants ou persistants
Portes
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🌰 Nutshell
Des symptômes urinaires qui récidivent ou persistent malgré un traitement nécessitent de reconsidérer le diagnostic : résistance bactérienne, infection compliquée, lithiase, prostatite, IST, pathologie gynécologique ou syndrome douloureux vésical. L’ECBU prend ici une place centrale. Répéter des antibiotiques empiriques sans documentation expose à l’échec et à la résistance.
Questions clés
- Combien d’épisodes et sur quelle période ? - Symptômes identiques à chaque fois ? - ECBU antérieurs et bactéries identifiées ? - Antibiotiques utilisés et réponse ? - Fièvre ou douleur lombaire ? - Hématurie ? - Rapport sexuel déclenchant ? - Symptômes vaginaux ou urétraux ? - Lithiase, anomalie urinaire, chirurgie urologique ? - Chez l’homme : symptômes prostatiques ou douleur périnéale ?
Drapeaux rouges
- Fièvre, frissons ou douleur lombaire. - Hématurie macroscopique persistante. - Altération générale. - Rétention urinaire. - Grossesse avec récidives.
Examen clinique ciblé
- Constantes si épisode aigu. - Palpation abdominale et lombaire. - Examen génital/gynécologique ou prostatique selon contexte. - Recherche de globe vésical.
Diagnostic différentiel
Fréquents : cystites récidivantes, traitement inadéquat/résistance. Selon contexte : lithiase, prostatite, urétrite/IST, vaginite. À ne pas manquer : pyélonéphrite compliquée, obstacle, tumeur urinaire.
Examens complémentaires
ECBU avant nouvelle antibiothérapie si possible. Échographie réno-vésicale selon récidives, hématurie, anomalie de vidange ou suspicion de lithiase. Bilan IST si contexte. Avis urologique selon sexe, fréquence des récidives et facteurs de complication.
Conduite pratique
Éviter les antibiothérapies répétées sans documentation. Adapter le traitement à l’ECBU et aux recommandations locales. Rechercher les facteurs favorisants et organiser un bilan ou un avis spécialisé si récidives fréquentes ou atypiques.
QO47 — Difficulté à uriner / mauvaise vidange
Portes
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🌰 Nutshell
Une difficulté à uriner peut traduire obstruction prostatique, rétention, trouble neurologique ou effet médicamenteux. L’incapacité complète à uriner avec globe douloureux est une urgence. Chez l’homme, une hypertrophie bénigne de prostate est fréquente, mais il faut rechercher infection, hématurie, insuffisance rénale ou signes neurologiques.
Questions clés
- Jet faible, hésitation, poussée abdominale ? - Sensation de vidange incomplète ? - Gouttes retardataires ? - Nycturie ? - Incapacité totale à uriner ? - Douleur sus-pubienne ? - Fièvre, douleur périnéale ? - Hématurie ? - Médicaments anticholinergiques, opioïdes, antihistaminiques ? - Troubles neurologiques récents ? - Antécédents prostatiques ou urologiques ?
Drapeaux rouges
- Rétention aiguë complète. - Globe vésical douloureux. - Fièvre avec rétention ou douleur périnéale. - Insuffisance rénale ou anurie. - Déficit neurologique, anesthésie en selle ou troubles sphinctériens associés.
Examen clinique ciblé
- Palpation sus-pubienne à la recherche d’un globe. - Examen génital. - Toucher rectal/prostatique si indiqué et compatible avec le contexte. - Examen neurologique si suspicion de cause neurogène.
Diagnostic différentiel
Fréquents : hypertrophie bénigne de prostate, effet médicamenteux. Selon contexte : prostatite, sténose urétrale, vessie neurogène. À ne pas manquer : rétention aiguë, syndrome de la queue de cheval, obstruction compliquée.
Examens complémentaires
Échographie avec résidu post-mictionnel, créatinine, bandelette/ECBU selon contexte. PSA à distance d’un épisode infectieux ou aigu selon indication. Avis urologique si obstruction persistante.
Conduite pratique
Rétention aiguë : prise en charge urgente avec drainage vésical selon contexte. Pour symptômes chroniques : évaluer retentissement, médicaments, prostate et résidu, puis traiter/ orienter selon diagnostic.
QO48 — Douleur lombaire avec symptômes urinaires
Portes
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🌰 Nutshell
L’association douleur lombaire et symptômes urinaires fait surtout évoquer pyélonéphrite ou lithiase urinaire. Fièvre et frissons orientent vers l’infection ; douleur intense paroxystique irradiant vers l’aine avec hématurie évoque davantage une colique néphrétique. Une obstruction infectée est une urgence urologique.
Questions clés
- Fièvre, frissons ? - Brûlures mictionnelles, pollakiurie ? - Douleur continue ou par crises ? - Irradiation vers l’aine ou les organes génitaux ? - Hématurie ? - Nausées/vomissements ? - Antécédents de calculs ? - Grossesse possible ? - Rein unique ou anomalie urologique ? - Immunodépression ?
Drapeaux rouges
- Fièvre avec suspicion d’obstruction lithiasique. - Sepsis ou altération générale. - Anurie ou rein unique avec obstruction possible. - Vomissements empêchant l’hydratation. - Grossesse avec douleur importante. - Douleur incontrôlable.
Examen clinique ciblé
- Température, fréquence cardiaque, pression artérielle. - Percussion lombaire. - Palpation abdominale. - Recherche de globe vésical. - Évaluation de l’hydratation.
Diagnostic différentiel
Fréquents : pyélonéphrite, colique néphrétique. Selon contexte : lombalgie mécanique avec cystite concomitante. À ne pas manquer : obstacle urinaire infecté, abcès rénal, anévrisme aortique selon terrain.
Examens complémentaires
Bandelette urinaire et ECBU. Créatinine selon sévérité. Imagerie si suspicion de calcul compliqué, obstacle, grossesse, rein unique ou diagnostic incertain. NFS/CRP selon tableau infectieux.
Conduite pratique
Pyélonéphrite : antibiothérapie adaptée au terrain et recommandations, avec orientation si forme compliquée. Suspicion d’obstacle infecté : urgence urologique. Colique néphrétique simple : antalgie, hydratation habituelle et suivi selon taille/localisation du calcul.
QO49 — Douleur évoquant une colique néphrétique
Portes
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🌰 Nutshell
La colique néphrétique typique provoque une douleur brutale, intense, par vagues, du flanc vers l’aine, souvent avec agitation, nausées et hématurie. La priorité est de rechercher les formes compliquées : fièvre, anurie, rein unique, grossesse, insuffisance rénale ou douleur incontrôlable. Une lithiase obstructive infectée est une urgence.
Questions clés
- Début brutal et douleur par crises ? - Irradiation vers l’aine ou les organes génitaux ? - Hématurie ? - Nausées/vomissements ? - Fièvre ou frissons ? - Antécédents de calculs ? - Rein unique, insuffisance rénale ? - Grossesse possible ? - Diurèse conservée ? - Douleur contrôlée par antalgiques ?
Drapeaux rouges
- Fièvre ou frissons. - Anurie ou oligurie importante. - Rein unique. - Grossesse. - Insuffisance rénale connue. - Douleur ou vomissements incontrôlables. - Altération hémodynamique.
Examen clinique ciblé
- Constantes. - Douleur à la percussion lombaire. - Palpation abdominale. - Recherche de signes péritonéaux. - État d’hydratation.
Diagnostic différentiel
Fréquents : lithiase urétérale. Selon contexte : pyélonéphrite, douleur musculosquelettique. À ne pas manquer : anévrisme aortique, grossesse extra-utérine, appendicite selon localisation, obstacle infecté.
Examens complémentaires
Bandelette urinaire, créatinine selon contexte. Imagerie adaptée selon terrain, premier épisode, doute diagnostique ou complication ; scanner sans injection souvent référence hors grossesse selon pratiques locales. Échographie privilégiée dans certaines situations.
Conduite pratique
Antalgie, souvent AINS si absence de contre-indication, avec traitement antiémétique si besoin. Hydratation habituelle sans forcer. Orientation urgente si forme compliquée. Suivi urologique selon taille/localisation du calcul et évolution.
QO50 — Lésion génitale masculine
Portes
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🌰 Nutshell
Une lésion génitale masculine peut être infectieuse, inflammatoire, traumatique ou tumorale. Les causes fréquentes incluent balanite, herpès, condylomes et irritations locales. Une ulcération indolore doit faire évoquer la syphilis ; des vésicules douloureuses évoquent l’herpès. Toute lésion persistante, atypique, indurée ou ulcérée nécessite un examen présentiel et parfois un avis dermatologique/urologique.
Questions clés
- Depuis quand ? Première poussée ou récidive ? - Douleur, prurit, brûlure ? - Vésicules, ulcération, verrue, plaque rouge ? - Écoulement urétral ou dysurie ? - Rapport sexuel récent ou non protégé ? - Nouveau partenaire ? - Fièvre ou adénopathies ? - Produit irritant, savon, préservatif ou traumatisme ? - Circoncision ? - Immunodépression ou diabète ?
Drapeaux rouges
- Lésion nécrotique ou rapidement extensive. - Douleur intense avec fièvre. - Paraphimosis. - Ulcération persistante, indurée ou saignant facilement. - Adénopathies importantes ou signes systémiques. - Suspicion de chancre syphilitique ou autre IST nécessitant prise en charge rapide.
Examen clinique ciblé
- Inspection du pénis, gland, prépuce et scrotum. - Description précise : ulcération, vésicule, papule, verrue, érythème. - Recherche d’écoulement urétral. - Palpation des adénopathies inguinales. - Examen cutané général si éruption associée.
Diagnostic différentiel
Fréquents : balanite, irritation/dermatite, herpès génital, condylome. Selon contexte : syphilis primaire, molluscum contagiosum, psoriasis. À ne pas manquer : cancer du pénis, infection sévère, paraphimosis.
Examens complémentaires
PCR HSV si lésion compatible et diagnostic incertain selon disponibilité. Sérologies syphilis/VIH et autres dépistages IST selon risque. PCR Chlamydia/gonocoque si urétrite associée. Biopsie/avis spécialisé si lésion persistante atypique.
Conduite pratique
Éviter traitements empiriques agressifs avant examen d’une lésion atypique. Traiter selon diagnostic probable/documenté. Conseils d’abstinence ou protection jusqu’à clarification en cas de suspicion d’IST. Référer si lésion persistante, indurée, récidivante atypique ou diagnostiquement incertaine.
QO51 — Rougeur / irritation du gland ou du pénis
Portes
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🌰 Nutshell
Une rougeur ou irritation du gland est le plus souvent liée à une balanite irritative, candidosique ou inflammatoire. Le contexte de produits locaux, rapports sexuels, diabète ou phimosis est utile. Une lésion ulcérée, vésiculeuse, indurée ou associée à écoulement urétral doit faire envisager une IST ou une autre cause spécifique. Douleur intense, paraphimosis ou infection extensive nécessitent une prise en charge rapide.
Questions clés
- Début, durée et récidives ? - Prurit, brûlure, douleur ? - Écoulement, odeur, dépôt blanchâtre ? - Ulcération, vésicules ou verrues ? - Nouveau savon, gel, lubrifiant, préservatif ? - Rapport sexuel récent ou nouveau partenaire ? - Dysurie ou écoulement urétral ? - Circoncision ou phimosis ? - Diabète connu ou symptômes évocateurs ? - Antibiotiques récents ou immunodépression ?
Drapeaux rouges
- Paraphimosis. - Douleur intense avec œdème important. - Extension rapide, nécrose ou fièvre. - Ulcération persistante ou indurée. - Rétention urinaire. - Suspicion d’IST avec signes systémiques.
Examen clinique ciblé
- Inspection du gland, prépuce et méat urétral. - Recherche de fissures, ulcérations, vésicules, plaques ou exsudat. - Recherche d’un phimosis ou paraphimosis. - Palpation des adénopathies inguinales si contexte. - Examen cutané général si dermatose possible.
Diagnostic différentiel
Fréquents : balanite irritative, candidose, dermatite de contact. Selon le contexte : psoriasis, lichen, herpès génital. À ne pas manquer : syphilis, cancer du pénis, infection sévère, paraphimosis.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique si cause irritative typique. Prélèvement mycologique ou bactériologique si forme récidivante, atypique ou résistante. Dépistage IST si exposition à risque ou lésion compatible. Glycémie/HbA1c si candidoses récidivantes ou suspicion de diabète.
Conduite pratique
Hygiène douce à l’eau, éviter savons et produits irritants. Traiter selon l’étiologie probable : antifongique si candidose, traitement anti-inflammatoire adapté si dermatose diagnostiquée. Corriger les facteurs favorisants. Réévaluer toute lésion persistante ou atypique.
QO52 — Brûlure / gêne urétrale après rapport
Portes
▼
🌰 Nutshell
Une brûlure ou gêne urétrale après rapport peut être irritative mais doit faire évoquer une urétrite, surtout en cas de rapport non protégé, nouveau partenaire, dysurie ou écoulement. Chlamydia et gonocoque sont les causes infectieuses principales à rechercher. Une douleur testiculaire, fièvre ou altération générale impose d’élargir vers épididymite, prostatite ou infection compliquée.
Questions clés
- Délai entre rapport et début des symptômes ? - Rapport protégé ou non ? - Nouveau partenaire ou partenaires multiples ? - Brûlure mictionnelle ? - Écoulement urétral, même minime ? - Douleur testiculaire ou périnéale ? - Lésion génitale associée ? - Fièvre ? - Antécédents d’IST ? - Antibiothérapie récente ?
Drapeaux rouges
- Douleur testiculaire aiguë importante. - Fièvre avec douleur périnéale ou altération générale. - Rétention urinaire. - Œdème scrotal important. - Lésion génitale ulcérée ou nécrotique associée.
Examen clinique ciblé
- Inspection du méat et recherche d’écoulement. - Examen du pénis et du scrotum. - Palpation testiculaire/épididymaire si douleur. - Recherche d’adénopathies inguinales. - Examen prostatique si contexte compatible et présentiel indiqué.
Diagnostic différentiel
Fréquents : irritation mécanique/chimique, urétrite à Chlamydia ou gonocoque. Selon le contexte : balanite, prostatite. À ne pas manquer : torsion testiculaire, épididymite sévère, infection compliquée.
Examens complémentaires
PCR/NAAT Chlamydia et gonocoque sur premier jet urinaire ou prélèvement selon protocole local. Sérologies VIH, syphilis et autres dépistages selon risque. ECBU si tableau urinaire non typique d’IST.
Conduite pratique
Dépistage et traitement selon résultats, contexte et recommandations en vigueur. Conseiller abstinence ou préservatif jusqu’à clarification et prise en charge des partenaires si IST confirmée ou probable. Réévaluer rapidement si fièvre, douleur testiculaire ou aggravation.
QO53 — Écoulement urétral
Portes
▼
🌰 Nutshell
Un écoulement urétral évoque fortement une urétrite sexuellement transmissible, notamment gonococcique ou à Chlamydia. L’aspect de l’écoulement ne suffit pas à identifier l’agent. L’objectif est de documenter l’infection, rechercher les co-infections et ne pas manquer une complication comme épididymite ou prostatite. La prise en charge des partenaires fait partie du traitement.
Questions clés
- Écoulement purulent, clair ou intermittent ? - Dysurie ? - Date du dernier rapport à risque ? - Nouveau partenaire ou partenaires multiples ? - Rapports génitaux, oraux ou anaux ? - Douleur testiculaire ou périnéale ? - Fièvre ? - Lésion génitale ? - Antécédents d’IST ? - Antibiotiques récents ?
Drapeaux rouges
- Douleur testiculaire aiguë. - Fièvre ou altération générale. - Douleur périnéale importante. - Œdème scrotal. - Rétention urinaire.
Examen clinique ciblé
- Inspection du méat urétral. - Examen génital complet. - Palpation testiculaire et épididymaire si douleur. - Recherche d’adénopathies ou lésions associées. - Examen ano-pharyngé selon pratiques sexuelles et symptômes.
Diagnostic différentiel
Fréquents : urétrite gonococcique, urétrite à Chlamydia. Selon contexte : Mycoplasma genitalium, irritation non infectieuse. À ne pas manquer : épididymite, prostatite, infection disséminée.
Examens complémentaires
PCR/NAAT Chlamydia et gonocoque, idéalement avant antibiothérapie. Dépistage VIH et syphilis, ± hépatites selon risque. Recherche de Mycoplasma genitalium selon persistance/récidive et recommandations locales.
Conduite pratique
Traiter selon recommandations et résultats microbiologiques lorsqu’ils sont disponibles. Informer sur abstinence/protection jusqu’à résolution et prise en charge des partenaires. Prévoir contrôle ou réévaluation si symptômes persistants.
QO54 — Exposition sexuelle à risque / suspicion d’IST
Portes
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🌰 Nutshell
Après une exposition sexuelle à risque, la conduite dépend du type de rapport, du délai, du statut du partenaire et des protections utilisées. Les priorités sont d’évaluer l’indication d’un traitement post-exposition au VIH, de rechercher une grossesse non désirée si concernée, puis d’organiser le dépistage des IST avec le bon calendrier. L’absence de symptôme n’exclut pas une infection.
Questions clés
- Date et heure de l’exposition ? - Type de rapport : vaginal, anal, oral ? - Préservatif absent, rompu ou retiré ? - Statut VIH/IST du partenaire connu ? - Partenaire à haut risque ou source inconnue ? - Éjaculation et présence de sang ? - Symptômes actuels : écoulement, dysurie, ulcération, douleur ? - Vaccination hépatite B ? - Grossesse possible ? - PrEP en cours ou non ?
Drapeaux rouges
- Exposition récente potentiellement à haut risque VIH dans la fenêtre d’efficacité du traitement post-exposition. - Agression sexuelle. - Symptômes sévères : fièvre, douleur pelvienne/testiculaire importante. - Grossesse non désirée possible nécessitant contraception d’urgence.
Examen clinique ciblé
- Souvent aucun examen nécessaire si asymptomatique. - Examen génital, anal ou pharyngé selon symptômes. - Recherche de lésions ou écoulement si plainte associée.
Diagnostic différentiel
Il ne s’agit pas d’un diagnostic unique : VIH, syphilis, Chlamydia, gonocoque, hépatites virales et autres IST selon l’exposition.
Examens complémentaires
Dépistage adapté aux sites exposés : PCR/NAAT Chlamydia-gonocoque, sérologies VIH et syphilis, ± hépatites selon contexte. Certains tests doivent être répétés après la période fenêtre. Test de grossesse si indiqué.
Conduite pratique
Si l’exposition est récente et à risque significatif pour le VIH, organiser sans délai une évaluation pour traitement post-exposition. Vérifier contraception d’urgence et vaccination hépatite B si pertinentes. Donner un calendrier clair de dépistage et conseils de prévention jusqu’aux résultats définitifs.
QO55 — Dysménorrhée / règles douloureuses
Portes
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🌰 Nutshell
La dysménorrhée primaire est fréquente, surtout chez la femme jeune, avec douleurs cycliques débutant autour des règles et sans anomalie pelvienne. Une dysménorrhée secondaire doit être envisagée en cas d’apparition tardive, aggravation progressive, dyspareunie, infertilité ou douleurs en dehors des règles, notamment pour rechercher endométriose ou adénomyose. Une douleur aiguë inhabituelle impose d’exclure grossesse extra-utérine, torsion ovarienne ou infection pelvienne.
Questions clés
- Depuis quel âge ? Présente depuis les premières années de règles ? - Douleur avant ou pendant les règles ? Durée ? - Intensité et retentissement scolaire/professionnel ? - Douleur entre les règles ? - Dyspareunie profonde ? - Règles abondantes ? - Infertilité ou projet de grossesse ? - Contraception actuelle ? - Fièvre ou pertes anormales ? - Possibilité de grossesse ?
Drapeaux rouges
- Douleur pelvienne aiguë inhabituelle. - Grossesse possible avec douleur ou saignement. - Fièvre ou pertes malodorantes. - Syncope ou instabilité. - Douleur progressive sévère avec masse pelvienne suspectée.
Examen clinique ciblé
- Examen abdominal. - Examen gynécologique si douleur secondaire suspectée ou symptômes associés. - Recherche de masse, douleur à la mobilisation cervicale ou douleur focale.
Diagnostic différentiel
Fréquents : dysménorrhée primaire. Selon contexte : endométriose, adénomyose, fibrome. À ne pas manquer : grossesse extra-utérine, torsion ovarienne, infection pelvienne.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique si dysménorrhée primaire typique. Test de grossesse si doute. Échographie pelvienne si apparition secondaire, douleur atypique, masse, ménorragies ou suspicion d’endométriose/fibrome.
Conduite pratique
AINS en première intention si absence de contre-indication, idéalement débutés précocement. Chaleur locale et activité selon tolérance. Contraception hormonale à discuter selon besoins et contre-indications. Orientation gynécologique si suspicion d’endométriose, douleur résistante ou retentissement important. Fiches thérapeutiques et de suivi : dysménorrhée primaire QH63 ; endométriose QH64 ; résistance/atypie QS32 ; Antadys QM226, option contraceptive QM227 et diénogest QM228 selon indication. Imagerie orientée QI10, conseils QC55, adressage QL15. Pas de biologie ou imagerie systématique pour une dysménorrhée primaire typique ; réutiliser QB30 si règles abondantes. Sources : Assurance Maladie — règles douloureuses ; HAS — imagerie de l’endométriose 2025.
QO56 — Règles abondantes / ménorragies
Portes
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🌰 Nutshell
Des règles anormalement abondantes peuvent être fonctionnelles, hormonales ou liées à un fibrome, adénomyose, trouble de coagulation ou contraception. Le premier enjeu est d’évaluer le retentissement hémodynamique et l’anémie. Une modification récente du profil menstruel, surtout après 40–45 ans, mérite une exploration plus systématique.
Questions clés
- Depuis quand les règles sont-elles plus abondantes ? - Nombre de protections, débordements, caillots ? - Durée des règles ? - Fatigue, dyspnée, palpitations ? - Saignements entre les règles ou après rapports ? - Douleurs pelviennes ? - Contraception, notamment DIU ? - Anticoagulants ou trouble de coagulation ? - Grossesse possible ? - Antécédents de fibrome ou pathologie gynécologique ?
Drapeaux rouges
- Saignement très abondant avec malaise, tachycardie ou hypotension. - Grossesse possible. - Anémie symptomatique importante. - Saignement post-ménopausique. - Masse pelvienne ou douleur aiguë importante.
Examen clinique ciblé
- Constantes si saignement important. - Recherche de pâleur. - Examen abdominal. - Examen gynécologique selon contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : trouble ovulatoire, fibrome, adénomyose, DIU cuivre. Selon contexte : trouble de coagulation, pathologie endométriale. À ne pas manquer : complication de grossesse, cancer endométrial ou cervical selon âge/contexte.
Examens complémentaires
NFS ± ferritine. Test de grossesse si possible. Échographie pelvienne selon âge, persistance, douleur ou suspicion structurale. TSH ou bilan de coagulation selon contexte. Exploration endométriale selon âge et facteurs de risque.
Conduite pratique
Corriger une carence martiale si présente. Traitement des saignements selon cause, contraception et contre-indications : AINS, antifibrinolytique ou traitement hormonal selon contexte. Orientation gynécologique si ménorragies persistantes, anomalie structurale ou facteur de risque.
QO57 — Métrorragies / spotting
Portes
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🌰 Nutshell
Un saignement en dehors des règles peut être lié à une contraception hormonale, à une grossesse, à une infection cervico-vaginale ou à une cause utérine ou cervicale. La priorité est d’exclure une grossesse et ses complications chez une femme en âge de procréer, puis d’évaluer l’abondance et le retentissement. Un saignement post-coïtal persistant, post-ménopausique ou associé à une anomalie clinique nécessite une exploration gynécologique.
Questions clés
- Date des dernières règles et grossesse possible ? - Quantité, durée, répétition et circonstances du saignement ? - Saignement après les rapports ? - Douleur pelvienne, malaise, fièvre ou pertes vaginales ? - Contraception, observance et modification récente ? - Traitement hormonal de ménopause, anticoagulant ou autre médicament favorisant le saignement ? - Nouveau partenaire ou risque d’IST ? - Âge, statut ménopausique et facteurs de risque endométrial ? - Dépistage cervical à jour ?
Drapeaux rouges
- Grossesse possible avec douleur pelvienne, malaise ou syncope. - Saignement abondant avec faiblesse, tachycardie, hypotension ou pâleur. - Fièvre ou altération de l’état général associée. - Saignement post-ménopausique inexpliqué. - Douleur aiguë importante. - Saignement post-coïtal persistant avec col d’aspect suspect.
Examen clinique ciblé
- Constantes et recherche de pâleur si saignement significatif. - Examen abdominal. - Examen vulvo-vaginal et au spéculum si indiqué. - Aspect du col et examen bimanuel selon le contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : spotting sous contraception, trouble ovulatoire, cervicite. Selon contexte : polype cervical ou endométrial, fibrome, adénomyose, grossesse débutante, effet médicamenteux. À ne pas manquer : grossesse extra-utérine, cancer cervical ou endométrial selon l’âge et le contexte.
Examens complémentaires
Test de grossesse en première intention si pertinent. NFS ± ferritine si saignement important, prolongé ou répété. PCR/NAAT IST si cervicite possible. Échographie pelvienne, idéalement avec voie endovaginale si appropriée, selon persistance, douleur, âge ou statut ménopausique. Exploration cervicale ou endométriale spécialisée selon l’examen, l’âge et les facteurs de risque.
Conduite pratique
Orienter en urgence en cas d’instabilité, de grossesse possible avec douleur ou malaise, de saignement très abondant ou de tableau infectieux sévère. Vérifier l’observance contraceptive et les traitements favorisant le saignement sans attribuer trop vite les métrorragies à ceux-ci. Organiser un avis gynécologique rapide devant tout saignement post-ménopausique inexpliqué, un saignement post-coïtal persistant, des récidives ou une anomalie clinique. Une échographie rassurante ne dispense pas de l’exploration indiquée si le saignement persiste.
QO58 — Douleur pelvienne
Portes
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🌰 Nutshell
La douleur pelvienne peut être gynécologique, urinaire, digestive ou musculosquelettique. Chez une femme en âge de procréer, un test de grossesse est essentiel si une grossesse est possible. Les diagnostics urgents à ne pas manquer sont surtout grossesse extra-utérine, torsion ovarienne et infection pelvienne sévère. Une douleur chronique cyclique fait davantage évoquer endométriose ou adénomyose.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? - Unilatérale ou diffuse ? - Lien avec règles ou ovulation ? - Grossesse possible ? Date des dernières règles ? - Métrorragies ? - Leucorrhées, fièvre, dyspareunie ? - Nausées/vomissements ? - Symptômes urinaires ou digestifs ? - Antécédent de kyste ovarien, endométriose ou salpingite ? - Nouveau partenaire ou risque d’IST ?
Drapeaux rouges
- Grossesse possible avec douleur ± saignement. - Douleur unilatérale brutale avec vomissements : torsion ovarienne possible. - Fièvre avec douleur pelvienne importante. - Syncope, hypotension ou douleur d’épaule associée. - Défense abdominale.
Examen clinique ciblé
- Constantes. - Palpation abdominale. - Examen gynécologique si indiqué : spéculum, douleur à la mobilisation cervicale, masses. - Recherche de signes urinaires ou digestifs associés.
Diagnostic différentiel
Fréquents : dysménorrhée, douleur ovulatoire, infection urinaire. Selon contexte : endométriose, kyste ovarien, infection pelvienne. À ne pas manquer : grossesse extra-utérine, torsion ovarienne, appendicite.
Examens complémentaires
Test de grossesse. Bandelette urinaire/ECBU selon symptômes. PCR/NAAT IST si infection pelvienne possible. Échographie pelvienne selon douleur aiguë, masse ou suspicion gynécologique.
Conduite pratique
Orientation urgente si grossesse extra-utérine ou torsion possible, instabilité ou sepsis. Sinon traitement symptomatique et prise en charge étiologique selon le diagnostic, avec suivi gynécologique si douleurs récurrentes ou chroniques.
QO59 — Leucorrhées / symptômes vaginaux
Portes
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🌰 Nutshell
Les pertes vaginales anormales sont le plus souvent liées à candidose, vaginose bactérienne ou cervicite/IST. Le caractère des pertes aide mais ne suffit pas toujours à poser le diagnostic. Prurit intense évoque candidose ; odeur forte et pertes homogènes orientent vers vaginose ; douleur pelvienne, saignement ou exposition sexuelle à risque font rechercher cervicite et infection pelvienne.
Questions clés
- Aspect, couleur, odeur et abondance des pertes ? - Prurit ou brûlures vulvaires ? - Dyspareunie ? - Dysurie ? - Douleur pelvienne ? - Fièvre ? - Nouveau partenaire ou rapport non protégé ? - Grossesse possible ? - Antibiotiques récents ? - Épisodes similaires antérieurs ?
Drapeaux rouges
- Fièvre avec douleur pelvienne. - Grossesse avec symptômes importants. - Douleur pelvienne aiguë. - Saignement anormal associé. - Ulcérations génitales ou signes systémiques.
Examen clinique ciblé
- Inspection vulvaire. - Examen au spéculum si indiqué. - Aspect des pertes et du col. - Douleur à la mobilisation cervicale si infection pelvienne suspectée.
Diagnostic différentiel
Fréquents : candidose, vaginose bactérienne. Selon contexte : trichomonase, cervicite à Chlamydia/gonocoque, irritation. À ne pas manquer : infection pelvienne haute, complication de grossesse selon contexte.
Examens complémentaires
Prélèvement vaginal selon tableau et récidives. PCR/NAAT Chlamydia-gonocoque si risque d’IST ou cervicite. Test de grossesse si pertinent. Autres examens selon symptômes.
Conduite pratique
Traiter selon diagnostic probable ou documenté. Éviter les traitements antifongiques répétés sans confirmation en cas de récidives. Conseils de prévention et prise en charge des partenaires si IST. Réévaluation si persistance, récidive rapide ou douleur pelvienne.
QO60 — Saignement génital pendant la grossesse
Portes
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🌰 Nutshell
Tout saignement vaginal pendant la grossesse doit être évalué selon le terme, l’abondance et les symptômes associés. Au premier trimestre, les principales causes sont saignement bénin de grossesse, fausse couche et grossesse extra-utérine. Plus tard, il faut notamment penser aux anomalies placentaires. Douleur importante, malaise, syncope, saignement abondant ou signes de choc imposent une évaluation urgente.
Questions clés
- Terme de la grossesse et date des dernières règles ? - Grossesse confirmée par échographie ? Localisation intra-utérine connue ? - Quantité du saignement : spotting ou protection saturée ? - Sang rouge ou brun ? - Douleur pelvienne ou abdominale, unilatérale ? - Caillots ou expulsion de tissu ? - Malaise, vertiges ou syncope ? - Groupe Rh connu ? - Traumatisme ou rapport sexuel récent ? - À terme avancé : contractions, perte de liquide, mouvements fœtaux ?
Drapeaux rouges
- Saignement abondant. - Douleur pelvienne/abdominale importante. - Syncope, hypotension, tachycardie ou pâleur. - Douleur unilatérale avec grossesse de localisation inconnue. - Douleur d’épaule ou signes de saignement intrapéritonéal. - À terme avancé : saignement rouge, contractions, diminution des mouvements fœtaux ou suspicion de rupture des membranes.
Examen clinique ciblé
- Constantes et état hémodynamique. - Palpation abdominale. - Évaluation obstétricale adaptée au terme. - Examen gynécologique selon contexte et après exclusion des situations où il serait inapproprié. - Recherche de douleur localisée ou signes péritonéaux.
Diagnostic différentiel
Premier trimestre : saignement de grossesse évolutive, fausse couche, grossesse extra-utérine. Deuxième/troisième trimestre : placenta prævia, décollement placentaire, causes cervicales. À ne pas manquer : grossesse extra-utérine rompue, hémorragie obstétricale.
Examens complémentaires
Échographie obstétricale selon terme et contexte. β-hCG quantitatif surtout en début de grossesse lorsque localisation/évolutivité ne sont pas établies. NFS si saignement significatif. Groupe sanguin/Rh si non connu, avec prise en compte des recommandations sur prophylaxie anti-D.
Conduite pratique
Orientation urgente si douleur importante, saignement abondant, instabilité ou grossesse extra-utérine possible. Même en cas de spotting peu abondant, organiser une évaluation adaptée au terme et au contexte. Donner des consignes précises de reconsultation en cas d’augmentation du saignement, douleur, malaise ou nouveaux symptômes.
QO61 — Éruption cutanée aiguë
Portes
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🌰 Nutshell
Une éruption cutanée aiguë est souvent virale, allergique ou médicamenteuse. La priorité est de repérer une réaction sévère : atteinte muqueuse, décollement cutané, purpura non blanchissant, œdème facial, dyspnée, hypotension ou altération générale. Le contexte médicamenteux récent, la fièvre et la morphologie des lésions orientent fortement.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? - Prurit, douleur ou brûlure ? - Fièvre ou altération générale ? - Médicament nouveau dans les jours/semaines précédents ? - Nouveau produit, aliment, piqûre ou exposition ? - Atteinte des lèvres, bouche, yeux ou organes génitaux ? - Lésions qui blanchissent à la pression ? - Dyspnée, gêne pharyngée, œdème du visage ? - Contage viral ou maladie récente ?
Drapeaux rouges
- Dyspnée, œdème lingual ou facial, hypotension : anaphylaxie possible. - Atteinte muqueuse ou décollement cutané. - Purpura extensif non blanchissant avec fièvre. - Douleur cutanée intense ou nécrose. - Altération importante de l’état général.
Examen clinique ciblé
- Constantes si tableau systémique. - Morphologie et distribution des lésions. - Test de vitropression si purpura suspecté. - Inspection des muqueuses. - Recherche d’œdème facial ou signes respiratoires. - Recherche de douleur cutanée ou décollement.
Diagnostic différentiel
Fréquents : exanthème viral, urticaire, dermatite de contact. Selon contexte : toxidermie médicamenteuse, pityriasis rosé. À ne pas manquer : anaphylaxie, syndrome de Stevens-Johnson/nécrolyse épidermique, purpura fulminans.
Examens complémentaires
Souvent aucun examen si tableau bénin typique. Biologie ou avis spécialisé si fièvre importante, atteinte systémique, suspicion de toxidermie sévère ou purpura.
Conduite pratique
Supprimer un déclencheur évident si possible et traiter selon la cause probable. Antihistaminique si urticaire/prurit. Orientation urgente en cas d’atteinte muqueuse, signes respiratoires, purpura fébrile ou décollement cutané.
QO62 — Prurit
Portes
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🌰 Nutshell
Le prurit est souvent dermatologique : eczéma, urticaire, sécheresse cutanée, gale. En l’absence de lésion cutanée évidente, il faut envisager causes médicamenteuses ou systémiques, notamment cholestase, insuffisance rénale, hémopathie ou trouble thyroïdien. Un prurit généralisé persistant sans explication mérite un bilan ciblé.
Questions clés
- Localisé ou généralisé ? - Depuis quand ? - Présence de lésions avant le grattage ? - Prurit nocturne ? - Autres personnes du foyer atteintes ? - Nouveau médicament ou produit cutané ? - Ictère, urines foncées ? - Amaigrissement, sueurs nocturnes ? - Insuffisance rénale connue ? - Grossesse ?
Drapeaux rouges
- Ictère ou signes de cholestase. - Prurit généralisé avec amaigrissement ou sueurs nocturnes. - Grossesse avec prurit intense, surtout palmo-plantaire. - Surinfection cutanée importante. - Réaction médicamenteuse avec atteinte muqueuse ou systémique.
Examen clinique ciblé
- Inspection complète de la peau. - Recherche de sillons, lésions de grattage, eczéma, urticaire. - Recherche d’ictère. - Palpation des adénopathies si contexte. - Recherche de signes de maladie systémique.
Diagnostic différentiel
Fréquents : xérose, eczéma, urticaire, gale. Selon contexte : dermatite de contact, médicaments. À ne pas manquer : cholestase, hémopathie, insuffisance rénale avancée, cholestase gravidique.
Examens complémentaires
Si prurit généralisé persistant sans cause cutanée : NFS, bilan hépatique, fonction rénale, TSH ± ferritine selon contexte. Autres examens selon signes associés.
Conduite pratique
Hydratation cutanée, éviter irritants et chaleur excessive. Traiter l’étiologie identifiée. Antihistaminique surtout utile si mécanisme histaminergique. Réévaluer si persistance ou apparition de signes systémiques.
QO63 — Lésion cutanée localisée à identifier
Portes
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🌰 Nutshell
Une lésion cutanée localisée doit être décrite avant d’être nommée : macule, papule, nodule, plaque, vésicule, ulcération, pigmentée ou non. La majorité sont bénignes, mais une lésion nouvelle, évolutive, asymétrique, ulcérée ou saignant facilement doit faire rechercher un cancer cutané. L’évolution dans le temps et la comparaison à d’autres lésions sont particulièrement utiles.
Questions clés
- Depuis quand la lésion est-elle présente ? - Change-t-elle de taille, couleur ou forme ? - Douleur, prurit, saignement ? - Traumatisme local ? - Exposition solaire importante ? - Antécédent de cancer cutané ? - Immunodépression ? - Lésion unique ou multiples lésions similaires ?
Drapeaux rouges
- Croissance rapide. - Ulcération persistante ou saignement spontané. - Pigmentation très asymétrique ou changement récent. - Nodule induré évolutif. - Lésion persistante sur zone photo-exposée chez patient à risque.
Examen clinique ciblé
- Taille, couleur, bordures, symétrie. - Relief et consistance. - Ulcération ou croûte. - Dermoscopie si disponible et compétence adaptée. - Inspection du reste de la peau si suspicion mélanocytaire.
Diagnostic différentiel
Fréquents : nævus bénin, kératose séborrhéique, verrue, dermatofibrome. Selon contexte : kératose actinique. À ne pas manquer : mélanome, carcinome basocellulaire, carcinome épidermoïde.
Examens complémentaires
Aucun examen biologique. Dermoscopie et/ou biopsie-exérèse selon suspicion. Avis dermatologique si doute diagnostique ou critère suspect.
Conduite pratique
Photographier et mesurer si surveillance décidée. Ne pas multiplier les traitements empiriques d’une lésion atypique. Référer pour examen dermatologique si évolution, saignement, ulcération ou doute sur malignité.
QO64 — Eczéma / dermatite
Portes
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🌰 Nutshell
L’eczéma associe généralement prurit, érythème, sécheresse et parfois suintement. Les formes fréquentes sont atopique et de contact. Le traitement repose sur émollients, éviction des irritants et corticothérapie locale adaptée lors des poussées. Une surinfection bactérienne ou herpétique doit être recherchée si douleur, croûtes importantes, fièvre ou aggravation brutale.
Questions clés
- Localisation et extension ? - Prurit ? - Début après nouveau produit ou exposition ? - Antécédent atopique ? - Poussées récidivantes ? - Suintement, croûtes, douleur ? - Fièvre ? - Traitements locaux déjà utilisés ? - Profession ou loisirs exposant à des irritants ?
Drapeaux rouges
- Fièvre avec aggravation cutanée rapide. - Douleur importante ou vésicules monomorphes : eczéma herpétique possible. - Surinfection extensive. - Atteinte oculaire ou faciale sévère.
Examen clinique ciblé
- Distribution et aspect des plaques. - Sécheresse, lichénification, fissures. - Recherche de suintement/croûtes. - Recherche de signes de surinfection. - Inspection des zones de contact potentielles.
Diagnostic différentiel
Fréquents : eczéma atopique, dermatite irritative ou allergique. Selon contexte : psoriasis, mycose, gale. À ne pas manquer : eczéma herpétique, cellulite bactérienne.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique. Tests épicutanés si dermatite allergique de contact suspectée et persistante. Prélèvement si surinfection atypique ou résistante.
Conduite pratique
Émollients réguliers, réduction des irritants, corticothérapie locale adaptée au site et à la sévérité. Traiter une surinfection si présente. Réévaluer si absence d’amélioration ou diagnostic incertain.
QO65 — Dermite séborrhéique
Portes
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🌰 Nutshell
La dermite séborrhéique est une dermatose inflammatoire chronique fréquente touchant surtout cuir chevelu, sourcils, sillons nasogéniens et zones riches en sébum. Elle évolue par poussées et associe squames grasses, rougeur et parfois prurit. Le traitement repose surtout sur antifongiques locaux et, lors des poussées, anti-inflammatoires topiques de courte durée.
Questions clés
- Localisation : cuir chevelu, sourcils, ailes du nez, barbe ? - Prurit ? - Poussées récurrentes ? - Pellicules importantes ? - Stress ou fatigue comme facteur déclenchant ? - Traitements déjà utilisés ? - Immunodépression connue si forme très sévère ou inhabituelle ?
Drapeaux rouges
- Extension très inflammatoire ou surinfection. - Atteinte inhabituelle résistante au traitement. - Diagnostic incertain avec suspicion de psoriasis ou autre dermatose.
Examen clinique ciblé
- Plaques érythémateuses avec squames grasses. - Distribution typique. - Recherche d’atteinte du cuir chevelu et du visage. - Recherche de psoriasis associé.
Diagnostic différentiel
Fréquents : dermite séborrhéique, psoriasis. Selon contexte : eczéma, dermatophytie.
Examens complémentaires
Aucun examen habituellement nécessaire.
Conduite pratique
Antifongique local sur cuir chevelu ou visage selon localisation. Anti-inflammatoire topique de courte durée lors des poussées, en évitant les corticoïdes puissants et prolongés sur le visage. Informer sur le caractère récidivant. Pour le cuir chevelu : kétoconazole 2 % en sachets de 6 g, QM236 ; ne pas confondre avec l’unidose de 20 g pour pityriasis versicolor. Alopécie en plaques, cheveux cassés ou inflammation douloureuse : rechercher une teigne, QH66 ; chute associée : QO86. Source : RCP Kétoderm 2 %, gel en sachet.
QO66 — Infection cutanée localisée / panaris
Portes
▼
🌰 Nutshell
Une infection cutanée localisée peut être superficielle, abcédée ou débuter une cellulite. Un panaris associe douleur, rougeur et tuméfaction d’un doigt, parfois avec collection. Le traitement dépend surtout de la présence d’un abcès, qui nécessite souvent un drainage. Fièvre, extension rapide, douleur disproportionnée ou atteinte d’une gaine tendineuse imposent une évaluation rapide.
Questions clés
- Depuis quand ? - Plaie, écharde, morsure ou manucure récente ? - Pus ou fluctuation ? - Fièvre ? - Extension de la rougeur ? - Douleur pulsatile ? - Mobilité du doigt douloureuse ? - Diabète ou immunodépression ? - Morsure animale ou humaine ?
Drapeaux rouges
- Fièvre avec extension rapide. - Douleur disproportionnée. - Douleur à l’extension passive d’un doigt, doigt fléchi et tuméfié : ténosynovite possible. - Nécrose ou crépitations. - Infection sur terrain immunodéprimé ou diabétique fragile.
Examen clinique ciblé
- Inspection : érythème, tuméfaction, porte d’entrée. - Recherche de fluctuation/collection. - Mobilité active et passive. - Recherche de lymphangite. - Examen neurovasculaire distal.
Diagnostic différentiel
Fréquents : panaris, abcès cutané, cellulite localisée. Selon contexte : paronychie, réaction inflammatoire non infectieuse. À ne pas manquer : ténosynovite infectieuse, fasciite nécrosante, ostéite.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique dans une infection superficielle simple. Prélèvement si pus dans certaines situations à risque ou récidivantes. Imagerie si corps étranger, atteinte osseuse ou infection profonde suspectée.
Conduite pratique
Drainage si abcès constitué selon localisation et compétence. Antibiothérapie selon extension, terrain et recommandations. Soins locaux et surveillance rapprochée. Orientation rapide si ténosynovite, infection profonde ou signes systémiques.
QO67 — Piqûre d’insecte / réaction locale
Portes
▼
🌰 Nutshell
La majorité des piqûres d’insectes provoquent une réaction locale douloureuse ou prurigineuse, parfois spectaculaire mais bénigne. La priorité est de distinguer une réaction locale d’une anaphylaxie : urticaire généralisée, œdème facial, dyspnée, malaise ou hypotension. Une réaction locale secondairement rouge et chaude n’est pas nécessairement une infection bactérienne.
Questions clés
- Insecte identifié ? - Heure de la piqûre ? - Taille et progression de la réaction ? - Prurit ou douleur ? - Urticaire à distance ? - Gêne respiratoire ou pharyngée ? - Malaise ? - Antécédent d’anaphylaxie ? - Piqûre dans la bouche ou la gorge ? - Fièvre secondaire ?
Drapeaux rouges
- Dyspnée, wheezing, stridor. - Œdème lingual ou facial. - Hypotension, syncope. - Urticaire généralisée avec atteinte respiratoire ou digestive. - Piqûre intra-buccale avec œdème.
Examen clinique ciblé
- Constantes si réaction systémique. - Taille et aspect de la réaction locale. - Recherche d’urticaire généralisée. - Examen respiratoire et oropharyngé si symptômes. - Recherche de dard résiduel.
Diagnostic différentiel
Fréquents : réaction locale simple, réaction locale étendue. Selon contexte : cellulite secondaire. À ne pas manquer : anaphylaxie.
Examens complémentaires
Aucun examen habituel. Bilan allergologique secondaire si réaction systémique significative.
Conduite pratique
Froid local, antihistaminique si prurit, antalgie. Adrénaline IM et urgence en cas d’anaphylaxie selon protocole. Éviter les antibiotiques pour une simple réaction inflammatoire locale sans argument infectieux.
QO68 — Fatigue / asthénie
Portes
▼
🌰 Nutshell
La fatigue est un symptôme très fréquent et souvent multifactoriel : sommeil insuffisant, stress, infection récente, trouble anxio-dépressif, anémie, dysthyroïdie ou effets médicamenteux. L’interrogatoire doit distinguer fatigue récente d’une asthénie persistante et rechercher perte de poids, fièvre prolongée, dyspnée, symptômes neurologiques ou signes dépressifs. Le bilan doit rester ciblé.
Questions clés
- Depuis quand et évolution ? - Fatigue matinale, diurne ou à l’effort ? - Qualité et durée du sommeil ? - Humeur, anhédonie, anxiété ? - Dyspnée, palpitations ? - Fièvre, sueurs nocturnes, amaigrissement ? - Règles abondantes ou autre saignement ? - Alimentation et perte d’appétit ? - Médicaments, alcool ou substances ? - Ronflement/apnées rapportées ?
Drapeaux rouges
- Amaigrissement inexpliqué important. - Fièvre persistante ou sueurs nocturnes. - Dyspnée, douleur thoracique ou syncope. - Déficit neurologique. - Idées suicidaires ou syndrome dépressif sévère. - Pâleur marquée ou signes d’anémie sévère.
Examen clinique ciblé
- Constantes. - Poids et évolution pondérale. - Recherche de pâleur, adénopathies. - Examen cardio-pulmonaire. - Examen thyroïdien si contexte. - Évaluation de l’humeur.
Diagnostic différentiel
Fréquents : manque de sommeil, stress, trouble anxio-dépressif, post-infectieux. Selon contexte : anémie, hypothyroïdie, carence, apnées du sommeil. À ne pas manquer : cancer, infection chronique, insuffisance cardiaque, maladie systémique.
Examens complémentaires
Selon contexte : NFS, ferritine, TSH, glycémie/HbA1c, créatinine, bilan hépatique, CRP. Élargir seulement selon symptômes et examen.
Conduite pratique
Corriger les facteurs identifiés, sommeil, activité physique adaptée et alimentation. Traiter la cause documentée. Réévaluer si persistance au-delà de quelques semaines ou apparition de signes d’alarme.
QO69 — Fièvre inexpliquée
Portes
▼
🌰 Nutshell
Une fièvre sans foyer évident est le plus souvent infectieuse, mais son importance dépend du terrain, de la durée et de l’état général. La priorité est de repérer sepsis, immunodépression, neutropénie, grossesse ou foyer profond occulté. Une fièvre brève chez un patient stable peut être surveillée ; une fièvre prolongée ou récidivante nécessite un bilan plus structuré.
Questions clés
- Température maximale et mode de mesure ? - Depuis quand ? - Frissons intenses ? - Symptômes ORL, respiratoires, urinaires, digestifs ? - Douleur localisée ? - Voyage récent ? - Contact infectieux ? - Médicaments nouveaux ? - Immunodépression, cancer, corticothérapie ? - Amaigrissement, sueurs nocturnes ?
Drapeaux rouges
- Hypotension, confusion, polypnée, tachycardie marquée. - Immunodépression ou neutropénie. - Raideur méningée. - Dyspnée ou hypoxémie. - Purpura non blanchissant. - Grossesse avec fièvre importante.
Examen clinique ciblé
- Constantes complètes. - Examen ORL, cardio-pulmonaire, abdominal. - Recherche de foyer cutané. - Examen neurologique si symptômes. - Recherche d’adénopathies.
Diagnostic différentiel
Fréquents : infection virale, infection bactérienne débutante. Selon contexte : infection urinaire, pneumopathie, infection digestive. À ne pas manquer : sepsis, méningite, endocardite, infection profonde.
Examens complémentaires
Guidés par le contexte : NFS, CRP, ECBU, radiographie thoracique, hémocultures si sepsis ou fièvre prolongée. Autres examens selon exposition et durée.
Conduite pratique
Traitement symptomatique si patient stable et surveillance rapprochée. Antibiothérapie seulement si foyer ou suspicion bactérienne suffisante. Urgence si sepsis, immunodépression ou altération générale.
QO70 — Sueurs inexpliquées
Portes
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🌰 Nutshell
Les sueurs sont souvent banales : chaleur, stress, ménopause, médicaments ou hyperhidrose. Des sueurs nocturnes répétées trempant les draps, surtout avec fièvre, amaigrissement ou adénopathies, doivent faire rechercher infection chronique, hémopathie ou autre maladie systémique. Le caractère localisé ou généralisé et les symptômes associés orientent le bilan.
Questions clés
- Diurnes ou nocturnes ? - Localisées ou généralisées ? - Fièvre associée ? - Amaigrissement ? - Palpitations, tremblements ? - Bouffées de chaleur ? - Médicaments : antidépresseurs, antipyrétiques, hormones ? - Alcool ou substances ? - Toux chronique ou exposition tuberculose ? - Adénopathies ?
Drapeaux rouges
- Amaigrissement inexpliqué. - Fièvre prolongée. - Adénopathies persistantes. - Toux chronique ou hémoptysie. - Altération générale.
Examen clinique ciblé
- Température. - Poids. - Recherche d’adénopathies. - Examen thyroïdien. - Examen cardio-pulmonaire. - Recherche de signes infectieux ou néoplasiques.
Diagnostic différentiel
Fréquents : ménopause, médicaments, anxiété, hyperhidrose. Selon contexte : hyperthyroïdie, infection chronique. À ne pas manquer : tuberculose, hémopathie, cancer.
Examens complémentaires
Selon contexte : NFS, CRP/VS, TSH, radiographie thoracique, bilan infectieux ciblé. Élargir selon signes associés.
Conduite pratique
Corriger les facteurs évidents et réévaluer. Un bilan est justifié si sueurs nocturnes persistantes ou associées à fièvre, amaigrissement ou adénopathies.
QO71 — Palpitations
Portes
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🌰 Nutshell
Les palpitations sont souvent bénignes : extrasystoles, tachycardie sinusale, stress, caféine. Il faut cependant rechercher une arythmie significative, surtout si les épisodes sont rapides, prolongés, irréguliers ou associés à syncope, douleur thoracique ou dyspnée. Un ECG est central lorsqu’il peut être réalisé pendant ou entre les épisodes.
Questions clés
- Début et fin brusques ou progressifs ? - Fréquence rapide régulière ou irrégulière ? - Durée des épisodes ? - Déclencheurs : effort, stress, caféine, alcool ? - Syncope ou malaise ? - Douleur thoracique ou dyspnée ? - Hyperthyroïdie connue ? - Médicaments stimulants ou décongestionnants ? - Antécédents cardiaques ? - Antécédents familiaux de mort subite ?
Drapeaux rouges
- Syncope associée. - Douleur thoracique. - Dyspnée importante. - Tachycardie persistante mal tolérée. - Cardiopathie structurelle connue. - Antécédent familial de mort subite.
Examen clinique ciblé
- Fréquence et rythme cardiaque. - Pression artérielle. - Auscultation cardiaque. - Recherche de signes d’insuffisance cardiaque. - Signes d’hyperthyroïdie ou d’anémie.
Diagnostic différentiel
Fréquents : extrasystoles, tachycardie sinusale, anxiété. Selon contexte : fibrillation auriculaire, tachycardie supraventriculaire. À ne pas manquer : tachycardie ventriculaire ou arythmie liée à cardiopathie.
Examens complémentaires
ECG. NFS, TSH, ionogramme selon contexte. Holter ou enregistreur prolongé si épisodes intermittents. Échocardiographie si suspicion de cardiopathie.
Conduite pratique
Réduire stimulants si contributifs et traiter la cause identifiée. Avis cardiologique si symptômes récurrents, ECG anormal ou suspicion d’arythmie. Urgence si palpitations avec syncope, douleur thoracique ou instabilité.
QO72 — Insomnie
Portes
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🌰 Nutshell
L’insomnie est souvent liée au stress, à de mauvaises habitudes de sommeil, à l’anxiété ou à une cause somatique. Le diagnostic repose sur le retentissement diurne autant que sur la durée de sommeil. Avant tout hypnotique, rechercher apnées du sommeil, syndrome des jambes sans repos, substances, douleur ou trouble de l’humeur. Les mesures comportementales restent la base du traitement.
Questions clés
- Difficulté d’endormissement, réveils nocturnes ou réveil précoce ? - Depuis quand ? - Temps au lit et horaires ? - Retentissement diurne ? - Ronflement ou apnées observées ? - Jambes impatientes ? - Caféine, alcool, cannabis ou stimulants ? - Écrans et horaires irréguliers ? - Anxiété, humeur dépressive ? - Médicaments pouvant perturber le sommeil ?
Drapeaux rouges
- Idées suicidaires ou dépression sévère. - Somnolence diurne majeure avec risque de conduite. - Suspicion forte d’apnées sévères. - Insomnie dans un contexte maniaque/hypomaniaque.
Examen clinique ciblé
- Souvent limité. - IMC, pression artérielle et examen ORL si SAOS suspecté. - Évaluation de l’humeur. - Examen neurologique si symptômes atypiques.
Diagnostic différentiel
Fréquents : insomnie psychophysiologique, stress/anxiété. Selon contexte : dépression, SAOS, jambes sans repos, substances. À ne pas manquer : épisode maniaque, trouble respiratoire du sommeil sévère.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique. Bilan biologique ciblé selon contexte. Polygraphie/polysomnographie si suspicion de SAOS.
Conduite pratique
Régulariser horaires, limiter temps éveillé au lit, réduire caféine/alcool le soir, favoriser activité diurne. Thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie si disponible. Hypnotiques seulement de façon ciblée, courte et prudente.
QO73 — Baisse de l’humeur / anhédonie
Portes
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🌰 Nutshell
Une baisse de l’humeur ou une anhédonie peut relever d’une réaction au stress, d’un épisode dépressif ou d’une cause somatique/médicamenteuse. Le point essentiel est d’évaluer durée, retentissement fonctionnel et risque suicidaire. Une anhédonie persistante, associée à troubles du sommeil, fatigue, culpabilité ou ralentissement, renforce la suspicion d’épisode dépressif.
Questions clés
- Depuis combien de temps ? - Perte d’intérêt ou de plaisir ? - Sommeil et appétit ? - Fatigue, ralentissement ou agitation ? - Difficultés de concentration ? - Sentiment de culpabilité ou dévalorisation ? - Retentissement professionnel/social ? - Idées de mort ou suicidaires ? - Épisodes antérieurs ? - Périodes d’excitation inhabituelle ou besoin réduit de sommeil ?
Drapeaux rouges
- Idées suicidaires avec scénario, intention ou moyens disponibles. - Symptômes psychotiques. - Agitation sévère ou incapacité à assurer les besoins de base. - Suspicion de manie/hypomanie. - Isolement extrême ou consommation importante de substances.
Examen clinique ciblé
- Entretien clinique et état mental. - Évaluation du risque suicidaire. - Recherche de signes somatiques selon contexte. - Évaluation d’un éventuel trouble bipolaire.
Diagnostic différentiel
Fréquents : épisode dépressif, réaction d’adaptation, épuisement. Selon contexte : hypothyroïdie, anémie, effets médicamenteux. À ne pas manquer : trouble bipolaire, dépression mélancolique sévère, risque suicidaire.
Examens complémentaires
Pas de bilan systématique si tableau typique, mais NFS, TSH ou autres examens peuvent être utiles selon contexte somatique. Outils de dépistage possibles en complément, sans remplacer l’entretien.
Conduite pratique
Évaluer sécurité, soutien social et retentissement. Psychothérapie et mesures de soutien pour formes légères à modérées selon contexte ; antidépresseur si indication. Orientation urgente si risque suicidaire élevé, psychose ou incapacité majeure.
QO74 — Anxiété / manifestations anxieuses
Portes
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🌰 Nutshell
L’anxiété peut se manifester par inquiétude, tension, palpitations, dyspnée, tremblements ou troubles digestifs. Avant de conclure à une cause anxieuse, il faut éliminer les diagnostics organiques plausibles selon les symptômes. Les crises de panique sont spectaculaires mais transitoires ; l’anxiété chronique nécessite d’évaluer retentissement, évitements et comorbidité dépressive.
Questions clés
- Symptômes physiques dominants ? - Début brutal en crise ou anxiété continue ? - Déclencheurs identifiés ? - Durée et fréquence ? - Évitements ? - Sommeil ? - Caféine, alcool, cannabis ou stimulants ? - Humeur dépressive ? - Idées suicidaires ? - Antécédents de trouble anxieux ou panique ?
Drapeaux rouges
- Douleur thoracique ou dyspnée avec suspicion organique. - Syncope. - Idées suicidaires. - Agitation extrême ou symptômes psychotiques. - Sevrage d’alcool ou autre substance.
Examen clinique ciblé
- Constantes si symptômes physiques. - Examen cardio-pulmonaire selon plainte. - Évaluation de l’état mental. - Recherche de signes d’hyperthyroïdie si contexte.
Diagnostic différentiel
Fréquents : trouble anxieux, attaque de panique. Selon contexte : dépression, hyperthyroïdie, effets de substances. À ne pas manquer : arythmie, syndrome coronarien, embolie pulmonaire selon présentation.
Examens complémentaires
Guidés par la clinique : ECG, TSH, NFS, glycémie ou autres examens si symptômes atypiques ou premier épisode.
Conduite pratique
Explication, techniques respiratoires et réduction des stimulants. Psychothérapie/TCC en première ligne pour troubles persistants. Médicaments selon indication et profil. Réévaluer si symptômes nouveaux ou atypiques.
QO75 — Suspicion de syndrome d’apnées du sommeil
Portes
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🌰 Nutshell
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil doit être évoqué devant ronflement important, pauses respiratoires observées, sommeil non réparateur et somnolence diurne. L’obésité, l’HTA et certaines anomalies ORL augmentent le risque. Le diagnostic nécessite un enregistrement du sommeil, car les symptômes seuls ne suffisent pas.
Questions clés
- Ronflement quotidien ? - Apnées observées par l’entourage ? - Réveils avec suffocation ? - Somnolence diurne ? - Céphalées matinales ? - Sommeil non réparateur ? - HTA ou HTA résistante ? - Prise de poids récente ? - Alcool ou sédatifs le soir ? - Risque professionnel lié à la conduite ?
Drapeaux rouges
- Somnolence majeure avec risque d’accident. - Apnées très fréquentes observées avec désaturations connues. - Insuffisance cardiaque ou pathologie cardio-respiratoire sévère. - Suspicion de trouble ventilatoire complexe.
Examen clinique ciblé
- IMC et tour de cou si pertinent. - Pression artérielle. - Inspection ORL : amygdales, rétrognathie, obstruction nasale. - Examen cardio-pulmonaire selon comorbidités.
Diagnostic différentiel
Fréquents : SAOS, privation de sommeil. Selon contexte : insomnie, narcolepsie, effets médicamenteux.
Examens complémentaires
Polygraphie ventilatoire nocturne ou polysomnographie selon contexte et recommandations. Bilan cardio-métabolique selon terrain.
Conduite pratique
Réduction pondérale si surpoids, limitation alcool/sédatifs le soir, traitement de l’obstruction nasale si pertinente. Orientation vers exploration du sommeil. CPAP ou orthèse selon sévérité et avis spécialisé.
QO76 — Consultation avant voyage
Portes
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🌰 Nutshell
La consultation avant voyage doit être personnalisée selon destination, durée, saison, type de séjour, activités et terrain médical. Les priorités sont vaccination, prévention du paludisme lorsqu’elle est indiquée, prévention des maladies alimentaires et vectorielles, sécurité médicamenteuse et plan d’action en cas de maladie. Les recommandations varient selon les pays et doivent être vérifiées avec des sources actualisées.
Questions clés
- Pays, régions exactes et dates ? - Durée et saison ? - Voyage urbain, rural, trek, séjour chez l’habitant ? - Altitude, plongée, activités à risque ? - Vaccinations de base à jour ? - Antécédents médicaux, grossesse, immunodépression ? - Traitements habituels et allergies ? - Accès aux soins sur place ? - Risque de paludisme ou fièvre jaune selon destination ? - Projet de rapports sexuels ou risques spécifiques anticipés ?
Drapeaux rouges
- Voyage imminent nécessitant vaccination ou prophylaxie urgente. - Grossesse ou immunodépression avec destination à haut risque. - Destination avec exigences vaccinales particulières. - Maladie chronique instable avant départ.
Examen clinique ciblé
- Souvent aucun examen spécifique. - Vérification du carnet vaccinal. - Pression artérielle ou examen ciblé selon maladie chronique. - Évaluation de l’aptitude aux activités prévues si nécessaire.
Diagnostic différentiel
Sans objet : il s’agit d’une consultation préventive.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique. Selon destination et terrain : sérologies vaccinales, bilan de grossesse, contrôle de maladie chronique ou autres examens ciblés.
Conduite pratique
Mettre à jour les vaccinations, prescrire prophylaxie antipaludique si indiquée, conseiller protection anti-vectorielle, hygiène alimentaire et hydrique, prévention solaire et sexuelle. Prévoir une trousse adaptée et suffisamment de traitements habituels. Vérifier les recommandations officielles actualisées pour chaque destination.
QO77 — Céphalée
Portes
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🌰 Nutshell
Une céphalée est le plus souvent primaire, notamment migraine ou céphalée de tension, mais l’enjeu initial est d’identifier une cause secondaire urgente. Une céphalée récurrente, stéréotypée, avec examen neurologique normal évoque volontiers une migraine ; une céphalée nouvelle, brutale, progressive ou associée à des signes neurologiques ou systémiques nécessite une évaluation plus large. Le diagnostic repose principalement sur l’interrogatoire et l’examen clinique ; aucune imagerie n’est systématique devant une migraine typique stable sans drapeau rouge.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? Première céphalée ou tableau habituel ? - Durée, fréquence, évolution et nombre de jours de céphalée par mois ? - Unilatérale, pulsatile, oppression, intensité, aggravation par l’activité ? - Nausées/vomissements, photophobie, phonophobie ? - Aura visuelle, sensitive ou langagière réversible ? - Fièvre, raideur cervicale, altération générale ? - Déficit neurologique, confusion, syncope, convulsion ? - Traumatisme récent ? - Grossesse ou post-partum ? - Cancer, immunodépression, anticoagulation ? - Médicaments pris pendant les crises et nombre de jours d’utilisation par mois ?
Drapeaux rouges
- Céphalée en coup de tonnerre, maximale d’emblée. - Déficit neurologique nouveau, trouble de conscience, convulsion ou syndrome méningé. - Fièvre avec céphalée inhabituelle ou altération générale. - Céphalée nouvelle pendant grossesse/post-partum ou dans un contexte vasculaire à risque. - Céphalée récente après 50 ans, notamment avec signes évocateurs d’artérite à cellules géantes. - Cancer, immunodépression ou traumatisme significatif. - Modification nette d’une céphalée habituelle, aggravation progressive ou déclenchement inhabituel par effort/Valsalva. - Signes évoquant une hypertension intracrânienne.
Examen clinique ciblé
- Pression artérielle, température et constantes selon le contexte. - Examen neurologique complet ciblé : vigilance, paires crâniennes, motricité, sensibilité, coordination, marche. - Recherche de raideur méningée si pertinente. - Fond d’œil si suspicion d’hypertension intracrânienne et réalisable. - Palpation temporale après 50 ans si tableau compatible. - En téléconsultation : apprécier vigilance, langage, symétrie faciale et motricité grossière ; organiser un examen présentiel si doute.
Diagnostic différentiel
Fréquents : migraine, céphalée de tension. Selon le contexte : céphalée par surconsommation médicamenteuse, céphalée cervicogène, infection virale, rhinosinusite réellement symptomatique, algie vasculaire de la face. À ne pas manquer : hémorragie sous-arachnoïdienne, AVC ou dissection, méningite/encéphalite, thrombose veineuse cérébrale, hypertension intracrânienne, artérite à cellules géantes, complication hypertensive de la grossesse.
Examens complémentaires
Aucun examen systématique devant une migraine typique, ancienne et stable avec examen neurologique normal. Imagerie cérébrale urgente et autres explorations selon le drapeau rouge et le diagnostic envisagé ; IRM plutôt qu’imagerie systématique lorsqu’une exploration non urgente est justifiée. VS/CRP et bilan orienté si suspicion d’artérite à cellules géantes ou autre cause systémique.
Conduite pratique
Orientation urgente si céphalée brutale, anomalie neurologique, syndrome méningé ou autre cause secondaire grave plausible. Sinon caractériser le type de céphalée, quantifier sa fréquence et l’usage des traitements de crise, puis traiter l’étiologie probable. Un agenda des céphalées est utile en cas de récidives. Réévaluer rapidement toute céphalée qui change de profil ou devient progressivement plus fréquente.
QO78 — Rectorragies
Portes
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🌰 Nutshell
Une rectorragie correspond à l’émission de sang rouge par l’anus. Les causes proctologiques bénignes, notamment hémorroïdes et fissure, sont fréquentes, mais l’existence d’hémorroïdes n’exclut pas une autre cause digestive. L’évaluation repose sur l’abondance du saignement, sa répétition, l’âge, les symptômes associés, les facteurs de risque digestifs et l’examen clinique. Une rectorragie abondante ou mal tolérée impose une évaluation urgente ; une rectorragie récidivante ou inexpliquée doit conduire à une exploration adaptée.
Questions clés
- Sang sur le papier, dans la cuvette, mélangé aux selles ou saignement abondant ? - Premier épisode ou récidives ? Depuis combien de temps ? - Douleur anale lors de la défécation ? - Prolapsus, tuméfaction ou symptômes hémorroïdaires connus ? - Modification récente du transit, diarrhée ou constipation ? - Douleur abdominale, ténesme ou glaires ? - Amaigrissement, fatigue, dyspnée ou signes d’anémie ? - Fièvre ? - Antécédents personnels ou familiaux de cancer colorectal ou polypes ? - Traitement anticoagulant ou antiagrégant ?
Drapeaux rouges
- Saignement abondant, persistant ou avec instabilité hémodynamique. - Malaise, syncope, tachycardie ou signes d’anémie importante. - Amaigrissement, altération de l’état général ou modification récente inexpliquée du transit. - Masse abdominale ou rectale. - Fièvre, douleur abdominale importante ou syndrome rectal marqué. - Rectorragie nouvelle chez un patient à risque de pathologie colorectale.
Examen clinique ciblé
- Pression artérielle, fréquence cardiaque et état général si saignement significatif. - Examen abdominal. - Inspection de la marge anale à la recherche de fissure, thrombose, prolapsus ou lésion. - Toucher rectal si indiqué et réalisable. - Anuscopie selon compétence, contexte et disponibilité.
Diagnostic différentiel
Fréquents : maladie hémorroïdaire, fissure anale. Selon le contexte : diverticulose, polype, rectite, maladie inflammatoire chronique intestinale, colite infectieuse ou ischémique. À ne pas manquer : cancer colorectal, hémorragie digestive basse importante, autre lésion ano-rectale tumorale.
Examens complémentaires
NFS si saignements répétés, importants ou suspicion d’anémie. Exploration endoscopique selon âge, contexte, facteurs de risque, répétition des saignements et absence de cause proctologique suffisante. Ne pas considérer la découverte d’hémorroïdes comme une justification automatique du saignement.
Conduite pratique
Orientation urgente si saignement important ou mauvaise tolérance. Si cause proctologique bénigne clairement identifiée et absence de drapeau rouge, traiter la cause et organiser une surveillance. Programmer une exploration digestive lorsque la présentation, l’âge ou les facteurs de risque ne permettent pas d’attribuer raisonnablement le saignement à une cause bénigne.
QO79 — Constipation
Portes
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🌰 Nutshell
La constipation associe à des degrés variables selles peu fréquentes, dures, difficiles à évacuer, efforts de poussée, sensation d’évacuation incomplète ou besoin de manœuvres digitales. L’enjeu initial est de distinguer une constipation fonctionnelle fréquente d’une cause secondaire médicamenteuse, métabolique, neurologique ou digestive, et surtout d’identifier une occlusion ou un autre drapeau rouge. Une constipation chronique typique sans signe d’alarme ne nécessite pas d’imagerie systématique. Le traitement repose d’abord sur les habitudes défécatoires, l’alimentation et, si nécessaire, un laxatif adapté ; les laxatifs osmotiques sont couramment utilisés en première intention.
Questions clés
- Depuis quand ? Début brutal ou ancien ? - Fréquence des selles et modification récente du transit ? - Selles dures, efforts importants, sensation d’obstruction ou d’évacuation incomplète ? - Douleur abdominale, ballonnement, vomissements ou arrêt des gaz ? - Rectorragies, amaigrissement, fatigue ou fièvre ? - Fausse diarrhée ou suintements autour de selles bloquées ? - Médicaments constipants : opioïdes, anticholinergiques, fer, calcium, certains psychotropes ou autres ? - Apports alimentaires, hydratation, activité physique et mobilité ? - Antécédents digestifs, neurologiques, endocriniens ou chirurgie abdominale ? - Besoin de manœuvres digitales ou difficultés d’évacuation rectale ?
Drapeaux rouges
- Douleur abdominale importante avec vomissements, distension ou arrêt des gaz/selles. - Rectorragies inexpliquées, anémie ou amaigrissement. - Modification récente persistante du transit, surtout chez un patient à risque colorectal. - Fièvre ou altération générale. - Constipation aiguë inhabituelle chez un patient fragile ou neurologique. - Masse abdominale ou rectale. - Suspicion de fécalome compliqué ou de syndrome occlusif.
Examen clinique ciblé
- État général, hydratation et constantes selon le contexte. - Examen abdominal : distension, douleur, défense, masse, bruits hydroaériques. - Inspection ano-périnéale si dyschésie, douleur ou rectorragie. - Toucher rectal si suspicion de fécalome, trouble de l’évacuation ou lésion rectale. - Recherche orientée de signes neurologiques ou endocriniens si contexte compatible.
Diagnostic différentiel
Fréquents : constipation fonctionnelle, constipation liée au mode de vie ou à un médicament. Selon le contexte : syndrome de l’intestin irritable avec constipation, trouble de l’évacuation ano-rectale, hypothyroïdie, hypercalcémie, maladie neurologique. À ne pas manquer : occlusion digestive, cancer colorectal, fécalome compliqué, sténose digestive.
Examens complémentaires
Aucun bilan systématique dans une constipation fonctionnelle typique sans signe d’alarme. Biologie ciblée selon le contexte clinique. Endoscopie digestive selon âge, symptômes d’alarme et indications habituelles de dépistage ou d’exploration. Imagerie uniquement si suspicion d’occlusion, complication ou autre cause organique.
Conduite pratique
Corriger si possible les médicaments et facteurs favorisants. Favoriser activité physique, rythme défécatoire régulier et apports en fibres progressivement adaptés. Introduire un laxatif osmotique si nécessaire, puis adapter selon efficacité et tolérance. En cas d’impaction rectale, traiter le fécalome avant d’organiser la prévention de récidive. Réévaluer une constipation réfractaire ou associée à un trouble majeur de l’évacuation et adresser si une exploration spécialisée est nécessaire.
QO80 — Douleur faciale / sinusienne
Portes
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🌰 Nutshell
Une douleur faciale avec symptômes nasaux évoque souvent une rhinosinusite virale et ne signifie pas à elle seule « sinusite bactérienne ». Préciser localisation, unilatéralité, durée, évolution, rhinorrhée et contexte dentaire. Une sinusite maxillaire bactérienne est surtout évoquée lorsque plusieurs critères concordent : douleur infra-orbitaire persistante ou croissante malgré ≥ 48 h de traitement symptomatique, douleur unilatérale/pulsatile ou majorée tête penchée en avant, rhinorrhée purulente continue ou croissante, surtout si unilatérale. Une douleur atypique, isolée ou récidivante doit faire discuter une autre cause. Les signes orbitaires, neurologiques ou méningés imposent une prise en charge urgente.
Questions clés
- Depuis quand ? Début brutal ou progressif, évolution favorable ou aggravation ? - Douleur maxillaire, frontale, rétro-orbitaire ou diffuse ? Unilatérale ? - Pulsatile, majorée tête penchée en avant, prédominant en fin de journée ou la nuit ? - Rhinorrhée, obstruction nasale, purulence, diminution de l’odorat ? - Fièvre ou altération de l’état général ? - Douleur dentaire ou soins dentaires récents ? - Céphalées habituelles ou antécédent de migraine/algie faciale ? - Trouble visuel, diplopie, œdème palpébral, déficit neurologique, raideur méningée ?
Drapeaux rouges
- Œdème palpébral important, exophtalmie, douleur ou limitation des mouvements oculaires. - Baisse visuelle ou diplopie. - Syndrome méningé, confusion, déficit neurologique ou autre signe intracrânien. - Douleur intense inhabituelle ou insomniante, notamment frontale ou rétro-orbitaire. - Altération importante de l’état général ou évolution rapidement défavorable.
Examen clinique ciblé
- Température et constantes si retentissement général. - Inspection du visage et des paupières. - Examen nasal et ORL si réalisable. - Examen oculomoteur et acuité visuelle si symptômes orbitaires. - Examen bucco-dentaire, notamment des dents maxillaires supérieures. - Examen neurologique si céphalée inhabituelle ou signe associé. En téléconsultation, rechercher particulièrement l’asymétrie faciale/palpébrale, les symptômes visuels ou neurologiques et les éléments imposant un examen présentiel.
Diagnostic différentiel
Fréquents : rhinopharyngite/rhinosinusite virale, sinusite maxillaire aiguë, douleur d’origine dentaire, migraine. Selon le contexte : algie vasculaire de la face, dysfonction temporo-mandibulaire, névralgie faciale, rhinite. À ne pas manquer : complication orbitaire ou intracrânienne d’une sinusite, autre céphalée secondaire grave.
Examens complémentaires
Aucun examen complémentaire n’est systématique devant une sinusite maxillaire aiguë simple. L’imagerie se discute devant suspicion de complication, localisation inhabituelle, tableau atypique ou diagnostic alternatif nécessitant une exploration. Bilan dentaire si origine odontogène suspectée.
Conduite pratique
Si tableau viral non compliqué : traitement symptomatique, lavages nasaux et surveillance. Si sinusite maxillaire bactérienne probable selon un faisceau d’arguments concordants : envisager une antibiothérapie adaptée. Si origine dentaire probable : traiter le foyer dentaire en parallèle. Toute suspicion de complication orbitaire, neurologique ou méningée justifie une orientation hospitalière urgente.
QO81 — Chute de cheveux / alopécie
Portes
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🌰 Nutshell
Devant une chute de cheveux, préciser d’abord si elle est diffuse ou localisée, récente ou progressive, et rechercher une perte folliculaire cicatricielle. Les causes fréquentes sont l’alopécie androgénétique, l’effluvium télogène et la pelade. Un effluvium diffus survient volontiers quelques semaines à quelques mois après un accouchement, une maladie aiguë, une perte pondérale, une carence ou un changement médicamenteux. L’alopécie androgénétique est progressive avec une répartition caractéristique. Une plaque lisse bien limitée évoque une pelade. Douleur, inflammation, squames importantes, pustules ou disparition des orifices folliculaires font rechercher une alopécie cicatricielle et justifient un avis dermatologique.
Questions clés
- Début brutal ou progressif ? Depuis combien de temps ? - Chute diffuse, plaques ou recul localisé ? - Accouchement, fièvre, infection, chirurgie, stress physiologique ou perte de poids dans les mois précédents ? - Régime restrictif ou risque de carence martiale ? - Nouveau médicament ou modification récente d’un traitement ? - Prurit, douleur, brûlures, squames ou pustules du cuir chevelu ? - Antécédents familiaux d’alopécie androgénétique ? - Chez la femme : cycles irréguliers, hirsutisme, acné ou autres signes d’hyperandrogénie ? - Coiffures très serrées, extensions ou traumatismes répétés ?
Drapeaux rouges
- Disparition des orifices folliculaires ou aspect cicatriciel. - Érythème marqué, douleur, pustules, croûtes ou inflammation persistante. - Alopécie rapidement progressive ou très étendue. - Signes de virilisation ou hyperandrogénie d'apparition rapide. - Suspicion de teigne inflammatoire, notamment chez l’enfant.
Examen clinique ciblé
- Répartition et densité de la chevelure. - Recherche de plaques, cheveux cassés et miniaturisation. - Aspect du cuir chevelu et présence des orifices folliculaires. - Traction douce des cheveux si utile. - Ongles, pilosité corporelle et signes d’hyperandrogénie selon le contexte. - En téléconsultation : photographies nettes du dessus, des tempes, de la raie et des zones atteintes si possible.
Diagnostic différentiel
Fréquents : alopécie androgénétique, effluvium télogène, pelade. Selon le contexte : traction, trichotillomanie, teigne, carence martiale, dysthyroïdie, cause médicamenteuse ou hyperandrogénie. À ne pas manquer : alopécie cicatricielle, teigne inflammatoire, cause endocrinienne avec virilisation.
Examens complémentaires
Aucun bilan biologique systématique si l’alopécie androgénétique ou la pelade est cliniquement typique. En cas de chute diffuse ou de contexte évocateur, bilan ciblé notamment NFS, ferritine et TSH, complété selon l’interrogatoire et l’examen. Prélèvement mycologique si suspicion de teigne. Dermoscopie ou avis dermatologique si diagnostic incertain ou suspicion d’alopécie cicatricielle.
Conduite pratique
Traiter selon la cause probable et corriger un facteur déclenchant identifié. Photographier ou documenter la répartition initiale peut faciliter le suivi. Expliquer que la réponse capillaire s’évalue généralement sur plusieurs mois. Avis dermatologique si diagnostic incertain, alopécie cicatricielle suspectée, évolution rapide, atteinte importante ou échec d’une prise en charge adaptée.
QO82 — Dysfonction érectile
Portes
▼
🌰 Nutshell
La dysfonction érectile correspond à l’incapacité persistante ou récurrente à obtenir ou maintenir une érection suffisante pour une activité sexuelle satisfaisante. Elle est souvent multifactorielle : vasculaire et métabolique, médicamenteuse, neurologique, hormonale, psychologique ou relationnelle. L’interrogatoire précise installation, circonstances, érections spontanées, libido et autres troubles sexuels. Une DE récente peut être un marqueur précoce de maladie cardiovasculaire : rechercher systématiquement facteurs de risque et symptômes cardiovasculaires avant traitement. L’examen et la biologie restent ciblés. Les inhibiteurs de la PDE5 constituent généralement le traitement médicamenteux de première intention en l’absence de contre-indication, associés à la correction des facteurs modifiables.
Questions clés
- Depuis quand ? Installation progressive ou brutale ? Permanente ou situationnelle ? - Difficulté à obtenir l’érection, à la maintenir, ou les deux ? - Érections matinales/nocturnes ou lors de la masturbation conservées ? - Libido conservée ? Trouble de l’éjaculation ou douleur ? - Difficultés avec tous les partenaires et dans toutes les situations ? - Stress, anxiété de performance, dépression ou difficulté relationnelle ? - Diabète, HTA, dyslipidémie, tabagisme, obésité ou maladie cardiovasculaire ? - Chirurgie ou radiothérapie pelvienne, maladie neurologique ou traumatisme ? - Médicaments pouvant contribuer au trouble ? - Courbure, douleur ou déformation pénienne ? - Traitement par dérivés nitrés ou autre situation incompatible avec un IPDE5 ?
Drapeaux rouges
- Symptômes cardiovasculaires à l’effort ou activité sexuelle potentiellement à risque sur le plan cardiovasculaire. - Déficit neurologique nouveau ou symptômes neurologiques associés. - Masse testiculaire, anomalie génitale importante ou maladie de La Peyronie symptomatique. - Perte majeure de libido avec signes évocateurs d’un hypogonadisme ou autre pathologie endocrinienne. - Priapisme en cours : urgence.
Examen clinique ciblé
- Pression artérielle, fréquence cardiaque, poids/IMC et contexte cardiovasculaire. - Examen cardiovasculaire et vasculaire selon le terrain. - Caractères sexuels secondaires si suspicion d’hypogonadisme. - Examen génital si anomalie locale, courbure, douleur ou contexte endocrinien. - En téléconsultation : interrogatoire détaillé, traitements, facteurs de risque et capacité d’effort ; organiser un examen présentiel si nécessaire.
Diagnostic différentiel
Fréquents : DE vasculaire/métabolique, composante psychogène ou relationnelle, effet médicamenteux. Selon le contexte : hypogonadisme, neuropathie diabétique, maladie neurologique, séquelles de chirurgie pelvienne, maladie de La Peyronie. À ne pas manquer : maladie cardiovasculaire non diagnostiquée, pathologie endocrinienne significative, anomalie neurologique ou génitale.
Examens complémentaires
Pas d’examen spécialisé systématique. Selon le contexte : glycémie ou HbA1c, bilan lipidique et testostéronémie totale matinale ; compléter un résultat hormonal anormal selon la situation. Les explorations vasculaires péniennes ou autres examens spécialisés relèvent de situations sélectionnées.
Conduite pratique
Corriger les facteurs modifiables : tabac, sédentarité, excès pondéral, facteurs cardiovasculaires et médicaments contributifs lorsqu’une alternative est possible. Prendre en compte la dimension psychologique et relationnelle. Si l’activité sexuelle est compatible avec l’état cardiovasculaire et en l’absence de contre-indication, proposer généralement un IPDE5 en expliquant précisément son utilisation. Réévaluer technique de prise, dose et nombre d’essais avant de conclure à l’échec. Adresser en urologie/andrologie ou sexologie selon anomalie associée, échec thérapeutique ou situation complexe.
QO83 — Pied diabétique — plaie, infection ou ischémie
Portes
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🌰 Nutshell
Toute plaie du pied chez une personne diabétique est potentiellement grave. Décharger, protéger, rechercher infection et ischémie, puis organiser une filière spécialisée rapide. L’antibiotique ne traite ni l’ischémie, ni la pression, ni l’os atteint.
Questions clés
Date et mécanisme, chaussure/corps étranger, douleur parfois absente, fièvre, extension, soins déjà faits, neuropathie, artériopathie, insuffisance rénale, tabac, équilibre glycémique et antibiotiques récents.
Drapeaux rouges
Urgence hospitalière le jour même : sepsis, nécrose/gangrène, crépitation, extension rapide, abcès profond, exposition osseuse, pied froid ou pâle, douleur de repos, pouls absents avec plaie, suspicion de Charcot aigu, impossibilité de décharge ou patient fragile sans soutien.
Examen clinique ciblé
Retirer chaussures et chaussettes ; examiner les deux pieds, mesurer et photographier avec accord. Profondeur, trajet, exsudat, odeur, érythème en centimètres, chaleur, fluctuation, contact osseux prudent. Pouls, recoloration, température, monofilament 10 g si situation non urgente ; rechercher déformation et œdème.
Diagnostic différentiel
Ulcère neuropathique, ischémique ou mixte ; cellulite/abcès ; ostéite ; pied de Charcot ; goutte, thrombose, traumatisme ou dermatose.
Examens complémentaires
Glycémie/HbA1c, NFS, CRP, créatinine selon gravité ; prélèvement profond après nettoyage si infection, pas d’écouvillon superficiel de routine. Radiographie initiale si profondeur, corps étranger ou suspicion osseuse ; bilan vasculaire et imagerie spécialisée selon filière.
Conduite pratique
Nettoyer au sérum physiologique, pansement non compressif, décharge immédiate et aucun appui pieds nus. Plaie non infectée : pas d’antibiotique. Infection : prélèvement pertinent, antibiothérapie selon gravité/protocole et avis spécialisé, sans retarder drainage ou revascularisation. Réévaluation sous 24–48 heures. Voir QC50.
QO84 — Pression artérielle élevée — découverte et confirmation
Portes
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🌰 Nutshell
Une valeur élevée isolée ne suffit habituellement pas au diagnostic. Vérifier la technique, rechercher une atteinte aiguë d’organe, puis confirmer par automesure ou MAPA avant traitement, sauf urgence hypertensive.
Questions clés
Valeurs antérieures et domicile, circonstances, douleur/stress, médicaments pris ou oubliés, AINS, corticoïdes, décongestionnants, stimulants, alcool, réglisse, toxiques. Céphalée inhabituelle, déficit, confusion, douleur thoracique ou dorsale, dyspnée, baisse visuelle, oligurie. Grossesse possible. Terrain rénal, cardiovasculaire, endocrinien, apnées du sommeil et antécédents familiaux précoces.
Drapeaux rouges
Pression très élevée avec signe neurologique, cardiaque, aortique, rénal, ophtalmologique aigu ou pré-éclampsie suspectée : 15/112 ou filière urgente selon QS22. Une valeur chiffrée seule, même sévère, ne définit pas l’urgence sans évaluation clinique.
Examen clinique ciblé
Repos calme 3 à 5 minutes, brassard adapté, bras soutenu au niveau du cœur, deux mesures espacées ; mesurer les deux bras la première fois et retenir ensuite le bras le plus élevé. Pouls, auscultation cardiaque/pulmonaire, signes neurologiques et surcharge. Orthostatisme à 1 et 3 minutes si âge, diabète, symptômes ou traitement.
Diagnostic différentiel
HTA persistante, effet blouse blanche, HTA masquée, erreur de mesure ou brassard inadapté, élévation réactionnelle à douleur/anxiété, médicament ou toxique, cause rénale, vasculaire, endocrine ou syndrome d’apnées du sommeil.
Examens complémentaires
Automesure : 3 mesures le matin et 3 le soir pendant 3 jours, après repos, puis moyenne ; seuil usuel à domicile ≥ 135/85 mmHg. MAPA si discordance, suspicion d’HTA masquée/nocturne ou automesure impossible. ECG et QB12 après confirmation ou forte suspicion ; examens ciblés si cause secondaire.
Conduite pratique
Sans urgence : expliquer la technique, remettre QC51, programmer une revue des résultats et du risque cardiovasculaire. Confirmer hors cabinet avant médicament si possible. HTA confirmée : mesures hygiénodiététiques, bilan, recherche d’atteinte d’organe et traitement selon QH24. Valeurs normales à domicile mais élevées au cabinet : suivi régulier du risque et des mesures.
QO85 — Demande de contraception — choix et suivi
Portes
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🌰 Nutshell
Choix partagé selon souhaits, terrain et possibilité d’observance. Distinguer contraception régulière et besoin urgent après rapport à risque ; présenter aussi DIU, implant et préservatifs, sans imposer la pilule.
Questions clés
Dernières règles et rapports à risque ? Contraception actuelle, oublis et préférence ? Projet de grossesse, post-partum/allaitement ? Migraine avec aura, tabac, thrombose personnelle/familiale, HTA, cancer du sein ou maladie hépatique ? Médicaments/plantes, anciens progestatifs, âge et durée d’exposition ?
Drapeaux rouges
Douleur pelvienne avec grossesse possible, malaise ou saignement abondant : urgence. Dyspnée brutale, douleur thoracique, jambe unilatéralement gonflée ou déficit neurologique : urgence thromboembolique. Violence/contrainte : entretien confidentiel et prise en charge adaptée.
Examen clinique ciblé
PA, poids/IMC et examen orienté par les antécédents/symptômes. L’examen gynécologique et le dépistage du col suivent leurs indications propres ; ne pas en faire un préalable systématique à une pilule chez une patiente asymptomatique.
Diagnostic différentiel
Grossesse débutante, saignement gynécologique à explorer, trouble du cycle ou affection contre-indiquant la méthode envisagée. Distinguer demande contraceptive et traitement d’une dysménorrhée, d’une acné ou d’une endométriose ; diénogest 2 mg QM228 non contraceptif.
Examens complémentaires
Bilan ciblé QB48. Test de grossesse selon contexte et calendrier, sans considérer un test trop précoce comme excluant un rapport récent. Dépistage IST proposé selon exposition. Ni échographie ni bilan hormonal/thrombophilie systématiques.
Conduite pratique
Rapport à risque récent : QS36 sans attendre. Si pilule combinée retenue, association au lévonorgestrel selon terrain : Leeloo/Optilova/Minidril QM227 ; si progestatif seul : désogestrel QM231 ou drospirénone QM232 selon profil. Vérifier calendrier précis et modalités de relais ; une seule option contraceptive prescrite. Remettre consignes d’oubli QS35 et conseils QC58. Contrôle initial à 3 mois, puis annuel et si événement nouveau ; réévaluer PA, tabac, migraine, médicaments, humeur, saignements et satisfaction. Oublis répétés : proposer une méthode moins dépendante de la prise quotidienne. Désogestrel : réévaluation annuelle du risque de méningiome selon ANSM. Sources : HAS — prescriptions et conseils en contraception ; HAS — consultation initiale et suivi ; ANSM — désogestrel et méningiome, septembre 2026.
QO86 — Chute de cheveux / alopécie — première consultation
Portes
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🌰 Nutshell
Distinguer raréfaction progressive, chute diffuse et plaques. Une photo oriente ; l’examen du cuir chevelu recherche surtout une inflammation ou une perte des orifices folliculaires.
Questions clés
- Chute, casse, pellicules ou démangeaisons ? Depuis quand, quelle progression ? - Diffuse, golfes/vertex, raie élargie ou plaques ? Antécédents familiaux ? - Maladie, accouchement, stress, amaigrissement ou restriction alimentaire 2–3 mois auparavant ? - Médicaments récents, compléments, coiffures serrées, traction ou arrachage ? - Douleur, squames, pustules ; cas dans l’entourage ou contact animal ? - Fatigue, règles abondantes/irrégulières, hirsutisme ; retentissement psychologique ?
Drapeaux rouges
Disparition des orifices folliculaires, inflammation douloureuse, pustules ou extension rapide : examen présentiel et avis dermatologique rapide. Kérion (placard inflammatoire tuméfié), fièvre ou altération générale : évaluation sans délai. Virilisation rapide : exploration spécialisée.
Examen clinique ciblé
Inspecter golfes, vertex, raie et occiput : densité, calibre, cheveux cassés, squames, érythème, orifices folliculaires. Examiner sourcils, barbe et ongles si pertinent. Traction douce et trichoscopie selon compétence ; photos comparables avec accord.
Diagnostic différentiel
Progressive et typique : alopécie androgénétique, QH11. Diffuse après déclencheur : effluvium télogène, QH12. Plaques lisses : pelade, QH13. Squames/cheveux cassés : teigne, QH66. Squames grasses/prurit : dermite séborrhéique, QO65. Signes cicatriciels : QH14. Penser aussi traction ou trichotillomanie selon contexte.
Examens complémentaires
Pas de bilan systématique d’une alopécie androgénétique typique. Bilan ciblé d’une chute diffuse, QB26 ; mycologie si teigne suspectée, QB45. Biopsie seulement sur indication dermatologique.
Conduite pratique
Traiter la cause, éviter les compléments sans indication et programmer le suivi, QS37/QC59. En téléconsultation : photos nettes et vue de toutes les zones ; présentiel si examen incomplet, diagnostic incertain ou drapeau rouge. Ne pas conclure à une calvitie sur le seul âge/sexe. Sources : SFD — alopécie ; SFD — examens de l’alopécie androgénétique ; SFD — signes de teigne.
QP01 — Soins infirmiers de cicatrice / pansement
Paramédical
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Prescription
Faire pratiquer par infirmier/infirmière diplômé(e) d’État, à domicile si nécessaire : Surveillance et soins de cicatrice selon fréquence prescrite. Nettoyage si besoin au sérum physiologique, antisepsie selon prescription, séchage soigneux et pose d’un pansement stérile adapté. Surveillance de l’aspect local : rougeur, chaleur, douleur, désunion, écoulement, suintement, odeur, saignement ou hématome. Alerter le médecin en cas de fièvre, douleur croissante, rougeur extensive, écoulement purulent, désunion, saignement ou aggravation.
QP02 — Injection par IDE — modèle
Paramédical
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Prescription
Faire pratiquer par infirmier/infirmière diplômé(e) d’État : Injection de [médicament] [dosage], par voie [IM / SC / autre], à raison de [fréquence], pendant [durée]. À domicile si nécessaire. Surveillance de la tolérance selon le produit administré.
QP03 — Mesure tensionnelle orthostatique
Paramédical
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Prescription
Mesure de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque en position couchée, puis à 1 minute et 3 minutes après le lever. Noter les valeurs et les symptômes éventuels au changement de position.
QP04 — Pansements simples — modèle
Paramédical
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Prescription
Faire pratiquer par infirmier/infirmière diplômé(e) d’État : Soins locaux et renouvellement de pansement sur [localisation], selon l’état de la plaie et jusqu’à cicatrisation ou réévaluation médicale. Surveillance de l’apparition de signes inflammatoires ou infectieux.
QP05 — Lavement évacuateur par infirmier
Paramédical
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Ordonnance
Infirmier(ère) diplômé(e) d’État : Administration par voie rectale d’un lavement évacuateur prescrit : [spécialité et dose]. Indication : constipation distale / fécalome rectal après évaluation médicale. Fréquence : 1 administration ; à renouveler uniquement selon prescription médicale et évolution clinique. Durée : acte ponctuel. Surveiller l’efficacité, la tolérance, l’apparition de douleur importante, rectorragie, malaise ou résistance anormale lors de l’introduction. Ne pas forcer la canule en cas de résistance.
Repères médecin
Préciser la spécialité exacte : les volumes, compositions, contre-indications et précautions diffèrent selon les lavements. Par exemple, Microlax adulte est indiqué dans la constipation occasionnelle, tandis que Normacol adulte comporte des précautions spécifiques et s’administre habituellement en une prise pour la constipation. Vérifier auparavant l’absence de douleur abdominale inexpliquée, syndrome occlusif ou contre-indication propre au produit. Réévaluer si le lavement est inefficace ou si des lavements répétés deviennent nécessaires.
QP06 — Initiation d’une insuline basale — accompagnement infirmier
Paramédical
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Ordonnance
Soins infirmiers à domicile pour éducation et accompagnement à l’initiation d’une insulinothérapie basale : apprentissage du lecteur de glycémie, technique d’injection et rotation des sites, conservation et élimination du matériel, reconnaissance et correction de l’hypoglycémie, tenue du carnet et application du plan de titration prescrit. Une séance initiale puis passages selon autonomie et cadre réglementaire, avec transmission au médecin des glycémies à jeun, hypoglycémies, erreurs ou difficultés. Durée initiale : 1 mois, à réévaluer.
Repères médecin
Joindre une prescription séparée de l’insuline, des aiguilles et du matériel, ainsi qu’un objectif glycémique et une règle écrite de titration/réduction. Préciser qui ajuste les doses et comment joindre l’équipe. Suivi médical la première semaine puis pendant le premier mois ; urgence si hypoglycémie sévère, cétones, vomissements ou altération générale. HAS — parcours diabète de type 2, 2025.
QR01 — Score de Wells — TVP
Scores
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Indication
Estimer la probabilité clinique d’une thrombose veineuse profonde chez un adulte présentant des signes ou symptômes compatibles.
Calcul
- Cancer actif (traitement en cours, dans les 6 derniers mois ou palliatif) : +1 - Paralysie, parésie ou immobilisation plâtrée récente d’un membre inférieur : +1 - Alitement ≥ 3 jours ou chirurgie majeure dans les 12 semaines sous anesthésie générale/régionale : +1 - Douleur localisée le long du réseau veineux profond : +1 - Gonflement de toute la jambe : +1 - Mollet ≥ 3 cm plus large que le côté asymptomatique : +1 - Œdème prenant le godet limité à la jambe symptomatique : +1 - Circulation veineuse superficielle collatérale non variqueuse : +1 - Antécédent documenté de TVP : +1 - Diagnostic alternatif au moins aussi probable qu’une TVP : −2
Interprétation
Score ≥ 2 : TVP probable. Score ≤ 1 : TVP peu probable.
Conduite pratique
TVP probable : écho-Doppler veineux proximal rapidement ; si négatif, D-dimères selon la stratégie diagnostique utilisée. TVP peu probable : D-dimères en première intention ; si positifs, écho-Doppler veineux.
Repères médecin
Le score ne remplace pas le jugement clinique. Son utilisation suppose une suspicion réelle de TVP ; une forte suspicion clinique ou un contexte à haut risque peut justifier une prise en charge plus rapide indépendamment du score.
QR02 — Score de Wells — embolie pulmonaire
Scores
▼
Indication
Estimer la probabilité clinique d’une embolie pulmonaire chez un adulte présentant un tableau compatible.
Calcul
- Signes cliniques de TVP : +3 - Embolie pulmonaire plus probable qu’un autre diagnostic : +3 - Fréquence cardiaque > 100/min : +1,5 - Immobilisation > 3 jours ou chirurgie dans les 4 semaines précédentes : +1,5 - Antécédent de TVP ou EP : +1,5 - Hémoptysie : +1 - Cancer actif, traité dans les 6 derniers mois ou palliatif : +1
Interprétation
Score > 4 : embolie pulmonaire probable. Score ≤ 4 : embolie pulmonaire peu probable.
Conduite pratique
EP probable : imagerie diagnostique thoracique urgente selon le contexte, typiquement angioscanner thoracique. EP peu probable : D-dimères ; si négatifs, EP généralement exclue dans une stratégie validée, si positifs, imagerie diagnostique.
Repères médecin
Le critère « EP plus probable qu’un autre diagnostic » est subjectif et doit rester clinique. Chez certains patients à très faible probabilité, la règle PERC peut s’intégrer à une stratégie validée ; l’âge peut également modifier l’interprétation des D-dimères selon le protocole utilisé.
QR03 — Score de Mac Isaac / Centor modifié
Scores
▼
Indication
Chez l’adulte présentant une angine érythémateuse ou érythémato-pultacée, estimer la probabilité d’infection à streptocoque du groupe A et guider l’indication d’un TDR/TROD.
Calcul
- Température > 38 °C : +1 - Absence de toux : +1 - Adénopathies cervicales antérieures douloureuses : +1 - Augmentation de volume ou exsudat amygdalien : +1 - Âge 15–44 ans : 0 - Âge ≥ 45 ans : −1
Interprétation
Score < 2 : probabilité faible de streptocoque A ; pas de TDR systématique chez l’adulte. Score ≥ 2 : réaliser un TDR/TROD angine.
Conduite pratique
TDR négatif : pas d’antibiotique en règle générale. TDR positif : antibiothérapie selon les recommandations en vigueur et les allergies/contre-indications.
Repères médecin
En France, le score de Mac Isaac est surtout utilisé chez l’adulte pour sélectionner les patients chez qui réaliser un TDR. Chez l’enfant ≥ 3 ans, le TDR est recommandé devant une angine compatible sans passer par ce seuil de score.
QR04 — Score CHA₂DS₂-VASc
Scores
▼
Indication
Estimer le risque thromboembolique chez un patient ayant une fibrillation atriale afin d’aider à la décision d’anticoagulation.
Calcul
- Insuffisance cardiaque / dysfonction ventriculaire gauche : +1 - Hypertension artérielle : +1 - Âge ≥ 75 ans : +2 - Diabète : +1 - Antécédent d’AVC, AIT ou embolie systémique : +2 - Maladie vasculaire (infarctus, artériopathie périphérique, plaque aortique) : +1 - Âge 65–74 ans : +1 - Sexe féminin : +1 Score maximal : 9.
Interprétation
Plus le score est élevé, plus le risque thromboembolique est important. Historiquement, le CHA₂DS₂-VASc a été utilisé pour guider l’anticoagulation en fibrillation atriale, en tenant compte du sexe et des autres facteurs de risque.
Conduite pratique
La décision d’anticoagulation doit intégrer le risque embolique, le risque hémorragique, les contre-indications, les préférences du patient et les recommandations en vigueur.
Repères médecin
Les recommandations ESC 2024 privilégient désormais le score CHA₂DS₂-VA, qui retire le critère « sexe féminin ». Dans ce cadre, une anticoagulation doit être envisagée à partir d’un CHA₂DS₂-VA = 1 et est recommandée à partir de 2 chez les patients éligibles. Conserver le CHA₂DS₂-VASc reste utile pour les dossiers, publications et recommandations qui l’emploient encore.
QR05 — AUDIT-C — repérage d’un mésusage d’alcool
Scores
▼
Indication
Repérage rapide d’une consommation d’alcool à risque chez l’adulte. Trois questions, score total de 0 à 12.
Calcul
1. Fréquence de consommation d’alcool : jamais = 0, ≤1 fois/mois = 1, 2–4 fois/mois = 2, 2–3 fois/semaine = 3, ≥4 fois/semaine = 4. 2. Nombre habituel de verres standard un jour de consommation : 1–2 = 0, 3–4 = 1, 5–6 = 2, 7–9 = 3, ≥10 = 4. 3. Fréquence d’une consommation d’au moins 6 verres standard en une occasion : jamais = 0,
Interprétation
Score total 0–12. Un score ≥4 chez l’homme ou ≥3 chez la femme est classiquement considéré comme positif pour un mésusage ou une consommation à risque.
Conduite pratique
Si score positif : préciser quantité réelle en verres standard, fréquence des alcoolisations ponctuelles importantes, retentissement, perte de contrôle, sevrage éventuel et motivation au changement. En cas de suspicion de dépendance, compléter l’évaluation plutôt que d’utiliser le score seul.
Repères médecin
L’AUDIT-C est un outil de repérage, pas un diagnostic de dépendance. Plus le score est élevé, plus la probabilité d’un usage problématique augmente. Un résultat positif doit conduire à un entretien clinique et, si besoin, à l’AUDIT complet.
QR06 — SCORE2 — risque cardiovasculaire à 10 ans
Scores
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Indication
Estimer le risque à 10 ans d’événement cardiovasculaire fatal ou non fatal en prévention primaire chez une personne apparemment en bonne santé, sans maladie cardiovasculaire athéroscléreuse connue ni situation imposant d’emblée une classification à haut risque.
Calcul
Le SCORE2 n’est pas un simple score additif. Il utilise l’âge, le sexe, le tabagisme, la pression artérielle systolique et le cholestérol total/HDL, avec calibration selon le niveau de risque du pays. France : région européenne à faible risque. Âge 40–69 ans : utiliser SCORE2. Âge ≥70 ans : utiliser SCORE2-OP. Calcul pratique : HeartScore ou application ESC CVD Risk Calculation.
Interprétation
Pour SCORE2, seuils de risque à 10 ans dépendant de l’âge :
Conduite pratique
Utiliser le risque estimé avec les facteurs modificateurs, les comorbidités, l’espérance de vie et les préférences du patient pour guider l’intensité de la prévention : tabac, pression artérielle, lipides, activité physique et autres facteurs de risque.
Repères médecin
SCORE2 ne s’applique pas tel quel aux patients avec maladie cardiovasculaire établie, diabète, maladie rénale chronique, hypercholestérolémie familiale ou autres situations à haut risque nécessitant une stratégie spécifique. Ne pas tenter de calculer le pourcentage « de tête » à partir des variables : utiliser le calculateur ESC.
QR07 — Classification KDIGO — DFG et albuminurie
Scores
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Indication
Classer une maladie rénale chronique selon le débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) et l’albuminurie. Il s’agit d’une classification pronostique KDIGO, et non d’un score additif.
Calcul
Catégories de DFGe en mL/min/1,73 m² : - G1 : ≥90 - G2 : 60–89 - G3a : 45–59 - G3b : 30–44 - G4 : 15–29 - G5 :
Interprétation
Le risque rénal et cardiovasculaire augmente avec la baisse du DFGe et l’augmentation de l’albuminurie. G1 ou G2 isolés ne définissent pas une maladie rénale chronique en l’absence d’un autre marqueur d’atteinte rénale.
Conduite pratique
Confirmer la chronicité sur au moins 3 mois lorsqu’il n’existe pas d’élément antérieur. Associer DFGe et ACR pour stratifier le risque, adapter la fréquence de surveillance, rechercher la cause, ajuster les traitements et discuter l’avis néphrologique selon le niveau de risque et l’évolution.
Repères médecin
Toujours interpréter le DFGe dans le contexte clinique : âge, masse musculaire, évolution de la créatinine, médicaments et épisode aigu. Une variation importante du DFGe ou de l’ACR doit être confirmée et expliquée plutôt que classée automatiquement comme maladie chronique.
QR08 — mMRC — dyspnée dans la BPCO
Scores
▼
Indication
Quantifier le retentissement fonctionnel de la dyspnée, notamment chez un patient atteint de BPCO. Score de 0 à 4.
Calcul
- 0 : dyspnée uniquement lors d’un effort intense - 1 : dyspnée en marchant vite ou en montant une pente légère - 2 : marche plus lente que les personnes du même âge à cause de la dyspnée, ou besoin de s’arrêter à son propre rythme - 3 : arrêt pour reprendre son souffle après environ 100 m ou quelques minutes de marche sur terrain plat - 4 : dyspnée empêchant de sortir du domicile ou survenant lors de l’habillage/déshabillage
Interprétation
0–1 : retentissement dyspnéique limité. ≥2 : dyspnée symptomatique significative dans l’évaluation GOLD de la BPCO.
Conduite pratique
Utiliser avec l’histoire des exacerbations, la spirométrie, le CAT et les comorbidités pour évaluer la BPCO et adapter la prise en charge.
Repères médecin
Le mMRC mesure surtout le handicap lié à la dyspnée et non l’ensemble des symptômes de BPCO. Une aggravation récente du score doit faire rechercher exacerbation, infection, insuffisance cardiaque, embolie pulmonaire, anémie ou autre cause associée.
QR09 — qSOFA — repérage d’un sepsis à risque
Scores
▼
Indication
Repérage rapide, chez un patient avec infection suspectée ou documentée, d’un risque accru d’évolution défavorable en dehors de la réanimation. Score de 0 à 3.
Calcul
- Fréquence respiratoire ≥22/min : +1 - Pression artérielle systolique ≤100 mmHg : +1 - Altération de l’état mental : +1
Interprétation
Score ≥2 : risque accru de mortalité ou de séjour prolongé en réanimation ; doit faire rechercher rapidement une dysfonction d’organe et un sepsis.
Conduite pratique
Si qSOFA ≥2 ou tableau clinique préoccupant : évaluation urgente, constantes complètes, recherche de dysfonction d’organe, lactate et bilan infectieux selon le contexte, antibiothérapie et remplissage si indiqués sans retarder la prise en charge.
Repères médecin
Le qSOFA n’est ni un test diagnostique du sepsis ni un outil permettant de l’exclure lorsqu’il est
QR10 — Repérage d’un TNC majeur — MMSE et retentissement fonctionnel
Scores
▼
Indication
Repérer et quantifier une atteinte cognitive chez un patient chez qui un trouble neurocognitif est suspecté. Le diagnostic de TNC majeur ne repose pas sur un seuil unique : il nécessite surtout un déclin cognitif objectivé associé à une perte d’autonomie.
Calcul
MMSE : score total sur 30 points explorant orientation, enregistrement, attention/calcul, rappel, langage et capacités visuoconstructives. Un score
Interprétation
TNC léger : déclin cognitif objectivé sans perte d’indépendance fonctionnelle majeure. TNC majeur : déclin cognitif significatif interférant avec l’autonomie dans les activités quotidiennes.
Conduite pratique
Confirmer le déclin avec l’entourage si possible, rechercher syndrome confusionnel, dépression, médicaments, troubles sensoriels et causes somatiques réversibles. Compléter par bilan biologique ciblé et imagerie cérébrale selon le contexte, puis organiser une évaluation spécialisée si nécessaire.
Repères médecin
Le MMSE est un outil de dépistage et de suivi, pas un diagnostic de démence à lui seul. La perte d’autonomie est déterminante pour distinguer TNC léger et TNC majeur. Utiliser le formulaire officiel/licencié du MMSE pour l’administration complète.
QR11 — PHQ-9 — symptômes dépressifs
Scores
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Indication
Dépister et quantifier la sévérité de symptômes dépressifs au cours des 2 dernières semaines. Ne remplace pas l’entretien diagnostique.
Calcul
Pour chacun des 9 symptômes du PHQ-9 : pas du tout = 0, plusieurs jours = 1, plus de la moitié des jours = 2, presque tous les jours = 3. Score total : 0 à 27.
Interprétation
0–4 : symptômes absents ou minimes. 5–9 : légers. 10–14 : modérés. 15–19 : modérément sévères. 20–27 : sévères.
Conduite pratique
Un score ≥10 justifie généralement une évaluation clinique approfondie d’un épisode dépressif et de son retentissement. Toute réponse positive à l’item concernant les pensées de mort ou d’auto-agression impose une évaluation spécifique du risque suicidaire, quel que soit le score total.
Repères médecin
Le score mesure une sévérité symptomatique et ne suffit pas à poser le diagnostic. Rechercher trouble bipolaire, substances, causes somatiques et contexte psychosocial. Utiliser le questionnaire PHQ-9 complet pour l’administration.
QR12 — PHQ-3 — dépistage bref de symptômes dépressifs
Scores
▼
Indication
Outil très bref dérivé récemment du PHQ-9 pour repérer des symptômes dépressifs modérés ou plus marqués. À utiliser comme outil de dépistage, pas comme diagnostic.
Calcul
Trois domaines du PHQ-9 sont utilisés : humeur dépressive, sentiment d’échec/dévalorisation, perte d’intérêt ou de plaisir. Pour chaque domaine : pas du tout = 0, plusieurs jours = 1, plus de la moitié des jours = 2, presque tous les jours = 3. Score total : 0 à 9.
Interprétation
Score ≥3 : seuil proposé dans l’étude de dérivation pour repérer un PHQ-9 ≥10.
Conduite pratique
Si PHQ-3 positif : compléter par une évaluation clinique, idéalement un PHQ-9 complet, et évaluer séparément le risque suicidaire.
Repères médecin
Le PHQ-3 est un outil récent dérivé en 2025 et n’a pas encore le niveau d’usage ou de validation clinique du PHQ-2 ou du PHQ-9. Il ne contient pas d’item suicidaire : ne jamais l’utiliser seul pour évaluer la sécurité d’un patient dépressif.
QR13 — CRB-65 — pneumonie communautaire
Scores
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Indication
Estimer en soins primaires le risque de mortalité à 30 jours chez un adulte ayant un diagnostic clinique de pneumonie communautaire, afin d’aider à décider du lieu de prise en charge.
Calcul
- Confusion nouvelle : +1 - Fréquence respiratoire ≥30/min : +1 - Pression artérielle systolique
Interprétation
0 : faible risque, mortalité 10 %.
Conduite pratique
Score 0 : prise en charge ambulatoire généralement possible avec surveillance si le contexte clinique le permet. Score 1 : renforcer l’évaluation et envisager une prise en charge ambulatoire renforcée ou un avis/une orientation selon le contexte. Score ≥2 : envisager une orientation hospitalière. Toujours orienter indépendamment du score en cas d’insuffisance cardio-respiratoire, sepsis ou autre signe de gravité.
Repères médecin
Le CRB-65 est conçu pour les soins primaires et ne nécessite pas l’urée. Il complète mais ne remplace pas le jugement clinique ; grossesse, comorbidités, fragilité, hypoxémie et capacité de prise orale peuvent modifier la décision.
QR14 — IIEF-5 — fonction érectile
Scores
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Indication
Évaluer de manière standardisée la fonction érectile et quantifier la sévérité d’une dysfonction érectile chez l’homme. Peut également servir au suivi sous traitement.
Calcul
Questionnaire en 5 items portant sur les 6 derniers mois : - Confiance dans la capacité à obtenir et maintenir une érection : 1 à 5 points. - Fréquence des érections suffisamment rigides pour permettre la pénétration : 1 à 5 points. - Capacité à maintenir l’érection après pénétration : 1 à 5 points. - Difficulté à maintenir l’érection jusqu’à la fin du rapport : 1 à 5 points. - Fréquence des rapports sexuels jugés satisfaisants : 1 à 5 points. Additionner les 5 réponses : score total de 5 à 25.
Interprétation
- 22–25 : absence de dysfonction érectile selon ce score. - 17–21 : dysfonction érectile légère. - 12–16 : dysfonction érectile légère à modérée. - 8–11 : dysfonction érectile modérée. - 5–7 : dysfonction érectile sévère.
Conduite pratique
Utiliser le résultat pour objectiver la sévérité initiale et, si utile, suivre l’évolution sous prise en charge. Un score anormal conduit à caractériser cliniquement le trouble, rechercher ses facteurs favorisants et évaluer notamment le contexte cardiovasculaire et métabolique.
Repères médecin
L’IIEF-5 est un questionnaire de dépistage et de quantification, pas un diagnostic étiologique. Il ne distingue pas une origine vasculaire, hormonale, neurologique ou psychogène. Utiliser idéalement la version validée du questionnaire dans la langue du patient pour le recueil formel du score.
QS01 — Gastro-entérite aiguë
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Présentiel ou urgences si impossibilité de boire, déshydratation importante, douleur abdominale intense ou localisée, sang dans les selles, vomissements incoercibles, confusion, terrain fragile ou fièvre élevée persistante.
Ordonnance
Racécadotril 100 mg, gélule 1 gélule 3 fois par jour avant les repas, jusqu’à normalisation des selles. Maximum 7 jours. Soluté de réhydratation orale 1 sachet à diluer dans le volume d’eau indiqué. Boire régulièrement par petites gorgées, notamment après chaque selle liquide. Paracétamol 1 g, comprimé 1 comprimé toutes les 6 heures si douleur ou fièvre. Maximum 3 g par jour.
Conseils patient
Boire très régulièrement par petites quantités. Reprendre progressivement une alimentation simple selon la tolérance. Éviter alcool, repas gras et boissons très sucrées. Reconsulter si absence d’amélioration sous 48 heures, diarrhée au-delà de 5 jours ou aggravation.
QS02 — Nausées et vomissements
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Urgences si vomissements incoercibles, douleur abdominale intense, hématémèse, céphalée brutale, raideur méningée, confusion, déshydratation, grossesse avec impossibilité de boire ou suspicion d’occlusion.
Ordonnance
Métopimazine 7,5 mg, lyophilisat oral ou comprimé 1 unité jusqu’à 3 fois par jour si besoin, en espaçant les prises de 4 à 6 heures. Durée maximale : 2 jours. Soluté de réhydratation orale Boire par petites gorgées très fréquentes.
Conseils patient
Fractionner les boissons et les repas. Éviter les aliments gras, l’alcool et les odeurs déclenchantes. Ne pas conduire en cas de somnolence. Reconsulter si les vomissements persistent au-delà de 24 à 48 heures.
QS03 — Rhinopharyngite / syndrome viral ORL
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Présentiel rapide si dyspnée, douleur thoracique, altération importante de l’état général, fièvre persistante plus de 3 jours, douleur sinusienne très unilatérale, otalgie importante ou aggravation secondaire.
Ordonnance
Paracétamol 1 g, comprimé 1 comprimé toutes les 6 heures si douleur ou fièvre. Maximum 3 g par jour. Sérum physiologique ou solution saline nasale Effectuer plusieurs lavages de nez par jour. Mométasone nasale 50 µg/dose, si obstruction importante ou rhinite associée 2 pulvérisations dans chaque narine 1 fois par jour pendant 5 à 7 jours.
Conseils patient
Boire régulièrement, se reposer, aérer le logement et éviter tabac et irritants. Une rhinopharyngite est le plus souvent virale et ne nécessite pas d’antibiotique. Reconsulter si les symptômes persistent au-delà de 7 à 10 jours ou s’aggravent.
QS04 — Pharyngite / angine
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Urgences ou présentiel rapide si dyspnée, hypersialorrhée, trismus, voix étouffée, dysphagie majeure, tuméfaction cervicale, douleur très unilatérale ou altération importante de l’état général.
Ordonnance symptomatique
Paracétamol 1 g, comprimé 1 comprimé toutes les 6 heures si douleur ou fièvre. Maximum 3 g par jour. Pastilles adoucissantes 1 pastille à sucer toutes les 2 à 3 heures si besoin, selon la notice.
Si TDR streptococcique positif
Amoxicilline 1 g, comprimé 1 comprimé matin et soir pendant 6 jours.
Conseils patient
Boire régulièrement, privilégier les aliments faciles à avaler et éviter tabac et irritants. Ne pas prescrire d’antibiotique si le TDR est négatif ou si le score de Mac Isaac est inférieur à 2. Reconsulter si aggravation ou absence d’amélioration en 3 à 5 jours.
QS05 — Cystite aiguë simple de la femme
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Ne pas traiter comme une cystite simple en cas de fièvre, frissons, douleur lombaire, vomissements, grossesse, immunodépression, anomalie urologique, insuffisance rénale importante ou symptômes chez un homme.
Ordonnance
Fosfomycine trométamol 3 g, sachet 1 sachet en prise unique, à jeun ou 2 à 3 heures après un repas, de préférence après avoir vidé la vessie. Paracétamol 1 g, comprimé 1 comprimé toutes les 6 heures si douleur. Maximum 3 g par jour.
Conseils patient
Boire normalement, sans forcer excessivement. Uriner sans se retenir. Consulter rapidement si apparition de fièvre, frissons, douleur lombaire, vomissements ou aggravation. Reconsulter si les symptômes persistent plus de 48 à 72 heures.
QS06 — Lombalgie commune
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Présentiel urgent si déficit moteur, anesthésie en selle, troubles sphinctériens, fièvre, traumatisme important, douleur nocturne non mécanique, cancer connu, immunodépression ou altération de l’état général.
Ordonnance
Paracétamol 1 g, comprimé 1 comprimé toutes les 6 heures si douleur. Maximum 3 g par jour. Ibuprofène 400 mg, comprimé, si absence de contre-indication 1 comprimé matin, midi et soir au cours des repas pendant 3 à 5 jours.
Conseils patient
Maintenir les activités quotidiennes autant que possible et éviter l’alitement. Appliquer de la chaleur locale et mobiliser doucement le dos. Éviter le port de charges lourdes quelques jours. Reconsulter si déficit neurologique, douleur croissante ou persistance au-delà de 2 à 4 semaines.
QS07 — Cervicalgie / torticolis
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Présentiel rapide si traumatisme, fièvre, céphalée inhabituelle, déficit moteur, paresthésies persistantes, maladresse de la main, trouble de la marche ou douleur thoracique associée.
Ordonnance
Paracétamol 1 g, comprimé 1 comprimé toutes les 6 heures si douleur. Maximum 3 g par jour. Ibuprofène 400 mg, comprimé, si absence de contre-indication 1 comprimé matin, midi et soir au cours des repas pendant 3 à 5 jours.
Conseils patient
Appliquer de la chaleur locale plusieurs fois par jour. Effectuer des mouvements doux sans forcer et éviter l’immobilisation complète. Adapter temporairement l’ergonomie du poste de travail. Reconsulter si apparition d’une faiblesse, de troubles sensitifs ou si la douleur persiste.
QS08 — Entorse de cheville
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Examen et radiographie si critères d’Ottawa, déformation, impossibilité de faire quatre pas, douleur osseuse franche, déficit vasculo-nerveux, plaie ou douleur disproportionnée.
Ordonnance
Paracétamol 1 g, comprimé 1 comprimé toutes les 6 heures si douleur. Maximum 3 g par jour. Kétoprofène 2,5 %, gel, si peau intacte Appliquer une fine couche 2 fois par jour pendant 5 jours. Chevillère stabilisatrice À porter lors de la marche pendant quelques jours selon la douleur.
Conseils patient
Protéger la cheville, appliquer du froid enveloppé 15 minutes plusieurs fois par jour, surélever le membre et reprendre progressivement l’appui. Ne pas exposer au soleil une zone traitée par kétoprofène pendant le traitement et durant les 2 semaines suivantes.
QS09 — Migraine habituelle
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Urgences si céphalée brutale maximale d’emblée, déficit neurologique, confusion, fièvre avec raideur de nuque, grossesse ou post-partum récent, traumatisme, céphalée nouvelle après 50 ans ou modification nette du profil habituel.
Ordonnance
Paracétamol 1 g, comprimé 1 comprimé dès le début de la crise, renouvelable après 6 heures. Maximum 3 g par jour. Ibuprofène 400 mg, comprimé, si absence de contre-indication 1 comprimé dès le début de la crise, renouvelable une fois après 6 à 8 heures. Métopimazine 7,5 mg, si nausées 1 unité jusqu’à 3 fois par jour pendant 2 jours maximum.
Conseils patient
Prendre le traitement dès le début de la crise, s’isoler au calme et dans l’obscurité, boire régulièrement et éviter la conduite si les symptômes persistent. Reconsulter si les crises deviennent plus fréquentes, atypiques ou résistantes.
QS10 — Urticaire aiguë / réaction allergique simple
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Appeler le 15 si gêne respiratoire, dysphonie, œdème de la langue ou de la gorge, malaise, hypotension, vomissements répétés ou atteinte rapide de plusieurs systèmes.
Ordonnance
Desloratadine 5 mg, comprimé 1 comprimé 1 fois par jour pendant 5 à 7 jours. Alternative : cétirizine 10 mg, 1 comprimé par jour, plutôt le soir si somnolence.
Conseils patient
Éviter le déclencheur suspecté et les AINS si leur responsabilité est possible. Éviter les douches très chaudes, l’alcool et les vêtements serrés. Consulter en urgence en cas d’atteinte respiratoire ou d’œdème de la bouche ou de la gorge.
QS11 — Toux aiguë / bronchite virale
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Présentiel rapide si dyspnée, SpO₂ basse, douleur thoracique, hémoptysie, fièvre persistante, confusion, terrain cardiopulmonaire fragile ou toux dépassant 3 semaines sans amélioration.
Ordonnance
Paracétamol 1 g, comprimé 1 comprimé toutes les 6 heures si douleur ou fièvre. Maximum 3 g par jour. Salbutamol 100 µg/dose, uniquement si bronchospasme ou sifflements 1 à 2 bouffées si gêne, à renouveler au besoin toutes les 4 à 6 heures pendant quelques jours.
Conseils patient
Boire régulièrement, éviter tabac et irritants et aérer le logement. Une bronchite aiguë chez l’adulte sain est le plus souvent virale et ne nécessite pas d’antibiotique. Reconsulter en cas de dyspnée, douleur thoracique, fièvre persistante ou aggravation.
QS12 — Candidose vulvo-vaginale
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Examen ou prélèvement si grossesse, récidives fréquentes, douleur pelvienne, fièvre, saignement, pertes malodorantes, risque d’IST ou tableau atypique.
Ordonnance — option locale
Sertaconazole 300 mg, ovule Introduire 1 ovule profondément le soir en prise unique. Renouveler une fois à J7 si symptômes persistants.
Alternative hors grossesse
Fluconazole 150 mg, gélule 1 gélule en prise unique, après vérification des interactions et contre-indications.
Conseils patient
Effectuer une toilette douce sans douche vaginale ni antiseptique. Porter des sous-vêtements respirants et éviter les vêtements très serrés. Reconsulter si absence d’amélioration, récidive rapide, douleur pelvienne, fièvre ou pertes inhabituelles.
QS13 — Anxiété réactionnelle / insomnie aiguë
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Urgences si idées suicidaires, agitation incontrôlable, confusion, symptômes psychotiques, consommation aiguë de substances ou impossibilité totale de dormir plusieurs nuits avec désorganisation.
Ordonnance
Hydroxyzine 25 mg, comprimé, si absence de contre-indication Prendre 1/2 comprimé le soir ; augmenter à 1 comprimé si efficacité insuffisante et bonne tolérance. Durée maximale : 5 jours.
Conseils patient
Maintenir une heure de lever fixe, éviter écrans une heure avant le coucher, caféine après 14 heures et alcool le soir. Ne pas conduire après la prise. Organiser un suivi médical ou psychologique si les symptômes persistent ou ont un retentissement important.
QS14 — Vertige positionnel probable
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Présentiel urgent si déficit neurologique, diplopie, dysarthrie, céphalée inhabituelle, impossibilité de marcher, surdité brutale, syncope, douleur thoracique ou vertige continu très intense d’installation brutale.
Ordonnance
Métopimazine 7,5 mg, si nausées importantes 1 unité jusqu’à 3 fois par jour pendant 2 jours maximum.
Conseils patient
Éviter la conduite et les situations à risque de chute. Se lever lentement et s’hydrater correctement. Proposer une manœuvre de repositionnement uniquement si le tableau est typiquement positionnel et sans signe neurologique. Reconsulter rapidement si le vertige devient continu ou atypique.
QS15 — Crise de goutte probable
Symptômes / CAT
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Drapeaux rouges
Présentiel rapide si première monoarthrite atypique, fièvre, frissons, prothèse articulaire, immunodépression, porte d’entrée cutanée ou doute avec une arthrite septique.
Ordonnance
Colchicine 1 mg, comprimé Prendre 1 comprimé dès que possible, puis 1/2 comprimé une heure plus tard. À partir de J2 : 1/2 comprimé 2 à 3 fois par jour selon l’évolution et la tolérance, pendant quelques jours.
Conseils patient
Arrêter immédiatement la colchicine en cas de diarrhée ou de vomissements. Mettre l’articulation au repos relatif et appliquer du froid enveloppé. Ne pas associer la colchicine à certains macrolides et vérifier la fonction rénale, hépatique et les interactions. Reconsulter si fièvre, aggravation ou absence d’amélioration rapide.
QS16 — CAT devant une crise de migraine
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Vérifier d’abord qu’il s’agit d’une crise compatible avec les migraines habituelles et qu’aucun drapeau rouge ne fait suspecter une céphalée secondaire. Pour une crise légère à modérée, proposer précocement un AINS si absence de contre-indication, par exemple ibuprofène 400 mg. Le paracétamol peut être utilisé lorsque les AINS sont contre-indiqués ou pour certaines crises peu intenses. Pour une crise sévère d’emblée ou insuffisamment soulagée par un AINS, utiliser un triptan adapté au patient. En cas d’efficacité initiale suivie d’une récidive, respecter les modalités de seconde prise propres au triptan. Si un triptan bien pris est inefficace sur plusieurs crises, essayer un autre triptan. En cas de migraine avec aura, un AINS peut être pris au début de l’aura si nécessaire ; le triptan est pris au début de la phase céphalalgique. En cas de nausées ou vomissements invalidants, adapter la voie d’administration et envisager un antiémétique. En cas de réponse insuffisante au triptan seul ou de récidives importantes, une association triptan + AINS peut être utile chez un patient sélectionné. Éviter les opioïdes et limiter la répétition des traitements de crise afin de prévenir les céphalées par surconsommation médicamenteuse. Les recommandations françaises retiennent une prise précoce, un AINS pour les crises légères et un triptan pour les crises sévères.
Repères médecin
Quantifier le nombre de jours de céphalée et de traitement de crise par mois. Si les crises sont fréquentes, invalidantes ou nécessitent des médicaments de crise de façon répétée, discuter un traitement préventif et un agenda des céphalées. Une crise inhabituelle, prolongée au-delà de 72 heures, ou associée à un signe neurologique atypique doit être réévaluée plutôt que simplement intensifier le traitement habituel.
QS17 — CAT devant une thrombose hémorroïdaire externe
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Évoquer le diagnostic devant une douleur anale permanente, souvent brutale et intense, associée à une tuméfaction douloureuse rose, bleutée ou violacée de la marge anale. Rechercher surtout les diagnostics différentiels, notamment abcès anal, fissure, marisque inflammatoire ou lésion tumorale. Aucun examen complémentaire n’est habituellement nécessaire lorsque l’aspect clinique est typique. En première intention : antalgiques adaptés, AINS si absence de contre-indication, traitement de la constipation si nécessaire et éventuellement traitement local symptomatique. La douleur décroît généralement en quelques jours et le nodule se résorbe spontanément, souvent en quelques semaines. Paracétamol 1 g 1 comprimé jusqu’à 3 fois par jour si besoin. Durée : quelques jours, jusqu’à diminution de la douleur. Si AINS possible : Ibuprofène 400 mg 1 comprimé jusqu’à 3 fois par jour au cours des repas si nécessaire. Durée : la plus courte possible, généralement 3 à 5 jours. Traiter parallèlement une constipation par laxatif osmotique si nécessaire. Si thrombose externe unique, non œdémateuse et très douloureuse malgré traitement médical, un geste d’incision/excision sous anesthésie locale peut être discuté précocement. Ne pas inciser une thrombose œdémateuse ; les thromboses multiples ou déjà évoluées relèvent le plus souvent du traitement médical.
Repères médecin
La thrombose hémorroïdaire externe n’est pas une urgence vitale et évolue spontanément favorablement. Une fièvre, une douleur croissante, une tuméfaction atypique ou une évolution prolongée doit faire remettre en cause le diagnostic, notamment en faveur d’un abcès ou d’une lésion tumorale. Chez la femme enceinte, adapter les antalgiques et éviter les AINS ; le traitement du transit reste central.
QS18 — CAT devant un fécalome
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Évoquer un fécalome devant une constipation prolongée, une sensation d’obstruction rectale, des douleurs ou pesanteurs, une incontinence inhabituelle ou une « fausse diarrhée », surtout chez le sujet âgé, immobilisé ou atteint de maladie neurologique. Le toucher rectal confirme fréquemment une masse de selles dures dans l’ampoule rectale. Rechercher avant tout douleur abdominale importante, vomissements, distension majeure, arrêt des gaz, fièvre ou altération générale pouvant évoquer une complication ou une obstruction plus proximale. Si fécalome rectal non compliqué : favoriser l’évacuation par traitement rectal adapté, éventuellement répété selon la réponse et la spécialité. Une fragmentation digitale peut être nécessaire lorsque les selles sont très compactes et accessibles ; elle doit être réalisée avec prudence et selon le contexte clinique. Après évacuation, instaurer immédiatement une prévention de récidive : laxatif osmotique régulier, révision des médicaments constipants, hydratation et mobilisation adaptées, organisation des habitudes défécatoires. Les recommandations insistent sur la nécessité d’évacuer le fécalome puis de prévenir sa reconstitution. Ne pas traiter une fausse diarrhée par ralentisseur du transit sans avoir exclu un fécalome.
Repères médecin
Chez les patients fragiles ou neurologiques, le fécalome peut se révéler par confusion, agitation, rétention urinaire ou incontinence. Une résistance à l’évacuation, une douleur importante, des rectorragies significatives ou l’absence d’amélioration doivent faire réévaluer le diagnostic et discuter une prise en charge plus spécialisée. Après l’épisode, rechercher systématiquement le facteur favorisant afin d’éviter les récidives.
QS19 — CAT devant une sinusite compliquée ou atypique
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Rechercher immédiatement des signes de complication : œdème palpébral, exophtalmie, baisse visuelle ou diplopie, douleur ou limitation des mouvements oculaires, syndrome méningé, confusion, déficit neurologique, céphalée inhabituelle intense ou douleur insomniante. Si un de ces signes est présent : orientation hospitalière urgente pour évaluation spécialisée ORL ± ophtalmologique/neurologique et imagerie adaptée. Ne pas retarder l’orientation par des examens ambulatoires. Une sinusite frontale, ethmoïdale ou sphénoïdale suspectée justifie un avis ORL rapide ; la prise en charge antibiotique ne doit pas être retardée lorsque le diagnostic est retenu. Devant une sinusite maxillaire strictement unilatérale, rechercher une origine dentaire supérieure homolatérale. Devant une évolution prolongée, récidivante, inhabituelle ou un échec thérapeutique, réévaluer le diagnostic plutôt que multiplier empiriquement les traitements : origine dentaire, migraine/algie faciale, pathologie ORL chronique ou autre diagnostic selon le contexte.
Repères médecin
Une sinusite maxillaire aiguë simple ne nécessite pas d’imagerie. En revanche, une suspicion de complication orbitaire ou intracrânienne relève d’une imagerie urgente organisée dans le cadre spécialisé. Les douleurs intenses/insomniantes et les localisations frontale, ethmoïdale ou sphénoïdale doivent abaisser le seuil d’avis ORL.
QS20 — Hyperglycémie majeure ou décompensation diabétique
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Évaluer immédiatement constantes, conscience, hydratation, fréquence respiratoire, glycémie capillaire et cétonémie sanguine si disponible. Rechercher polyurie-polydipsie, amaigrissement, vomissements, douleur abdominale, dyspnée, infection, oubli d’insuline, corticoïde et inhibiteur de SGLT2. Appeler le 15/112 si trouble de conscience, polypnée, vomissements, douleur abdominale, déshydratation, hypotension, cétones ≥ 3 mmol/L, suspicion d’acidocétose ou syndrome hyperosmolaire. Une acidocétose sous gliflozine peut survenir avec une glycémie peu élevée. Ne pas gérer par simple augmentation orale. Si patient stable sans signe de gravité : glycémie veineuse, ionogramme, créatinine/DFG, bicarbonates et cétonémie ; organiser une réévaluation le jour même. Suspendre temporairement metformine et gliflozine en cas de déshydratation, jeûne ou maladie aiguë sévère, puis décider la reprise après récupération.
Repères médecin
HbA1c > 9 %, complication au diagnostic, doute sur le type de diabète ou insulinopénie clinique : avis diabétologique rapide. L’insuline ambulatoire ne s’initie qu’avec objectifs écrits, autosurveillance, prévention de l’hypoglycémie et suivi rapproché ; voir QP06 et QH23. HAS — parcours diabète de type 2, 2025.
QS21 — Hypoglycémie chez le patient diabétique
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Si conscient et pouvant avaler : administrer 15 g de glucose rapide, contrôler après 15 minutes et répéter si glycémie toujours < 0,70 g/L (3,9 mmol/L), puis prendre une collation ou le repas prévu. Utiliser trois morceaux de sucre, 150 mL de boisson sucrée ou l’équivalent mesuré ; le chocolat agit trop lentement. Si inconscient, convulsif ou incapable d’avaler : rien par la bouche, position latérale de sécurité, 15/112. Un proche formé peut administrer le glucagon prescrit en attendant les secours. Après récupération, donner des glucides dès que la déglutition est sûre. Rechercher surdosage ou erreur d’insuline, sulfamide/gliclazide, repaglinide, repas sauté, alcool, effort, perte de poids ou insuffisance rénale. Une hypoglycémie sous sulfamide peut récidiver longtemps : orientation urgente. Suspendre conduite et activité à risque.
Repères médecin
Documenter valeur, horaire, circonstances et traitement. Réviser immédiatement la cible et les doses ; fournir une règle écrite et du glucose sur soi. Hypoglycémie sévère ou répétée, troubles cognitifs, vie seule ou schéma insulinique complexe : avis spécialisé. Voir QM129, QM130, QM132 et QM133.
QS22 — Élévation tensionnelle sévère — urgence ou ambulatoire
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Refaire la mesure après repos avec brassard adapté, aux deux bras si première évaluation. Évaluer immédiatement conscience et neurologie, douleur thoracique/dorsale, dyspnée et saturation, signes d’œdème pulmonaire, baisse visuelle, oligurie, grossesse et éclampsie. Atteinte aiguë d’organe suspectée : 15/112 et filière hospitalière. Sont particulièrement évocateurs : déficit focal, confusion ou convulsion, syndrome coronarien, œdème aigu pulmonaire, dissection aortique, insuffisance rénale aiguë, rétinopathie sévère symptomatique et pré-éclampsie/éclampsie. Ne pas retarder le transfert pour normaliser le chiffre au cabinet. Sans symptôme ni atteinte aiguë évidente : vérifier observance, douleur, anxiété, médicaments ou toxiques pressifs ; examen clinique et bilan orienté. Organiser une réévaluation rapide, une mesure hors cabinet et l’ajustement progressif du traitement. Ne pas utiliser de nifédipine à libération immédiate ni rechercher une chute rapide non surveillée.
Repères médecin
Le seuil chiffré attire l’attention mais la présence d’une atteinte aiguë d’organe décide de l’urgence. Une PA ≥ 180/110–120 mmHg répétée impose une évaluation clinique le jour même et une organisation adaptée au contexte. Grossesse, postpartum, enfant ou phéochromocytome suspect : seuil d’adressage bas. Voir QO84 et QH24.
QS23 — Intolérance musculaire aux statines
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Préciser chronologie, siège, intensité, faiblesse, effort récent et disparition à l’arrêt. Rechercher urines foncées, fièvre, déshydratation, hypothyroïdie, atteinte rénale ou hépatique, alcool et interaction récente. Doser la CPK si symptômes ; compléter selon QB15. Arrêter la statine et adresser en urgence si faiblesse importante, urines foncées, altération générale, insuffisance rénale ou CPK très élevée. Si symptômes modérés, interrompre temporairement, corriger une cause réversible, puis réévaluer. Après résolution, proposer selon le risque une dose plus faible, une autre statine, un rythme adapté ou une stratégie non statinique. Documenter au moins deux essais correctement conduits avant de retenir une intolérance complète, sauf réaction sévère ou contre-indication.
Repères médecin
Ne pas laisser durablement sans traitement un patient à haut ou très haut risque. Pravastatine ou faible dose de rosuvastatine peuvent être utiles selon les interactions et le DFG ; l’ézétimibe et les autres non-statines dépendent de l’objectif et du profil. Voir QH16, QB15, QM150, QM67 et QM68.
QS24 — Œil rouge — tri et précautions avant collyre
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Préciser douleur, baisse visuelle, photophobie, traumatisme, produit projeté, lentilles et chirurgie récente. Mesurer l’acuité de chaque œil séparément ; examiner paupières, pupilles et cornée si moyens disponibles. Douleur, photophobie, baisse visuelle, cornée anormale, port de lentilles avec symptômes, traumatisme ou chirurgie récente : avis ophtalmologique urgent. Une douleur avec halos, nausées et pupille anormale fait évoquer un glaucome aigu. Nouveau-né ou purulence très abondante : évaluation urgente. Projection chimique : irrigation immédiate abondante et prolongée, retrait des lentilles si possible sans retarder le lavage, puis urgences ; ne pas tenter de neutralisation chimique. Traumatisme perforant suspecté : protéger sans comprimer ni manipuler. Si rougeur isolée sans signe de gravité : rechercher conjonctivite, sécheresse ou irritation ; soins et traitement étiologique après examen, QH34/QH35. Retirer les lentilles jusqu’à guérison et réévaluation appropriée.
Repères médecin
Pas de corticoïde oculaire ni d’association antibiotique-corticoïde sur œil rouge non diagnostiqué : risque d’aggravation d’une kératite herpétique ou d’une infection cornéenne. Un antibiotique associé ne supprime pas ce risque. Les AINS oculaires ne remplacent pas l’évaluation ; pas d’anesthésique local prescrit pour usage à domicile. Ne pas appliquer une crème cutanée d’aciclovir dans l’œil. Voir QM188–QM196, QM168 et QH27–QH29. Sources : Assurance Maladie — œil rouge ; conjonctivites.
QS25 — Arrêt des benzodiazépines et hypnotiques apparentés
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Inventorier molécule, dose réelle, durée, prises supplémentaires, alcool, opioïdes et autres sédatifs. Réévaluer indication, chutes, mémoire, somnolence et risque de dépendance ; rechercher apnées, trouble anxieux ou dépression sous-jacents. Convenir d’une réduction progressive avec le patient, par petits paliers adaptés à la dose, à la durée d’usage et aux symptômes. Écrire les doses et les dates, prévoir des consultations et ralentir si besoin. Le calendrier peut durer plusieurs semaines à plusieurs mois ; ne pas imposer un pourcentage uniforme ni une équivalence approximative entre molécules. Ne pas arrêter brutalement un traitement régulier prolongé. Convulsions, confusion, hallucinations, agitation majeure ou signes de sevrage sévère : évaluation urgente. Fortes doses, antécédent de sevrage compliqué ou dépendance à plusieurs substances : organiser un accompagnement spécialisé.
Repères médecin
Expliquer rebond transitoire d’insomnie/anxiété ; distinguer rechute et sevrage. TCC et prise en charge du trouble initial ; ne pas remplacer systématiquement par un autre sédatif. Programmer un contact après la dernière prise, notamment dans les 3–7 jours, puis suivi. Prévenir conduite à risque et cumul alcool/opioïdes. Voir QH30, QH32, QH33, QS13 et QM173–QM179. Source : HAS — arrêt des benzodiazépines en ambulatoire.
QS26 — Diarrhée pendant ou après une antibiothérapie
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Préciser début, fréquence, aspect des selles, fièvre, douleur, sang, hydratation et antibiotiques reçus récemment ; les symptômes peuvent survenir après la fin du traitement. Rechercher laxatifs, hospitalisation récente, âge, comorbidités et immunodépression. Diarrhée modérée sans alarme : réhydratation et réévaluation de l’utilité de l’antibiotique avec le prescripteur. Des selles liquides répétées, surtout avec douleur ou fièvre, font évoquer une infection à Clostridioides difficile ; demander une recherche sur selles diarrhéiques selon l’algorithme du laboratoire, après vérification des causes concurrentes. Déshydratation importante, hypotension, confusion, douleur ou distension marquée, sang ou altération générale : évaluation urgente. Ne pas attendre un résultat de selles si tableau grave. L’absence de diarrhée n’exclut pas une colite compliquée avec iléus.
Repères médecin
Pas de test sur selles moulées ni de contrôle de guérison systématique chez un patient asymptomatique. Éviter ralentisseurs du transit si colite suspectée. Si C. difficile confirmé : réévaluer l’antibiotique déclenchant et organiser le traitement spécifique (fidaxomicine ou vancomycine orale selon situation/recommandations) ; ne pas ajouter du métronidazole empirique par défaut. Hygiène des mains à l’eau et au savon et nettoyage adapté pour limiter la transmission. Voir QO38, QO39, QM119, QM200–QM209. Sources : HAS — fidaxomicine ; IDSA/SHEA — C. difficile ; CDC — prévention.
QS27 — Hématémèse, méléna ou saignement digestif important
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Évaluer immédiatement conscience, pouls, pression, tolérance, abondance et poursuite du saignement ; rechercher anticoagulant/antiagrégant, AINS, maladie hépatique et antécédent d’ulcère. Hématémèse, méléna suspect ou rectorragie abondante, surtout avec malaise, tachycardie, hypotension, dyspnée ou pâleur : organiser l’évaluation urgente, appel au 15/112 selon situation. Ne pas laisser conduire ; ne pas retarder le transfert pour un bilan ou un essai d’IPP oral. Une hémoglobine initialement normale n’exclut pas une hémorragie aiguë. En attendant les consignes médicales : surveillance, ne pas laisser seul un patient instable, préparer ordonnance et horaires des dernières prises. Pas d’AINS. Toute décision d’interruption ou de réversion d’un antithrombotique se coordonne avec l’équipe prenant en charge l’urgence.
Repères médecin
Fer et bismuth peuvent foncer les selles, mais ne doivent pas faire négliger un méléna symptomatique. Hémorragie diverticulaire parfois indolore ; douleur intense oriente aussi vers autre cause. Un courrier programmé ou un test de sang occulte ne convient pas à une hémorragie manifeste. Voir QH55, QH57, QO78 et QL02. Sources : SNFGE — hémorragie digestive ; Assurance Maladie — ulcère.
QS28 — Déshydratation par diarrhée ou vomissements chez l’adulte
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Évaluer tolérance orale, soif, diurèse, poids si connu, pouls, pression, orthostatisme et état mental. Rechercher âge/fragilité, maladie cardiaque/rénale, diabète et médicaments à risque. Si patient conscient, stable et capable de boire : SRO préparé exactement selon notice, en petites prises répétées, augmentation selon tolérance et compensation des pertes. Reprendre l’alimentation ; ne pas utiliser sodas ou jus très sucrés comme seul liquide de réhydratation. Confusion, syncope, hypotension, absence ou forte diminution des urines, vomissements empêchant de boire ou altération marquée : orientation urgente pour réhydratation surveillée. Si bilan nécessaire : ionogramme et fonction rénale, sans retarder l’orientation. Réévaluer rapidement la réponse ; chez le patient fragile, adapter les apports au terrain et organiser une surveillance rapprochée.
Repères médecin
Revoir temporairement les traitements exposant à l’insuffisance rénale/hypotension selon situation (diurétiques, bloqueurs du SRAA, AINS, metformine et SGLT2 notamment), avec règle écrite de reprise. Pas d’arrêt non encadré de l’insuline basale ; surveiller glycémie/cétones si indiqué. Voir QC50, QH04, QM12, QB14 et QS29 pour l’enfant. Source : Assurance Maladie — déshydratation.
QS29 — Gastro-entérite de l’enfant — réhydratation et orientation
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Préciser âge, poids actuel et antérieur, nombre de selles/vomissements, prises et couches mouillées. Évaluer vigilance, comportement, yeux, muqueuses et perfusion ; examiner l’abdomen. SRO en petites quantités très fréquentes, à la cuillère ou au biberon, puis selon la soif et les pertes. Respecter exactement la dilution, sans ajouter sucre, jus ou lait. Poursuivre allaitement ; lait habituel et alimentation repris précocement selon tolérance. Nourrisson jeune, enfant abattu, mauvaise perfusion, absence d’urines, incapacité à boire, vomissements répétés, sang dans les selles, vomissement vert ou douleur localisée : évaluation rapide, urgente si signes sévères. Organiser une surveillance parentale et une réévaluation si pertes persistantes.
Repères médecin
Pas de lopéramide ni d’antiémétique de routine à domicile ; pas de smectite avant 2 ans. Pas d’antibiotique dans une forme virale simple ni de bilan systématique. Réhydratation par sonde/IV si orale impossible ou insuffisante, en milieu adapté. Les volumes adultes de QM12 ne s’appliquent pas automatiquement au nourrisson ; stratégie selon poids et gravité. Voir QH04 et QM12. Source : Assurance Maladie — gastro-entérite de l’enfant.
QS30 — Mycose persistante ou récidivante — conduite à tenir
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Revoir le diagnostic, le site, la durée, l’observance, la formulation et les traitements déjà appliqués. Rechercher corticoïde local ayant modifié l’aspect, macération, réservoir unguéal/pied d’athlète, réexposition et facteur favorisant (diabète, immunodépression, antibiotique, corticoïde inhalé ou SGLT2). Faire un prélèvement mycologique adapté avant traitement oral, et en cas d’échec/récidive atypique, QB45. Si traitement récent, convenir avec le laboratoire du délai nécessaire ; un négatif mal interprété ne justifie pas un changement aveugle d’antifongique. Rechercher eczéma, psoriasis, érythrasma, dermatose génitale, infection bactérienne ou IST selon localisation. Ne pas multiplier les cures, associer plusieurs antifongiques systémiques ni ajouter un corticoïde pour masquer l’échec. Teigne suspectée du cuir chevelu : prélèvement et organisation rapide du traitement adapté à l’âge et au germe ; un traitement local seul est insuffisant. Kérion inflammatoire, risque cicatriciel, atteinte oculaire, infection profonde ou patient immunodéprimé : avis spécialisé rapide. Pied diabétique avec plaie/infection : circuit spécifique, QO83.
Repères médecin
Avant tout oral : indication documentée, foie/rein, grossesse/allaitement et interactions. Ictère, urines foncées, anorexie persistante ou éruption sévère sous antifongique : arrêter et évaluer rapidement. Une pigmentation résiduelle après pityriasis ou un ongle encore dystrophique ne prouvent pas l’échec. Candidose vulvovaginale récurrente : examen/prélèvement avant traitement prolongé, pas de fluconazole hebdomadaire empirique. Voir QH48, QH59–QH62, QM38, QM219/QM220 et QS12. Sources : Assurance Maladie — mycoses ; SFD — traitements.
QS31 — Isotrétinoïne — suivi en médecine générale et alertes
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Vérifier prescription dermatologique initiale, dose actuelle, tolérance, observance et plan de suivi. À chaque consultation : évolution/cicatrices, sécheresse, douleurs, troubles visuels, humeur, sommeil, comportement et autres effets rapportés ; interroger les antécédents et le retentissement sans présumer un lien causal. Pour la patiente en âge de procréer : vérifier compréhension, contraception conforme sans interruption, carte-patiente, accord de soins et test de grossesse sanguin négatif réalisé dans les 3 jours avant prescription. Prescription d’un mois, délivrance dans les 7 jours ; ne pas renouveler si les conditions ne sont pas remplies. Contrôles biologiques : QB46. Grossesse suspectée/confirmée ou test positif : arrêter immédiatement, avis rapide du dermatologue et d’un expert en tératologie ; ne pas simplement attendre le contrôle suivant. Rupture de contraception/rapport à risque : évaluation immédiate de contraception d’urgence et du risque de grossesse, pas d’attentisme. Céphalée intense avec vomissements/trouble visuel, signe neurologique, douleur abdominale intense, ictère ou réaction cutanée sévère : arrêter et évaluer en urgence. Idées suicidaires, agitation sévère ou trouble psychiatrique aigu : évaluation urgente, sécurisation et avis spécialisé ; l’arrêt seul ne suffit pas à traiter le trouble.
Repères médecin
Jamais de tétracycline, vitamine A ou autre rétinoïde systémique associés. Hydratation lèvres/peau et photoprotection. Ne pas partager ni donner son sang pendant traitement et 1 mois après ; rendre les capsules inutilisées. PPG jusqu’à 1 mois après arrêt et test final ; conserver la liaison dermatologique. Voir QM221 et QC54. Sources : ANSM — guide médecin ; RCP Curacné.
QS32 — Dysménorrhée persistante ou secondaire — conduite à tenir
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Reprendre chronologie, intensité, retentissement, prise précoce et dose réelle de l’AINS, contraception et observance. Rechercher douleur hors règles, dyspareunie profonde, dyschésie/dysurie cyclique, règles abondantes et projet de grossesse. Ne pas multiplier les AINS ni augmenter sans contrôle. Test de grossesse si possible. Examen abdominal et examen gynécologique selon âge, contexte, indication et consentement ; échographie pelvienne si suspicion secondaire. NFS/ferritine uniquement si indication de pertes abondantes/anémie ; pas de bilan hormonal, CA-125 ou IRM systématiques pour toute règle douloureuse. Si douleur aiguë inhabituelle, unilatérale, malaise, fièvre ou saignement avec grossesse possible : orientation urgente, QO58. Si évolution progressive ou échec bien conduit : imagerie adaptée et orientation gynécologique, QI10/QL15 ; une échographie normale ne clôt pas l’évaluation si symptômes évocateurs. Discuter traitement hormonal selon contre-indications, choix contraceptif et désir de grossesse, avec objectifs et réévaluation. Éviter de banaliser l’absentéisme ou d’imposer un traitement contraceptif à une patiente ayant un projet de conception.
Repères médecin
Rechercher endométriose, adénomyose, fibrome, infection ou autre cause selon contexte. Suivi du bénéfice/effets indésirables et plan d’orientation ; éviter opioïdes prolongés pour ces douleurs. Voir QO55, QH63/QH64, QB30 et QC55. Sources : Assurance Maladie — règles douloureuses ; HAS/CNGOF — endométriose ; HAS — imagerie de l’endométriose 2025.
QS33 — Traitement médicamenteux de l’obésité — initiation et suivi
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Avant prescription : confirmer indication et IMC initial, comorbidités, prise en charge nutritionnelle antérieure et objectifs ; rechercher trouble alimentaire, grossesse/projet, gastroparésie, antécédent de pancréatite, fragilité/dénutrition et traitements associés. Bilan adapté QB47 ; vérifier médicament exact, schéma, capacité d’injection et absence de cumul. En France, l’initiation dans l’AMM hors remboursement est possible par tout médecin. Pour un remboursement de Wegovy/Mounjaro dans l’obésité, vérifier les critères en vigueur : IMC initial ≥ 40, ou ≥ 35 avec comorbidité éligible, après échec nutritionnel bien conduit (perte < 5 % à 6 mois), initiation par médecin habilité et formulaire d’accompagnement. Les comorbidités admises ont une liste précise : ne pas assimiler toute dyslipidémie ou tout surpoids à une éligibilité. Renouvellement possible par le médecin traitant ; justificatif présenté à chaque dispensation. Prévoir contrôle lors des paliers puis rythme individualisé : poids/trajectoire, symptômes digestifs, hydratation, pression artérielle, pouls selon molécule, alimentation, force/fonction et qualité de vie. Glycémies si diabète, notamment avec insuline/sulfamide ; adapter ces derniers sans arrêter brutalement l’insuline. Ne pas augmenter si mauvaise tolérance. Saxenda : arrêter si perte < 5 % après 12 semaines à 3 mg/j chez l’adulte. Pour Wegovy/Mounjaro, réévaluer bénéfice, tolérance et objectifs sans transposer automatiquement ce seuil/calendrier. Reprise après interruption, changement de molécule ou dose élevée : nouveau plan individualisé, aucune équivalence automatique.
Repères médecin
Ordonnances QM229/QM230/QM126 ; Ozempic QM124 réservé au cadre du diabète. Rechercher perte musculaire/apports insuffisants et organiser l’accompagnement, QC57. Anticiper contraception/projet de grossesse : sémaglutide arrêté ≥ 2 mois avant conception, tirzépatide ≥ 1 mois ; liraglutide arrêté en cas de projet. Grossesse : interrompre et coordonner. Avant sédation/anesthésie, prévenir l’équipe pour décision individualisée. Alertes QS34 ; conseils QC56 ; orientation QL16. Sources vérifiées le 20 octobre 2026 : Assurance Maladie — accompagnement à la prescription des AGLP-1, juin 2026 ; Assurance Maladie — obésité, traitements et prise en charge, 12 octobre 2026 ; RCP Wegovy ; RCP Saxenda ; RCP Mounjaro.
QS34 — GLP-1 et tirzépatide — symptômes digestifs et signes d’alerte
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Nausées modérées sans gravité : vérifier date d’initiation/dernier palier, dose réellement injectée, autre GLP-1 et traitements associés. Petites portions, manger lentement, éviter repas gras/volumineux, hydratation fractionnée ; ne pas augmenter. Adapter le palier avec le prescripteur et réévaluer si persistance ; pas d’antiémétique systématique masquant une complication. Douleur abdominale intense/persistante, surtout épigastrique irradiant au dos, ou douleur sous-costale droite avec fièvre/ictère : suspendre le traitement et évaluation urgente pour pancréatite ou complication biliaire. Pancréatite confirmée : ne pas réintroduire la molécule. Distension majeure, arrêt des gaz/selles ou vomissements incoercibles : rechercher obstruction/autre urgence. Impossible de boire, oligurie, hypotension ou altération générale : suspendre et évaluer rapidement ; rechercher déshydratation/atteinte rénale, ionogramme et autres médicaments à risque. Si confusion, malaise ou sueurs : mesurer la glycémie, traiter l’hypoglycémie selon QS21 ; sous insuline, penser aussi à la décompensation si doses omises, QS20. Baisse soudaine de vision sous sémaglutide : évaluation ophtalmologique urgente ; interrompre si neuropathie optique ischémique confirmée. Réaction allergique avec œdème/gêne respiratoire : urgence. Grossesse suspectée : interrompre et contacter le prescripteur.
Repères médecin
Ne pas attribuer automatiquement toute douleur au traitement. Chez le patient symptomatique, examens orientés par la clinique ; pas de lipase répétée systématiquement chez l’asymptomatique. Si reprise après arrêt/intolérance, revoir dose, alimentation et surveillance avec le prescripteur. Voir QS33, QB47 et les fiches médicaments. Sources : RCP Wegovy ; RCP Saxenda ; RCP Mounjaro.
QS35 — Oubli de pilule ou mauvaise absorption — conduite à tenir
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Identifier produit exact, actif/placebo, retard, nombre d’oublis, position dans la plaquette, prises des 7 jours précédents et dates de rapports. Un placebo oublié se jette ; ne jamais prolonger l’intervalle sans hormone. Plusieurs oublis ou doute : conseil médical/pharmaceutique le jour même et protection barrière. Retard inférieur au seuil de la notice : prendre le comprimé dès que possible puis poursuivre à l’heure habituelle. Seuils des produits de ce lot : 12 h pour Leeloo/Optilova/Minidril et désogestrel ; 24 h pour Slinda. Les seuils ne sont pas transposables à toutes les pilules. Combinée au lévonorgestrel, retard > 12 h : prendre le dernier actif oublié et poursuivre. Semaine 1 : préservatifs 7 jours ; rapports dans les 7 jours précédents : évaluer urgence QS36. Semaine 2 : pas de protection supplémentaire si un seul oubli et 7 actifs antérieurs correctement pris, sinon préservatifs 7 jours. Semaine 3 : enchaîner la plaquette suivante sans arrêt/placebos ; ajouter préservatifs 7 jours si prises antérieures incorrectes ou doute. Autres schémas : notice propre. Désogestrel > 12 h : dernier oublié dès que possible, poursuite et préservatifs 7 jours ; évaluer contraception d’urgence selon exposition, surtout après initiation. Slinda > 24 h, actif : dernier oublié, poursuite et protection complémentaire 7 jours ; si oubli J15–J24, supprimer les 4 placebos et enchaîner. Évaluer risque si rapports précédents, notamment première semaine. Vomissement dans les 3–4 h suivant un actif ou diarrhée sévère : comprimé de remplacement et conduite de la notice selon délai ; trouble prolongé = réévaluation. Rapport à risque : ne pas attendre les règles pour contraception d’urgence ; après ulipristal, le calendrier de reprise change, QS36.
Repères médecin
Un test négatif trop tôt ne rassure pas sur un rapport récent. Programmer test 3 semaines après le dernier rapport à risque ; avis plus précoce si retard inhabituel ou symptômes. Oublis répétés : revoir le choix, QO85. Ne pas donner une règle unique de 12 h à toutes les pilules. Sources : RCP Leeloo ; RCP Optilova ; RCP Minidril ; RCP Optimizette ; RCP Slinda.
QS36 — Contraception d’urgence — choix et reprise de la pilule
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Préciser tous les rapports à risque, délai, dernières règles, méthode habituelle/oubli, hormones récemment prises et médicaments inducteurs des 4 dernières semaines. Ne pas retarder l’accès à la contraception d’urgence pour un rendez-vous ou un test trop précoce. Douleur, malaise ou saignement avec grossesse possible : rechercher une urgence. Proposer le DIU cuivre, méthode d’urgence la plus efficace et contraception durable, avec professionnel formé : délai selon rapport et date présumée d’ovulation, éligibilité et accès à évaluer rapidement. À défaut ou selon choix : lévonorgestrel 1,5 mg au plus tard 72 h, QM233 ; ulipristal 30 mg au plus tard 120 h, QM234. Toujours le plus tôt possible ; ne pas cumuler les deux. Inducteurs enzymatiques : DIU cuivre privilégié ; ulipristal inadapté. Si DIU impossible/refusé et délai ≤ 72 h, option lévonorgestrel 3 mg selon RCP et avis professionnel. Une prise progestative récente peut réduire l’effet de l’ulipristal : choix individualisé, notamment après oubli de pilule. Poids élevé : discuter DIU, sans refuser ni retarder une option orale disponible. Après lévonorgestrel : reprendre/débuter la pilule immédiatement et préservatifs au moins jusqu’à 7 comprimés actifs consécutifs correctement pris pour les pilules de ce lot. Après ulipristal, stratégie OMS : attendre 5 jours complets, reprendre à J6 ; préservatifs/abstinence pendant l’attente puis jusqu’à 7 actifs correctement pris. Fournir une date de reprise écrite ; ne pas appliquer une poursuite immédiate par défaut. Vomissement dans les 3 h après contraception d’urgence orale : reprendre une dose. Nouveau rapport non protégé : nouvelle évaluation, car la dose ne protège pas les rapports suivants. Test de grossesse 3 semaines après le dernier rapport à risque, plus tôt si retard/symptômes ; douleur pelvienne importante : exclure GEU. Dépistage IST et prise en charge d’une exposition/violence selon contexte.
Repères médecin
Contraception d’urgence orale gratuite sans ordonnance en pharmacie en France. Le délai de 5 jours avant reprise après ulipristal correspond à l’OMS ; le RCP permet une poursuite immédiate avec préservatifs jusqu’aux règles. Choisir et tracer un seul plan tenant compte du contexte ; expliquer précisément protection et test. Voir QO85, QS35 et QC58. Sources : OMS — contraception d’urgence et reprise hormonale ; RCP Norlevo ; RCP ulipristal 30 mg ; Assurance Maladie — accès à la contraception d’urgence.
QS37 — Chute de cheveux — traitement, suivi et téléconsultation
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Confirmer le profil clinique avant prescription, QO86. Photos standardisées au départ puis au suivi, avec accord ; noter densité, extension, symptômes et gêne ressentie. Alopécie androgénétique : minoxidil local adapté au patient et à la spécialité, QM235. Chez l’homme, finastéride 1 mg seulement après discussion individualisée des risques sexuels/psychiatriques, alternatives et temps de réflexion, QM65. Attestation officielle annuelle cosignée, QF05 ; réévaluer tolérance à chaque suivi. Ne pas proposer ce traitement systématiquement à tout homme jeune. Chute diffuse : rechercher un déclencheur dans les mois précédents, revue des médicaments, alimentation et bilan ciblé QB26. Corriger une carence documentée ; pas de fer, zinc, biotine ou vitamines systématiques. Expliquer que la récupération prend plusieurs mois ; revoir si persistance au-delà de 6 mois, aggravation ou tableau atypique. Plaques/signes du cuir chevelu : pelade QH13 ; squames grasses simples QO65/QM236 ; cheveux cassés ou inflammation QH66. Suspicion cicatricielle QH14 : avis rapide, sans multiplier les essais empiriques. Demande de minoxidil oral : usage hors AMM pour l’alopécie en France. Risques de tachycardie, hypotension, rétention hydrosodée et atteinte péricardique : décision spécialisée, évaluation cardiovasculaire et suivi adaptés ; aucune initiation banalisée à distance. Ne pas transposer les doses de Lonoten utilisées dans l’HTA.
Repères médecin
La téléconsultation peut orienter et suivre une forme typique déjà évaluée. Elle ne permet pas toujours d’apprécier les orifices folliculaires, de faire une traction ou un prélèvement : organiser un présentiel si doute. Voir conseils QC59 et courrier QL08. Sources : SFD — traitements et examens ; ANSM — finastéride ; RCP Lonoten, indication HTA et sécurité.
QS38 — Antidépresseur — décroissance et symptômes de sevrage
Symptômes / CAT
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Conduite à tenir
Confirmer l’indication de l’arrêt et documenter l’état clinique de départ (QT04). Écrire le nom, la dose quotidienne et les étapes individualisées ; ne pas fournir un calendrier identique pour toutes les molécules et toutes les durées de prise. Réduire par paliers proportionnels à la dose précédente, avec diminutions plus petites à faible dose. Attendre que les symptômes éventuels soient résolus ou tolérables avant le palier suivant. Le processus peut nécessiter plusieurs semaines ou mois ; ralentir davantage après prise prolongée ou sevrage antérieur difficile. Éviter les jours sautés pour la plupart des antidépresseurs : ils créent des variations d’exposition. La fluoxétine, à longue demi-vie, est un cas particulier à gérer selon son schéma propre. Vérifier les présentations disponibles avec le pharmacien ; ne pas écraser une forme LP ou improviser une dilution. Surveiller humeur, sommeil, fonctionnement et risque suicidaire. Vertiges, nausées, sensations de décharges électriques ou anxiété apparus après une réduction évoquent un sevrage ; le délai et le type de symptômes aident à distinguer une rechute, sans certitude sur le seul calendrier. Symptômes légers : soutien, surveillance, suspendre la prochaine baisse si nécessaire. Symptômes importants : réévaluer ; envisager avec le prescripteur le retour à la dose antérieure tolérée, puis une réduction plus lente après amélioration. Danger suicidaire, manie ou dégradation majeure : évaluation urgente.
Repères médecin
Paroxétine et venlafaxine exposent particulièrement aux symptômes d’arrêt. Le suivi doit continuer après la dernière prise. Voir QT04, QC62 et QH31 ; ne pas confondre arrêt d’un traitement et changement vers un autre antidépresseur, qui nécessite un schéma spécifique. Vérifié le 22 octobre 2026. Sources : NICE NG222 — arrêt des antidépresseurs ; Royal College of Psychiatrists — arrêt et formes disponibles.
QT01 — Musculation — demande de bilan hormonal et prise de produits
Situation
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🌰 Situation en bref
Homme jeune pratiquant la musculation, demandant un « bilan hormonal complet » ou une surveillance de produits. Clarifier le motif avant de prescrire : demande de performance sans symptôme, symptômes de déficit androgénique, ou exposition aux anabolisants. Ni la pratique sportive ni la prise de protéines ne justifient à elles seules un panel hormonal. Un bilan normal ne garantit pas l’innocuité du dopage.
Clarifier la demande
Accueillir sans jugement : « Quels produits prenez-vous exactement, y compris injections, produits achetés en ligne et traitements de relance ? » Faire préciser noms/photos des emballages, doses réellement prises, durée, associations et dernière prise. Distinguer protéines alimentaires/whey, créatine, stimulants, testostérone/anabolisants, SARMs et hormone de croissance ; demander aussi clomifène, hCG et inhibiteurs de l’aromatase. Rechercher baisse de libido, disparition des érections matinales, dysfonction érectile, fatigue persistante, troubles de l’humeur, gynécomastie, projet de paternité. Préciser sommeil, restriction alimentaire, entraînement, alcool, autres substances, antécédents rénaux/cardiovasculaires et bilans antérieurs. Ne pas déduire une consommation de l’apparence physique seule.
À ne pas manquer
Douleur thoracique, dyspnée inhabituelle, déficit neurologique, malaise sévère ou suspicion de thrombose : évaluation urgente. Myalgies intenses avec faiblesse, urines foncées ou oligurie : rechercher une rhabdomyolyse en urgence (voir QO27). Idées suicidaires ou trouble psychiatrique aigu : évaluation immédiate et sécurisation. En présentiel : pression artérielle, fréquence cardiaque, examen orienté par les symptômes ; rechercher notamment acné importante, gynécomastie, anomalie testiculaire ou complication d’injection. Une masse testiculaire ne doit pas être attribuée au dopage sans examen.
Conduite pratique selon le contexte
Sans symptôme ni exposition hormonale identifiée : expliquer l’absence d’indication au dépistage hormonal systématique ; pas de « check-up musculation » automatique. Une fatigue isolée nécessite d’abord une évaluation générale, pas nécessairement un dosage de testostérone. Symptômes compatibles avec un déficit androgénique : testostérone totale matinale à jeun, à confirmer sur un autre prélèvement si basse. Compléter selon le résultat par LH/FSH ; SHBG et testostérone libre calculée si résultat limite ou SHBG susceptible d’être modifiée. Prolactine, TSH ou autre examen selon l’orientation, pas en panel systématique. Voir QB32 et QB41 selon indication. Anabolisants actuels ou récents : rechercher les complications et proposer un accompagnement vers l’arrêt, sans optimiser une cure. Sous testostérone exogène, le dosage de testostérone n’est pas un examen de sécurité de routine. Après arrêt, interpréter un déficit avec les produits et délais ; ne pas conclure à une indication de substitution sur une seule valeur basse.
Ordonnance — Suspicion clinique de déficit androgénique
Testostérone totale, prélèvement le matin à jeun, entre 8 h et 10 h. Si résultat abaissé : contrôle sur un autre matin avant de retenir le diagnostic.
Ordonnance — Recherche de complications sous anabolisants
NFS avec hématocrite. Créatinine avec estimation du DFG ; ionogramme sanguin. ASAT, ALAT, GGT, phosphatases alcalines, bilirubine. Bilan lipidique.
Suivi et orientation
Adapter le bilan précédent aux produits et aux résultats récents ; HbA1c si GH ou indication métabolique, estradiol si contexte clinique pertinent. Hématocrite élevé, atteinte hépatique ou rénale : prise en charge selon gravité, sans attendre un contrôle de routine. Masse musculaire, créatine et effort récent peuvent majorer la créatininémie sans baisse réelle du DFG. Ne pas banaliser une anomalie : comparer aux antériorités, contrôler et envisager cystatine C/DFG combiné et albuminurie selon le contexte rénal. Prévoir une consultation de résultats et un suivi clinique, notamment humeur après arrêt. Avis endocrinologique/andrologique si déficit persistant, anomalie inexpliquée ou projet de fertilité ; ne pas introduire empiriquement testostérone, hCG, clomifène ou « relance ». La testostérone peut compromettre la spermatogenèse. Addictologie si difficulté à arrêter ; évaluer risques infectieux, dépistages et vaccination VHB si injections à risque. En téléconsultation, recueillir produits et symptômes, organiser une mesure fiable de pression artérielle et un examen présentiel selon les constatations ; ne pas retarder une urgence pour réaliser le bilan.
Expliquer au patient
« Je peux vous aider à vérifier les risques et à comprendre vos symptômes. Un grand bilan hormonal sans indication risque surtout de produire des résultats difficiles à interpréter. Si vous prenez des hormones, dites-moi lesquelles : cela change les examens utiles. Des analyses normales ne rendent pas ces produits sûrs. » Revoir les apports alimentaires totaux plutôt que multiplier protéines et compléments ; avis diététique si besoin. Ne pas confondre protéines, créatine et hormones. Éviter les produits de composition incertaine et les associations ; signaler tout effet indésirable.
Repères médecin
Situation de consultation, non protocole de dopage ni diagnostic d’hypogonadisme. Les prescriptions ci-dessus sont des alternatives conditionnelles, pas un lot à cumuler. Les délais de récupération après anabolisants sont variables ; ne pas promettre une normalisation à date fixe. Le bilan ne remplace pas l’examen ni l’évaluation psychique. Références vérifiées le 22 octobre 2026 : Endocrine Society, Testosterone Therapy for Hypogonadism (recommandation 2018) — https://www.endocrine.org/clinical-practice-guidelines/testosterone-therapy ; Gibbons et al., BJGP 2024, bilan sous anabolisants — https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10962511/ ; NHS, Anabolic steroid misuse (révision janvier 2026) — https://www.nhs.uk/conditions/anabolic-steroid-misuse/ ; National Kidney Foundation, Creatinine — https://www.kidney.org/kidney-topics/creatinine ; Cespharm/alerte Anses 2024, compléments chez le sportif — https://www.cespharm.fr/prevention-sante/actualites/2024/complements-alimentaires-et-aliments-enrichis-mise-en-garde-chez-le-sportif
QT02 — Fatigue — demande de bilan complet
Situation
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🌰 Situation en bref
« Je suis fatigué, je voudrais tout vérifier. » Reconnaître la gêne et la crainte sous-jacente ; construire un bilan orienté, pas une liste exhaustive d’analyses. Voir QO68 pour l’exploration symptomatique.
Clarifier la demande
Depuis quand, quel retentissement, fatigue ou somnolence, évolution et symptômes associés ? Explorer sommeil/ronflement, charge professionnelle, alimentation, règles abondantes, médicaments et substances, humeur et inquiétude précise. Demander les résultats récents avant de répéter un bilan.
À ne pas manquer
Perte de poids involontaire, fièvre persistante, saignement, dyspnée inhabituelle, douleur thoracique, syncope ou anomalie neurologique imposent une évaluation adaptée, urgente selon gravité. Rechercher une dépression et le risque suicidaire sans attribuer d’emblée la fatigue au psychisme. Organiser un examen présentiel si la téléconsultation ne suffit pas.
Conduite pratique selon le contexte
Fatigue récente expliquée, sans alerte : corriger les facteurs identifiés et convenir d’une réévaluation plutôt qu’un bilan automatique. Fatigue persistante ou inexpliquée : examen clinique puis biologie sélectionnée dans QB06 ; compléter uniquement selon les hypothèses. Éviter le panel hormonal, les sérologies et dosages vitaminiques sans indication. Pas de supplémentation « antifatigue » systématique ni de fer sans justification. Les dépistages de prévention restent adaptés à l’âge et au risque, distincts de l’exploration de la fatigue.
Expliquer au patient
« Votre fatigue mérite une évaluation. Nous allons rechercher les causes plausibles et choisir les examens qui peuvent changer la prise en charge. Une prise de sang normale ne rend pas votre fatigue imaginaire. »
Suivi et orientation
Fixer une consultation de résultats ou de réévaluation, avancée si aggravation. Réexaminer le diagnostic si persistance ; orienter selon sommeil, humeur, maladie identifiée ou contexte professionnel. Une aggravation différée après effort doit être signalée avant de proposer une reprise d’activité standardisée.
Repères médecin
Fiches associées : QO68, QB06 ; QC24 si troubles du sommeil. Vérifié le 22 octobre 2026. Sources : Ameli — consultation pour fatigue ; Ameli — causes de fatigue ; Ameli — bons réflexes ; HAS — dosage de vitamine D.
QT03 — Mycose génitale du partenaire — faut-il me traiter aussi ?
Situation
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🌰 Situation en bref
Un partenaire rapporte une mycose génitale et l’autre demande un traitement préventif. Une candidose vulvo-vaginale simple ne justifie pas de traiter systématiquement un partenaire sans symptôme. Ne pas confondre candidose, autre vaginite et IST.
Clarifier la demande
Diagnostic confirmé ou supposé ? Quels symptômes chez chacun, quels traitements déjà utilisés, récidives, grossesse éventuelle ? Interroger avec tact sur exposition sexuelle et signes évoquant une IST. Ne pas conclure à une infidélité sur une candidose.
À ne pas manquer
Douleur pelvienne ou testiculaire, fièvre, ulcération, écoulement urétral ou pertes malodorantes : réévaluer, sans étiqueter « mycose » par défaut. Douleur importante, rétention urinaire ou prépuce bloqué derrière le gland : prise en charge urgente.
Conduite pratique selon le contexte
Partenaire asymptomatique d’une candidose simple : explication et surveillance, sans antifongique ni prélèvement de routine. Partenaire symptomatique : consultation personnelle, examen et diagnostic avant traitement. Balanite : QH62 ; symptômes vulvo-vaginaux : QO59/QS12. Dépistage IST selon exposition et présentation, non du seul fait d’une mycose. Récidives ou échec : vérifier le diagnostic chez la personne symptomatique ; prélèvement ciblé QB45 et CAT QS30 selon contexte. Le traitement empirique répété de tout le couple n’est pas une solution démontrée.
Expliquer au patient
« La levure peut être présente sans maladie. Nous traitons une infection symptomatique, pas simplement le fait d’être partenaire. Si vous avez une gêne, nous vous examinons. » Remettre QC61 pour les rapports, l’hygiène et les alertes.
Suivi et orientation
Reconsulter si apparition de symptômes, persistance ou récidive. Une lésion atypique ou persistante nécessite un examen et parfois un avis spécialisé. Pas d’ordonnance préventive standard dans cette situation.
Repères médecin
Vérifié le 22 octobre 2026. Sources : CDC — candidose et partenaires ; Ameli — diagnostic des vaginites ; OMS — écoulement vaginal et diagnostic différentiel. Réutiliser les antifongiques existants seulement si une indication propre est retenue.
QT04 — Je vais mieux — demande d’arrêt de l’antidépresseur
Situation
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🌰 Situation en bref
Accueillir la demande d’arrêt comme une décision à préparer ensemble. Aller mieux ne signifie pas toujours que la phase de consolidation est terminée ; poursuivre indéfiniment sans réévaluation n’est pas non plus l’objectif.
Clarifier la demande
Indication initiale exacte, molécule, dose, durée, observance, date de rémission complète et effets indésirables ? Épisodes antérieurs, sévérité, tentatives d’arrêt, soutien et difficultés actuelles ? Distinguer souhait d’arrêt, réduction pour effets indésirables et interruption déjà réalisée. Une prescription pour anxiété, TOC ou douleur n’obéit pas automatiquement au calendrier de la dépression.
À ne pas manquer
Idées suicidaires, symptômes psychotiques, agitation inhabituelle, réduction du besoin de sommeil avec exaltation ou impulsivité : évaluation rapide, urgente si danger. Ne pas engager un simple sevrage devant une rechute ou une suspicion de bipolarité.
Conduite pratique selon le contexte
Après un épisode dépressif : la HAS recommande généralement une poursuite de 6 mois à 1 an après rémission complète. Une dépression récurrente ou sévère, des symptômes résiduels et un risque de rechute peuvent justifier plus longtemps, avec réévaluation partagée. Si arrêt pertinent : convenir d’un moment adapté, d’un plan écrit et d’un suivi ; utiliser QS38. Si arrêt prématuré : expliquer le bénéfice attendu de la poursuite, écouter les effets indésirables et prévoir une nouvelle discussion. Ne pas imposer une décroissance universelle « en quinze jours ».
Expliquer au patient
« Nous pouvons préparer l’arrêt. Nous diminuerons progressivement et adapterons le rythme à votre tolérance. Un malaise après diminution ne signifie pas forcément que la dépression revient. » Remettre QC62.
Suivi et orientation
Prévoir un contact à chaque étape et après l’arrêt ; repérer ensemble les signes personnels de rechute. Avis psychiatrique si histoire complexe, doute diagnostique, rechutes répétées ou difficultés majeures de réduction.
Repères médecin
Voir QH31, QR11, QS38 et les fiches de la molécule concernée (QM180 à QM186). Vérifié le 22 octobre 2026. Sources : HAS — dépression adulte ; OMS — durée après rémission.
QT05 — Demande de médicament pour maigrir
Situation
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🌰 Situation en bref
« Je voudrais une injection pour perdre du poids. » Explorer l’objectif et la santé globale sans jugement. Distinguer indication médicale, bénéfice attendu, tolérance et conditions de remboursement ; ne pas réduire la consultation à une ordonnance.
Clarifier la demande
Poids/taille mesurés, trajectoire pondérale, complications, traitements favorisant le poids, démarches antérieures et attentes ? Rechercher restriction excessive, crises alimentaires, souffrance psychique, projet de grossesse et produits achetés hors circuit pharmaceutique.
À ne pas manquer
Prise de poids rapide avec œdèmes ou dyspnée : rechercher une cause médicale. Dénutrition, trouble alimentaire actif ou grossesse demandent une autre prise en charge, pas une prescription amaigrissante réflexe. Vérifier les précautions propres au produit envisagé.
Conduite pratique selon le contexte
Demande esthétique sans indication : expliquer pourquoi le médicament n’est pas approprié, proposer un accompagnement adapté. Pour Wegovy chez l’adulte, l’AMM vise un IMC initial ≥30, ou ≥27 avec une comorbidité liée au poids, en complément d’une prise en charge nutritionnelle et de l’activité physique ; vérifier l’AMM de chaque spécialité. Si traitement envisageable : évaluation QH65, bilan ciblé QB47, discussion bénéfices/risques, durée, coût et suivi. Prescrire selon la fiche de la spécialité et QS33, sans associer plusieurs traitements incrétines. Ne pas substituer Ozempic à un traitement de l’obésité hors de son indication diabétologique. Le remboursement de Wegovy/Mounjaro existe en France depuis juin 2026 sous critères spécifiques, plus restrictifs que l’AMM, avec prescripteur habilité et formulaire selon le dispositif : vérifier QS33 et les règles Ameli actuelles. Ne pas promettre la prise en charge sur le seul IMC de l’AMM.
Expliquer au patient
« Le médicament peut aider dans certaines situations, mais nécessite un suivi et ne remplace pas l’accompagnement. Nous parlerons aussi du maintien musculaire, des effets digestifs et de ce qui se passe lors de l’arrêt. » Conseils QC56/QC57.
Suivi et orientation
Fixer les consultations de tolérance et d’efficacité avant initiation. Alertes sous traitement : QS34. Si parcours complexe ou besoin spécialisé : QL16. Pas d’ordonnance unique applicable à toute demande de perte de poids.
Repères médecin
Réutiliser QM229 (Wegovy), QM230 (Saxenda), QM126 (Mounjaro), sans créer de doublons. Vérifié le 22 octobre 2026. Sources : EMA — Wegovy ; Ameli — traitements de l’obésité ; Ameli — dispositif de prescription.
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